(18 août 2014) Si l’on en croit L’Express d’Outremont du 14 août, le dernier Conseil d’arrondissement a approuvé un contrat de 48 718 $ pour la réfection de trottoirs sans plan détaillé des travaux. Les conseillères n’auraient pas été mises au courant de cette carence avant le vote. La mairesse explique ainsi les raisons de l’omission: « Il n’y a pas de liste fixe comme telle spécifiant les bouts de trottoirs à réparer parce que cette liste dépendra tout au long de l’année des demandes résultant des exigences de divers travaux ». Mais comment diable les négociateurs, tant chez la firme de construction qu’au sein de l’administration de l’arrondissement, ont-ils pu convenir, au dollar près, du montant sans convenir tout aussi précisément des travaux à exécuter? Ce déséquilibre mystérieux est troublant pour les contribuables à qui on refilera la note.
La responsabilité de la décision incombe aux élues, certes, mais surtout à la mairesse qui a mis la proposition à l’ordre du jour. Les fonctionnaires négociateurs avaient la responsabilité d’exécuter le mandat que leur a confié le chef de l’administration (la mairesse), et celle-ci avait la responsabilité de leur donner des directives précises conformes aux intérêts de l’arrondissement, et de veiller à leur exécution fidèle. On peut tenir les conseillères imputables de leur aval, mais il était raisonnable pour elles de tenir pour acquis que le contrat négocié sous l’autorité et le contrôle du chef de l’administration était bien ficelé. Cette bavure ne contribuera pas, hélas, à assainir le climat de méfiance et d’affrontement au Conseil.
Si le reportage de L’Express omet des faits pertinents, il faut souhaiter que la mairesse les fasse connaître. Si, en revanche, l’hebdomadaire fait correctement état du dérapage, peut-on espérer qu’elle reconnaisse l’erreur et s’engage à davantage de vigilance à l’avenir? Le Conseil pourra alors passer à autre chose.
Même faute d’entente sur les politiques, il est important et urgent de rétablir la confiance au sein du Conseil. Selon la mairesse et deux conseillères, la survie même de l’arrondissement est en péril. Il convient de le souligner, il y a moins d’un an toutes trois ont été élues sous la bannière Conservons Outremont. Si la mairesse est sérieuse, elle devra s’appliquer à plus de transparence; aussi, elle et les quatre conseillères devront s’évertuer à faire preuve de civilité dans leurs rapports, autant en privé qu’en public, à moins, bien entendu, que la survie de l’arrondissement ne leur tienne pas à cœur.
Pierre JoncasPartagez sur




