Dans le cadre du 30e anniversaire de la Maison des Jeunes d’Outremont, le Journal d’Outremont publie à chaque mois un article portant sur différents thèmes touchant l’organisme et son histoire. Voici le premier volet qui concerne le financement de la Maison des Jeunes. Le texte est founi par la MdJ.
Impensable aujourd’hui au niveau logistique, la Maison des Jeunes livrait les sapins par calèche il y a 20 ans. Je ne vais pas vous mentir: les activités d’autofinancement ne sont pas reposantes. Elles coûtent cher en énergie, en temps et il faut mobiliser une grande quantité de bénévoles pour être efficace. Néanmoins, elles sont essentielles au bon fonctionnement des organismes communautaires. Les jeunes de la Maison des Jeunes d’Outremont peuvent en témoigner après-coup: on en retire beaucoup de fierté, on sent qu’on participe au maintiens de son organisme jeunesse, et en plus, on s’amuse toujours le jour-même, dans le roulement effréné d’une vente de hot-dogs à la Kermesse, ou entre deux sapins enneigés à la vente de sapins, par exemple.
Lorsque la maison des jeunes a commencé à vendre des sapins pour s’autofinancer, il y a plus de 20 ans, les 300 sapins à vendre étaient entassés sur les terrains de tennis, juste à côté de la bâtisse de l’organisme, dans le parc St-Viateur. Une personne veillait sur ceux-ci, bien au chaud à l’intérieur de la maison des jeunes. On offrait même un service de livraison en calèche, chose impensable aujourd’hui au niveau logistique. En décembre 2015, nous avons réussi à vendre plus de 1400 sapins, et la vente fonctionne désormais avec un roulement d’employés d’expérience. Nos installations pour l’arrondissement sont une tradition et les livraisons se font en camion, 5 jours par semaine, toujours avec le sourire (malgré la météo de décembre, qui a tout fait pour nuire à notre humeur).
Un manque qui se renouvelle
J’en retire deux choses: les activités d’autofinancement peuvent toujours être bonifiées, améliorées. De plus, la Maison des Jeunes d’Outremont n’aura jamais un financement suffisant. Lorsque les sous rentrent, il faut améliorer les conditions de travail de nos employés, acheter du matériel ludique, ou remplacer du matériel essentiel. En fait, on se rend compte rapidement qu’il n’y a pas de limite au besoin d’initiatives positives dans un milieu, surtout lorsque l’on parle des jeunes de 12 à 18 ans. Plus nous recevons d’argent, et plus nous pouvons accomplir.
Les jeunes comprennent aussi le bien fondé de ces activités. Ils savent qu’il faut engager des intervenants, financer nos sorties et divertissements de toutes sortes et qu’un meilleur financement équivaut à des services stables et riches. De plus, il est surprenant de voir à quel point les jeunes s’engagent sans compter. Nombre d’entre eux ne savent même plus combien d’heures ils nous ont offert, et ne quittent pas avant que nous les obligions à partir.
Innovation depuis l’année dernière, nous offrons maintenant un service de livraison de sirop d’érable. Il suffit de nous joindre, par téléphone ou courriel, de remplir un bon de commande, et on vient porter chez vous la quantité désirée, dès la première coulée de l’année. Il s’agit d’un sirop bio, et vous encouragerez du même coup la production locale!
Pour plus d’informations sur La Maison des Jeunes d’Outremont ou sur nos activités d’autofinancement, contactez-nous du lundi au samedi, au 514 270-2367.
Marc-André Durocher
Adjoint à la coordination
La Maison des Jeunes d’Outremont
marc.a.durocher@gmail.com
514 270-2367
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