« Je m'attendais à une soirée monotone,
j'ai eu de grandes surprises » un citoyen présent à l'assemblée
Intervenants: 11
Questions: 12
Personnes présentes : 39
(12 mars 2012) Une période de questions difficile où les prétendues allégations et où les demandes de retrait de mots offensants par des interlocuteurs offusqués sont légion, n’est pas tout à fait une promenade dominicale dans un champ de marguerites.
La période ouverte aux citoyens occupe plus de la moitié du temps de la séance normale et celle-ci a été particulièrement «distrayante», ponctuée de propos mordants et de ripostes cinglantes. Des échanges parfois cassants, et un certain désordre qui a amené à une occasion l’intervention de la sécurité publique.
Une première intervenante, Mme Millette, réitère son appui à un projet déjà présenté au conseil municipal, soit celui d’une maison Carpe Diem, une résidence sur mesure pour les personnes atteintes d'Alzheimer, initiative de Mme Line Vincelli, actuellement directrice de la Résidence d’Outremont. On souhaiterait cette maison voir le jour précisément sur les lieux actuels de l’îlot Saint-Viateur. Mme Millette appuie sa demande d’une pétition de 285 signatures. Mme Cinq-Mars répond que cet emplacement est à vocation strictement communautaire et que cela en restera ainsi, tout en l’invitant à explorer d’autres sites sur le territoire, notamment dans le nouveau développement de la gare de triage.
M. Mayer Feig s’exprimant en anglais, admet ne pas être souvent présent au conseil d’arrondissement mais en même temps s’indigne qu’un groupe de citoyens de l’assemblée «attaque» systématiquement sa communauté. M. Feig, dans le même élan, en profite pour dénoncer la non-conformité à à la règlementation de 2 triplex de la rue Hutchison, soi-disant appartenant à des amis de ce groupe de citoyens.
M. Jean Gagné est un homme posé aux mots justes et bien sentis. Il se réjouit que le conseil n’ait pas retenu à l’ordre du jour un vote sur un règlement (PPCMOI), permettant au conseil de contourner un règlement dans certains cas d’exception, moyennant une demande conforme, analysée par le Comité consultatif d’urbanisme (CCU), puis soumise à une consultation publique. Il faut dire que le 1er décembre dernier, lors d’une assemblée publique de consultation sur ce projet de règlement, sous le tollé général, l’arrondissement a vraisemblablement préféré mûrir le projet avant de le soumettre à nouveau. M. Gagné demande si la mairesse allait prendre en considération les objections des citoyens concernant ce dossier et précise : «Quand allez-vous cesser de trahir la confiance des citoyens ?» Et Mme la Mairesse de riposter: «Si je n’écoutais pas les citoyens, nous aurions laissé ce projet à l’ordre du jour !»
M. Mathieu Régnier manifeste des inquiétudes sur les conséquences de l’installation prochaine d’un transformateur proche de sa résidence, sur le plan de santé et de la sécurité. Personne au conseil ne peut vraiment répondre à ses interrogations. À la question : «Un transformateur électrique peut-il être enfoui ?». Selon la Commission des services électriques de Montréal, il semble que la réponse est non.
Pierre Lacerte, tenace et déterminé, revient à la charge une enième fois et dépose une pétition de 200 signatures pour la destitution d’un membre du CCU (Comité consutatif d’urbanisme), «qu’il ne faut pas nommer.» Puis, il dénonce un party bruyant, organisé par une autre personne «qu’il ne faut pas nommer», avec de gros hauts parleurs et des infractions au stationnement sur la rue Hutchison – qui aurait été bloquée en partie – et s’interroge si des constats d’infraction ont été émis à cet effet. Le directeur par intérim de la ville, M. Chapuis, n’aurait pas été mis au courant de cette situation.
M. Claude Gladu habite Outremont depuis 69 ans. Dans une charge virulente, il soutient que la mairesse donne l’impression qu’elle travaille contre les citoyens d’Outremont. Un agent de la sécurité publique a du intervenir pour inviter M. Gladu à reprendre sa place.
La voix de Mme Marie-Claude Ouimet est haut perchée, l’élocution claire, le propos souvent bien documenté. Mme Ouimet n’est pas très à l’aise avec la fête juive du Pourim. Elle affirme que cet événement festif est peu encadré par la sécurité publique et par le Service de police à la lueur des expériences des années passées à cette même fête du culte. Elle demande si Mme la mairesse a pris les dispositions nécessaires pour faire respecter la réglementation. Mme Cinq-Mars assure que toutes les dispositions ont été prises.
Christian Bouvet n’est pas content. Il souligne un problème qu’il avait déjà abordé il y a cinq ans à ce conseil d’arrondissement. Il considère qu’il est urgent de demander à certains propriétaires de faire renover leurs bâtisses. Selon lui, peu de mesures auraient été prises jusqu’à maintenant. Il invite Mme Cinq-Mars à visiter son quartier et à constater in situ l’état de délabrement de certaines bâtisses dans la partie nord-est de l’arrondissement.
Maxime Lemieux s’inquiète à juste titre des ondes et des champs magnétiques émises par l’antenne cellullaire Rogers sur un bâtiment de l’avenue Bernard, qui seraient nettement supérieurs à la tolérance normale d’un humain, d’après l’évaluation d’un inspecteur à la résidence de M. Lemieux sur la rue Saint-Viateur. Inquiétant. M. Chapuis s’intéresse à ce problème et promet de faire un suivi.
Le prochain conseil d’arrondissement se tiendra le 2 avril.
(René Soudre, LE JOURNAL D’OUTREMONT)




