Foot, graffitis et doléances hassidiques
Forte présence de la communauté hassidique pour appuyer leurs revendications.
(6 avril 2011) Ce lundi se tenait le conseil d’arrondissement d’Outremont présidé par la mairesse, Mme Cinq-Mars. Parmi les points importants, notons l’annonce de l’approbation du projet d’aménagement d’un terrain de sport extérieur sur le sol du réservoir Vincent-d’Indy, situé au coin de l’Avenue Vincent-d’Indy et du Boulevard Mont-Royal. Cette installation sera le fruit d’un partenariat entre l’arrondissement d’Outremont, l’Université de Montréal et la ville de Montréal. L’arrondissement y investira 750 000 $ et pourra utiliser cet espace 500 heures par année pour des activités sportives diverses. Les lieux seront surtout utilisés comme terrain de soccer au bénéfice des équipes de ligues mineures locales, dont 1 300 jeunes font partie selon la mairie. Il est entendu entre les partenaires que le terrain deviendra la propriété de l’arrondissement en 2025.
Durant la période de questions, le problème des graffitis sur les lieux publics et privés a été soulevé. La mairesse s’est dite particulièrement concernée par ce qu’elle nomme « un fléau qui affecte l’ensemble de l’arrondissement ». De son côté, la conseillère du district Jeanne-Sauvé, Mme Ana Nunes, a fait part du fait que la maison de jeunes d’Outremont participe déjà à un effort de sensibilisation auprès de mineurs, ceux-ci étant plus susceptibles de s’adonner à cette forme de vandalisme. Elle a aussi précisé que « ce sont les tags, ces signatures au crayon-feutre, qui sont la véritable cause de soucis, contrairement aux graffitis qui peuvent être des murales artistiques ».
Enfin, soulignons la forte présence de la communauté hassidique qui, pendant la période de questions, aura exprimé sa préoccupation surtout en matière de circulation. Parmi les requêtes, on dénotera une demande d’allègement des règlements de stationnement pendant les fêtes religieuses, qui selon les membres de ladite collectivité rendent difficile les rassemblements pour ces événements. Dans la même veine, certains ont demandé s’il était possible d’attribuer un permis spécial afin de permettre le transport en autobus à ces occasions spéciales. Quelques revendications soutenues ont été faites à l’effet que ces accommodements sont déjà appliqués dans les arrondissements voisins. La mairesse a répliqué qu’elle vérifierait auprès des autres mairies en ce qui concerne les prétendus assouplissements des règlements de stationnement et que « l’octroi de permis spéciaux en matière de circulation était fait de façon équitable envers tous les Outremontais ».
(EMMANUEL DELACOUR)




