Facebook Instagram
  • NOUVELLES
    • Archives
  • VOYAGES
    • CANADA
      • Île-du-Prince-Édouard
      • Nouvelle-Écosse
      • Terre-Neuve
      • Terre-Neuve 2
    • QUÉBEC
      • Bas-Saint-Laurent
      • Cantons-de-l'Est
      • Cantons-de-l'Est 2
      • Cantons-de-l'Est 3
      • Charlevoix
      • Charlevoix 2
      • Charlevoix 3
      • Charlevoix 4
      • HÔTELS OTL
      • Lanaudière
      • Laurentides
      • Laurentides 2
      • Laurentides 3
      • Laurentides 4
      • Mauricie
      • Outaouais
      • Outaouais 2
      • Saguenay-Lac-Saint-Jean
      • Ville de Québec
    • ÉTATS-UNIS
      • Californie
      • Maine
      • Maine 2
      • Massachusetts
      • New Hampshire
      • New-York
    • AMÉRIQUE CENTRALE
      • Honduras
    • Îles du monde
      • CUBA
      • LA DOMINIQUE
      • GUADELOUPE
      • SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON
    • EUROPE
      • Pays-Bas
      • République tchèque
    • HÔTELS LE GERMAIN
  • IMMOBILIER
  • GALERIE
    • Outremont en photos
    • Outremont en peinture
  • L'ARRONDISSEMENT
  • ÉDITIONS PASSÉES
pub sapins 25-26
nuance novembre
  • Remax
  • lana thai
  •  bardagi
  • mecanique 360
  • Proxim
  • Leveque
  • Manifeste
Previous Next

Mieux informer le citoyen

Détails
Champs libre
Publication : 1 juin 2015
Par Alain Paradis

Je crois de ma responsabilité de citoyen de relever la manière cavalière dont les travaux débutent sur l’avenue Durocher à Outremont ce matin.

travaux

On a placé un petit papier « On rénove votre quartier » sans plus d'info il y a quelque jours mais sans date de début ET il n'y a toujours aucune info sur les travaux à venir sur le site web dont il est mention sur le papier: ville.montreal.qc.ca/chantiers

Hier soir, après le coucher du soleil, des pancartes interdiction de stationner ont apparues à la grandeur de la rue ! Ce qui semble indiquer que la rue complète sera fermée pour une durée indéterminée!! Semaines? Mois?? Les résidents n'ont aucune idée!

Ce matin, 7h30, un camion est passé en klaxonnant à tue tête, transmettant ainsi finalement l'information manquante, à savoir que les travaux débute apparemment ce matin ! A NOTER: que aucune info n'est encore disponible sur le site web. Nous sommes dans le noir.

La ville a-t-elle considéré un instant l'impact majeur que ces travaux vont avoir sur les résidents ?? Où va-t-on stationner la cinquantaine de voitures qui occupent généralement la rue ? Qu'en sera-t-il des travailleurs autonomes qui travaillent de la maison, voire qui y reçoivent des clients ; et qu'en est-il de l'eau potable ? Y aura-t-il des coupures de jour? Quand? Combien de temps ?

Je veux bien comprendre que des travaux d'infrastructure sont nécessaires dans toute ville mais il y a la manière. La MOINDRE des choses aurait été de distribuer un feuillet informatif expliquant la nature et la durée des travaux et offrant un moyen d'obtenir de l'information BIEN À L'AVANCE.

J'espère que ce courriel pourra aider d'une manière ou d'une autre à ce que nous, les résidents de la rue Durocher, soyons tenu au courant de ce qui nous attend et à ce que d'autre résidents puissent vivre dans le futur des débuts de travaux moins choquants.

Alain Paradis
Av. Durocher



Partagez sur
Ajouter un commentaire
powered by social2s

Sur le projet de coopérative le Suroît

Détails
Champs libre
Publication : 1 juin 2015
Par M. Pierre Joncas

J’appuie le principe d’une coopérative d’habitation à Outremont. Il y a plusieurs années, j’ai signé une pétition à cet effet. Je ne répudie pas ma signature. Appuyer un principe n’est toutefois pas donner son blanc seing à tout projet que l’on pourrait proposer en l’invoquant. Si noble soit un projet, sa réalisation doit respecter les intérêts légitimes des voisins, ceux de la communauté dans son ensemble et, dans le cas d’une coopérative d’habitation, certaines normes sociales.

suroit

Le 4 mai dernier, à l’unanimité, les conseillers d’Outremont ont autorisé la vente du terrain de stationnement Manseau à la Coopérative le Suroît, mais en l’assujettissant à trois conditions: (1) conserver le boisé; (2) maintenir une distance de 8,5 mètres entre l’édifice de la coopérative et l’édifice voisin; et (3) donner la priorité aux unités familiales de petite taille. La mairesse a opposé son véto à la résolution. Selon L’Express d’Outremont du 13 mai, elle invoque son «devoir de vérifier si le projet [est] toujours viable sous ces conditions».

La mairesse souhaiterait-elle le voir dégagé de ces conditions? Bien sûr, il est dans l’ordre pour elle de demander si elles sont raisonnables, mais il l’est tout autant pour un citoyen de poser des questions. En voici trois. (1) Quand on voit abattus tant d’arbres en raison de l’agrile du frêne et de faiblesses structurelles, est-il sage d’abattre un boisé dont la présence est une richesse pour le voisinage et l’arrondissement? (2) Ne serait-ce pas enfreindre les intérêts légitimes des voisins que de laisser ériger, à côté du leur, un édifice qui assombrirait l’entourage et les priverait de lumière naturelle à l’année longue, surtout pendant les journées courtes et ennuagées des six semaines (au moins) avant, et d’autant après, le 21 décembre? (3) Quelle est, à Montréal, la taille des familles éprouvant le plus grand besoin de logement coopératif?

Pour autoriser la vente du stationnement Manseau, le Conseil a le devoir d’exiger des promoteurs du Suroît des réponses affirmatives satisfaisantes et convaincantes à chacune de ces questions. L’autoriser pour l’unique raison que, sous les conditions imposées le 4 mai, le projet pourrait ne plus être viable serait contraire à son obligation, parfois difficile, de protéger la santé écologique de l’arrondissement, injuste à l’endroit des voisins, et pourrait s’avérer de peu de secours pour les familles ayant le plus besoin de logement coopératif.



Partagez sur
Ajouter un commentaire
powered by social2s

Droits d’exposition : une artiste d’Outremont s’indigne

Détails
Champs libre
Publication : 22 mai 2015
Par Catherine Rondeau

J’écris ce texte comme on lance une bouteille à la mer…
J’écris pour dénoncer une réalité que vivent trop d’artistes au Québec.

Catherine Rondeau

Si j’ai eu beaucoup de chance depuis mon retour à la pratique artistique en 2010, avec notamment la publication d’un livre et l’obtention de plusieurs expositions solo, je me frotte depuis quelque temps à une pratique malheureusement courante dans le milieu artistique professionnel : le non-paiement de redevances de droits d’exposition. Autrement dit, bien souvent, les artistes ne reçoivent pas un sou lorsqu’ils exposent leur œuvres.

Depuis l’automne dernier, j’ai refusé quatre offres d’exposition pour l’année 2016 de la part de diffuseurs qui n’accordent pas de redevances aux artistes : le Musée populaire de la photographie de Drummondville, le Centre culturel Stewart Hall de Pointe-Claire, la salle d’exposition de l’Entrepôt de Lachine et l’Espace Mur-Mur des Arts de la bibliothèque Georgette-Lepage de Brossard. Il s’agit de lieux de culture respectables qui pigent dans les projets déposés sur le réseau Accès Culture Montréal ou qui exigent le dépôt de dossiers d’artistes touffus (présentation de projet, texte de démarche artistique, cv, visuel, etc.). Nous ne parlons donc pas d’exposer au café du coin ou sur les murs du Commensal!

Au Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV), on me dit que c’est une pratique courante et que la plupart des artistes acceptent quand même d’exposer sans recevoir de redevances, sans quoi ils n’exposeraient pas.

Il y a peut-être des éléments qui m’échappent, mais j’estime qu’un diffuseur culturel qui est en mesure de payer des employés pour organiser des expositions devrait aussi s’organiser pour accorder des redevances minimales aux artistes. A-t-on idée d’aller chez le dentiste ou le coiffeur, ou encore de faire appel aux services d’un plombier ou d’un électricien, sans payer d’honoraires à ces professionnels? Alors pourquoi demander aux artistes professionnels de travailler gratuitement?

Les diffuseurs me rétorquent que les artistes peuvent vendre leurs œuvres lors des expositions. Belle affaire! Car même si le travail artistique est très apprécié des visiteurs, rares sont ceux qui peuvent se permettent d’acquérir une œuvre. J’ai reçu une vingtaine de messages de personnes intéressées à m’acheter des images au cours de la dernière année, mais aucune vente n’a été conclue. C’est compréhensible; la plupart des gens qui visitent les maisons de la culture et les centres d’exposition n’ont pas les moyens d’acheter des impressions photographiques haut de gamme offertes en tirages limités. Mais en tant qu’artiste professionnelle, je me tirerais une balle dans le pied si je ne vendais pas assez cher, je perdrais toute respectabilité vis-à-vis de mes pairs… C’est pourquoi le paiement des redevances est justement si important!

Si on considère que la plupart des expositions restent en salle environ 6 semaines, et en tenant compte du temps de battement entre les expos, cela donne une moyenne de 6 expositions par année pour un lieu de diffusion. En accordant des redevances minimales de 1 000 $ par artiste, cela représente un budget annuel d’environ 6 000 $. Qu’un lieu de diffusion de la culture ne puisse pas débloquer 6 000 $ par année pour payer les artistes professionnels qu’il trie sur le volet, cela dépasse l’entendement. Même le concierge qui nettoie les planchers des salles d’exposition reçoit un salaire, lui!

Les diffuseurs qui refusent de verser des redevances se moquent bien de mes convictions, ils ont une longue liste d’artistes prêts à tout pour exposer. Pour ma part, j’estime que c’est une forme d’abus.

Un journaliste culturel réputé avec qui j’ai communiqué ce matin me demande : « Qui pourrait faire changer cette pratique? Le ministère? Une loi? Qui? » Je n’ai pas de réponse à ces questions. Mais il me semble que pour espérer changer les choses, il faut commencer par les dénoncer. C’est pourquoi je m’insurge!

Et vous, qu’en pensez-vous?



Partagez sur
Ajouter un commentaire
powered by social2s

Nos petits commerces

Détails
Publication : 20 avril 2015
Par Pierre Joncas

Les petits commerces de proximité contribuent davantage à la qualité de la vie d’un quartier que les produits et les services qu’ils proposent à leurs clients. Le tissu de ces petits commerces (boulangeries pâtisseries, fruiteries, cafés, salons de coiffure, friperies, et ainsi de suite) anime notre petit village enclavé dans une ville de grande taille. Ils constituent un des éléments essentiels de son « âme ».

Amour des thés

Tant la nécessité de ces petits commerces nous paraît-elle normale que leur présence nous semble appartenir à un paysage immuable. À force de revoir les visages des commerçants, des caissières, etc., ceux-ci nous deviennent familiers. Si l’on n’y prend garde, l’on s’attache à toutes ces physionomies. L’emplette devient l’occasion de remplir son sac de provisions, oui, mais aussi de moissonner d’agréables sourires. L’on s’y habitue, l’on en devient accroc.

Pourtant… Quand un commerce disparaît, fût-ce un restaurant, une librairie, une fromagerie, une papeterie, que sais-je encore, c’est un deuil. Tragédie, bien entendu, pour ceux qui doivent mettre la clé sous le paillasson et pour leurs employés; perte aussi pour tous d’un service utile facilement accessible; perte enfin, et peut-être surtout, de sourires prêts à être cueillis et d’amitiés dont on ne sentait qu’inconsciemment la bienfaisance. «Plaisirs minuscules», aurait pu écrire Philippe Delerm – mais sans trop y croire, j’imagine. Plaisirs simples, à n’en pas douter, mais si simples que seule leur disparition permet d’en apprécier l’importance et la richesse.

Des petits commerces de cette nature foisonnent à Outremont. Leur magie nous enchante, même si nous ne nous en rendons que trop rarement compte. Ils favorisent la vie sociale. Pas mondaine, sociale: ce n’est pas synonyme. Outremont est depuis trop longtemps accablé d’une réputation imméritée de snobisme qui ne disparaîtra pas. Qu’il suffise donc de bien faire et de laisser braire. Pas nécessaire de nous comparer avec ailleurs. Oui, il se trouve des snobs chez nous: mais n’y en a-t-il pas partout? Pour la plupart, les gens d’ici sont accueillants. Fiers? Sans doute, mais quel est le mal là? Orgueilleux? Non. S’il fallait résumer l’esprit, l’« âme », de ce quartier en un mot, y en a-t-il de plus apte, de plus juste que « souriant »?

Sans le nommer – ce n’est pas une réclame –, j’aimerais rendre hommage à un petit café près de mon cœur. Je le fréquente tous les jours. Tout dernièrement, ayant constaté qu’un virus m’avait rendu triste, les employées m’ont surpris avec un bouquet de tulipes. Cette délicatesse m’a ému et égayé. J’imagine que d’autres ont vécu ailleurs des expériences sinon identiques, à tout le moins comparables.

Voilà un grand attrait, pour moi, de ce village enclavé où je suis revenu, il y aura bientôt deux décennies, pour y retrouver mon enfance et ma jeunesse. Je les retrouve.



Partagez sur
Ajouter un commentaire
powered by social2s

Lettre ouverte aux élues

Détails
Publication : 11 mars 2015

3 mars 2015

Qu’elles visent des individus ou des groupes, la raillerie et l’insulte blessent leurs victimes. Livrées à répétition et en public envers des groupes ethniques, religieux, ou autres, ces affronts suscitent et renforcent les préjugés, et échafaudent l’armature de stéréotypes que l’on invoquera par la suite pour légitimer sans justification l’ostracisme et d’autres sévices. L’interdiction de propos malveillants aux assemblées de notre Conseil d’arrondissement est donc sage: elle doit cependant être appliquée avec cohérence et équité.

La vocation de l’intellectuel, écrivait Vaclav Havel, est de se méfier des mots et des horreurs qui peuvent y sommeiller. Il n’est pas nécessaire d’être «intellectuel» pour se rendre compte de l’ignorance dévoilée par certains commentaires livrés à la période de questions de l’assemblée du 3 novembre de notre Conseil, et de la perfidie révélée par d’autres à l’assemblée du 12 janvier.

En novembre, monsieur Robert Bixenspanner laissa comprendre que, à son arrivée à Outremont en 1960, la communauté hassidique vivait sans ennuis. Il affirma que « la majorité des citoyens parlait l’anglais, si bien qu’une petite minorité conversait en français » (j’ai soigneusement transcrit ces propos, et tous ceux qu’on lira plus loin, de séances du Conseil tels qu’enregistrés à WEBTV.COOP). Le recensement de 1961 indiquait pourtant une représentation linguistique bien autre. À 15 286, les francophones représentaient 49,7 p.c. de la population, à 6877; les anglophones 22,4 p.c.; et, à 8590, les allophones 27,9 p.c., dont 1072 (ou 3,5 p.c. de la population totale) ne parlaient ni français ni anglais. Le départ des anglophones dans les années 70, nota l’intervenant, attira de nombreux francophones avec pour effet d’accroître les tensions pour sa communauté. À l’entendre, les tracas des hassidim d’ici seraient imputables à l’afflux massif de francophones, et à cet afflux seul. La possibilité que d’autres causes elles aussi, ou même elles surtout, aient pu contribuer à leurs prétendues déconvenues semble ne pas lui avoir effleuré l’esprit. Quoi qu’il en soit, le recensement démontre la fausseté de son point de départ. Qui plus est, par leurs implications, ses allégations sont injustes pour les francophones. Aussi l’intervenant s’est-il permis d’accuser certaines conseillères de vouloir « délibérément porter atteinte aux coutumes de la communauté hassidique », un pur procès d’intention. Il faut le souligner, les stéréotypes répétés par ce citoyen ne peuvent qu’attiser la discorde entre les hassidim, auprès de qui ils confortent une image méprisable des francophones, et ceux-ci, éreintés par ce rabâchage.

Au Conseil du 12 janvier, mesdames Joannie Tansky et Sharon Freedman, des municipalités défusionnées de Hampstead et Côte-Saint-Luc, ont tenu des propos outrageants envers les résidants d’Outremont, et menaçants envers leur administration. Par exemple, dans le préambule de madame Tansky, la transition entre le massacre le 9 janvier dans le marché cachère de la Porte de Vincennes à la question des souccas recelait un amalgame infâme: en passant sans nuances du premier au deuxième sujet, elle affirma que le règlement proposé, mais non adopté, sur les souccas était « the most restrictive law in the world against the Jewish people ». Madame Freedman, elle, affirma être bien connue de la mairesse (« Madame Cinq-Mars knows me quite well ») et demanda comment un Conseil composé surtout de femmes («comprised mostly of women») a pu concevoir un tel règlement. Faisant écho à ce qui avait déjà été allégué par l’intervenante précédente, elle ajouta «nowhere in the world do such oppressive restrictions exist, not in Hampstead, not in Côte-Saint-Luc, not in New York City, not in Tel Aviv, not even on the Arab side, nowhere». Un chantage non dissimulé assaisonna son propos: « You will be around the world, you will be all over CNN, I would make sure it gets out there ». Autrement dit, si l’on en croit ces dames, Outremont est le lieu le plus antisémite de la planète. Pourtant, à peine cinq semaines plus tard, des croix gammées furent barbouillées sur des voitures dans le garage d'un immeuble de Notre-Dame-de-Grâce. Le SPVM considère qu’il s’agit là d’un crime haineux. Rien de semblable ne s’est produit à Outremont, et il faut souhaiter qu’il ne s’y produise jamais d’acte de ce genre: dans l’éventualité d’un tel outrage, il faudrait sévir fermement et sans hésiter.

Alors que les propos en novembre de monsieur Bixenspanner étaient malveillants – j’ose croire par ignorance – ceux des intervenantes de municipalités défusionnées étaient odieux. Pourtant, tout attentionnée, la mairesse les a accueillies et écoutées sans broncher et sans les rappeler à l’ordre. À deux occasions, elle demanda à l’assistance de taire ses murmures. Imagine-t-on qu’à une assemblée du Conseil qu’il préside, le maire de la ville de Hampstead ou celui de la ville de Côte-Saint-Luc accorde la parole à un résidant de la ville de Montréal, y compris d’Outremont? Imagine-t-on qu’il tolère des propos semblablement outrageants, d’où qu’ils vinssent, mais surtout de l’extérieur, pour sa ville et ses concitoyens?

Notre mairesse affirme regretter aujourd’hui qu’Outremont ne se soit pas défusionné. Ne se souvient-elle pas que, au moment où son opposition publique et active eût pu y contribuer, son mutisme complet a collaboré efficacement à l’échec de notre défusion? Ne comprend-elle pas qu’il n’y a rien à faire maintenant pour corriger l’erreur? Et, compte tenu de sa conversion tardive à une idée que certains de nous défendions quand elle était réalisable, comment expliquer sa mollesse à préserver le reliquat d’autonomie de l’arrondissement, et le peu d’autorité de sa première magistrate, en permettant l’intervention au Conseil de citoyennes de villes défusionnées dans un débat de la compétence exclusive d’Outremont? Comment expliquer qu’elle tolère, sans indignation, une ingérence – de citoyennes d’autres villes! – qui souille la réputation de nos citoyens, notamment ceux de la majorité de langue française?

Il importe ici de reconnaître que de nombreux hassidim se font un point d’honneur de respecter nos règlements et se conduisent en voisins affables et courtois. Il faut donc, à tout prix, résister à l’amalgame. De plus, malgré leurs souches communes, il faut éviter de confondre juifs non sectaires et juifs ultra-orthodoxes, les uns et les autres interprétant à leur façon les exigences de la Torah. La rhétorique embrasée de porte-parole autoproclamés (pas tous hassidiques, pas tous d’ici) a pour effet d’incriminer la majorité francophone d’Outremont de persécution. Cette accusation est injuste et malveillante pour nous qui conservons un vif souvenir de la Shoah et réprouvons la discrimination contre les juifs, hassidiques et autres.

Cette distinction essentielle faite, on peut craindre que l’agitation menée par ces porte-parole acharnés contribue à retarder, voire à étouffer, toute réconciliation stable entre la communauté hassidique dans son ensemble et les autres Outremontais; pire, on peut redouter qu’elle éveille l’antisémitisme là où il n’en existe pas. Compte tenu de la situation malsaine qu’envenime le débat en cours, quel dialogue franc et profitable peut-il y avoir? Sur quels socles peut-on espérer établir une solution juste et durable à cette problématique inquiétante? Il s’agit, en effet, d’un problème à plusieurs dimensions.

Examinons tout d’abord les perspectives de dialogue. Dans une entrevue accordée le 24 novembre 2013 à l’émission Second Regard, le rabbin Eliezer Frankforter défendit fermement l’étanchéité de sa communauté au monde extérieur. Celle-ci est obligée, affirma-t-il « d’avoir […] une certaine attitude qui est : “OK. Nous on vous dérange pas, mais surtout ne nous dérangez pas. » Si regrettable puissions-nous trouver ce vouloir vivre à part, il faut le respecter: les hassidim trouveraient outrageux de se sentir contraints de se mêler à nous qui vivons autrement. Nous devons prendre en acte. De leur côté, les hassidim, surtout leurs porte-parole, doivent reconnaître que nous ne cherchons pas à les exclure de notre monde, et aussi que la démocratie s’accommode aussi mal de la tyrannie d’une minorité que de celle de la majorité.

Pour conclure, voici deux questions auxquelles, sans oser espérer, j’aimerais des réponses claires et publiques de la mairesse et des conseillères, des réponses qui les engageraient et nous éclaireraient sur leurs intentions:
(1) Comment tenir un dialogue avec une communauté convaincue (a) que son isolement est la condition de son salut, et (b) qu’au nom de la liberté religieuse ou culturelle, certains possèdent le droit incontestable de se livrer, en infraction de règlements que tous sont tenus de respecter, à des pratiques nuisibles à leurs voisins ou au bien commun de tous les citoyens?
(2) Si aucun dialogue n’est possible, que proposent nos élues pour prévenir le Conseil de propos manifestement malveillants, comme ceux cités plus haut, à l’endroit de l’arrondissement dans son ensemble et de sa majorité francophone en particulier, et pour mettre fin à des infractions répétées bien connues aux règlements de l’arrondissement?

Il serait utile aussi, pour éclairer leurs électeurs que les candidates et les candidats à la partielle du 22 mars dans le district Robert-Bourassa y répondent également.

Ces problèmes graves et leurs périls pour l’avenir ne se dénoueront pas d’eux-mêmes.
Pierre Joncas

powered by social2s
Détails
Champs libre
Publication : 3 mars 2015
22 février 2015

En 2003, les Sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie ont vendu à l’Université de Montréal, à compte d’ami institutionnel, soit pour 15 millions de dollars, le domaine conventuel du 1420, boulevard Mont-Royal constitué d’un terrain de plus de 25 000 mètres carrés et d’un bâtiment d’une superficie totale de 52 036 mètres carrés bruts situé dans l’arrondissement historique et naturel du Mont-Royal.

Couvent Saint-Nom-Jesus-Marie

En 2007, après y avoir investi quelque 25 millions de dollars en frais de rénovation, l’Université de Montréal a décidé de se défaire du Pavillon 1420 boulevard Mont-Royal. Toutefois, huit ans plus tard, les démarches de vente de l’Université n’ont pas réussi. Dans l’intervalle, l’Université a entrepris de vider ce pavillon (à l’exception des locaux réservés au centre de recherche BRAMS). Ainsi, elle encourt des frais d’un million de dollars par année pour chauffer, entretenir et assurer la sécurité d’un pavillon quasi vacant, ce qui l’amène à débourser neuf millions de dollars par année pour loger (hors campus) plusieurs bureaux de professeurs et divers départements, dont l’École de santé publique (maintenant installée dans des locaux loués à Rosdev). En ce moment, des espaces immédiatement disponibles et facilement utilisables de quelque 22 000 mètres carrés dorment à ne rien faire en attendant un preneur!

Il faut continuer à s’opposer à la conversion au privé du Pavillon 1420 et militer pour que ce terrain et ce bâtiment demeurent un bien public!

Tout d’abord, parce que le bon sens économique et la saine gestion des fonds publics le commandent. Comment ne pas trouver scandaleux que l’Université continue de la sorte à dilapider les fonds publics! Ensuite, parce que ce domaine de six âcres profite d’un emplacement géographique de choix : les religieuses ont transmis aux Montréalais un terrain et un bâtiment institutionnel remarquablement situés en plein centre de l’Île de Montréal, donnant accès au plus haut point du troisième sommet du mont Royal, au pied du parc linéaire qui ceinture ledit sommet et le relie au parc du mont Royal, le tout à quelques centaines de mètres de la station de métro Édouard-Montpetit, dans le prolongement est du campus de la montagne de l’Université de Montréal. Que peut-on demander de mieux comme emplacement?

Aussi, parce que le Pavillon 1420 est un écrin dans l’arrondissement historique et naturel du Mont-Royal. L’Université n’a-t-elle pas la responsabilité de coopérer à la protection, à la préservation et au maintien de la vocation communautaire et sociale de cet arrondissement? La qualité de ce bâtiment, son accessibilité et la valeur de son terrain sont des facteurs qui devraient inciter l’institution universitaire à trouver des affinités avec des programmes et des services qu’elle offre ou veut développer.

Finalement, parce que céder cet emplacement exceptionnel et ce bâtiment remarquable n’a pas fait l’objet de l’acceptabilité sociale nécessaire. En faisant fi de la primauté du Schéma d’aménagement en vigueur et devant assujettir à son respect toutes modifications au Plan et aux règlements de zonage, la Ville de Montréal n’a pas mis en branle le processus d’approbation référendaire prescrit par la Charte de la ville de Montréal relativement au changement de vocation de ce lieu. L’Université ne devrait pas tirer profit de ce déni de la démocratie, non plus que de s’en complice par la privatisation d’un bien qui aurait dû rester dans le domaine public

Sommes-nous aveugles au point d’accepter que l’Université persiste dans un processus visant à nous départir de cet ensemble (terrain et bâtiment) en bon état, acquis à prix d’ami? Ne sommes-nous pas en droit de nous attendre à ce que nos gestionnaires fassent preuve de vision à l’endroit du Pavillon 1420 et acceptent de revoir le Plan directeur de développement de l’Université en regard des règles de développement durable? Ne serait-il pas déplorable que l’Université de Montréal laisse comme héritage aux Montréalais celui de leur avoir subtilisé une partie du mont Royal!

Si vous partagez ce point de vue selon lequel le Pavillon 1420 ne devrait pas être bradé au privé, alors :

  • Talonnez la direction de l’Université de Montréal pour qu’elle assume ses responsabilités, qu’elle ne commette pas une erreur historique et qu’elle s’ingénie plutôt à permettre un usage communautaire au Pavillon 1420 : recteur@umontreal.ca;
  • Appuyez les démarches de Projet Montréal qui a présenté au conseil municipal du 23 février dernier une motion pour demander à l'administration Coderre d’abroger les règlements P-09-003 et P-09-002, ainsi que le plan d’urbanisme P-04-047, afin de redonner une affectation de type « grand équipement institutionnel », plutôt que multi-résidentielle privée, au bâtiment 1420, boulevard Mont-Royal, de même que d'adopter un règlement de contrôle intérimaire à cet effet dans l'attente de telles abrogations et modifications.

Denyse Vézina, vice-présidente du Rassemblement pour la sauvegarde du Pavillon 1420, boulevard Mont-Royal



Partagez sur
Ajouter un commentaire
powered by social2s
Détails
Publication : 17 février 2015
Par Marie-Claude Ouimet

17 février 2015

À Outremont, depuis la démission d’une conseillère indépendante en décembre 2014, le conseil d’arrondissement se retrouve en déficit démocratique le temps de 3 réunions (janvier, février et mars 2015). Le conseil est donc formé de 2 conseillères indépendantes, 1 conseillère Projet Montréal et 1 mairesse du parti Conservons Outremont.

Habituellement, un maire ne vote pas à moins d’être dans l’obligation de trancher devant une situation d’égalité. Lorsque 3 conseillères votent, il est impossible de se retrouver devant un tel cas et le maire devrait s’abstenir de voter. De plus, face à un siège vide, un maire ne devrait apporter au conseil que des dossiers urgents ou de gestion contractuelle afin de respecter les citoyens du district qui n’ont temporairement pas de voix. Car il faut comprendre qu’en situation de déficit démocratique, le vote d’un maire devient prépondérant, à savoir qu’il compte double. Enivrée par ce nouveau pouvoir éphémère, la mairesse Cinq-Mars en abuse royalement et faute de savoir ce qu’elle fait, elle fait ce qu’elle veut !

Pour les citoyens qui ont assisté aux réunions du conseil cette dernière année ou qui les ont écouté sur le web, il est évident que la conseillère Projet Montréal et la mairesse Cinq-Mars ont conclu une entente tacite « tu m’appuies sur ma résolution et tu as ma voix pour la tienne ». Preuve en est que lors des 2 dernières séances du conseil, la mairesse a utilisé son vote prépondérant à 10 reprises afin d’appuyer la conseillère Projet Montréal pour faire passer des résolutions et même, pour faire changer des règlements. La mairesse Cinq-Mars profite donc à outrance de son double vote afin d’imposer sa suprématie face aux conseillères indépendantes qui osent souvent remettre en question ses décisions, tout comme plusieurs citoyens.

Mariclaude Ouimet
Résidente d’Outremont



Partagez sur
2 commentaires
powered by social2s

Cabanes en…règle

Détails
Publication : 4 février 2015
Souccas

(3 février 2015) J’ai reçu il y a quelques jours un document de l’Arrondissement portant sur les obligations relatives à la modification des bâtiments (« Liste non limitative des documents exigés
lors de toute demande de Permis et de Certificat »). Pour faire une demande de modification de mon bâtiment il faudrait donc que je fournisse un grand nombre de documents, près d’une soixantaine! Cela m’amène à conclure que dans notre arrondissement on prend au sérieux la qualité de nos bâtiments et aussi la qualité du paysage qu’ils offrent à la vue. Mais toute cette règlementation n’empêche pas une importante exception: les cabanes temporaires que des membres des sectes hassidiques placent près de leur maison à chaque automne. La Cour suprême du Canada a décidé en 2004 que ces cabanes temporaires pouvaient être placées près des maisons lors d’une fête qu’on appelle Soukkot; l’argument était d’ordre religieux. Il restait alors aux pouvoirs municipaux le soin d’encadrer cette pratique afin qu’elle nuise le moins possible aux voisins.

Dans la municipalité d’Outremont, devenue par la suite un arrondissement de Montréal, on a édicté un règlement pour encadrer cette pratique.

« Règlement 1177. CHAPITRE 6. USAGES COMPLÉMENTAIRES ET BÂTIMENTS ACCESSOIRES
6.1. Usage provisoire
Nonobstant les autres dispositions du présent règlement, les usages suivants, qui sont limitatifs, sont permis de façon provisoire : (…)
- les sukkoths, durant une période maximum de quinze (15) jours. »

Au fil des années, l’administration de notre arrondissement a considéré que ce règlement était difficile à appliquer du fait qu’on n’avait pas indiqué avec précision la période où les cabanes pouvaient faire partie du paysage: quand commençait cette période et quand finissait-elle.

En octobre dernier, un nouveau règlement sur les cabanes a été soumis à la consultation publique, puis à un registre qui permettait aux citoyens de s’opposer à ce nouveau projet de règlement. Celui-ci autorise la présence des cabanes temporaires durant :

  • 3 jours ouvrables (installation des cabanes avant la fête)
  • 9 jours (durée de la fête)
  • 3 jours ouvrables (démantèlement des cabanes après la fête).

Aucun citoyen ne s’est présenté pour demander une ouverture de registre afin de contester ce règlement. Il ne reste donc qu’une seule étape légale afin de mettre en vigueur ce nouveau règlement : son adoption finale au conseil d’arrondissement d’Outremont.

Cependant un vote sur cette question n’apparaissait pas à l’ordre du jour du conseil de janvier, la mairesse Cinq-mars ayant refusé de l’ajouter. Le processus est alors figé.

Je crois qu’on doit passer à la prochaine étape, soit voter sur le projet de règlement. Il est nécessaire que l’administration de notre arrondissement ait à sa disposition un règlement clair qui lui permette d’agir dans l’encadrement des cabanes.

Dans le projet de règlement des améliorations ont été faites :

  • en précisant les jours permis afin de rendre le règlement applicable
  • en allouant un minimum de 15 jours garantis, qui excluent les fins de semaine, un avantage qui favorise les familles hassidiques qui installent ces cabanes.

Maintenant nos représentants au conseil d’arrondissement doivent conclure :

  • en adoptant ce règlement
  • en veillant à sa mise en application.

Un règlement clair, un encadrement vigilant, une très grande majorité de mes voisins constructeurs de cabanes qui respectent déjà les règles, je crois que c’est la recette pour maintenir les bonnes relations et la paix dans mon quartier.

Léon Gagnon
Citoyen d’Outremont



Partagez sur
Ajouter un commentaire
powered by social2s

Du bruit, c'est du bruit

Détails
Publication : 27 janvier 2015
Par Jean Larin

J'habite, depuis une trentaine d'années, juste en face de la cour de récréation du Collège Stanislas. Avec ma conjointe, nous aimons voir et entendre les écoliers et collégiens s'animer pendant leurs pauses ou leurs activités sportives. Pour nous, c'est de la vie que nous trouvons généralement agréable. Et si ce voisinage grouillant et tapageur ne nous plaisait pas, il y a belle lurette que nous aurions choisi de vivre ailleurs.

École Lajoie

(26 janvier 2015) Au cours des années, il est arrivé exceptionnellement que le bruit de leurs activités dépasse la limite du supportable. Par exemple, l'été dernier un professeur de gymnastique a choisi pour accompagner son cour une musique disco diffusée par un puissant amplificateur. Les vitres chez moi en tremblaient et le bruit de cette musique rythmée transmise à fond la caisse nous interdisait en pratique toutes formes d'activité. J'ai alors traversé la rue puis j'ai interpellé le professeur responsable pour lui faire part de notre malaise. Heureusement, il nous a compris puis il a baissé le volume de sa musique et nous avons ainsi tous pu continuer à vivre normalement. Dieu merci, ce professeur n'a pas été sourd à ma demande. Si ce même type de problème se répétait et que cette fois le professeur décidait de faire le sourde oreille à ma demande, je n'aurai alors aucun recours supplémentaire si l'amendement que projette madame la mairesse Marie Cinq Mars était adopté. Son amendement a en effet pour but d'exclure comme nuisance publique tout bruit excessif émanant des cours d'école lors de festivités ou d'activités scolaires.

Madame la mairesse du bruit excessif quelque soit sa provenance, je vous l'assure, est du bruit nuisible. En changeant la règlementation pour encadrer l'exception, vous risquez de semer la pagaille là ou le bon voisinage et le dialogue entre propriétaires et écoles sont généralement la règle à Outremont.

Jean Larin
résident de l'avenue McEachran



Partagez sur
2 commentaires
powered by social2s

Soixante-dix ans à l’ouvrage

Détails
Publication : 11 janvier 2015

Plusieurs personnes d’Outremont ont fréquenté ce barbier de la rue Saint-Viateur, un peu à l’extérieur de l’arrondissement, et qui a maintenant pris sa retraite. Un résident d’Outremont et habitué de l’endroit a voulu lui rendre hommage. Nous publions ici intégralement ce témoignage que nous livre M. Léon Gagnon.

Laurea Ariel

(9 janvier 2015) Depuis une vingtaine d’années j'ai confié la coupe de mes cheveux et de ma barbe à monsieur Tommy, coiffeur tenant boutique sur la rue Saint-Viateur. L’an dernier, je lui ai mentionné que je prenais ma retraite après 37 ans d’enseignement. J’ai indiqué que c’était plus que la moyenne des professeurs. Il m’a dit que ça ne l’impressionnait pas, que lui occupait son poste depuis beaucoup plus longtemps.

Cet automne, quand je me suis présenté chez TOMMY, la porte de la boutique était barrée et un grand papier brun occupait la vitrine. J’ai eu un certain choc du fait que j’aimais bien ce barbier. C’était une habitude … et un peu plus.

Je me souviens de la première fois où je suis allé me faire couper les cheveux rue Saint-Viateur. Monsieur Tommy m’a indiqué qu’il était venu au Canada quand il était jeune, à 17 ans, ayant quitté son village de Sicile. Arrivé au port d’Halifax il s’était rendu à Montréal. Il avait quitté l’Italie en rêvant de s’installer aux États-Unis. Cependant lors d’un voyage en train chez son frère aux États-Unis il avait été troublé d’observer des villages fortement marqués par la pauvreté. Ça ne correspondait pas au « rêve américain ». Déçu il a décidé de s’installer pour de bon à Montréal.

À 17 ans il a commencé sa pratique sur la rue Saint-Viateur avec un autre barbier. Durée : 10 ans. Ensuite il a pratiqué seul pour une période de … 60 ans! Total : 70 ans de pratique ! C’est au commerce voisin qu’on me l’a indiqué. Soixante-dix ans c’est presque le double de la durée moyenne de pratique des différents métiers et professions…

Et ça donne un âge fort avancé pour manipuler les ciseaux, surtout près des yeux. En fait, ces dernières années je prenais soin de fermer les yeux quand les pointes de ciseaux étaient trop près. Mais monsieur Tommy ne m’a jamais fait d’égratignures. Bien au contraire. Il faisait très bien son travail lors d’une première étape. Pour d’autres barbiers, la coupe aurait été terminée à la fin de cette étape mais pas pour lui. Il enlevait alors le tablier d’un geste théâtral, l’époussetait, le remettait sur moi et entreprenait alors une deuxième étape qui était la finition: les sourcils, les oreilles, le nez et le cou. Le résultat était excellent.

Je lui avais déjà demandé jusqu’à quand il pratiquerait. Il m’avait répondu d’une façon évasive. Un commerçant voisin m’a dit qu’un jour de septembre Tommy l’a informé que c’était sa dernière journée de travail. Je ne peux pas lui reprocher d’avoir cessé d’exercer son métier. Cependant je peux regretter son absence. Je lui souhaite une belle fin de vie.

Léon Gagnon



Partagez sur
1 commentaire
powered by social2s

Page 21 sur 21

  • Début
  • Précédent
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 18
  • 19
  • 20
  • 21
  • Suivant
  • Fin
Remax Frederic Guilmard bardagi mécanique 360 lana Pantonal manifeste medias outremont station mont-royal
outremont station mont-royal

Le journal d'Outremont

  • Nouvelles
  • Courrier des lecteurs
  • Outremont Gourmand
  • Voyages
  • Immobilier
  • Galerie-Outremont en photos
  • Galerie-Outremont en peinture
  • L'arrondissement
 

Pour nous contacter

T. 514 276-0386
F. 514 273-9660
 
 
Le Journal d’Outremont
1175, av. Bernard Ouest, bureau 200
Outremont (QC) H2V 1V5
 
info@journaloutremont.com
 

Infolettre

Recevez votre journal gratuitement chaque semaine.
Abonnez-vous à l'infolettre!

 

Éditeur :René Soudre
Assistante à l’édition : Marili Soudre-Lavoie
Rédacteur en chef : René Soudre
Collaborateurs : Julie Turgeon, Viktor Lavoie, Emmanuelle Beaubien, Carla Geib, Alexis Drapeau-Bordage, Hélène Côté, Laetitia Arnaud-Sicari
Photos : Marili Soudre-Lavoie
Administration : Hélène Lavoie
Ventes : Marili Soudre-Lavoie, René Soudre

© Journal d'Outremont 2014-2025

MENU

  • NOUVELLES

    NOUVELLES

    • Archives

      Archives

  • VOYAGES

    VOYAGES

    • CANADA

      CANADA

      • Île-du-Prince-Édouard

        Île-du-Prince-Édouard

      • Nouvelle-Écosse

        Nouvelle-Écosse

      • Terre-Neuve

        Terre-Neuve

      • Terre-Neuve 2

        Terre-Neuve 2

    • QUÉBEC

      QUÉBEC

      • Bas-Saint-Laurent

        Bas-Saint-Laurent

      • Cantons-de-l'Est

        Cantons-de-l'Est

      • Cantons-de-l'Est 2

        Cantons-de-l'Est 2

      • Cantons-de-l'Est 3

        Cantons-de-l'Est 3

      • Charlevoix

        Charlevoix

      • Charlevoix 2

        Charlevoix 2

      • Charlevoix 3

        Charlevoix 3

      • Charlevoix 4

        Charlevoix 4

      • HÔTELS OTL

        HÔTELS OTL

      • Lanaudière

        Lanaudière

      • Laurentides

        Laurentides

      • Laurentides 2

        Laurentides 2

      • Laurentides 3

        Laurentides 3

      • Laurentides 4

        Laurentides 4

      • Mauricie

        Mauricie

      • Outaouais

        Outaouais

      • Outaouais 2

        Outaouais 2

      • Saguenay-Lac-Saint-Jean

        Saguenay-Lac-Saint-Jean

      • Ville de Québec

        Ville de Québec

    • ÉTATS-UNIS

      ÉTATS-UNIS

      • Californie

        Californie

      • Maine

        Maine

      • Maine 2

        Maine 2

      • Massachusetts

        Massachusetts

      • New Hampshire

        New Hampshire

      • New-York

        New-York

    • AMÉRIQUE CENTRALE

      AMÉRIQUE CENTRALE

      • Honduras

        Honduras

    • Îles du monde

      Îles du monde

      • CUBA

        CUBA

      • LA DOMINIQUE

        LA DOMINIQUE

      • GUADELOUPE

        GUADELOUPE

      • SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON

        SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON

    • EUROPE

      EUROPE

      • Pays-Bas

        Pays-Bas

      • République tchèque

        République tchèque

    • HÔTELS LE GERMAIN

      HÔTELS LE GERMAIN

  • IMMOBILIER

    IMMOBILIER

  • GALERIE

    GALERIE

    • Outremont en photos

      Outremont en photos

    • Outremont en peinture

      Outremont en peinture

  • L'ARRONDISSEMENT

    L'ARRONDISSEMENT

  • ÉDITIONS PASSÉES

    ÉDITIONS PASSÉES

À propos des cookies sur ce site

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez les fichiers témoins (aussi appelés "cookies"). Nous les utilisons pour vous offrir une expérience en ligne agréable ainsi que pour analyser le trafic du site. Pour en savoir plus sur les fichiers témoins, veuillez consulter notre politique de confidentialité.

Politique de confidentialité