De toute évidence, la mairesse et ses conseillères ne s'attendaient pas à une levée de boucliers aussi costaude de la part des citoyens d'Outremont contre la réforme du financement des arrondissements du maire de Montréal, Denis Coderre. Au moins 200 résidents ont assisté à la consultation publique d'information et de discussion qui s'est tenue hier soir au Centre communautaire intergénérationnel. Une participation à inscrire dans les annales d'Outremont qui démontre l'inquiétude des citoyens pour l'avenir de leur «ville».
(5 novembre 2014) La mairesse d'arrondissement Marie Cinq-Mars a d'abord présenté les tenants et aboutissants de la réforme imposée par l'administration centrale qui diminuera de 19,3 % la dotation provenant de la ville-centre vers Outremont, à raison de 400 000 $ par année pendant 10 ans. Les coupures toucheront principalement la voirie, l'aménagement urbain et le déneigement. Le Conseil d'arrondissement s'était déjà prononcé à l'unanimité contre cette réforme.
Les citoyens ont été nombreux à s'avancer au micro pour la période des questions. D'entrée de jeu, l'éventualité d'une défusion de l'arrondissement a été mise sur la table par le premier intervenant. Plusieurs ont fait un plaidoyer sur les valeurs familiales, la qualité des services et de la vie à Outremont, des facteurs qui font de l'arrondissement un lieu de prédilection et d'attraction pour les nouveaux résidents. D'autres ont exprimé leurs craintes quant à l'éventuelle disparition de la Sécurité publique, à la possibilité de restreindre le déneigement, à la baisse de la qualité de vie en général qui pourrait affecter la valeur des propriétés à Outremont. L'idée d'une pétition et l'éventualité d'un référendum ont fait surface. La mairesse a été quelque peu poussée dans les câbles à la fin de la rencontre par les tenants de la nécessité d'un avis juridique sur les possibilités réelles de défusion. Il y avait certainement un fort consensus entre les élues et les citoyens sur la non-recevabilité de la réforme. Mais force est de constater que tout est à faire sur les moyens de la contrer.
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