L'heure du lunch bat son plein à PGLO. Des élèves mangent, rigolent et discutent quand un ensemble de voix s'élèvent et attirent leur attention. Une dizaine de personnages masqués déclament un texte rappelant la Commedia dell'arte. Sur les autres étages, même scénario avec d'autres acteurs et scénettes. Ça y est le printemps du théâtre est officiellement lancé!
Pour promouvoir leurs pièces, les élèves inscrits en concentration arts dramatiques en présentent des extraits. Affublés de costumes, ils veulent donner le goût à leurs compères de venir voir le fruit de leur labeur. Depuis janvier, ils préparent ce printemps du théâtre, une tradition de PGLO vieille de 25 ans où l'art dramatique est véritablement à l'honneur.
La programmation éclectique, qui flirte avec les pièces de Molière, Ionesco et d'Alexis Martin, révèle les différents répertoires étudiés au fil des années. Initiés au théâtre en première secondaire, les élèves enchainent l'année suivante avec la commedia dell'arte et s'attaquent au théâtre québécois en 3e secondaire. Puis, les apprentis comédiens se frottent au répertoire classique avant de plonger dans l'univers de la création en dernière année. Chaque printemps, c'est l'occasion pour eux d'illustrer la progression de leur jeu et leur gain de maturité sur scène.
La concentration en arts dramatique compte entre 80 et 100 élèves. À raison de 4 heures par semaine, ils découvrent les finesses de cet art vieux de plusieurs siècles. Si certains d'entre eux prennent ensuite le chemin des écoles de théâtre, la plupart n'en font qu'une corde de plus à leur arc, croit le coordonnateur de la concentration, Pierre Major.
Présentations ouvertes au public le 25 avril, 9 et 23 mai.
Voyez l'horaire des pièces ici.
Pour clôturer en grand sa semaine de la Francophonie, PGLO s'est offert la visite d'un invité de marque : Boucar Diouf. Le spectacle qu'a offert l'humoriste, le 24 mars dernier, a été l'occasion pour toute l'école de se rassembler. Un évènement grandiose où la diversité, l'interculturalité et la francophonie étaient à l'honneur.
Boucar Diouf a le talent de faire réfléchir et de faire rire. Avec l'humour et la sagesse qu'on lui connait, il a livré les réflexions qui l'accompagnent depuis son arrivée au Québec en 1991. Amoureux de la langue française, l'ancien enseignant est originaire du Sénégal dont il a fait l'apologie. Il a d'ailleurs pris plaisir à recenser de manière pédagogique et instructive les spécificités régionales de la langue en expliquant les origines de certains mots, expressions et accents. Dans la même optique que PGLO, il croit profondément que malgré la diversité qui caractérise notre belle province, la langue de Molière demeure ce trait d'union qui nous unit tous. Et ce qui nous rassemble demeure au final bien plus important que ce qui nous divise.
L'évènement s'est terminé par une ovation du public, signe ultime d'appréciation.




