Je suis travailleur autonome depuis 30 ans desservant l’arrondissement d’Outremont et Côte-des-Neiges, pendant 17 ans au CEPSUM, ensuite dans des locaux loués dans l’arrondissement d’Outremont.
Malgré mon âge (69 ans), je travaille à temps partiel (2 jours/semaine) au 1569 avenue Van Horne chez Mince Alors! Pour continuer à servir une clientèle qui m’est restée fidèle depuis de nombreuses années. Je me déplace en auto, car je fais aussi du massage à domicile pour les personnes âgées et quelques personnes atteintes de problèmes de mobilité réduite dans le quartier.
Le transport de ma table ainsi que les accessoires ne peuvent se faire en transport en commun. À l’annonce de la tarification annuelle de 1200 $ pour une vignette de stationnement, je remets en cause mon acharnement à continuer à travailler pour rendre service à ma clientèle et me rendre utile. Si je renonce à offrir mes services à cette clientèle très localisée (dans le H2V), alors les résidents perdront leur thérapeute (je fais principalement du massage thérapeutique). Les commerçants/restaurateurs à proximité vont également perdre un client et la propriétaire du commerce, où je donne mes soins, perdra un locataire et une source de revenus apportée par ma clientèle.
Ce que je souhaite, c’est une tarification qui est respectueuse de notre capacité à payer, surtout pour des travailleurs autonomes ou des contractuels qui ne peuvent dépenser de telle somme.
Tout le monde est pour la vertu, mais le fait de « punir » les automobilistes qui doivent stationner dans les rues d’Outremont n’apportera pas une solution durable au manque de stationnement dans le quartier.
Aspects économiques
• Fragilise les emplois à temps partiel à Outremont.
• En diminuant ces emplois, vous diminuez l’offre de service aux résidents.
• Vous diminuez les retombées économiques de ces travailleurs dans le quartier.
• Certains travailleurs autonomes doivent se déplacer plusieurs fois dans une même journée pour remplir leurs fonctions, parfois avec de l’équipement (c’est mon cas), donc le transport en commun n’est pas une option.
Aspects logistiques
• Dans le secteur Davaar/McEachran, il y a peu de triplex ou même de duplex, donc il n’y a aucune pénurie de stationnement pour les résidents du quartier.
• Le représentant de l’Université de Montréal a démenti la notion que les étudiants du nouveau campus des sciences prenaient massivement leurs voitures pour se rendre à l’école.
• Le nouveau REM qui aura une gare à la station Edouard-Montpetit, n’augmentera pas plus la demande de places de stationnement dans ce secteur, vu que depuis les 30 dernières années où j’ai travaillé dans ce secteur, il n’y avait jamais eu de disponibilité de stationnement à cause du CEPSUM et du campus de l’Université de Montréal.
• Tout mouvement pour l’écologie ou toute forme de taxation devrait être progressif.
• Ce qui serait souhaitable, ce serait au mieux des places sans vignette comme c’est le cas présentement : au pire, une facturation qui respecte la capacité du monde à payer.
Philippe Beauchamp
massothérapeute
avenue Van Horne
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