Intérieur du restaurant Les Chèvres (Photo provenant du site de Jean-Pierre Viau)Il y a de ces endroits à Outremont qui n’ont malheureusement pas la faveur des dieux. C’est le cas du 1201 avenue Van Horne, angle Bloomfield, côté nord-ouest.
En ces lieux, au début de l’année 2002, le Myconos Ouzeri, un restaurant de gastronomie grecque, ouvrait ses portes pour les refermer à peine un an plus tard. Puis l’aventure du chic et prometteur Les Chèvres du restaurateur bien connu Claude Beausoleil, avec le réputé Stellio Perombelon aux cuisines; puis La Chèvre et le Chou, malgré la contribution de pâtissier Patrice Demers, cessent leurs activités après 3 ans. Le local, vide de toutes activités pendant quelques temps, reprend vie avec une formule qui a fait ses preuves, celle du Joli Moulin, une institution montréalaise de l’Est de la ville qui a connu ses heures de gloire avec son soi-disant incontournable rôti de bœuf. Le Joli Moulin a dû mettre la clé sous la porte. Il n’a pas fait 2 ans. Le dernier en titre, Les Influences, promettait avec enthousiasme une cuisine fusion japonaise, chilienne et française, influencée par les cultures des pays d’origine des 3 propriétaires. Les Influences ont fermé leurs portes en début du mois de mai.
Le début d’année n’est pas facile pour les restaurants, mais aussi pour les commerces de détails, dont plusieurs oeuvrent dans des secteurs d’activité fragiles et déjà hautement compétitifs. On le sait, il est normal que des commerces ferment leurs portes, comme il l’est tout aussi qu’ils soient remplacés par d’autres, et c’est le cycle de l’activité commerciale locale. Mais nous vivons à Outremont un effritement inquiétant du parc commercial. Il est temps que les marchands des artères principales se prennent en mains et créent des associations de marchands comme l’a fait depuis peu la rue Laurier, que l’arrondissement valorise plus que jamais l’achat local, et que les résidants choisissent de magasiner chez les commerçants de proximité.




