Monsieur le Premier Ministre du Québec,
C’est comme grand-père que je vous écris. Un grand-père inquiet de voir les nombreuses carences en éducation qu’a à subir la génération de ses petits-enfants. Carences qui se répercuteront dans une baisse de qualité de vie lorsque ces jeunes seront adultes et entreront à leur tour sur le marché du travail.
Vos libéraux répètent sans cesse que les politiques d’austérité et d’équilibre budgétaire sauront garantir, dans 20 ou 25 ans, ce climat d’investisseurs qui alimente une saine économie. Comme si eux seuls pouvaient voir plus clairement que d’autres, dans une boule de cristal, la nouvelle économie de cette génération future. À court terme, vos mesures d’austérité empêcheront ces enfants de bien posséder des principes de base pour s’assurer un avenir meilleur.
Toutefois, ne parlons pas seulement d’avenir. Il existe une solution aujourd’hui qui pourrait nous assurer tout de suite une source financière non négligeable qui pourrait aider à maintenir plusieurs des services coupés.
En effet, et ceci m’indigne au plus haut point, c’est que votre ministère de l’éducation ferme les yeux sur les subventions accordées aux écoles religieuses illégales et au transport de leurs élèves. Nous parlons ici de plusieurs millions de dollars gaspillés dans leur totalité pour ces communautés qui semblent refuser le cursus du ministère.
Mon petit-fils de 4 ans a commencé l’école pré-maternelle cette semaine dans un groupe de 30 élèves supervisés par une seule éducatrice. On nous a expliqué que ce ratio est causé par les coupures, car l’an passé, 2 éducatrices s’occupaient du même nombre. Une seule subvention retirée à une seule de ces écoles pourrait assurer l’embauche de dizaines de ces éducatrices et offrir à des mômes comme mon adorable petit fils un meilleur départ dans la vie.
Alors, M.Couillard, dites à vos fonctionnaires et à votre ministre de l’éducation de se « déniaiser » et d’agir. Rapidement.
Philippe Cinq-Mars,
réalisateur à la retraite et fier grand-père de 6 petits-enfants.
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