Les coups de coeur
de Guylaine Chevarie-Lessard
Guylaine Chevarie-Lessard est bibliothécaire à la bibliothèque Robert-Bourassa.Chaque mois, un(e) employé(e) de la bibliothèque municipale recommande ses titres favoris, best-sellers ou pas, récents ou passés, qu’il partage généreusement avec les lecteurs du Journal d’Outremont. Voici les suggestions de Guylaine Chevarie-Lessard.
L’homme de passage (2011) de Serge Doubrovsky.
Pour ceux qui ne connaissent pas cet auteur, il est le père de l’autofiction, ce genre littéraire de plus en plus à la mode aujourd’hui. Quand ce genre est souvent empreint de nombrilisme, avec Doubrovsky, l’élément autobiographique devient un prétexte pour un véritable travail sur la langue, une langue qu’on mâche, qu’on se met en bouche. On décide alors de suivre la musique ou non. Dans L’homme de passage, la retraite est l’occasion pour l’auteur d’origine juive d’un retour sur le sens d’une vie, cette vie qui a traversé une bonne partie du XXe siècle avec évidemment la Deuxième Guerre. On a dit de ce roman qu’il est une œuvre testamentaire. Que ce soit par le style ou son contenu, il ne laisse pas indifférent.
La pratique du roman (2012), collectif.
Cet essai regroupe les textes de huit écrivains à qui nous avons demandé de raconter ce qu’il croyait être l’art du roman aujourd’hui. Ces réflexions passionnantes et accessibles sauront intéresser quiconque a envie de comprendre ce qu’est le roman, pourquoi on l’écrit, pourquoi on le lit, pourquoi on l’aime, pourquoi on le déteste aussi parfois. Il vous fera également découvrir autrement des auteurs qui vous sont peut-être déjà familiers : Nadine Bismuth, Trevor Ferguson, Dominique Fortier, Louis Hamelin, Suzanne Jacob, Robert Lalonde, Gilles Archambault et Monique LaRue.
Just Kids (2010) de Patti Smith.
Un livre emportant et humain : l’autobiographie de la chanteuse américaine Patti Smith saura aussi bien vous distraire que vous faire connaître la vie artistique new-yorkaise des années 60-70. La chanteuse y dresse un portait de sa relation non moins banale avec le photographe Robert Mapplethorpe, mort en 1989. J’ai dévoré ce livre aussi bien écrit que traduit. Puisqu’on est dans la musique, pourquoi ne pas accompagner votre lecture du disque de PJ Harvey, Let England Shake (2010), aussi une très belle découverte dans le rock alternatif.
Art in America.
Cette revue mensuelle dresse un portait actuel de l’art contemporain aux États-Unis. On y trouve, en plus de nombreuses illustrations, des articles sur des expositions et surtout, des entrevues avec des créateurs qui ont une pratique artistique aujourd’hui. Pas besoin d’être spécialiste pour lire cette revue, seulement être un peu curieux.
(Source BIBLIOTHÈQUE ROBERT-BOURASSA)




