Directeur depuis 2015 de la bannière Engel & Völkers à Montréal, dont l’un des bureaux est situé sur l’avenue Bernard à Outremont, Félix Jasmin cumule 12 ans d’expérience comme courtier immobilier. À 36 ans, cet Outremontais vient de réaliser un véritable coup de maître dans l’histoire de vente de maisons de prestige à Montréal.
Félix Jasmin est courtier immobilier depuis 12 ans, et directeur de la bannière Engel & Völkers Montréal depuis 2015. Il est père de trois garçons, qui ont fréquenté l’école alternative Nouvelle-Querbes. Il est également membre du CA des commerçants de l’avenue Bernard. Avec le métier qu’il exerce, il aurait le choix de déménager dans des endroits comme le Vieux-Montréal par exemple, où il est très actif, mais pour l’instant, le côté familier et la qualité de vie du quartier d’Outremont, avec ses parcs notamment, idéal pour ses enfants, le retiennent ici. PHOTO LE JOURNAL D’OUTREMONT Au courant d’une même semaine cet automne, Félix Jasmin a vendu une maison unifamiliale, rue Saint-Hubert, plus de 2 millions à des Américains — la maison la plus chère jamais vendue sur le Plateau. Une autre aussi, à des Québécois cette fois-ci, située rue Louis-Hémon, dans Villeray, pour un montant de 1,17 million. Une première pour ce quartier, où une maison n’avait jamais été vendue au-dessus d’un million.
Pour M. Jasmin, il est naturel que le géant de l’immobilier de luxe Engel & Völkers (EV), fondé en 1977 à Hambourg, en Allemagne, par Christian Völkers, et présent dans 37 pays à travers le monde, soit installé à Montréal – dont une adresse sur l’avenue Bernard à Outremont – depuis 2015. « La qualité des études, c’est la première raison dans le choix de déménagement de grandes fortunes », soutient-il, rappelant que Montréal a détrôné Paris comme meilleure destination universitaire du monde l’an dernier, selon la cinquième édition du classement de l’Institut britannique Quacquarelli Symonds (QS).
Pas plus d’un tiers de sa clientèle vient de l’étranger (des États-Unis et de l’Europe, surtout). « Mais c’est sûr que la bannière EV nous permet d’offrir une visibilité incomparable à l’international », dit-il, insistant sur le fait que ces acheteurs, « de très grosses maisons, oui, mais aussi d’appartements pour leurs enfants, ou pour eux-mêmes afin d’avoir un pied à terre, ou simplement pour louer, dynamisent beaucoup le marché. »
Outremontais dans l’âme
Félix Jasmin est « un petit gars de l’école Lajoie », raconte-t-il, en disant qu’il est arrivé à Outremont à l’âge de quatre ans. Qu’à 16 ans, il a suivi les traces de son père, entrepreneur en rénovation dans le quartier, en obtenant ses cartes d’apprenti charpentier-menuisier. Puis qu’ensuite, ses études l’ont mené à vivre à Sherbrooke; puis à Atlanta et en Californie dans le cadre de son doctorat en chiropratique.
Des études qu’il n’a pas complétées. « J’ai fait trois ans sur cinq seulement. Mais je reviens toujours vers mon Outremont chéri » confie-t-il, en se plaisant à dire qu’à son retour des États-Unis, il portait une longue tresse française au dos, et des pantalons à carreaux, avant de commencer son cours en immobilier, « mais sans trop y croire ».
« C’est Paul Robert, un directeur et courtier immobilier chez Royal Lepage à Westmount pendant de nombreuses années, un mentor et comme un deuxième papa aussi pour moi, qui a été le point de départ de cette décision de me lancer. Puis je suis tombé là-dedans comme un poisson dans l’eau et j’ai adoré ça finalement, et c’est encore le cas ! » ′
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