

Le New Hampshire est connu pour ses sommets élevés, ses paysages ruraux ponctués de villages typiques, ses kilomètres de forêts et ses parcs magnifiques, ses activités de sports d’hiver, de randonnées sous les feuilles d’automne, d’alpinisme et d’activités nautiques sur des lacs invitants. Cet état de la Nouvelle-Angleterre qui borde le Québec à son extrémité nord a aussi une fenêtre de 29 km sur l’océan Atlantique. Nous visitons la très jolie ville de Portsmouth, la seule ville côtière d’importance de l’État.
Parcourir Portsmouth est un peu une promenade dans le temps où le visiteur exalté par le charme fou de la cité oublie qu’il foule les pas des premiers colons d’Amérique. La ville a été fondée en 1623, ce qui en fait la troisième plus ancienne des Etats-Unis. À partir du moment où votre auto aura trouvé sa piaule, il est loisible d’amorcer l’exploration de la ville à pied, le centre étant assez peu étendu et les quartiers névralgiques à distance raisonnable.
Au coeur de l’action se trouve le Market Square, au carrefour des rues Congress, Pleasant et Market, dominé par l’austère et historique église North Church (début 19e siècle). C’est ici où affluent touristes, gens d’affaires et jeunes de la place. C’est aussi là où les concerts improvisés en plein air attirent les badauds, où les observateurs de nuits étoilées installent leur téléscope, et où les amoureux se donnent rendez-vous pour une première fois. Le visiteur en fera son point de départ vers toutes les directions pour une promenade dans le quartier portuaire, pour une visite de lieux historiques et de musées, pour explorer les rues commerçantes et son offre shopping tous azimuts (aucune taxe de vente au NH) et, bien entendu, pour butiner les menus affichés aux façades d’un nombre ahurissant de restaurants.
Le port
Apanage des villes côtières, Portsmouth a été construite autour de l’activité portuaire. Entre les bâtiments marchands plusieurs fois centenaires et les quais de débarquement, la vie au port y est plus frétillante que jamais même après presque 400 ans de service. Ici un bateau de pêche commerciale au retour d’une journée que l’on souhaite fructueuse, là un yacht de millionnaire quitte pour se rendre à la mer, pendant que les fameux tug boats, ces puissants remorqueurs, font la sieste avant de guider quelques géants des océans. Au loin, des grues gigantesques transbordent des conteneurs en provenance d’Afrique, du Moyen-Orient ou d’Asie; des camions déchargent des quantités inouïes de sel de mer rose et brun, destiné à l’épandage sur les rues glacées de la Nouvelle-Angleterre. D’anciennes installations rendues désuètes sont devenues chics restos, cafés ou boutiques de souvenirs, joliment intégrés au paysage portuaire. D’autres bâtiments sont convertis en condominiums et bureaux de professionnels avec vue imprenable sur la rivière Piscataqua, qui fait frontière avec le Maine.
Une sortie en bateau est tout indiquée pour qui s’intéresse à l’histoire de la place. Un départ est prévu à toutes les 2 heures sur la péniche Heritage pouvant contenir quelque 50 personnes, avec petit bar intégré. L’excursion, agréable et commentée, dure environ 1h15. On y observe des constructions fortifiées, plusieurs phares maritimes et la Portsmouth Naval Prison, un imposant établissement carcéral à l’abandon depuis 45 ans. Puis défilent de somptueuses résidences d’époque avec plages privées, des hôtels de luxe sur de magnifiques propriétés, et une collection de superbes yachts amarrés qui ne demandent qu’à être admirés. Bref un peu de voyeurisme sur les fortunes ancestrales transmises de génération en en génération par de riches marchands, de prospères banquiers et de politiciens bien en vue. Portsmouth Harbor Cruise www.portsmouthharbor.com
Les plages
De grandes plages à sable blond sont à moins de 20 minutes du centre de Portsmouth. On y accède par différents chemins, mais on préconise le Coastal Drive ou la 1A, une route qui longe le littoral où l’on peut apprécier une vue sur la mer d’un côté, de magnifiques propriétés de l’autre, et accéder au plages de Hampton Beach, Jenness State Beach ou Wallis Sand Beach. La ville est aussi dotée de l’une des plus grandes piscines d’eau douce extérieure en Nouvelle-Angleterre. Située sur Peirce Island, à quelques minutes du centre-ville, la piscine fait 300 pieds de longueur par 100 pieds de largeur, plus que le double d’une piscine olympique, avec pente descendante de 18 pouces à six pieds. Ouverte aux familles, aux nageurs de tous niveaux et aux visiteurs de passage.
Manger
Portsmouth serait la seule ville en Amérique où le nombre de places assises au restaurant dépasse sa population. Il y aurait près de 22 000 places alors que la ville n’affiche que 21 440 habitants. Ici les propriétaires de restaurants en sont souvent les chefs et la qualité est au rendez-vous. On croirait que, tacitement, on aurait convenu de faire avancer la gastronomie locale à un niveau encore jamais atteint, si bien que Portsmouth figure aujourd’hui parmi les huit meilleures « petites villes » d’Amérique pour foodies.

Bien entendu, mer nourricière oblige, poissons et coquillages figurent sur tous les menus ou presque, du restaurant familial de fruits de mer où le homard est roi, au bar à huîtres branché avec carte de vins assortis. Au River House American Grill & Bar, recommandé par la chambre de commerce locale, avec terrasse donnant sur le port, le homard est une spécialité proposée dans toutes ses déclinaisons et le fish chowder sera peut-être le meilleur que vous ayez goûté. Décontracté et festif, le Blue Mermaid Island Grill propose une cuisine d’inspiration caribéenne et c’est sans regret que j’ai accepté une paella où le safran a été remplacé par du cari, sacrilège pour le puriste, mais tout à fait délicieux. Le restaurant Portsmouth Gas Light Company & Co. (pizza four à bois, grillades et pub), logé dans les premiers bâtiments de services public de la ville (1837) sur le rue Market, est certainement un excellent endroit pour apprécier la vitalité de downtown Portsmouth. Toujours au cœur du centre-ville historique sur la très jolie et piétonnière Commercial Alley, le restaurant Cava Tapas & Wine Bar propose un interprétation moderne de tapas, avec bar à vins idoine. Portsmouth est aussi bien servie par une cuisine grecque, italienne, mexicaine et asiatique et un nombre grandissant d’adresses végétariennes et végétaliennes. Deux fois par année, la Chambre de commerce poursuit son événement-phare, le Portsmouth Restaurant Week, une fête gourmande qui dure 10 jours où plus de 40 restaurants offrent leur menu à prix fixe. Ce printemps, il aura lieu du 31 mars au 9 avril.
Au chapitre des boutiques de spécialités alimentaires, retenons cette nouvelle adresse opérée par un jeune couple de Français nouvellement installé au New Hampshire, La Maison Navarre, qui a un succès fou avec ses croissants frais et ses macarons aussi colorés que désirables par une population locale ouverte à la nouveauté. Aussi la chocolaterie Byrne Carlson Chocolatier, qui revendique les meilleurs chocolats en ville, et la réputée boulangerie Ceres Bakery pour la plus grande variété de produits de boulangerie maison. Une petite entreprise locale, Porsmouth Eats Tasting Tour, offre des tours guidés thématiques pour foodies.
River House American Grill & Bar, 53 Bow Street, www.riverhouse53bow.com
Blue Mermaid Island Grill, 409 The Hill, www.bluemermaid.com
Portsmouth Gas Light Company, 64 Market Street, www.portsmouthgaslight.com
Cavas Tapas & Wine Bar, 10 Commercial Alley, www.cavatapasandwinebar.com
La Maison Navarre, 121 Congress Street, www.mnpastry.com
Byrne Carlson Chocolatier, 121 State Street, www.byrneandcarlson.com
Ceres Bakery, 51 Penhallow Street, www.ceresbakery.com
Portsmouth Restaurant Week www.RestaurantWeekPortsmouth.com
Porsmouth eats tasting Tour www.portsmoutheats.com.
Voir
Théâtre victorien fondé en 1878, le Music Hall est le plus ancien théâtre encore en opération au New Hampshire. Après un long épisode où il deviendra salle de cinéma, le théâtre renoue avec sa vocation de salle polyvalente. L’endroit de 900 places se prête à merveille à des productions de théâtre, d’humour, de concert symphonique, et d’opéras. Il est notamment retenu par des artistes de calibre international désireux de renouer avec l’intimité d’un public restreint. Ainsi, à guichet fermé, il va sans dire, des artistes comme Diana Krall, Joan Armatrading, Graham Nash et Tony Bennet, ont foulé récemment la petite scène de 22 pieds de large, plus proche que jamais de leur fans. À quelques pas du Music Hall, une autre salle, plus petite, et gérée par la même entreprise, The Loft, complète l’offre culturelle sur scène et propose des rencontres avec des écrivains, des spectacles de la relève et des projections cinématographique inédites.
Le Centre Discover Portsmouth est plus qu’un simple centre d’information culturelle, il est aussi une galerie d’art valorisant les peintres locaux qui ont marqué la vie artistique de Portsmouth mais prête aussi ses murs à des expositions d’artistes plus contemporains. Le centre est également le point de départ d’un tour de ville guidé.
Avec vue en plongée sur l’activité portuaire de Portsmouth, le Moffatt-Ladd House & Garden a été construit par un marchand du nom de John Moffatt en 1760-1762 et a été habité par ses descendants jusqu’en 1912, année où l’endroit est devenu un musée. Un signataire de la déclaration d’indépendance, William Whipple y a vécu avec sa femme Katharine Moffatt pendant la révolution américaine. Une visite guidée nous fait découvrir le manoir, un jardin remarquable, les dépendances et les ateliers.
Music Hall, 28 Chestnut Street, www.themusichall.org
Discover Portsmouth Center 10 Middle Street http://portsmouthhistory.org
Moffatt-Ladd House, 154 Market Street, www.moffattladd.org
Shopping
Si vous préférez les grandes chaînes, il vaut mieux opter pour les outlets de Kittery juste au nord de Portsmouth, où 200 commerces à bannière proposent leurs marchandises à prix d’entrepôt. Autrement, si vous affectionnez les produits uniques et authentiques, vous trouverez certainement à Portsmouth l’objet désiré parmi les boutiques de vêtements et de bijoux, les galeries d’art et les antiquaires, les commerces de jouets et de souvenirs.
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Plus du quart de sa population a des racines canadiennes-françaises, le plus fort taux parmi les États américains. Les patronymes québécois francophones y sont légion et l’affichage commercial souvent en fait foi comme ces raisons sociales improbables chez nous, les Tim Savard Plumbing, les Ryan Gagnon Chimney Cleaning ou autres L.L. Cote Sports Center…
Remerciements
Nous tenons à remercier l’hôtel Fairfield Inn de la chaîne Marriott, un hôtel tout confort à quelques minutes du centre de Portsmouth, pour nous avoir reçus. Nous tenons à remercier également la Chambre de commerce de Portsmouth pour avoir facilité notre séjour et nous avoir mis en contact avec les principaux acteurs de la vie touristique locale.
Fairfield Inn by Marriot Porstmouth-Seacoast www.fairfieldinn.com
Greater Portsmouth Chamber of Commerce www.portsmouthchamber.org
De Montréal, il faut compter près de 5 heures de route, environ 450 km par l’autoroute 10 Est, puis la 55 Sud ; aux Etats-Unis la Interstate 91, puis la 93, la route 101, et enfin la 95 Nord, pour rejoindre ce que le magazine Forbes a consacré « l’une des plus jolies villes des Etats-Unis ».

PHOTOS CHINESE HISTORICAL SOCIETY OF AMERICA
Terre promise pour les aventuriers de la planète en quête d’un avenir meilleur, San Francisco est un monument d’histoire empreint de la culture de ses peuples fondateurs. Un bouillon de culture avec ses différents quartiers bien typés. Le Chinatown est parmi les plus intéressants hors du continent asiatique et le plus ancien en Amérique.
Le rêve californien
Les premiers arrivants en provenance de l’Empire céleste ont abordé la côte californienne en 1848, rompus aux promesses des gisements aurifères de la région. La population se stabilise autour de 170 000 aujourd’hui, ce qui représente 20 % de la population de la ville estimée à 865 000 en 2014 par le US Census Bureau. Longtemps connue comme abritant le plus gros Chinatown en Amérique, San Francisco cède l’honneur depuis récemment à la ville de New York. Signe de l’ascension de la diaspora chinoise en Californie, le maire actuel, Ed Lee, est d’origine chinoise.
Vie quotidienne en 2016
On estime à environ 15 000 la population qui réside actuellement dans le quartier chinois proprement dit, pour la plupart des personnes âgées, inconditionnelles à leurs habitudes sociales et alimentaires dans ce petit périmètre d’un kilomètre carré. Les loyers y sont élevés, plusieurs appartements n’ont qu’une seule pièce, 10 pieds par 10 pieds, toilettes communes à l’étage. Couleur locale : il n’est pas rare de voir sur le rebord des fenêtres un alignement de poissons ou de piments à sécher au soleil. Ou d’entendre le cliquetis des pièces de mahjong s’entrechoquant les unes contre les autres.
Encore aujourd’hui, on peut vivre ici exclusivement des ressources du quartier, commerces alimentaires à profusion, temples, écoles, institutions culturelles, établissements de santé. Mais l’exode progresse : les nouvelles générations se déplacent vers le centre-ville ou le quartier des affaires, quand ce n’est pas vers la mecque des hautes technologies, Silicon Valley. « Je suis née ici en 1945 », nous apprend la sympathique Gimmy, notre guide d’origine chinoise, en désignant le Chinese Hospital en poste depuis plus de 100 ans. « Ma mère et moi-même n’habitons plus dans le quartier », ajoute-t-elle.
Une lutte de tous les instants
Les rues, les allées étroites, les bâtiments, tout témoigne de l’histoire en dents de scie de ce quartier de San Francisco. Le tremblement de terre de 1906 fut une perte quasi totale pour la communauté chinoise, une lutte de tous les instants pour rebâtir le quartier au même endroit. Quand le feu vert fut donné pour la reconstruction, on décida d’en faire une attraction touristique en plus de rebâtir le quartier résidentiel et commercial. Les devantures en forme de pagode, les lampadaires stylisés à l’orientale, la profusion de lanternes colorées et l’omniprésence d’enseignes aux signes indéchiffrables, autant d’images non équivoques de l’identité du quartier.
Pacotille, œuvres d’art et dumplings
On entre officiellement dans le Chinatown par l’élégante porte en forme de pagode, érigée à la limite du quartier des affaires sur la rue Bush. Orné de dragons, de poissons et de foo dogs, ces chiens sacrés gardiens des temples en Asie, ce monument est un cadeau du gouvernement de Taïwan en 1969. La porte ouvre l’accès sur la rue Grant, la colonne vertébrale du quartier et le centre de la vie commerciale. Elle déroule son défilé de petits commerces, d’imprimeries locales, de bazars de bijoux, d’objets en jade et de tuniques de soie. Il y a de tout, de la pacotille aux beaux objets d’art. On y croise des temples bouddhistes nichés à l’étage, des musiciens de rue, des vendeurs ambulants et de nombreux restaurants populaires, plusieurs spécialisés dans les nouilles, les dumplings et les dim sum, réputés pas chers, qui font le ravissement des travailleurs du centre-ville à l’heure du midi.
Des ruelles chargées d’histoire
Pour sortir des sentiers touristiques, il faut emprunter la rue Stockton, parallèle à Grant. On y voit les résidants faire leurs courses alimentaires, médicinales et vestimentaires. Les narines sont assaillies par les parfums d’encens mêlés à ceux d’épices et herbes vendus à ciel ouvert. L’œil occidental sera dérouté par les coupes inhabituelles des boucheries, les pattes de poulet et les entrailles de porc étalées au grand jour.
On capte l’essence de la vie à la chinoise en osant les petites ruelles. La Ross Alley, la plus ancienne, autrefois bordée de maisons de jeu, de fumeries et de bordels, vous fera notamment découvrir les artisans du Golden Gate Fortune Cookie Factory. La Spofford Lane, un bloc au sud, vous plongera au cœur de l’histoire, puisque ce fut le quartier de résidence de Sun Yat Sen, considéré comme le père de la révolution chinoise au début du XXe siècle. Une statue a été érigée à sa mémoire un peu plus loin au St Mary’s Square. On appréciera le défilé de balcons colorés de la place Waverley et les vêtements frais lavés, offerts au soleil du jour, suspendus aux grilles des sorties de secours, au-dessus des ruelles.
Dormir et manger chez les Italiens
On préférera peut-être les petits hôtels de North Beach, le quartier italien mitoyen au Chinatown, au Hilton du quartier chinois. Jolies terrasses et avenues colorées sont à l’image d’un autre important peuple fondateur de San Francisco, les Italiens. Le San Remo Hotel (sanremohotel.com), plus que centenaire, a le charme suranné des vieilles pensions victoriennes. Son réputé restaurant Fior d’Italia (fior.com) vous changera après une journée de chinoiseries avec son splendide osso buco à la milanaise ou un authentique risotto à la piémontaise. À moins qu’on préfère l’imprenable vue sur le Fisherman’s Wharf et le Golden Gate Bridge du restaurant Alioto’s (aliotos.com) qui sert le meilleur clam chowder en ville et cuisine soles et crevettes de la baie de San Francisco. Le restaurant Cioppino’s (cioppinosf.com) vous ravira avec sa classique et copieuse bouillabaisse à l’italienne, avec plusieurs variétés de fruits de mer, accompagnée de grandes tranches de pain à l’ail.
Inestimables partenaires
Le Wok Wiz walking tours vous propose une visite du quartier (de 10h à 13h) couplée d’un lunch à l’Oriental Pearl Restaurant et son menu spécial à doux prix : dumplings farcis, nouilles et rouleaux variés. Savoureux, paisible et très accueillant. wokwiz.com
La Chinese Historical Society of America (CHSA) Museum, la plus ancienne en Amérique, pour l’histoire, les costumes, les fabuleuses photos d’époque. chsa.org
Le San Francisco Travel, une mine d’informations, des cartes et des plans.
sanfrancisco.travel
Le service Hop On Hop Off du City Sightseeing San Francisco, un formidable réseau d’autobus. city-sightseeing.us Le CityPASS et son accès au réseau de transport, incluant les fabuleux tramways qui s’accrochent comme des lézards aux flancs escarpés des rues. citypass.com

PHOTOS DESTINATION SALEM
Source d’inspiration de moult films, romans, ouvrages historiques, pièces de théâtre et autres séries télévisées, on associe facilement la ville avec le retentissant procès des Sorcières de Salem, un épisode fameux intimement lié à l’histoire coloniale des États-Unis, en 1692, dans l’État du Massachusetts.
On ne peut ignorer bien entendu cette tragédie qui a coûté la vie à 20 personnes accusées de sorcellerie (14 femmes mais aussi 6 hommes), et qui suscite encore les passions. Et si quelques sites, musées et lieux publics en font dignement la commémoration, trop de boutiques de potions et de baguettes magiques, de t-shirts à l’effigie de sorcières et de consultations de voyance en banalisent la solennité.
Malgré tout, voici que l’endroit se révèle être une des plus jolies villes littorales de la Nouvelle-Angleterrre, avec ses musées et ses résidences magnifiques, ses restaurants et ses cafés, son port de mer historique.
Voici notre choix de bonnes adresses :
Salem Witch Trials Memorial
Rue Liberty
salemweb.com/memorial
Ce vaste espace public extérieur commémoratif, est situé à 2 pas de l’endroit même où eurent lieu les exécutions des victimes, dites « les Sorcières de Salem ». 20 pierres gravées à leur mémoire sont installées dans un jardin fleuri et ombragé, rendant ainsi hommage à autant d’innocentes personnes. Une réflexion sur la peur et la superstition, l’intolérance et l’ignorance, et la méfiance envers un système pénal qui a échoué à les protéger.
Salem Witch Museum
19 ½ N Washington Square
salemwitchmuseum.com

Reconstitution spectaculaire de la fameuse chasse aux sorcières de 1692. Les débuts, le procès, les exécutions. La présentation se base sur les documents réels du procès. Le visiteur pourra alors revivre ce drame à travers 13 tableaux grandeur nature. La narration se fait en anglais mais également en français, en allemand, en japonais et autres langues, à l’aide d’un audioguide. Sur le même thème, le Witch House (witchhouse.info), le Witch Dungeon Museum (witchdungeon.com), et le Salem Wax Museum of Witches and Seafarers (salemwaxmuseum.com).
Essex Peabody Museum
Coin Essex et New Liberty
pem.org
Ce musée de classe internationale en plein coeur de la ville ne contient pas moins de 1,8 million d’objets répartis en de multiples galeries thématiques. Fondé par les marchands maritimes de Salem en 1799, le musée abrite une extraordinaire collection d’objets d’art et de culture d’Amérique du Nord, de Chine, du Japon et de l’Inde, fruits d’échanges commerciaux engagés sur une période de 200 ans. La pièce de résistance, toutefois, est la visite de la Maison chinoise, une authentique résidence de 16 pièces qui date de 200 ans, habitée par la même famille pendant huit générations, débâtie puis transportée de Chine pièce par pièce pour être reconstruite intégralement dans le musée.
House of Seven Gables
115 Derby St.
7gables.org
Pour découvrir les secrets de la Maison au sept pignons (House of the Seven Gables) qui a inspiré le romancier Nathaniel Hawthorne. Le prix d’entrée comprend une visite au lieu de naissance de l’auteur et ses magnifiques jardins.
Historic New England’s Phillips House
34 Chestnut St.
historicnewengland.org
Visite dans la maison d’une des familles les plus riches de Salem autour de 1900. Les habitudes quotidiennes, le service des domestiques, le menu dominicial, et aussi une imposante collection d’automobiles, sur la plus jolie rue résidentielle de Salem.
Salem Maritime and National Historic Site
nps.gov.sama
Une promenade dans ce parc national qui cherche à préserver l’âme d’un des principaux ports de commerce mondiaux à l’époque. On y découvre une histoire fascinante autour des quais, des bâtiments administratifs, des entrepôts qui servaient à conserver les épices, le café et le thé, les soies et l’ivoire, et d’une réplique du bateau Friendship, un vaisseau marchand construit en 1797 et qui a marqué l’histoire de Salem.
Où manger
On peut se familiariser avec l’offre alimentaire de Salem en participant à un tour guidé offert par Salem Food Tours (salemfoodtours.com). Bien que tous les types de cuisine soient représentés à Salem, mieux vaut opter pour les poissons et les fruits de mer, l’océan voisin étant garant de leur fraîcheur. Nous avons suivi les recommandations du bureau de tourisme local: Turner’s Seafood at Lyceum Hall Une authentique cuisine de la Nouvelle-Angleterre, des prises du jour et un marché aux poissons (43 Church St. turners-seafood.com). Finz Seafood and Grill Une belle grande terrasse qui donne sur le port de Salem. Menu tout poisson mais aussi steak et poulet. Le raw bar est particulièrement prisé (76 Wharf St. finzseafood.com). Adriatic Restaurant & Bar Un restaurant de cuisine méditerrannéenne avec poisson frais du marché, pâtes fraîches et pizzas four à bois. Belle carte des vins (155 Washington St adriaticrestaurantandbar.com). Sea Level Oyster Bar and Kitchen Un endroit très couru sur Pickering Wharf avec vue imprenable sur le port de Salem. Plateau de fruits de mer et poisson grillé, mais aussi pizza et un très grand choix de bières (94 Wharf St. sealeveloysterbar.com).
Hôtel Hawthorne
18 Washington Square W.
hawthornehotel.com
Plusieurs hôtels accueillent les visiteurs à Salem. Celui que nous avons retenu est au cœur de la vie culturelle et historique de la ville, à distance de marche de toutes les activités. Cet hôtel de 93 chambres d’une grande élégance, construit en 1925, a eu comme clients le président George Bush, Betty Davis et Tony Bennett. Deux bonnes tables y accueillent les invités : The Tavern on the Green propose un menu café américain de grande qualité alors que le Nat’s offre un environnement à l’européenne avec une grande variété de fromages, le steak frites, le canard rôti et la crème brûlée.

Il faut compter environ 5 heures de route pour se rendre à Salem. Par l’autoroute 10, la 35, puis la Interstate 89 une fois franchie la frontière. On emprunte la Interstate 93 à la hauteur de Concord, puis la Interstate 95 et enfin la 114 qui nous mène au centre-ville.
Remerciements
Nous tenons à remercier Destination Salem (Salem.org) pour avoir facilité notre séjour et nous avoir mis en contact avec les principaux acteurs de la vie touristique locale. L’hébergement a été généreusement offert par l’hôtel Hawthorne et plusieurs restaurants nous ont reçus à titre gracieux.

Le voyageur authentique n’a pas toujours besoin d’une offre touristique effrénée pour l’épater. La plénitude, souvent, est dans le charme et dans la simplicité des lieux. Nous l’avons trouvée à Notre-Dame-du-Portage.
Bien sûr, on est ici en lien étroit avec la sincérité de l’accueil, la recherche de l’authenticité, un hébergement de qualité, et une table à l’avenant. Notre-Dame-du-Portage n’est qu’une bourgade de 1 200 habitants à peine, mais au coeur si grand. Cette petite localité, qui au demeurant fait partie de l’Association des plus beaux villages du Québec, est une destination de villégiature recherchée où règne une belle harmonie entre le patrimoine, la gastronomie et la beauté naturelle des lieux.
Le fleuve ou la mer?
Nous sommes là où le fleuve perd doucement son nom et prétend à de plus grandes ambitions. L’air salin à l’odeur iodée qui titille les sinus nous le confirme. Un parc linéaire de près de 10 kilomètres avec des aires de repos municipales aménagées à ses extrémités longe le plein littoral du village. Il est loisible de s’y promener, mais attention, il faut se munir de robustes chaussures pour se protéger des pierres suintantes aux arêtes effilées si l’on veut un tant soit peu parcourir ce bord de mer rocheux en toute quiétude. Lieu d’observation de jolies demeures côtières, mais aussi de couchers de soleil que l’on dit parmi les plus beaux de la planète; à vérifier, bien sûr, comme toute affirmation partisane. Mais ce que j’ai vu, ou plutôt vécu, est un ahurissant feu de couleurs qui embrasait un ciel d’une beauté innommable.
La table
Tous les gastronomes voudront épouser la chef Thérèse Vaillancourt qui officie aux cuisines de l’auberge du Portage, elle qui réussit si bien le ris de veau. Poêlé, le ris est légèrement parfumé au caramel de pomme et au caramel de vin rouge, accompagné de magnifiques pleurotes de culture locale. Un tribut à ce délicat abat qu’il est trop facile de rater par une préparation inappropriée ou une cuisson inadéquate. Autre hommage aux produits locaux, le carré d’agneau de Kamouraska et ses petits légumes cultivés à même le jardin bio de l’auberge est assurément une valeur phare au menu. Sur le plancher, un personnel courtois s’active à maintenir un service affable et précis sous la douce lumière de fin de journée qui inonde la belle salle à manger avec vue sur la mer. L’auberge est aussi reconnue pour ses brunchs aux saveurs régionales.
Jamais je ne mangerai de boudin noir autre que celui provenant de St-Alexandre, avec tombée de poireaux et compote de bleuets infusée au thé du Labrador, que l’on m’a servi à l’autre destination gastronomique du village, l’Auberge sur mer. Exquis, parce que je ne puis trouver de mots plus puissants pour le décrire. Un tableau que l’on accrocherait volontiers à la galerie des meilleures entrées de tous les temps. Toujours en état de choc, je suis confronté à une bisque de homard divine, suivi d’une cuisse de lapin confite sauce aux prunes. Il y a des moments pas faciles dans la vie… La cuisine est signée par les deux jeunes chefs trentenaires Véronique Lapointe et Sophie Rioux. Le personnel de service est d’une grande gentillesse et répondra à toutes vos interrogations d’ordre culinaire ou vos préoccupations d’accords de mets et de vins.
Idée lumineuse s’il en est une, le presbytère de la splendide église Notre-Dame-du-Portage cède sa cuisine à une jeune entrepreneure qui y opère un café avec cuisine végétalienne, joliment appelé La Bette à Cath. Jus frais, smoothies, salade et sandwich gourmand, brunch et excellent café. Belle salle à manger et une terrasse donnant sur la mer. Les fidèles s’y sustentent après les offices mais aussi les touristes qui y trouvent non sans raison un caractère d’authenticité. En plus, cela permet à la fabrique d’amasser quelques deniers pour pourvoir à la restauration des propriétés paroissiales.
L’église
Au cœur du village, une fière et solide construction de pierres, témoin de milliers de baptêmes, de mariages et de funérailles depuis 150 ans. L’église, le presbytère (lieu de tournage pour la série télévisée Cormoran), le cimetière, l’école du village, tout est là. On peut visiter l’église en tout temps car les portes du paradis sont, bien entendu, toujours ouvertes. Intéressant chemin de croix datant de 1906 et orgue Casavant.
L’hébergement
À part les gîtes, toute la proposition repose essentiellement sur deux auberges dans des maisons historiques, lesquelles abritent aussi les deux très bonnes tables citées plus haut.
L’Auberge du Portage est un lieu de villégiature complet fortement axé sur les services de son centre de santé. La piscine, le spa, le hammam, les salles de balnéothérapie, d’hydrothérapie et de massothérapie, et l’espace soins du corps y sont si présents qu’on trouverait peu opportun de ne pas y endosser l’uniforme de circonstance, soit le peignoir blanc, toute la journée, même au petit déjeuner. L’endroit propose aussi des sorties en kayaks, des sentiers pédestres, un tennis et le prêt de bicyclettes.
L’Auberge sur Mer est une centenaire qui propose des chambres en son bâtiment principal avec tout le charme du début du siècle dernier mais aussi des unités d’hébergement contigus plus modernes d’une grande sobriété, tout de blanc et d’aqua, rappelant les motels proprets de la Nouvelle-Angleterre avec vue sur l’immensité du fleuve. On peut y emprunter des bicyclettes pour découvrir en toute quiétude les beautés du charmant village de Notre-Dame-du-Portage, ou profiter d’une excursion sur les belles îles du Saint-Laurent. Le bâtiment principal comprend 18 chambres, le motel 37 unités. Il est aussi possible de louer un petit chalet.
L’École de l’Anse
L’École de l’Anse est une ancienne école de rang située à l’entrée est de Notre-Dame-du-Portage sur la Route des Navigateurs. Sa restauration a mérité le prix du patrimoine 2014 de la MRC de Rivière-du-Loup. L’endroit est polyvalent et on y accueille des conférences, des concerts et des expositions de cartes géographiques et de photos anciennes. L'École de l'Anse est aussi le lieu de rendez-vous pour le géorallye sur la route du fleuve.
La piscine
La plus grande piscine extérieure d’eau salée de la région est au cœur du village, proche du grand quai, aux abords du fleuve Saint-Laurent. Grâce à sa clôture parsemée de baies vitrées, les baigneurs ont la chance d’admirer le magnifique paysage. Ce qui en fait l’originalité est qu’elle contient de l’eau salée du fleuve, chauffée.
aubergeduportage.qc.ca
aubergesurmer.ca
fr-ca.facebook.com/LaBetteNDDP/
notredameduportage.org
PHOTOS LE JOURNAL D’OUTREMONT ET FOGO INN

Des pêcheurs portugais au 16e siècle avaient baptisé l’endroit Fogo, « feu » en français, en raison des nombreux foyers entretenus sur les berges de l’île – et visibles des bateaux – par les Béothuks, le peuple résident de langue algonquine. Plus tard, en 1764, on lira Isle de fougue sur une carte géographique établie par les Français, l’une des premières nations européennes à s’adonner à la pêche migratoire sur les côtes de Terre-Neuve.
Aujourd’hui, l’île Fogo (Fogo Island) compte un peu moins de 2400 habitants disséminés entre 11 communities (villages) sur un territoire qui ne fait que 25 kilomètres sur 14, au large des côtes de Terre-Neuve. De souche anglaise ou irlandaise bien affirmée – notamment à Tilting Harbour où l’on parle un dialecte inchangé depuis des siècles – la population conserve un fort attachement à sa culture et à ses coutumes.
Une visite sur l’île Fogo témoigne d’une longue histoire intimement reliée à l’industrie de la pêche où, traditionnellement, toutes les familles se livraient à une pêche à la morue alors abondante ; une ressource, pendant des siècles, que l’ont cru inépuisable. Après un effondrement des captures dans les années 1980, puis l’imposition d’un moratoire en 1992, plusieurs ont abandonné le métier ou se sont tournés vers la pêche au crabe et à la crevette. Des petits quotas de pêche commerciaux seront néanmoins accordés à des résidents de l’île dont certains valorisent aujourd’hui la pêche à la ligne.
Chaque village a ses petites maisons de bois, modestes et colorées, de solides habitations de pêcheurs qui résistent aux vents impétueux des courants océaniques du Labrador, construites parfois sur des contorsions rocheuses façonnées par le temps et les mouvements géologiques. On y maintient les activités portuaires pour accueillir les bateaux et leur chargement et on y voit encore de ces cabanes rudimentaires pour l’évidage et le salage de la morue, et des vigneaux pour le séchage ; un savoir-faire qui rappelle des siècles de pêche ancestrale. En toile de fond, une mer sauvage; avec un peu de chance on y aperçoit une baleine, un phoque, voire un iceberg.
Une rose parmi les ronces
C’est au milieu de cette beauté farouche que se dresse une structure hôtelière d’une spectaculaire modernité, le Fogo Inn. L’auberge est érigée sur les berges rocheuses des eaux glacées de l’Atlantique nord sur une partie de l’île totalement dénuée d’arbres, dans le village de Jo Batt’s Arm.
Cet endroit unique a fait l’objet de nombreux articles élogieux dans les magazines de voyages et d’architecture, pour la qualité de l’hébergement et l’excellence de sa table, pour sa construction défiant toutes les conventions de l’architecture hôtelière, et pour l’heureux métissage contemporain et traditionnel de ses aménagements intérieurs. Peut-être aussi pour le luxe invraisemblable d’un tel établissement dans une région aussi isolée.
Mais on y souligne toujours le modèle hors de l’ordinaire de complicité entre les affaires et la solidarité sociale par la fondation Shorefast, un organisme de bienfaisance qui s’emploie à renforcer l’économie locale et préserver la culture de l’île Fogo. La fondation fonctionne comme une entreprise sociale, ce qui signifie qu’elle utilise les moyens d’affaires pour atteindre les objectifs sociaux. Entre autres, le développement d’une industrie de géotourisme avec la construction de l’auberge, l’établissement de lieux pour artistes en résidence disséminés sur l’île et ainsi encourager la pratique artistique contemporaine, et le développement d’un programme pour rechercher de nouvelles façons de soigner la santé des océans et de protéger les moyens de subsistance des personnes dont la culture est liée à la mer.
La maître-d’œuvre de tout ça est Zita Cob, une fougeuse cinquantenaire qui a fait fortune dans une entreprise de fibre optique en Californie, et qui a décidé de réinvestir dans la communauté de l’île qui l'a vue naître. Et qui a certainement hérité des ardeurs de ses ancêtres qui, il y a 300 ans s’installèrent sur cette terre de roches et de glace, là où les premiers bourgeons d'une végétation basse et rustique ne se pointent qu'à la fin de mai.
L’hôtel de 29 chambres et de quatre suites emploie autour de 80 personnes, des gens de la communauté pour la grande majorité, à l’accueil et à la gestion des opérations, au service de guide et de navette entre l’aéroport et l’hôtel, à l’entretien ménager, aux cuisines, au service aux tables et à la symphatique petite boulangerie attenante. Tout le mobilier est fabriqué par des ouvriers locaux dans des ateliers construits par la fondation Shorefast dans le village même. Même les magnifiques courtepointes colorées sont fabriquées par des artisanes de l’île, perpétuant ainsi une activité ancestrale.
Un tel endroit n’est pas ouvert à toutes les bourses et le prix d’une seule nuitée commence à 1675 $. Mais pour ceux qui peuvent se le permettre, voici une occasion de découvrir un coin du monde unique et un hôtel d’exception désigné dans le magazine Travel and Leisure Magazine comme étant l’un des « meilleurs au monde ».
Pour se rendre à Fogo Island en provenance de Montréal, il faut prendre un vol vers Gander (Terre-Neuve) avec correspondance à Halifax. Puis il faut compter une heure vingt minutes en auto (un service que peut fournir l’hôtel le cas échéant) jusqu’au traversier qui mène à l’île (durée 40 minutes). Pour se rendre à l’hôtel qui est à l’extrémité nord de l’île, il faut compter un second trajet en automobile d’environ 20 minutes.

PHOTOS COURTOISIE DES HOTELS ET DES ÎLES ET LE JOURNAL D’OUTREMONT
À l’ombre des manguiers, des fromagers et des flamboyants, un ti-punch à la main, voici venir le temps des grandes décisions. Une sortie en plongée à Bouillante ? Une tournée des rhumeries ou une visite au musée du chocolat ? Une excursion à la Soufrière ou une virée vers Pointe-des-Châteaux ? En quête des meilleures tables, un circuit gastronomique ? Ou simplement livrer son corps aux rayons cuisants sur les sables blonds de Sainte-Anne ou de Saint-François ?
Toutes ces propositions sont bonnes sous le soleil sucré de la Guadeloupe, un territoire français d’outre-mer sous forme d’archipel dans la mer des Caraïbes, quatre fois plus petit en superficie que l’Île-du-Prince-Édouard, la plus petite province canadienne, et une population moindre que celle de la Ville de Laval ! Avec néanmoins quelques cocotiers en plus…
En une petite semaine seulement, que votre pied-à-terre soit à Gosier, à Saint-François, ou à Deshaies, au volant d’une Peugeot 308 en location, sur les chemins en lacets qui traversent les parcs et les forêts comme sur les jolies routes qui longent la mer où la conduite automobile est agréable et facile pour un étranger, vous pourrez rayonner dans toutes les directions vers les activités de votre choix. Et faire le tour des deux îles majeures (Basse-Terre et Grande-Terre) qui, vues du ciel, se déploient comme les ailes d’un papillon, croisant villages de pêcheurs, bananeraies et de grandes étendues de culture de canne à sucre. Un agenda bien tenu vous permettra même de vous payer une excursion sur l’une des îles satellites de Marie-Galante, les Saintes ou La Désirade. Pour prendre le pouls de cet archipel tropical grouillant de vie, nous avons retenu quelques adresses.
La Rhumerie Reimonenq
Il y a plusieurs distilleries à visiter en Guadeloupe (Longuetau, Bologne, Damoiseau, entres autres). Nous avons choisi la rhumerie Raimonenq. Nous y sommes allés il y a 20 ans et nous y retournons car ici se fabrique peut-être l’un des meilleurs rhums des Antilles. Or, il n’est plus possible d’en visiter les installations de fabrication. Par contre l’endroit est doublé d’un fort intéressant musée du rhum et d’une collection phénoménale de papillons et d’insectes tropicaux. Dégustation de rhum et achat sur place, moins cher qu’au duty free de l’aéroport ! (Rhumerie Reimonenq, Sainte-Rose, rhum-reimonenq-musee.com)
Le marché nocturne de Gosier
Perché en hauteur et surplombant la mer, le grand marché nocturne de Gosier du vendredi soir est charmant avec ses étals d’épices et de boissons à base de rhum, ses paniers et ses bijoux, mais aussi ses beaux fruits locaux et ses plats à emporter. Nous avons aimé le comptoir de mets indiens (l’influence indienne sur la cuisine locale y est très marquée) où se déclinent bhajis, poulet tandoori, poulet tika, riz au citron et cari, et autres pains naan que l’on apporte tout chaud à l’hôtel et que l’on déguste sur le balcon de la chambre. (Le marché nocturne de Gosier, Le Gosier, tous les vendredis soir dès 17h00)
La Maison du Cacao
Un centre initiatique de la découverte du cacao par des panneaux didactiques dans un petit jardin tropical qui révèle tous les secrets de la culture, de la transformation et de fabrication du chocolat. Une visite qui se clôture par une dégustation de chocolat en liquide et en solide agréablement animée. Possibilité d’achats de produits sur place. (La Maison du Cacao, Pointe Noire, maisonducacao.fr)
Les Saintes
Grâce à leur isolement qui a duré des siècles, les îles des Saintes ont conservé un caractère unique, si ce n’est que l’archipel est habité principalement par les descendants des colons venus de Normandie et de Bretagne. Il est possible de n’y passer que la journée, de profiter de plages invitantes, de restaurants de bord de mer et d’une visite au Fort Napoléon, qui offre une vue sur l’une des plus belles baies au monde. Il y a peu d’automobiles sur l’île et les visiteurs s’y déplacent à pied, en scooter ou en voiturette de golf. (les-saintes.com)
Quelques restaurants
Des restaurants, il y en a des centaines. Des parfums de l’inde, des saveurs d’Afrique et d’Europe, la cuisine locale est un peu tout ça. Incontournable, les accras, le colombo de poulet, le boudin créole, le crabe farci. Souvent les chefs revisitent les classiques et en font une cuisine dite « évolutive ».
Le Zawag. Féroce d’avocats aux crevettes sauce créole, escalope de foie gras poêlé à la fleur de sel, pavé de daurade au beurre blanc, filets de vivaneau, langoustes, queues de ouassous flambés au rhum vieux et grillades dans une grande salle rafraîchie par la brise marine, adossée aux rochers coraliens. (Le Zawag, Hôtel La Créole et Spa, Le Gosier, creolebeach.com)
Le Ti-Maki. Spécialités de îles françaises. Servi sur une ardoise, une superbe darne de Marlin à la plancha sauce gingembre et citron. Aussi ouassous flambés, aile de raie sauce maracudja et colombo d’espadon, tout de fraîcheur et de parfums exotiques. Superbe tiramisu au rhum vieux. Il vaut mieux réserver une journée à l’avance. (Le Ti-Maki, Le Gosier, https://fr-ca.facebook.com/LeTiMaki/)
Le Panga. Un seul choix au menu, poisson, langoustes ou viande, avec fruits et légumes tropicaux. On doit réserver car on donne priorité aux clients de l’auberge et il n’y a qu’une dizaine de tables. Vue imprenable sur l’archipel des Saintes, au cœur d’un jardin tropical luxuriant. Une cuisine exquise par un jeune chef belge formé en France, dans un décor de rêve. (Le Panga, Le Jardin Malanga,Trois Rivières jardinmalanga.com)
La Rhumerie du Pirate. Tous les classiques de la cuisine créole revisités au goût du chef avec un souci certain pour la fraîcheur des produits. Après tout le chef est fils de pêcheur ! Accras de morue, lambis, crabes farcis, boudin créole, poulpes et crevettes relevés d’un subtil parfum d’épices. Un sorbet à la noix de coco qui laisse un souvenir impérissable. Collection d’une centaine de rhums. (La Rhumerie du Pirate, Route de la pointe des Châteaux, larhumeriedupirate.com)
Hébergements
Hôtels, auberges champêtres, gîtes, Airbnb, tous les types d’hébergements sont possibles. Le journal d’Outremont a été accueilli par la chaîne hôtelière indépendante Des Hôtels et de îles (deshotelsetdesiles.com). Les deux établissements hôteliers mentionnés ci-après en font partie.
La Créole Beach et Spa. Pour qui aime la formule tout inclus sur un site magnifique avec bord de mer privé, piscine, bar avec spectacles, activités nautiques, sortie en excursion, l’endroit est idéal. Hôtel quatre étoiles avec chambres tout confort, buffet de qualité (Restaurant La Route des Épices) pour le petit-déjeuner et le souper. Restaurant gastronomique (Le Zawag) pour le midi et le soir. Au cœur du Gosier, une petite ville animée sur Grande-Terre à moins de dix kilomètres de l’aéroport de Pointe-à-Pitre. (Hôtel La Créole Beach et Spa, Le Gosier, creolebeach.com)
Le Jardin Malanga. Dans un tout autre registre, Le Jardin Malanga offre une expérience hôtelière fort singulière. 9 chambres seulement, dont trois dans une maison coloniale datant de 1927 et 6 autres en pavillon, l’auberge est nichée sur les flancs d’un ancien volcan dans un jardin tropical avec vue imprenable sur les îles Saintes. Un cadre exceptionnel, une table remarquable. Sur Basse-Terre, à quelques minutes de La Soufrière, de la chute du Carbet, et de l’accès au ferry pour l’archipel des Saintes. (Le Jardin Malanga, Trois Rivières, jardinmalanga.com)

PHOTOS COURTOISIE
Ils ne sont ni Relais ni Châteaux, mais ils perpétuent un art de vivre que l’on ne retrouve que dans les meilleurs établissements hôteliers. De grandes chambres baignées de lumière, de vastes salles de bains, une table remarquable, et tout le charme et l’hospitalité des grandes demeures. Ils sont les gardiens d’une tradition, celle des hôtels indépendants des Laurentides.
Le Journal d’Outremont a visité trois lieux de pur enchantement, de type « champêtre chic » (nous risquons ce néologisme), où le matériau noble, de bois, de pierre ou d’acier, ajoute cachet et chaleur aux lignes parfois contemporaines, parfois rustiques. Les trois sont dotés de spa attenant, offrant soins et massages, piscines et bains tourbillons extérieurs 4 saisons.
39, boul. Fridolin-Simard, Estérel 1 888 378-3735 esterel.com
Par le chemin verdoyant qui mène de Ste-Adèle à Estérel nous franchissons les anciennes terres du baron Empain, un richissime homme d’affaires belge qui a acheté plus 17 000 acres de terre autour du lac Masson, avant la seconde grande Guerre. En quelque sorte, l’hôtel Estérel Resort lui rend hommage en adoptant le nom duquel il avait baptisé son immense domaine.
L’hôtel, en deux parties reliées, Émotion et Évolution, offre respectivement 105 et 95 suites tout confort avec cuisinette, lit King et literie de choix, foyer, grande salle de bain à robinetterie de luxe, chocolats fins de bienvenue.
C’est à cet endroit où loge le célèbre Bistro à Champlain (d’abord à Ste-Marguerite-du-lac-Masson), connu pour sa cave de réputation internationale ayant appartenu à Champlain Charest, une légende dans le monde du vin au Québec. Mais que cela ne soit pas intimidant ! Un membre de l’équipe de sommelier de l’Estérel proposera gentiment le vin le plus adapté à votre repas et à votre budget à même la fameuse collection de près de 8500 bouteilles (1800 appellations).
Le Bistro à Champlain s’impose comme une halte gastronomique obligée. Un menu dégustation 6 services, par exemple, coûtera 100 $ par personne (70 $ de plus pour un accord mets vin). Belle cuisine de saveurs et de couleurs, l’endroit attire une clientèle parmi une fourchette d’âge étendue ; de très jeunes couples, des gens d’affaires, des gourmands d’expérience. À notre visite, amuse bouche, gravlax, mousse de foie de volaille, pétoncles poêlés, flétan du Québec, magret de canard. Un grand moment de table. D’autres options repas sont aussi offertes : Le Rok (grillade sur pierres chaudes) et le 260 degrés resto-bar pour des repas plus légers. Le petit-déjeuner généreux et tonique démarre bien la journée.
3004, ch. de la Chapelle, Mont-Tremblant 1 866 425-3400 hotelquintessence.com
On pourrait penser que ça fait 100 ans que l’endroit existe mais cet hôtel-boutique 5 étoiles aux 30 luxueuses suites n’est établi que depuis 15 ans à peine, néanmoins construit sur un domaine qui a marqué les début du tourisme sportif aux abords du Lac Tremblant, à deux pas du village Tremblant et de la plus haute montage de ski des Laurentides. Les grandes suites de 700 à 1200 pieds carrés au confort digne des meilleurs hôtels européens – salle de bain à cloison coulissante et plancher chauffant en mosaïque, baignoire « pattes de lion », grande douche plain-pied et produits de toilettes Aveda, chaises et canapés en cuir souple, drap de qualité, petites douceurs chocolatées et foyer de pierres – ne laisseront personne indifférent.
La table maintient le même raffinement. Au menu, crevettes anisées sur épinards, terrine de foie gras sur pain d’épices et magret de canard séché, jarret d’agneau braisé sur légumes racines sauce au vin rouge, et pétoncles sur riz noir aux herbes et épinards. Un repas qui nous fait dire que la vie vaut la peine d’être vécue, dans une salle à manger qui donne sur terrasse, toutes portes françaises ouvertes, le magnifique lac Tremblant en contrebas. Entrées de 9 à 26 $, plats de 28 à 53 $. Adjacent, le winebar promet une sélection de vin au verre, des eaux-de-vie, une diversité de portos et une variété incomparable de scotchs, avec vue sur le cellier de pierre et de fer forgé hébergeant plus de 4000 bouteilles.
246, ch. du Lac Millette Saint-Sauveur 1 800 361-0505 manoir-saint-sauveur.com
Le Manoir Saint-Sauveur n'est pas planté dans une forêt de sapins, d'épinettes noires et de bouleaux blancs, mais sa proximité à la station de ski, l'accès à pied au village éponyme et aux outlets voisins font la joie de plusieurs, si on en juge par le va-et-vient incessant. Déjà, le vaste hall d’entrée donne le ton. On peut du coup apprécier l’ampleur des lieux : ascenseurs de verre qui mènent aux étages supérieurs, aires de restauration et grand bar-salon, chambre froide de vieillissement où reposent de magnifiques pièces de viande, détours qui nous mènent soit au spa et aux piscines intérieure et extérieure, ou aux grandes salles pour mariages et congrès.
Avec 250 chambres et suites, le Manoir Saint-Sauveur est l'un des plus grands hôtels des Laurentides. Réparties en six pavillons, les chambres ont été conçues comme des lieux de vie à la fois chaleureux et intimes. La nôtre, toute de lumière et de simplicité, était joliment rehaussée de murs lambrissés de bois de grange. Si l’offre de restauration est multiple, l’accent porte ostensiblement vers le M Steak Moderne, un nouvel espace où le steak vieilli (de 30 à 365 jours) est roi. De la bavette à de 26 $ au Tomahawk à 120 $ (pour deux !), comprenant sauce au poivre, salade et d’exquises frites. La carte, courte, offre aussi tartare, huîtres fraîches, thon rouge et os à moelle. Belle offre de vins choisis et conseils pertinents.
L’auteur de ces lignes a été accueilli par les trois établissements mentionnés dans cet article qui ont eu l’amabilité de couvrir les frais d’hébergement et de repas. La direction du Journal d’Outremont tient à les remercier. Merci également à Tourisme Laurentides (www.laurentides.com) qui a rendu possible la réalisation de ce projet.

PHOTOS : LE JOURNAL D’OUTREMONT
Une curiosité géographique que cette collectivité française d’outre-mer d’un peu plus de 6 000 âmes à moins de 20 kilomètres des côtes de Terre-Neuve dans les eaux de glace de l’Atlantique nord ; 242 km2 de sable, de roches, de tourbières et de petits conifères, dans un climat humide et froid, un caillou à côté de l’immensité canadienne.
L’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon est composé de deux îles principales, Saint-Pierre, la plus petite, 25 km2 seulement, le pôle commercial et touristique ou résident 86 % de la population, et Miquelon, presque 10 fois plus grande, dont la population dépasse à peine 600 habitants.
Au cœur de la ville de Saint-Pierre, les petites maisons de bois colorées sont munies de tambours vitrés à l’entrée, ce qui contribue à l’isolation thermique des lieux – on a déjà enregistré des minima de -20 º en hiver – ; la moyenne estivale oscillant autour de 15 º. Il n’est pas rare d’y apercevoir des icebergs en début d’été.
À partir du moment où l’on pose le sabot sur ce dernier vestige de la Nouvelle-France, tout rappelle qu’on est ici en territoire français : les plaques de rue, les prises électriques, les Peugeot, l’uniforme des gendarmes, les panonceaux de signalisation, l’urbanisme, la gastronomie, les vins, la langue, l’euro et ... l’attitude.
Accueillants et joviaux, les Saint-Pierrais sont fiers de leur identité et le soulignent avec faste, à preuve les célébrations de la Fête nationale où j’ai eu le bonheur d’assister malgré un petit 13 degrés au thermomètre. Au son de l’accordéon, de chansons françaises et de spectacles rock, toute la journée des milliers de participants, dont certainement un nombre non négligeable de touristes, mangent, boivent et discutent. Et plein d’enfants qui participent aux courses et jouent au mini-hockey, s’ils ne sont pas à relever le défi des jeux d’adresses ou à tourner et retourner au carrousel, dans une agréable ambiance de kermesse. Ici le fumet de la paella, plus loin, l’odeur des saucisses grillées, et le vin et la bière qui coulent joyeusement bien entendu. Tous portent la cocarde ou le drapeau tricolore et on se donne rendez-vous pour clore la fête avec le traditionnel feu d’artifice et le bal populaire de fin de soirée à la Place du Général de Gaulle.
Pour apprécier tout le charme et l’authenticité des lieux, on visite la ville de Saint-Pierre à pied, que l’on complète par une excursion en minibus avec un guide qui vous fera « le tour du propriétaire » vers les zones plus rurales tout en partageant avec vous une foule d’anecdotes.
En trois ou quatre jours, Saint-Pierre vous aura révélé quelques-uns de ses plus beaux secrets; il vous en faudra bien autant pour parcourir les nombreux sentiers de randonnées pédestres de Miquelon, si bien sûr le mollet est au rendez-vous.
Où loger
Quatre ou cinq hôtels, un ou deux B&B, l’offre n’est pas immense, il vaut mieux réserver. Nous avons logé à l’Hôtel Robert (hotelrobert.com), tout de charme et de simplicité en bordure du port de Saint-Pierre, ou mouillent bateaux de pêcheurs et autres navires de plaisance.
Où manger
Cinq restaurants et encore là ce n’est pas un luxe que de réserver à l’avance surtout en période touristique. La Crêperie du Vieux Port (hotelrobert.com/fr/3-creperie.html) qui loge à l’enseigne de l’hôtel Robert offre crêpes bretonnes et hamburgers. Alors que le restaurant Le Feu de Braise (feudebraise.com), sur une rue animée, propose une cuisine traditionnelle française. Le Nico’s Grill (facebook.com nicosgrill975/) / fait de la viande grillée une spécialité ; alors que le restaurant Les P’tits graviers (facebook.com/lesptitsgraviers) promet les meilleures pizzas. Tous ces endroits sont à distance de marche de votre hôtel.

Culture et patrimoine
Trois musées d’intérêt qui illustrent les coutumes des siècles derniers avec des photographies d’antan, des archives, des œuvres d’art, des objets d’époque. Le musée Archipélitude sur l’Île-aux-Marins héberge une partie des collections de L’Association de Sauvegarde du Patrimoine de l’Archipel.
patrimoinearcheologiespm.wordpress.com
Le musée Héritage met en scène des objets qui témoignent de l’évolution sociale, économique et religieuse au cour des deux derniers siècles. musee-heritage.fr
L’Arche Musée et archives est un lieu culturel incontournable qui retrace l’histoire des îles de la préhistoire jusqu’à la pêche industrielle. Toute l’année des expositions, des ateliers et des événements.
arche-musee-et-archives.net
L’île-aux-Marins
Un musée à ciel ouvert à quelques minutes par bateau du port de Saint-Pierre, où se retrouvent les traces d’une communauté de pêcheurs et de pionniers aux conditions de vie souvent rudes. On visite la mairie, l’église, l’école, des maisons des premiers habitants, un circuit patrimonial fascinant.
Comment s’y rendre ?
Un vol direct sur Saint-Pierre de Montréal est proposé par Air Saint-Pierre. Nous avons choisi un vol Montréal – St-John (Terre-Neuve), un trajet en automobile (4 heures) jusqu’à Fortune (TN), pour enfin emprunter le traversier (sans véhicule, 40 minutes) vers Saint-Pierre-et-Miquelon.
La direction du Journal d'Outremont tient à remercier le bureau de tourisme Newfoundland & Labrador, de même que Legendary Coasts of Eastern Newfoundland et la Direction Tourisme de Saint-Pierre-et-Miquelon, qui, par leurs efforts concertés, ont rendu possible la réalisation de ce voyage de presse.
newfoundlandlabrador.com
Instagram@newfoundlandlabrador
Facebook NewfoundlandLabradorTourism
legendarycoasts.com
spm-tourisme.fr
PHOTOS LE JOURNAL D’OUTREMONT
Avec son relief accidenté et ses rues qui n’en finissent plus de grimper, elle se donne des airs de San Francisco, cette petite capitale de Terre-Neuve et Labrador, elle qui affiche pourtant une population moindre que la ville de Sherbrooke. Située sur l’île de Terre-Neuve, au large de la côte atlantique canadienne, elle est la ville la plus à l’est d’Amérique du Nord.
St-John, métropole de la dernière province à entrer dans la Confédération canadienne, revendique son antériorité à Québec comme la plus ancienne ville au pays, un différend d’historiens qui n’est toujours pas réglé. Au centre-ville, d’imposantes fresques de nature historique couvrent de larges pans de mur et rappellent l’importance de l’industrie de la pêche à la morue dans l’évolution de la cité. Les petites maisons aux façades colorées forment une gigantesque mosaïque polychrome, une tradition qui aurait pour origine une volonté des pêcheurs terre-neuviens à identifier leur demeure au premier coup d’œil. Elles s’accrochent aux collines abruptes qui dominent le grand port de mer où vont et viennent d’imposants cargos chinois, des frégates austères de la marine royale canadienne, et de typiques bateaux de pêches. Et bien sûr, comme dans toute capitale digne de ce nom, des parcs commémoratifs et des monuments historiques – St-John a joué un rôle important dans la défense maritime et aérienne du Canada lors de la Seconde Guerre mondiale.
L’essentiel de l’offre touristique réside dans la partie historique de St-John, où tout se visite à pied, surtout si vous êtes muni d’un bon parapluie (il pleut souvent à St-John), et si vous occupez une chambre dans un lieu d’hébergement bien situé, où vous pouvez laisser votre voiture en toute quiétude.
Il y a plusieurs B&B à St-John et aussi beaucoup d’établissements sous bannières de chaînes internationales. Nous avons logé au superbe Murray Premises, qui donne directement sur le vieux port, un établissement sur 4 étages dont le bâtiment principal date de 1846. L’hôtel aujourd’hui tout confort propose 69 grandes chambres au décor rehaussé de bois, de briques et de pierres, qui ne sont pas sans rappeler l’usage marchand de l’époque, un ancien entrepôt aux activités reliées à la commercialisation des pêches. www.murraypremiseshotel.com
Cafés et restaurants, quelques suggestions De la boulangerie-café au pub irlandais, du bistrot local aux restaurants de fine cuisine, l’offre est multiple et les efforts sont conjugués pour faire de St-John l’une des destinations gastronomiques les plus prisées des Maritimes. St-John et la province de Terre-Neuve ont même fait l’objet de l’un des derniers épisodes de Parts Unknown, la célèbre émission culinaire du regretté Anthony Bourdain.
Rocket Bakery and Fresh FoodDans ce café-boulangerie de type vintage sur la rue Water, au cœur de St-John, certainement le meilleur latté de tout mon séjour à Terre-Neuve. 272 Water St.
www.rocketfood.ca.
Mussels on the CornerDes moules dans toutes ses déclinaisons, mais ici on propose en plus un accord bière et moules. 318 Water St.
www.oreillyspub.com/mussels.
Chinched BistroOn revisite les classiques avec des produits locaux et de saisons. Une cuisine contemporaine, un menu unique, un lieu charmant. 5 Bates Hill.
www.chinched.com.
The Merchant TavernLe menu donne dans plusieurs directions, mais on a retenu les pâtes, les fruits de mer et le bar à huîtres. Endroit charmant, une expérience mémorable. 291 Water Street.
www.themerchanttavern.ca
Voir
La vie culturelle est riche à St-John et des dizaines de festivals d’art et de culture ont lieu toute l’année. Une visite incontournable toutefois est certainement The Rooms, un musée polyvalent d’art et d’histoire construit sur le site d’un ancien fort du XVIII
esiècle juché au sommet d’une colline qui domine la ville avec vue imprenable sur le port de St-John.
www.therooms.ca
L’un des attraits le plus courus est Signal Hill, un lieu historique national qui propose une vue à couper le souffle sur l’Atlantique par des sentiers de randonnée côtiers. C’est là que Marconi a reçu le tout premier signal transatlantique sans fil, en 1901. Signal Hill a été au cœur de la défense du port de St. John’s du XVII esiècle jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. www.pc.gc.ca/fr/lhn-nhs/nl/signalhill
Le charme fou de Quidi vidi
À dix minutes en auto de St-John, le pittoresque village de Quidi Vidi. Outre le paysage bucolique de maisons de pêcheurs, d’amas de cages à homards, de barques colorées et de la populaire brasserie locale, mais aussi de l’image qui nous reste d’un endroit où l’on aimerait prendre sa retraite, le Mallard Cottage est sans aucun doute l’une des bonnes raisons de s’y rendre avec son look rustique et sa cuisine locale appréciée.
www.mallardcottage.ca
En route vers Dildo
Un toponyme qui fait sourire mais qui apporte néanmoins une certaine notoriété à l’endroit. À moins d’une heure de St-John, Dildo, un village d’à peine plus de 1000 habitants, donne une bonne idée de la vie paisible des villages côtiers. On s’y rend pour la très belle brasserie artisanale Dildo Brewing Co. & Museum, le restaurant de cuisine locale Dildo Dory Grill (www.dildodorygrill.ca) et sa belle vue sur le port de pêche. Pas très loin, un lieu d’hébergement d’exception, The Doctor’s House Inn and Spa, une luxueuse maison de style Tudor à la fois rustique et élégante doublée d’un spa sur une propriété de 100 acres de jardins et de sentiers.
www.doctorshousenewfoundland.com
La direction du Journal d’Outremont tient à remercier le bureau de tourisme Newfoundland & Labrador, de même que Legendary Coasts of Eastern Newfoundland qui, par leurs efforts concertés, ont rendu possible la réalisation de ce voyage de presse.
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PHOTOS COURTOISIE
Le Journal d’Outremont partage avec vous ses plus beaux moments de voyages et vous emmènent parfois très loin, souvent très proches, à la recherche de dépaysement, de découvertes et de rencontres.
Et si l’hôtel était une destination en soi ? On y est parfois si confortable et si bien nourri que l’envie nous prend d’y passer non seulement la nuit, mais aussi toute la journée. Le Journal d’Outremont a identifié trois adresses pour ceux qui veulent vivre une expérience hôtelière et gastronomique unique.
Un circuit de trois jours qui nous mène à Québec à l’Hôtel 71; à Baie-Saint-Paul où se trouve l’Hôtel et Spa Le Germain Charlevoix, puis à La Malbaie, au restaurant et gîte Chez Truchon. Du complexe hôtelier innovant à la petite maison accueillante, ils offrent tous trois un hébergement de qualité et une cuisine qui fréquente des chemins différents, certes, mais toujours dans la sincérité et le raffinement.
Lieu chargé d’histoire au coeur du Vieux Port de Québec, l’Hôtel 71 loge dans un édifice néo-classique qui accueillit le premier siège social de la Banque Nationale en 1862, sur une rue alors bordée de banques et de compagnies d’assurances, là où s’est construit le noyau financier de Québec dès le milieu du XIXe siècle.
Il suffit de franchir l’imposant porche à colonnades pour plonger dans un univers hôtelier de luxe tout design et contemporain qui a su garder l’opulence évocatrice de stabilité et de richesse de l’époque en conservant les matériaux nobles et les formes classiques de l’institution bancaire. L’hôtel 71 propose 60 chambres et suites sous des plafonds surélevés, intimes et confortables, à la fenestration généreuse et aux vues imprenables, et où le mobilier et les accessoires sont inspirés de tendances internationales de la décoration.
À même le bâtiment, le restaurant Il Matto, une belle table dont la seule prétention est le respect d’une cuisine authentique régionale. Les murs, ornés de gigantesques photos noir et blanc qui mettent en scène le quotidien alimentaire de l’Italie sont autant de promesses d’une cuisine vraie et réconfortante dans une chaleureuse athmosphère de trattoria napolitaine. Escalope de veau al limon exquise, linguini ai frutti di mare généreux, une minestrone qui fait la renommée de la maison, et peut-être les meilleures aubergines parmigiana de ce côté-ci de l’Atlantique.
71, rue Saint-Pierre, Québec (voir carte)
1 888 692-1171
hotel71.ca
Développé autour d’un concept ultra moderne de bois et d’acier qui reprend la thématique de la ferme, l’Hôtel et spa Le Germain Charlevoix (autrefois La Ferme) est unique dans l’univers hôtelier québécois.
On propose une approche pavillonnaire qui n’est pas sans rappeler les bâtiments agricoles d’autrefois. Cinq bâtiments de facture contemporaine bordés de jardins potagers, d’enclos pour animaux de ferme, d’un quai de gare pour le train de Charlevoix, et de jolis sentiers qui mènent dans toutes les directions. Au centre, une place publique animée – parfois occupée par un marché public, une galerie d’art, une boulangerie; plus loin, le spa, le gym et une salle multifonctionnelle, une piscine extérieure.
L’hôtel compte 145 chambres tous genres : supérieure, studio, familiale, loft, suite et même dortoir, meublées avec goût, et qui rend hommage au patrimoine culturel et historique du lieu.
Le restaurant Les Labours propose une « cuisine du marché » préparée dans la grande cuisine à aire ouverte, au centre d’une vaste salle à manger superbement décorée. Au menu, des plats frais qui mettent en valeur les produits régionaux : L’omble des Éboulements confite, le chevreau de Caprivoix fumé, le canard de la Ferme Basque aux raisins et lavande, l’agneau avec céleri-rave, tomme de brebis, mélisse et noisette; toujours un beau poisson selon les arrivages, et autres ripailles saisonnières. Carte des vins élaborée pour la plupart en importation privée, belle sélection de vins au verre et judicieux conseils à l’avenant. Plus modeste, autour d’un foyer, le restaurant Le Bercail offre pizzas fines, tartares, salades et fromages de la région.
50, rue de la Ferme, Baie-Saint-Paul (voir carte)
1 844 240-4700
legermainhotels.com
Dans cette belle maison centenaire de Pointe-au-Pic loge l’une des meilleures tables de Charlevoix, sous la férule d’un chef exigeant qui valorise son menu de produits locaux. Ainsi, l’agneau, le canard et le foie gras, le jambon et les saucissons, les fromages proviennent tous de fournisseurs régionaux. Même les pains et les croissants chauds du matin sortent des fours de la petite boulangerie locale.
Dominique Truchon présente une cuisine instinctive au gré des saisons et à la faveur des largesses de marché, dispensée dans une salle à manger qui n’est pas sans rappeler les salons des grandes maisons de villégiature bourgeoise du XIXe siècle. En entrée, un foie gras au torchon et sa crème brulée avec beignet, ketchup aux fruits maison et sirop de bouleau; une escalope de foie gras et courge butternut rôtie, canneberges à l’érable, jus à l’orange; des pappardelles au lapin braisé, des frites à la graisse de canard. En plat principal, un poisson grillé, un tartare avec légumes grillés, frites au thym et parmesan; un risotto au vin rouge et champignons, un magret de canard avec topinambours, sauce au porto montée au foie gras; ou un contrefilet de boeuf accompagné d’un ragoût d’oignons perlés et champignons armillaires au vinaigre balsamique blanc. Selon la disponibilité, l’exquis agneau de Charlevoix est un choix obligé qui vous ravira. Belle carte des vins et bons conseils d’accord des plats et des vins, service discret et impeccable.
À l’étage, huit jolies chambres et suites tout confort à prix fort raisonnables. Le forfait hébergement et repas constitue une véritable aubaine.
1065, rue Richelieu, La Malbaie (voir carte)
1 888 662-4622
aubergecheztruchon.com
Le Journal d'Outremont partage avec vous ses plus beaux moments de voyages et vous emmènent parfois très loin, souvent très proches, à la recherche de dépaysement, de découvertes et de rencontres.

PHOTOS JOURNAL D’OUTREMONT ET AUTRES SOURCES
Sans doute la région touristique la plus méconnue des Montréalais, la séduisante Outaouais n’a rien à envier aux Laurentides ou aux Cantons de l’Est. Avec ses vallons et ses prés, ses terres agricoles, ses lacs et ses rivières, d’ Aylmer à Chelsea, de Montebello à Wakefield, le pays est superbe. Les arts et la gastronomie y sont fortement valorisés et le patrimoine, jalousement conservé. Le parc de la Gatineau, le terrain de jeu le plus visité au Québec avec ses 361 kms carrés de lacs et de rivières, à 15 petites minutes de la capitale nationale, en est certainement l’un de ses plus beaux joyaux. C’est là qu’on y retrouve le célèbre lac Meech.
Pour faciliter notre périple en terre gatinoise, le bureau de Tourisme Outaouais nous a tracé un itinéraire sur mesure incluant trois petits bijoux d’hébergement de moins de 12 chambres, chacun ayant son charme distinct, son caractère propre, ses irrésistibles attraits. Dans chaque cas, une expérience hôtelière unique qui transcende l’ordinaire et le déjà-vu, et parfois même nous transporte à une autre époque. Un presbytère d’avant-guerre devenu auberge de charme, un ancien relais pour voyageurs maintenant hôtel aux allures toutes britanniques, une somptueuse maison de campagne des années 30 chargée d’art et d’histoire ayant appartenu au propriétaire fondateur des Canadiens de Montréal.
Aux Chantignoles, Château Montebello.Le presbytère de Montebello
Tout n’est pas château à Montebello et quoique l’hôtel de grand standing sous la signature du groupe Fairmont y confère un certain prestige, le charmant village de Montebello résiste au développement touristique désordonné et maintient son caractère pittoresque.
Au centre de la petite localité, l’ancien presbytère de style seigneurial a changé de vocation. Converti en auberge de charme, le bâtiment tout de pierres bâti, construit en 1937-1938, a conservé son aspect patrimonial. Les huit chambres ravissantes, les quartiers de détente, les imposants escaliers et le mobilier sobre recréent l’environnement paisible et solennel de la demeure du curé, rebaptisé Manoir Chamberland en hommage à son premier occupant. Le petit déjeuner, le seul repas disponible – un festin signé par la chef Véronique – avec service en tenue de maître d’hôtel d’une autre époque, est offert autour d’une grande table dans une salle à manger baignée de lumière naturelle, qui, à la belle saison, ouvre sur une cour splendide avec piscine et bain à remous. Prix à partir de 275 $ comprenant un petit-déjeuner gourmet. manoirchamberland.com
À proximité des lieux, pour le souper, parmi plusieurs restaurants de toutes allégeances, nous avons choisi Aux Chantignoles, un nouveau steak house logé dans l’enceinte du château Montebello. fairmont.com/montebello
Pour une sortie nature tout à fait exceptionnelle, à quelques kilomètres à peine du village, le Parc Oméga, un centre d’interprétation de la nature où l’on observe sangliers, loups, wapitis, bisons et autre espèces dans leur habitat. parcomega.com
Charme et modernité à Aylmer
Maintenant un secteur de la grande ville de Gatineau, à bord de rivière, Aylmer a conservé le charme du petit village aux racines historiques profondes reliées au développement de l’industrie forestière, à la présence amérindienne, et à la dualité entre francophones et anglophones, catholiques et protestants. En son centre, sur la rue Principale, une institution, l’hôtel British, où chaque chambre est nommée en hommage à d’illustres clients qui y ont séjourné et qui ont aussi marqué l’histoire : sir John A. MacDonald, Jos Montferrand, ou Charles Tupper. La plus intrigante des dénominations étant « Yvette-Ayotte », du nom d’une dame qui a résidé au British pendant 40 ans, et la dernière personne à quitter les lieux avant les grandes rénovations de 2011. Dix chambres immenses grand confort à la fois sobres et modernes. Restaurant au rez- de-chaussée et café éponyme adjacent pour les petits déjeuners. Chambres de 99 $ à 249 $. lebritish.ca
Pour une expérience gastronomique à formule tapas, le restaurant Antonyme (gravlax de doré, raviolis de sangliers, risotto de crevettes, cromesquis de porc, tartare de canard) à deux pas de l’hôtel est certainement votre meilleur choix. restaurant-antonyme.ca
Maison O’Brien.Le « chalet » du Lac Meech
Le lac Meech restera à jamais célèbre pour avoir accueilli les réunions de l’Accord du même nom. Loin du tumulte des villes, plantée au cœur du parc Gatineau, la maison O’Brien, juchée en haut d’une colline qui domine le fameux lac, est une grande résidence de campagne construite en 1930 transformée en hôtel-boutique qui laisse à penser que la vie d’autrefois – pour certaines personnes privilégiées du moins – pouvait être à la fois champêtre, faste et de bon goût. Très Canadiana avec ses salons, ses bibliothèques, son solide mobilier et ses tableaux de maîtres canadiens qui, partout, tapissent les murs, les espaces sont vastes et les chambres luxueuses, dont certaines surplombent le lac, avec vue à couper le souffle, une vague impression de bout du monde. Expérience gastronomique inoubliable sous forme de tapas élaborés, avec le chef Patrick Marion qui met en valeurs les produits d’origine locale. Chambres à 339 $ et 419 $. theobrienhouse.ca
Au retour
Permettez-vous d’arrêter chez Soif sur la petite rue Montcalm à Gatineau – après une visite au splendide Musée canadien de l’histoire – le restaurant et bar à vin de la sommelière Véronique Rivest. Cuisine sans prétention mais maintes fois primées présentée en petites assiettes, toujours en accord avec des vins authentiques dans une carte sans cesse renouvelée. soifbaravin.ca
La direction du Journal d’Outremont tient à remercier Mme Anne Chardon de Tourisme Outaouais qui a rendu possible la réalisation de ce voyage de presse.
tourismeoutaouais.com

PHOTOS COURTOISIE
Le Journal d’Outremont partage avec vous ses plus beaux moments de voyages et vous emmènent parfois très loin, souvent très proches, à la recherche de dépaysement, de découvertes et de rencontres.
Aujourd’hui, il n’y a plus aucune raison d‘ignorer ce diamant brut au milieu du golfe Saint-Laurent avec ses plages immaculées, ses eaux cristallines et ses villages portuaires ; paysage de carte postale pas encore profané par un afflux touristique démesuré. On dirait que depuis quelques temps la petite province canadienne – elle compte moins d’habitants que la ville de Sherbrooke ! – s’ouvre plus que jamais comme une destination touristique enchanteresse. Se sustenter aux meilleures tables et roupiller dans les plus frais édredons, n’est-ce pas là la finalité du touriste qui préconise la bonne chère et les hôtels confortables ? Nous avons parcouru un itinéraire jalonné de restaurants et d’établissements hôteliers parmi les plus réputés de l’île, mais qui en même temps nous fit découvrir des splendeurs à travers les villages côtiers, les détours historiques, les parcs nationaux… et les interminables champs de patates.
La mer à l’honneur
Homards, moules bleues, flétan, aiglefin, huîtres, nous sommes au paradis des produits de la mer de première fraîcheur. Au cœur de la capitale Charlottetown, le restaurant Terre rouge Bistro Marché s’est construit une réputation autour de son approvisionnement local, de la mer ou de la terre à l’assiette, une garantie de fraîcheur optimale pour une cuisine réfléchie et goûteuse, avec terrasse sur la rue Queen. Terre Rouge Bistro Marché, 72 Queen St. Charlottetown, terrerougepei.ca. Pas très loin, le Claddagh Oyster House. De façade, tout laisse à penser qu’il s’agit d’un quelconque pub irlandais, mais la section bistro est non seulement ravissante et vous y mangerez sans aucun doute le meilleur flétan de votre vie. Optez pour le pain perdu sauce caramel au scotch pour dessert, un délice ! Claddagh Oyster House, 131 Sydney St, Charlottetown, claddaghoysterhouse.com Dirigeons-nous vers le petit village côtier Victoria-by-the-Sea, connu pour son port de pêche et ses nombreuses boutiques d’art. La visite serait lacunaire sans un arrêt au Landmark Oyster House, où le burger aux pétoncles entiers sur pain brioché avec mayo rosé et laitue craquante restera impérissable au chapitre de vos mémoires culinaires. Traversez la rue Main pour vous retrouver à Island Chocolate, une fabrique de chocolat où l’on propose d’excellents cafés.
Landmark Oyster House, 12 Main St, Victoria-by-the-Sea,
landmarkoysterhouse.com
Island Chocolate, 7 Main St. Victoria-by-the-Sea,
islandchocolates.ca
Pas tout à fait un restaurant, mais un atelier culinaire de spécialités locales d’au plus 20 participants où, bien entendu, on goûte aux résultats de l’effort collectif autour d’une grande table, dans une jolie chapelle blanche récupérée au coeur du charmant village de New London. À notre visite, cuire le homard et le décortiquer de la bonne façon, risotto aux homards et moules au fenouil et vin blanc. Sur réservation seulement.
The Table Culinary Studio, 4295 Grahams Rd, New London, thetablepei.ca
À l’image de l’institution qui nous accueille, la cuisine de l’hôtel Dalvay-by-the-Sea est sobre, classique et généreuse, pour ne pas dire canadienne et traditionnelle. Au menu, moules, huîtres, chowder et homards, mais aussi agneau braisé et bœuf Wellington.
Hôtel Dalvay-by-the-Sea, 16 Cottage Cr, Dalvay, dalvaybythesea.com
Dans un registre plus modeste, le Rick’s Fish’n Chips à Bay St-Peters est un endroit fort achalandé et on y fait la queue à toute heure, peut-être pour les meilleurs fish and chips de l’île, de morue ou d’aiglefin. Rick’s Fish’n Chips, 5544 PE-2, Saint Peters Bay.
La grande finale est dévolue à The Inn at Bay Fortune, dans le village du même nom. Sous la douce férule du chef renommé Michael Smith – qui cultive une approche tout en humilité envers la terre nourricière – une équipe aguerrie prépare le FireWorks Feast, une expérience gastronomique unique, commençant par une visite à la ferme, suivie de bouchées gourmandes sur îlots de dégustation (huîtres, poissons fumés, etc…), et d’une table d’hôte multiservice où sont mis à l’honneur les produits de la propriété et des meilleurs producteurs locaux. Au menu, chowder revisité, salade pleine fraîcheur, pains divins, charcuterie maison, poissons, viandes et légumes rôtis sur feu de bois. Ambiance de fête sur grandes tables conviviales.
The Inn at Bay Fortune, 758 Rt 310, Fortune Bridge, innatbayfortune.com
De confort et d’histoire
On ne se lassera jamais de séjourner dans ces grandes demeures de bois patiné par le temps, les murs suintant d’histoire et de secrets. D’abord résidence privée d’un riche industriel américain construite à la fin du XIXe siècle, Dalvay-by-the-Sea, la superbe demeure de style néo-reine-Anne est devenue un lieu de villégiature couru dès le milieu des années ’30. Avec ses jeunes domestiques en livrée tout en déférence, on se croirait dans un épisode de Downton Abbey. Au coeur du Parc national de l’Île-du-Prince-Édouard, à deux pas des plages.
Hôtel Dalvay-by-the-Sea, 16 Cottage Cr, Dalvay, dalvaybythesea.com.
Situé dans le quartier historique national de Charlottetown, le concept d’hôtel-boutique et les pavillons du Great George a été imaginé entre les murs d’édifices patrimoniaux. Charme confort, mais aussi grande convivialité : à tous les jours dès 17h, vins et bières locales à volonté offerts gracieusement aux clients.
Hôtel The Great George, 58 Great George St, Charlottetown, thegreatgeorge.com
Ancienne résidence d’été du dramaturge Elmer Harris, les bâtiments du Inn at Fortune Bay ont été érigés il y plus de 100 ans et ont logé nombre d’acteurs de Broadway fuyant la chaleur estivale de New York. Transformé en auberge de campagne avec 17 chambres, l’endroit est aujourd’hui la propriété du chef Michael Smith. The Inn at Fortune Bay est la seule auberge de campagne 5 étoiles sur l’île.
The Inn at Bay Fortune, 758 Rt 310, Fortune Bridge, innatbayfortune.com
La direction du Journal d’Outremont tient à remercier Tourisme Île-du-Prince-Édouard pour avoir rendu possible la réalisation de ce reportage. tourismpei.com |

PHOTOS COURTOISIE MANOIR HOVEY
Le chemin qui file à travers vaux et vallées est un poème en soi. Sournois, un jeune chevreuil ecervelé nous surprend au sortir d’un boisé et une horde de dindes sauvages refuse de circuler. Nous sommes au coeur des splendides Cantons, sous les bourrasques sèches de l’automne. La route nous mène au Manoir Hovey, un élégant hôtel rural un peu en retrait du village de North Hatley.
Autrefois la résidence d’été d’un propriétaire américain de réseau électrique du nom d’ Henry Atkinson, la superbe demeure (The Birches, construite en 1900), qui aura résisté aux aléas d’un siècle entier, a été convertie en hôtel haut-de-gamme en 1950. L’endroit conserve toute la nostalgie d’une époque révolue qui laisse à imaginer une certaine douceur de vivre, du moins une grande simplicité. En plus des bâtiments d’origine, on y préserve encore intacte la bibliothèque familiale, et le pub historique de l’auberge, le Tap Room, niche dans les anciennes écuries.
« Un séjour au Manoir Hovey c’est la promesse d’une grande bouffée d’air pur dans un Québec pittoresque et préservé, tout proche des États-Unis. Cette demeure de charme, construite au début du siècle (… dernier) sur le modèle de celle de George Washington à Mount Vernon, cultive un art de vivre authentique, blottie entre forêts et jardins à l’anglaise… » peut-on lire dans le dernier guide de Relais et Châteaux.
Au restaurant de l’auberge, le Hatley, la vaste salle à manger baignée de lumière, aux tables vêtues de blanc, donne sur le lac Massawippi. Les fresques de ses murs suggèrent magnifiquement l’écorce de bouleaux blancs des forêts d’Amérique. On goûte ici une cuisine dictée par le terroir, aux bons soins du chef Alexandre Vachon qui puise dans le garde-manger québécois, toujours en relation étroite avec les producteurs. « Nous sommes respectueux et patients, nous apportons la nature à votre table » explique-t-on.
Au menu lors de notre visite, Ris de veau, courge, pommes et pains d’épices, Filet de morue noire, coquillage et safran, Risotto à la truffe noire, champignons sauvage et fromage Alfred le Fermier, Magret de canard, Baba à la pomme imbibé de liqueur de pomme, Gâteau forêt noire à la betterave. Certainement l’une des meilleures tables au Québec.
L’hôtel 5 étoiles, accrédité Relais et Châteaux, compte 28 chambres et 8 suites – chacune à l’aménagement et au mobilier distincts – qui allient charme et confort dans la quiétude d’une auberge en bord de lac. À épingler au tableau d’honneur de nos plus mémorables séjours en milieu hôtelier.
575, rue Hovey
North Hatley, Québec (voir carte)
819 842-2421
manoirhovey.com
La direction du Journal d'Outremont remercie le Manoir Hovey pour avoir rendu possible la réalisation de ce reportage.

PHOTOS : LE JOURNAL D’OUTREMONT
Pas étonnant qu’autant de Français, de Hollandais et de Belges en font leur lieu de prédilection, surtout l’hiver, souvent en groupe. C’est que l’endroit soutient l’imaginaire bien ancré de l’Européen fasciné par le Canada, ses forêts aux horizons infinis, ses lacs sauvages, la présence amérindienne et les sorties en traîneaux à chiens !
Cela dit, ce centre de villégiature haut-de-gamme ne pousse pas le folklore dans ses derniers retranchements. L’Auberge du Lac Taureau affiche le caractère noble de la grande maison accueillante en rondins, construite du matériau que l’on imagine puisé à même la forêt boréale, avec tout le confort de l’hôtel moderne. Sur le bord du réservoir éponyme de 270 kilomètres de rives sur une superficie de 95 km2, ponctué de 45 îles et de nombreuses plages de sable fin, la scène est idyllique, quoique bien réelle.
Sur une immense propriété sillonnée de dizaines de kilomètres de sentiers, l’auberge offre une panoplie d’activités en toutes saisons. Cet hiver, par exemple, on pourra y pratiquer la motoneige, le fatbike, le traîneau à chiens, la raquette, le ski de fond, la randonnée et même la pêche sur glace. De retour au chaud, on pourra tirer avantage du bistrot-bar, de la piscine intérieure et extérieure chauffée, des bains à remous et du centre de santé qui offre soins esthétiques et massothérapie.
La salle à manger du restaurant Au Cerf rouge, somptueuse de simplicité avec ses grosses poutres de bois vernis, sa fenestration généreuse, son toit cathédrale et son âtre rassurant, reçoit une clientèle ravie. On y propose une cuisine soignée valorisant les produits locaux, sous la douce férule de la cheffe Amélie Dumas. Au menu, lors de notre visite : Chaudrée de palourdes, St-Jacques façon paella, Tartare de truite citronnelle et gingembre, Filet mignon, Filet de doré mariné au vinaigre de banyuls. Pour le petit déjeuner, un fastueux buffet avec station à crêpes et à omelettes.
L’auberge offre 177 unités en chambres, en condos ou en chalets, dont onze sont dévolues aux invités qui souhaitent y emmener leur chien, une rareté dans l’hôtellerie au Québec. Chaque chambre est meublée avec une touche d’inspiration québécoise.
Récipiendaire de 8 Grands prix du Tourisme québécois et du prix de la meilleure auberge de campagne de l’année par Luxury Travel Guide, pour l’excellence du service, du confort, du développement durable et de l’emplacement, cet hôtel quatre étoiles, situé dans la belle région de Lanaudière, à 2h30 de Montréal, est très certainement un site de villégiature que l’on préconise pour les familles, pour les couples et pour les collègues de travail.
1200, chemin Baie du Milieu
Saint-Michel-des-Saints, Québec
(voir carte)
450 833-1919
lactaureau.com

Tout le monde aime ces grands hôtels de campagne qui nous racontent une histoire, souvent avec de longs corridors ornés de gravures d’autrefois, leurs salons aux hauts plafonds, et leurs salles à manger aux grandes fenêtres, où fourmillent serveurs et sommelliers empressés.
Stonehaven Le Manoir, quoique ouvert à la vocation hôtelière depuis peu, n’est pas sans rappeler la « grande maison anglaise aristocratique », où s’affirme avec conviction un personnel diligent. Les propriétaires actuels se sont assurés de préserver l’identité historique des lieux. Plusieurs éléments d’origine ont été conservés et restaurés, dont un grand nombre de meubles anciens. Des lustres fastueux, datant du début du XXe siècle, dont certains proviennent d’austères banques bostoniennes, ornent les plafonds des aires communes et des chambres à coucher. « Se promener à l’intérieur du manoir, c’est s’imprégner d’histoire et de patrimoine, » peut-on lire sur un document communiqué par la direction du Manoir.
Le bâtiment est imposant, juché sur les hauteurs, avec le majestueux lac des Sables à ses pieds. Il a été construit en 1909 sur un terrain de 140 acres en qualité de résidence pour un riche industriel et philanthrope du nom de Douglas Lorne McGibbon. Après le décès de celui-ci, les Pères Oblats donnent un second souffle au manoir qui, jusqu’en 1999, accueille alors des retraites fermées. Enfin, après quelques occupations infructueuses, les lieux sont acquis en 2015 par le promoteur immobilier Georges Coulombe, spécialisé en restauration d’immeubles historiques, qui lui donnera des airs de noblesse grâce à une restauration qui s’étirera sur trois ans, et un investissement de plusieurs millions de dollars. Avec son splendide jardin italien – l’endroit se prête admirablement aux célébrations de mariages et autres festivités spéciales –, son immense parterre bordé d’arbres centenaires, et son circuit de sentiers pédestres qui nous entraînent dans les belles forêts de Sainte-Agathe-des-Monts, l’hôtel de charme est tout en harmonie avec son environnement.
Que serait un tel lieu, aussi idyllique soit-il, sans une cusine à l’avenant? À sa façon, Eric Gonzales, parmi les chefs les plus réputés au Québec – qui a évolué dans de grandes maisons en France, au Luxembourg, à New York et à Montréal –, nous transporte, lui aussi, hors de notre quotidien avec ses assiettes structurées, très précises, presque chirurgicales. La carte étant adaptée aux caprices des saisons, souhaitons que Le Chicon – salade croquante d’endives au bleu d’Élisabeth de Warwick avec poire ciselée – y maintiendra sa place au menu. De même que le flétan de la Gapésie avec pommes de terre safranée et fenouil confit. Pour dessert, merci de conserver pour toujours Le Citron, en interprétation du classique, sorbet basilic. Par ailleurs, la carte des vins, principalement en importations privées, est toujours en pleine évolution et varie selon les humeurs du sommelier en chef.
Le manoir est aussi pourvu d’un spa comprenant bain tourbillon extérieur ouvert à l’année, une piscine chauffée de 42 pieds, et un service de massothérapie. Parmi les 34 chambres et suites joliment décorées (et bientôt 17 de plus), choisissez-en une qui donne sur le lac des Sables, la vue est splendide et vous réaliserez, devant tant de beauté, que, oui, « la vie vaut la peine d’être vécue ».
40, chemin du Lac-des-Sables, Sainte-Agathe-des-Monts, Québec
(voir carte)
stonehavenlemanoir.com
Le Journal d’Outremont tient à remercier la direction de Stonehaven Le Manoir pour avoir rendu possible à la réalisation de ce reportage.

Grande maison au charme intime dans un village préservé des Cantons de l’Est, au bord du lac Memphrémagog, l’auberge McGowan joue avec élégance la nostalgie d’une autre époque. Construit à la fin du XIXe siècle, le bâtiment d’origine, repris par Héritage Georgeville – un groupe d’investisseurs de 70 personnes –, a été démoli il y a seulement quelques années pour laisser place à une nouvelle mouture, toujours vibrante d’histoire, sans doute aménagée par un designer féru de culture et de patrimoine.
Tout rappelle ici le caractère historique des lieux, avec une touche de modernité. Déjà, en pénétrant les lieux, les artefacts provenant du musée historique Copp’s Ferry de Georgeville cohabitent joliment avec les œuvres modernes. Plus loin, une imposante tapisserie tirée d’un dessin original de 1838 représentant le village de Georgeville, surplombe un salon privé au mobilier moderne. Enfin, dans les sept chambres résolument contemporaines, des photos anciennes surdimensionnées témoignant de l’activité portuaire de Georgeville couvrent des murs entiers sous les plafonds lambrissés de bois peints.
Les chambres, toutes différentes, sont vastes, surprenantes et ergonomiques. On y préconise avant tout le bien-être du client avec des canapés confortables, une literie de qualité et une grande salle de bain moderne avec douche à paroi verrière. Plusieurs chambres sont pourvues d’un grand balcon avec tables et chaises, et avec vue imprenable sur le grand lac Memphrémagog.
Au menu du soir, une carte courte mais variée, élaborée selon les disponibilités des producteurs régionaux. Le jour de notre visite, canard confit de la maison Aux Champs d’Élisé, pizza maison au bleu bénédictin, jarret d’agneau de la Bêlerie, filet de truite de la ferme piscicole Les Bobines.
La petite localité de Georgeville ne fait pas 1000 habitants. Le parc central (connu comme le « village green »), face à l’auberge, est un espace public en forme de cœur autour, duquel se retrouvent le typique magasin général d’époque, des ateliers d’artistes, un jardin communautaire, le Musée Copp’s Ferry. Au pied de l’auberge McGowan, un quai d’embarquement bicentenaire dont les activités ont donné naissance au village.
51, carré Copp, Georgeville, Québec
(voir carte)
aubergemcgowan.com
Le Journal d’Outremont tient à remercier la direction de l’auberge McGowan pour avoir rendu possible la réalisation de ce reportage

Le Journal d’Outremont partage avec vous ses plus beaux moments de voyages et vous emmènent parfois très loin, souvent très proches, à la recherche de dépaysement, de découvertes et de rencontres.
AUTOMNE 2022
PHOTOS SOURCES MULTIPLES
Mont-Tremblant n’est pas que vénérable montagne, hôtels luxueux et atouts touristiques à vocation internationale. La ville, qui inclut les secteurs de Saint-Jovite et Mont-Tremblant-Village, foisonne de bonnes tables à la portée de toutes les bourses. À l’invitation de Tourisme Mont-Tremblant, nous avons visité un café fraîcheur, un pub gourmand, un bistrot haut de gamme, une table artisane remarquable.
Sous le signe de la détente et de la simplicité, voici un café fort couru dans une jolie maison centenaire. Au bonheur des touristes de passage en quête du meilleur café et de la viennoiserie tout frais sortie du four, ce charmant café, de propriété familiale, est aussi un rendez-vous des habitués et des cercles littéraires du secteur. On propose des salades-repas que l’on compose soi-même, des sandwichs gourmands, toujours une soupe maison bien chaude, et une bonne dose de bonne humeur!
Sous le signe de la détente et de la simplicité, voici un café fort couru dans une jolie maison centenaire. Au bonheur des touristes de passage en quête du meilleur café et de la viennoiserie tout frais sortie du four, ce charmant café, de propriété familiale, est aussi un rendez-vous des habitués et des cercles littéraires du secteur. On propose des salades-repas que l’on compose soi-même, des sandwichs gourmands, toujours une soupe maison bien chaude, et une bonne dose de bonne humeur!
839, rue de Saint-Jovite
Mont-Tremblant (voir carte)
819 717-3877
facebook.com/daniellecameditresto
La carte est courte mais bien ficelée. Derrière l’apparente simplicité, tout est d’une grande précision. On revisite les classiques et on rend hommage aux produits locaux. Des pétoncles grillés qui font valser les papilles, un fish’n chips de morue à la panure croustillante, un tartare de saumon parfait, et l’incontournable calmar frit. En saison, les soirées d’huîtres font salle comble. Le chef Mathieu Perrier, qui pilote désormais la cuisine, concocte un nouveau menu pour l’automne. On y retrouvera grillades (dont le fameux Tomahawk), plateaux de fruits de mer, chaudrées et gravlax. Soif? L’établissement propose dix bières en fût, des bières du Québec et de partout. Le pub Au coin loge aux abords du lac Mercier, dans l’hôtel Mont-Tremblant, une institution construite en 1902.
1900, chemin du Village
Mont-Tremblant (voir carte)
819 717-1410
hotel-monttremblant.com
Magistral éventail de la cuisine bistrot, comment ne pas exulter devant ce menu qui nous livre tant de promesses? Dans l’assiette se retrouve tout le sens du produit : le foie gras au torchon, l’huître fraîche ou Rockfeller, la pieuvre grillée, le crudo de pétoncles. Mais aussi le filet mignon au jus de veau et au vin rouge et le saumon poêlé à l’émulsion d’annatto. À partager entre convives consentants, le poulet entier texan, le steak tomahawk, le flétan des côtes atlantiques. Les vins sont choisis avec autant de soin : 50 % d’importations privées et plus de 225 références. Sous la férule du chef Jonathan Legris, la cuisine du Choux gras est de l’ordre de l’expérience gastronomique mémorable. À inscrire dans votre liste définitive des meilleures tables des Laurentides. Le restaurant Choux gras se situe aux pieds de l’auguste montagne, à l’hôtel Fairmont Tremblant.
3045, chemin de la Chapelle,
Mont-Tremblant (voir carte)
819 681-7000
chouxgrasbrasserie.com
Tous les gastronomes voudraient avoir le chef Sébastien Houle pour ami. Ici, que de la joie au menu; une cuisine contemporaine parfaitement exécutée, sincère, personnelle, d’une telle justesse qu’on en reste béat. Des plats qui regorgent de couleurs et d’idées, et qui s’enrichissent des expériences vécues du chef en Europe, en Asie, en Australie et dans les Antilles, mais où s’impose une culture toute québécoise. Lors de notre visite : wonton revisitée, tataki de thon, bar noir à l’étuvée aux petits légumes et pavlova à l’argousier pour dessert. Nous mourrons d’envie d’y retourner pour la morue noire du Pacifique et le soffocato de fruits de mer. Heureux et repus à la sortie, on veut en faire profiter tous nos amis.
444, rue St-Georges
Mont-Tremblant (voir carte)
819 429-6991
seblartisanculinaire.com
Nous tenons à remercier Tourisme Mont-Tremblant qui a rendu possible la réalisation de ce reportage ainsi que l’hôtel Fairmont Tremblant qui a rendu notre séjour des plus agréables.

Le Journal d’Outremont partage avec vous ses plus beaux moments de voyages et vous emmènent parfois très loin, souvent très proches, à la recherche de dépaysement, de découvertes et de rencontres.
ÉTE 2021
PHOTOS : LE JOURNAL D’OUTREMONT
Si vous ne disposez que de quelques jours, concentrez vos activités sur Habana Vieja, le centre historique de la capitale.
Musique live partout, narines chatouillées par l’odeur de café, rutilantes décapotables des années 50, échoppes de rhum et de cigares, chaque jour est jour de fête pour le touriste dans cette ville déroutante au décor de cinéma, où simplement s’y promener sans but est une expérience en soi.
On peut bien entendu s’y déplacer en taxi pour les plus longues distances, mais on peut aussi se rendre a pie aux principaux sites touristiques ou préférer le sympathique cyclo-pousse (bici-taxi) qui nous entraîne parfois dans les méandres plus obscurs de la cité, après entente négociée sur le prix de la course.
Les incontournables
Il y a bien entendu de ces endroits que vous ne voudriez manquer au risque de se retrouver dans l’embarras au moment où on vous posera la question: « Quoi! tu n’es pas allé au Parque central? »
Le Parque central est l’endroit où se déploie tout le faste des grands hôtels – dont le célèbre Ingleterra, le plus ancien de Cuba – et les bars les plus connus – notamment le fameux El Floridita où avait ses habitudes l’auteur Ernest Hemingway. Le Parque central est aussi l’emplacement du terminal de bus pour se rendre aux Playas de l’Este, de splendides plages à 25 minutes de la ville.
À proximité, l’imposant El Capitolio, le siège de l’académie des Sciences, qui doit son nom à sa similitude avec le Capitole des États-Unis; et le Paseo del Prado, cette belle grande avenue réaménagée en 1928 par l’architecte français Jean Claude Nicolas Forestier sous forme de promenade ombragée, qui fait près de deux kilomètres.
Le Paseo del Prado sépare Habana Vieja du quartier populaire de Centro Habana. Il nous mène jusqu’au mythique Malecón, une jetée de front de mer de 8 kilomètres de long.
Certainement la rue piétonne la plus fréquentée, autant par les touristes que par les Havanais, la calle Obispo parcourt le quartier sur toute sa longueur. Une rue vibrante et colorée qui donne le pouls du quartier avec ses cafés, ses commerces de souvenirs, ses restos, et ses tiendas de produits alimentaires locaux.
Il y a beaucoup de musées à La Havane. Si votre emploi du temps ne vous autorise à n’en visiter qu’un seul, le Musée national des Beaux-Arts de Cuba, qui expose des collections d’art cubain de la période coloniale aux générations contemporaines, est certainement un excellent choix.
Les Plazas
Le vieux quartier compte de très belles plazas, où il est agréable de s’y attarder, si ce n’est que pour voir défiler la vie au quotidien.
Place historique dessinée en 1559 au cœur du quartier, la Plaza Vieja est entourée de riches habitations de l’époque coloniale, joliment restaurées. Un endroit magique avec des terrasses partout, certaines sur les toits d’hôtels environnants dont le splendide Palaciao Cueto. C’est aussi là que l’on retrouve le fameux café El Escorial, lieu culte du café à La Havane, encensé dans tous les guides touristiques. La Plaza de Armas, la Plaza de San Francisco et la Plaza de la Catedral sont aussi des places publiques très courues, souvent entourées de bâtiments bien entretenus, de musées, d’églises ou d’opulentes résidences d’hommes politiques influents à l’époque coloniale.
Parfois déconcertant
Oui, il y a de ces immeubles témoins des splendeurs du passé tristement livrés à l’abandon. Il est vrai aussi que les désordres de l’urbanité se révèlent au grand jour dans les rues de la ville: mendicité, comportements environnementaux douteux, chiens errants, sollicitations indésirables. Mais l’endroit est sans violence, le sentiment de sécurité optimal, et les habaneros d’une gentillesse et d’un égard surprenant.
Il vous reste un peu de temps? Sautez dans un taxi et explorez une autre facette de La Havane, soit les chics quartiers de Vedado et de Miramar, avec leurs zones hôtelières (dont l’Hotel Nacional de Cuba), leurs ambassades, les grandes artères et les secteurs résidentiels verdoyants ponctués de boutiques de luxe et de restaurants.

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PHOTOS SOURCES MULTIPLES
À une heure à peine des Ogunquit, Kennebunk et autres Old Orchard qui ont bercé nos étés, une région moins fréquentée de l’État du Maine, un peu plus au nord, vient ébranler nos certitudes : non, le Maine n’est pas que plages familiales bruyantes, boutiques de souvenirs et roulottes à clams frites!
À l’invitation du bureau de tourisme du Maine, nous nous sommes dirigés vers une région à la topographie complexe lézardée de rivières; un bassin hydrographique formé de multiples estuaires où s’avoisinent littoral escarpé, plages rocheuses et jolies petites localités côtières. Nous avons visité avec bonheur la bien-nommée ville de Bath et le charmant hameau de Georgetown.
Communément appelé « La ville des navires » en raison de tous les voiliers qui ont été construits dans ses chantiers navals, Bath est située au bord de la rivière Kennebec. Avec près de 9000 habitants, Bath dévoile ses charmes une fois l’été venu, avec son port de plaisance animé, son musée maritime à ne pas manquer, et sa rue principale où cafés et restaurants bondés rivalisent avec les boutiques d’art et d’artisanat. Fondée en 1781 et riche d’un passé naval exceptionnel, il est agréable d’y arpenter les rues et d’apprécier les façades bien conservées des bâtiments historiques.
À quelques kilomètres de là, le chemin bucolique qui nous mène à Georgetown (1000 h.) vaut en soi le déplacement avec ses jolies maisons dispersées dans la végétation luxuriante. Outre les beautés naturelles du parc d’État (State Park) de Reid, le réseau de sentiers pédestres et plusieurs phares historiques, l’essentiel de son offre touristique se résume à quelques haltes gourmandes. Impossible d’ignorer le Five Islands Lobster Co., situé sur la jetée au bout de la route 127; un endroit légendaire où l’on déguste le homard sur place – mais aussi une excellente chaudrée de palourdes – en observant les homardiers décharger leurs captures sur le quai. Tout près, à la marina locale, surplombant les zones d’élevage d’huîtres locales, le restaurant Osprey propose le mollusque à fraîcheur optimale, des fish’n chips et des pizzas four à bois.
Plus gastronomique, le restaurant Blue devient une destination en soi. Le chef Esau Crosby, qui a beaucoup voyagé, n’hésite pas à intégrer les saveurs d’ailleurs à la cuisine de la Nouvelle-Angleterre, tout en privilégiant les produits de première fraîcheur, dont le poisson et le homard. Le restaurant est partie intégrante de la charmante auberge Grey Havens, une maison centenaire où notre séjour a été des plus agréables.
www.visitmaine.com
www.mainemaritimemuseum.org
www.greyhavens.com
www.theospreyme.com
www.fiveislandslobster.com
Le Journal d’Outremont tient à remercier le Maine Office of Tourism qui a généreusement contribué à la réalisation de ce reportage, notamment en couvrant les frais d’hébergement au Hampton Inn Bath et Grey Havens Inn à Georgetown.

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HIVER 2022-23
PHOTOS ESPACE 4 SAISONS
Au moment de lire ces lignes, l’hiver aura certainement drapé de son grand manteau blanc la belle région d’Orford. Ici, les saisons ne sont que prétextes pour goûter aux plaisirs de l’hiver, s’émouvoir devant les premières floraisons du printemps, savourer la plénitude des soirs d’été ou s’émerveiller devant les feux colorés de l’automne. Le complexe hôtelier Espace 4 Saisons aurait difficilement trouvé un meilleur nom! Au pied du Mont Orford, à cinq minutes du parc national éponyme, au centre d’une région magnifique, l’endroit ravira les visiteurs peu importe la période de l’année.
Espace 4 Saisons compte 82 unités d’hébergement (chambres, lofts et suites) vastes et de grand confort dont certaines peuvent loger 4 personnes et munies d’une cuisine complète. L’hôtel comprend aussi une piscine intérieure et extérieure, un centre de santé, un gymnase vitré et un stationnement intérieur.
Côté plaisirs de la table, le restaurant Bistro 4 Saisons propose une carte signée Thierry Navette, un chef d’expérience qui a roulé sa bosse à Paris, en Suisse, à Victoria en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Angleterre et au Manoir Hovey, pour ensuite officier aux fourneaux du Bistro 4 Saisons.
Le menu courtise les classiques bistrot mais on y intègre parfois quelques douceurs du terroir québécois, comme la mousse de foie gras au Sortilège, le gravlax de saumon à l’érable ou les moules au fromage bleu de l’abbaye Saint-Benoît-du-Lac. Autrement, il sera difficile pour le gourmet en vous de faire un choix entre la cuisse de lapin confite sauce à la moutarde, le magret de canard cuit à basse température avec polenta à la canneberge, ou le très estimé foie de veau de lait servi rosé avec garniture d’échalotes et de bacon. Puis, une carte des desserts qui, sans doute, apaisera votre dent sucrée : le gâteau au fromage et caramel, la tartelette à l’orange caramélisée, le bavarois au chocolat noir, ou le pouding chômeur à l’érable.
4940, chemin du Parc,
Orford, Québec
(voir carte)
1 819 868-1110
1 877 768-1110 sans frais
espace4saisons.com
Nous tenons à remercier l’hôtel Espace 4 Saisons, le Bistro 4 Saisons ainsi que l’ensemble du Groupe PAL+ (palplus.ca) pour leur hospitalité, et pour avoir rendu possible la réalisation de ce reportage.

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PHOTOS TOURISME TROIS-RIVIERES ET TOURISME MAURICIE
Avec près de 140 000 habitants, Trois-Rivières est la ville la plus peuplée de la Mauricie. À l’invitation de Tourisme Trois-Rivières, nous avons découvert avec joie une destination culturelle d’envergure et superbement accueillante.
Une marche dans le centre de Trois-Rivières n’est pas qu’une simple balade, mais un voyage dans le riche passé des lieux.
Trois-Rivières n’oublie pas ses poètes
« Tu es ma latitude, ma longitude, mon lieu privilégié », a écrit Michèle Lalonde. On ne sait pas à qui s’adresse les mots de la célèbre poète et écrivaine, mais quand on lit cet extrait de poème gravé sur plaque en façade d’une maison patrimoniale dans le Vieux Trois-Rivières, on ne peut que penser à la bien nommée « Ville en poésie ». Vers immortalisés sur les murs des bâtiments et mots suspendus sur un fil dans un parc témoignent de la volonté de la ville à soutenir les poètes et leurs œuvres. Près de 300 plaques affichent des poèmes québécois. Sur la Promenade internationale de la poésie, au Parc portuaire, on peut lire 100 poèmes en 21 langues. Plus encore, à chaque automne depuis 1985, Trois-Rivières accueille le Festival international de la poésie, sans compter le sentier dédié aux poètes au Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac, dans la partie ouest de la ville, l’un des plus beaux joyaux d’architecture rurale du Québec.
Trois-Rivières n’oublie pas son passé
Une marche dans le centre de la ville n’est pas qu’une simple balade, mais un voyage dans le riche passé des lieux, où l’on s’émerveille devant la beauté de l’architecture, où l’on se recueille face aux monuments commémoratifs et où l’on s’arrête devant les plaques historiques. Incontournables: la jolie rue des Ursulines, l’Escalier monumental et le Parc portuaire. Impossible de ne pas croiser la fontaine de la Place Pierre-Boucher, de jets d’eau et de couleurs changeantes, qui rappelle la contribution de ce héros qui a défendu la ville menacée en 1653; puis comme gouverneur de Trois-Rivières, la deuxième ville francophone fondée en Amérique du Nord. Plusieurs musées, aussi captivants qu’enrichissants, feront le bonheur des visiteurs curieux. Entre autres, le Musée québécois de Culture Populaire (ou « Musée Pop » qui inclut la Vieille prison de Trois-Rivières), et le Musée des Ursulines, témoin privilégié de la venue des Ursulines qui montre la solide implantation de cet ordre au profil éducatif.
Plusieurs musées, aussi captivants qu’enrichissants, feront le bonheur des visiteurs.
Trois-Rivières n’oublie pas ses visiteurs
Toutes ces richesses sont avantageusement accessibles à pied, pour le bonheur des nombreux touristes qui logent dans les gîtes et les hôtels du centre-ville. Nous avons eu la chance de séjourner à l’hôtel Oui Go!, chic établissement qui occupe un bâtiment patrimonial, autrefois un magasin de fourrures, avant d’être une succursale de la Banque de Montréal. Encore une fois, quelques pas suffisent pour accéder aux boutiques, cafés et cuisines de toutes allégeances.
Parmi l’offre des bonnes adresses gourmandes, nous avons opté pour le restaurant-buvette Épi. Inventif, le chef n’hésite pas à emprunter d’autres sentiers pour une finalité toute en authenticité et en saveurs, et en tout respect des produits de proximité. Le restaurant Épi propose une carte courte mais bien sentie au gré des arrivages, des plats servis en petites portions, un service attentionné malgré une salle comble ainsi qu’une terrasse en saison.
hotelouigo.com
epibuvette.ca
tourismetroisrivieres.com
Le Journal d’Outremont tient à remercier Tourisme Trois-Rivières pour avoir rendu possible la réalisation de ce reportage.

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Ouvert aux visiteurs depuis 2015, le Monastère des Augustines de Québec, transformé en établissement hôtelier et en lieu de ressourcement de catégorie supérieure, se démarque par une proposition touristique intégrée qui allie patrimoine, culture, hébergement, alimentation saine, santé globale et développement durable, toujours en cohérence avec l’esprit des lieux.
Dès les premiers instants sur place, les lieux calmes et apaisants donnent le ton: mariages architecturaux remarquables du passé et du présent, longs couloirs aux murs recouverts de tableaux d’époque et de directives bien affichées à l’adresse des occupantes de l’époque, salles muséales garnies d’objets qui retracent l’évolution de la pensée médicale des sœurs hospitalières, silence imposé lors du petit déjeuner.
La visite de l’ancien cloître des Augustines, fondé au milieu du 17e siècle, pourrait être l’expérience d’une seule journée, mais pour certaines personnes, il s’agira d’un séjour de deux à cinq nuitées, pour une retraite spirituelle en groupe ou pour une démarche plus personnelle de ressourcement. Plusieurs ateliers ponctuels en groupe et forfaits de saisons sont offerts selon les besoins de l’invité : Retraite Signature, Se ressourcer pour mieux s’habiter, Expérience et mieux-être, Sérénité, Découverte et équilibre, Séjour monastique ou tout simplement Gourmand et spa.
Côté hébergement, les chambres sont confortables mais aussi d’une grande sobriété, sans téléviseur, ni téléphone, ni mini-bar. D’anciennes chambres d’Augustines ont été reconverties selon les standards actuels, tout en gardant leur charme d’antan, et, pour ajouter à l’authenticité, avec salles de bain à partager sur l’étage. D’autres chambres, plus contemporaines mais en parfaite harmonie avec le caractère patrimonial des lieux, sont équipées d’une salle de bain complète.
Le restaurant attenant, Le Vivoir, s’inspirant de la philosophie culinaire de l’alimentation consciente, propose une cuisine fine valorisant les producteurs locaux. Tous les jours au menu, un plat végétarien, un poisson et une viande en plus d’un bar à salades.
Six Augustines habitent encore au Monastère des Augustines de Québec. Elles seront les dernières de cette communauté de femmes hospitalières dont la présence, sur près de 400 ans, a été intimement liée à la fondation de la ville.
77, rue des Remparts, Québec
(voir carte)
418 694-1639
monastere.ca

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PHOTOS : COURTOISIE
Contraction des mots glamour et camping, le glamping est un concept hybride qui associe l’immersion dans la nature avec les commodités d’une chambre d’hôtel. Relativement nouveau au Québec, mais bien établi en Europe, ce type d’hébergement alternatif prend de l’ampleur dans la province, sous forme de yourtes, de dômes, de prêt-à-camper, de cabanes flottantes ou même sur pilotis.
Minimalistes, ces habitations offrent généralement des degrés de confort variés, toujours en pleine nature, certains s’approchant davantage du camping avec des installations sanitaires dans un bâtiment séparé et de l’équipement limité pour cuisiner. D’autres, comme les Dômes Charlevoix, s’inscrivent dans la catégorie 5 étoiles du genre avec tout le confort d’un petit chalet. L’intérieur, visible à travers les parois transparentes, révèle une chambre confortable, une cuisine complète, une salle de bain, un deuxième lit sur la mezzanine, un espace foyer, une grande terrasse et un spa privé.
Les dômes géodésiques sont élégants, conçus pour le climat nordique du Québec, et donc habitables 12 mois par année. La grande superficie des lieux permet à quatre personnes d’y séjourner confortablement. Chacune des cinq unités sur le site, avec sa structure en courbes douces et sa transparence qui vous connecte à la nature, offre un espace de vie à la fois intime et ouvert sur la forêt charlevoisienne avec vue imprenable sur le grand fleuve Saint-Laurent.
À mi-chemin entre Baie-Saint-Paul et Le Massif de Charlevoix, plus précisément à Petite-Rivière-Saint-François, le site de Dômes Charlevoix est un point de départ original pour découvrir la magnifique région éponyme. Si, bien entendu, vous aimez vous éveiller au petit matin sous le chant des oiseaux...
54, ch. Gabrielle Roy,
Petite-Rivière-Saint-François (voir carte)
domescharlevoix.com
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PHOTOS : AUBERGE DES ÎLES
Authentique, hospitalière, accueillante, la réputation de la belle région du Lac-Saint-Jean n’est plus à faire. Nous avons visité l’Auberge des Îles, au bord du grand lac.
Un site enchanteur où l’on observe les plus beaux couchers de soleil.
Pour le visiteur venu s’imprégner de nature et d’histoire, assister à des événements culturels, goûter aux spécialités régionales ou simplement se mouiller les pieds dans les eaux du lac, l’offre d’hébergements touristiques est grande et se décline en plusieurs catégories.
Partout en région, campings, hôtels, motels, chalets, gîtes, Airbnb, club de vacances et autres lieux de villégiature se disputent les faveurs des clients. Mais d’établissement hôtelier de qualité digne de ce nom avec chef en cuisine, salle de mise en forme, piscine intérieure de 25 mètres, plage privée et vue imprenable sur le majestueux lac, seule l’Auberge des Îles – membre du groupe Ôrigine artisans hôteliers – peut prétendre à ce statut.
Un endroit idéal pour la pratique du kayak.
L’Auberge des Îles, qui a opté pour une formule de type resort, propose des activités récréatives et sportives adaptées aux saisons. On y accueille autant des couples en séjour romantique le temps d’un week-end, que des petites familles pour des vacances prolongées, ou encore des sportifs disposés à une randonnée en kayak autour des îles ou à une sortie en vélo sur la Véloroute des bleuets.
Le restaurant le Rang 9, convivial et sans prétention.
Le restaurant le Rang 9, situé à même l’établissement, propose une carte qui varie selon les saisons : pétoncles des Îles-de-la-Madeleine, jarret de sanglier, ris de veau, tartare de boeuf Wagyu, bavette de boeuf.
Endroit polyvalent, l’auberge met aussi en valeur un environnement propre aux rencontres d’affaires, aux séminaires et aux professionnels en déplacement, avec tous les outils technologiques d’appoint. En effet, chaque unit. du pavillon principal est pourvue de la nouvelle technologie Hyvi qui permet de moduler la chambre et la convertir en bureau de travail ou en salle de réunion en quelques minutes seulement.
L’Auberge des Îles est située dans la jolie localité de Saint-Gédeon. L’établissement compte 46 unités, soit 30 chambres et 16 condos locatifs.
Le Journal d’Outremont tient à remercier la direction de l’Auberge des Îles pour avoir rendu possible la réalisation de ce reportage.

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AUTOMNE 2023
Le Journal d’Outremont a répondu à l’invitation de Tourisme Laurentides à une tournée des sites d’intérêt touristique dans la région d’Oka, à quelque quarante minutes de Montréal. Nous en sommes revenus ravis, avec la vive intention d’y retourner.
L’Abbaye d’Oka
Bien entendu, tout rayonne autour de la célèbre Abbaye d’Oka, maintenant à vocation hôtelière, le point de départ des activités touristiques, connu d’abord sous le nom d’ « Abbaye Notre-Dame du Lac » ou de la « Trappe d’Oka », un ancien monastère de l’Ordre cistercien de la stricte observance. Doit-on rappeler que c’est en ce lieu saint qu’a été créé ce fromage qui a marqué les habitudes alimentaires des Québécois au XXe siècle, le légendaire « Oka », dont les premières meules ont été produites en 1893?
Le bâtiment classé patrimonial de l’Abbaye d’Oka possède une architecture exceptionnelle sur un site choisi par les moines il y a plus de 130 ans pour son calme, sa beauté et la nature vivante des environs. Hôtel de 50 chambres, l’endroit est polyvalent et on y accueille mariages, cérémonies, banquets et autres évènements festifs dans les grands espaces de recueillement que furent la bibliothèque, la chapelle et le grand réfectoire. De longs couloirs quasiment à l’identique de la construction d’origine et des chambres sobres, mais confortables dépourvus de télés et de futilités décoratives, invitent à la détente, voire à l’introspection. Un lieu pour s’y déposer, pour ranger son cellulaire, pour profiter du sommeil du juste.
Pour les adeptes d’histoire, l’abbaye d’Oka offre des visites guidées du monastère. Pour les gourmands, le bien nommé bistro Le Sacré, sous l’autorité du chef Ian Saint-Pierre, propose une carte courte mais remplie de délicieuses découvertes inspirées des moines qui ont toujours été passionnés d’agriculture et des produits de la terre. Pour compléter l’expérience, une visite au Magasin de l’Abbaye s’impose. La boutique met en valeur des productions locales de fromages, bien entendu, mais aussi des gelées, confitures, chocolats, charcuteries et bières locales.
Tournée gourmande
Oka est une destination gourmande en soi, autant pour les produits de l’érable au printemps que pour les pommes de l’automne. Nous avons été enchantés de notre visite chez Labonté de la pomme. Le domaine agrotouristique champêtre (restaurant, verger, cabane à sucre et miellerie) propose des activités adaptées aux saisons : cueillette de fruits (25 variétés), dégustation de tire d’érable et de produits du verger, visite de la fermette, autocueillette, boutique, menu gourmand à l’érablière...
Pour tout connaître sur le miel, on se rend chez Intermiel, une ferme d’envergure qui gère la production de 5000 ruches. Reconnue pour la qualité et la diversification de ses produits, mais également pour son volet éducatif. Ne ratez pas l’occasion de visiter le splendide parc national d’Oka, magnifique et apaisant au bord du lac des Deux-Montagnes. Afin d’apprécier la diversité des espaces naturels du parc, différents sentiers de randonnée ont été aménagés et permettent aux visiteurs de partir à la découverte de l’histoire, de la faune, de la flore et de la géomorphologie du territoire.
Nous tenons à remercier Tourisme Laurentides qui a rendu possible la réalisation de ce reportage.
abbayeoka.ca
Labonté de la pomme
labontedelapomme.ca
Intermiel
intermiel.com
Parc National d’Oka
sepaq.com
Tourisme Laurentides
laurentides.com
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PHOTOS COURTOISIE TOURISM NOVA SCOTIA sauf mention contraire
La piste Cabot (Cabot Trail) est une route panoramique qui fait une boucle de 298 kilo¬mètres autour de l’île du Cap Breton, passant par le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, l’un des lieux les plus enchanteurs de la Nouvelle-Écosse. La piste Cabot porte le nom de l’explorateur vénitien Jean Cabot qui a décou-vert ces côtes rocheuses en 1497. Nous en revenons à peine, encore éblouis par cet endroit unique à la géographie complexe.
La piste Cabot dans toute sa splendeur. Si l’on choisit de parcourir la piste Cabot dans le sens de l’aiguille d’une montre, on amorce l’itinéraire en traversant le territoire acadien aux accents francophones bien sentis (Chéticamp, Cap Le Moine, Grand étang, Plateau, Saint-Joseph), pour ensuite franchir montagnes, pâturages et forêts, et enfin poursuivre notre chemin le long d’un littoral sauvage, presque brutal. Mais attention au conducteur qui s’égare dans ses pensées, car le parcours côtier est tortueux par endroit et sa route asphaltée en lacets peut surprendre. Heureusement, de nombreuses haltes de repos pour automobilistes – qui offrent aussi des points de vue saisissants sur l’océan – sont prévues tout le long du littoral.
La piste Cabot est jalonnée de villages côtiers, de nombreux sentiers de randonnée, de cafés et de petits restaurants sympathiques où on fait honneur au homard et autres produits de la mer d’une fraîcheur inégalable, souvent pêchés la journée même dans les eaux glaciales de l’Atlantique Nord.
Sur l’invitation du bureau de tourisme, nous nous sommes laissés transporter au gré de leurs généreuses propositions. Nous avons découvert des paysages d’une grande beauté, de splendides endroits d’hébergement, d’excellents restaurants de cuisine typique, une culture celte omniprésente et une scène musicale dynamique; mais avant tout, nous avons croisé une population locale ouverte et accueillante.
À inscrire sans faute sur votre liste des endroits à voir dans votre vie.
Point de vue saisissant sur l’océan atlantique.
Jours 1 et 2
Arrivée à Halifax. Même sous la pluie, la capitale provinciale est tout à fait charmante. Nous avons logé au prestigieux hôtel Westin Nova Scotian qui donne sur la longue promenade de bois portuaire (4 km) où abondent les boutiques, les restaurants et les cafés. L’hôtel est à deux pas des plus beaux musées (Musée canadien de l’immigration, Musée maritime, Nova Scotia Art Gallery), du lieu historique national de la Citadelle, des somptueux jardins publics et des meilleurs restaurants.
Nos bonnes adresses
Hôtel Westin Nova Scotia – westin.marriott.com
Restaurant The Bicycle Thief – bicyclethief.ca
Restaurant Shuck Seafood and Raw Bar – rcr.ca
Des sentiers balisés pour les promenades en famille.
Jour 3
Départ pour Glenville au Glenora Inn & Distillery. La plus ancienne distillerie de whisky single malt en Amérique du Nord offre aussi l’hébergement et une excellente table de cuisine authentique avec musique celtique live.
Nos bonnes adresses
Auberge Glenora Inn & Distillery – glenoradistillery.com
Restaurant et café Dancing goat café & bakery – thedancinggoat.ca
Jours 4 et 5
Arrêt à Dingwall, village côtier tout à fait charmant d’environ 600 habitants au bout duquel se trouve un restaurant tout simple, mais qui offre une cuisine exceptionnelle, le Markland. Certainement un des meilleur chowder à vie et un flétan d’une fraîcheur inouïe à la cuisson parfaite. Arrivée à Ingonish Beach, pour le golf, la plage et les paysages côtiers. Nous avons logé au Keltic Lodge at the Highlands, un repaire pour mordus de golf sur l’un des terrains les mieux cotés au Canada avec vue imprenable sur la mer.
Nos bonnes adresses
Restaurant Salty Rose’s and the Periwinkle Café – saltyrosesandtheperiwinklecafe.com
Restaurant Markland – themarkland.com
Hôtel Keltic Lodge – kelticlodge.ca
Succulent chowder au restaurant Markland à Dingwall.
Jour 6
Sur le quai de Sydney, vous ne pouvez rater Big Fiddle, le plus grand violon du monde, installé sur le front de mer, symbole de la vitalité musicale de la Nouvelle-Écosse. L’hôtel Simon qui nous a hébergé était d’un grand confort, idéal pour explorer à pied le centre-ville ou pour se balader sur le port. Point de départ idéal pour une journée au lieu historique national de la Forteresse-de-Louisbourg, une reconstruction partielle d’une forteresse française, l’une des principales attractions touristiques de Cap-Breton.
Nos bonnes adresses
Hôtel Simon – thesimonhotelsydney.com
Restaurant Naru Sushi – facebook.com/narusushisydney
Jour 7
Fin du circuit dans l’une des localités les plus animées de la piste Cabot, le joli village de Baddeck, qui donne sur le lac Bras d’Or. Partout, des cafés, des restaurants, des boutiques, des galeries d’art. Nous avons séjourné au Inverary Resort, un complexe de vacances multigénérationnel aux chambres réparties en plusieurs pavillons avec restaurants et spa. Arrêt obligé dans le plus charmant des restaurants sur la piste Cabot, le Baddeck Lobster Suppers, pour le homard bien entendu, mais aussi pour l’atmosphère détendue et typique des Maritimes.
Nos bonnes adresses
Highwheeler Cafe & Bakery – facebook.com/baddeckcafe
Hôtel Inverary Resort – inveraryresort.com
Restaurant Baddeck Lobster Suppers – baddecklobstersuppers.ca
Festin de homards au Baddeck Lobster Suppers.Le Journal d’Outremont tient à remercier le Bureau de tourisme de la Nouvelle-Écosse (Tourism Nova Scotia) pour avoir rendu possible la réalisation de ce reportage.
novascotia.com

Le Journal d’Outremont partage avec vous ses plus beaux moments de voyages et vous emmènent parfois très loin, souvent très proches, à la recherche de dépaysement, de découvertes et de rencontres.
Fleuve de glace et montagnes blanches, un chemin qui sillonne entre les petites maisons colorées et des toits qui croulent sous le poids de la neige; nous roulons dans un tableau de l’artiste-peintre Clarence Gagnon. Le village Petite-Rivière-Saint-François est en quelque sorte le berceau de la colonisation de la région de Charlevoix. Moins de 1 000 habitants, l’église, l’épicerie locale, une partie de hockey entre amis, une culture acéricole bien ancrée. Le village célèbre cette année son 350e anniversaire. On s’y arrête pour son charme et son authenticité, mais aussi parce la petite localité rurale, au détour de la rue principale, accueille, depuis quelques années, une destination touristique d’envergure internationale.
Spa avec vue splendide sur le Saint-Laurent. PHOTO COURTOISIE CLUB MED
Le Club Med Charlevoix est le seul « Village » en Amérique du Nord (on désigne ainsi le concept hôtelier du Club Med), au pied de l’un des domaines skiables les plus importants au Québec (Le Massif Charlevoix). L’hôtel, qui peut recevoir près de 1 000 personnes avec ses 277 chambres et 25 suites réparties sur trois ailes, est construit selon une « architecture contemporaine mêlée aux codes de la culture traditionnelle amérindienne [et] compose un univers singulier empreint d’histoire et de modernité », peut-on lire sur le site web.
Nous séjournons dans un tout-inclus de qualité supérieure et la marque, bien installée dans son positionnement « haut de gamme au savoir-faire français », tient assurément ses promesses.
D’emblée, l’endroit est vaste, luxueux et baigné de lumière naturelle. Les chambres sont d’un grand confort, avec un mobilier moderne et sobre à la fois, et une vue imprenable sur le fleuve Saint-Laurent; un spectacle qui se module au gré des saisons.
Chambres au grand confort, avec un mobilier moderne. PHOTO COURTOISIE CLUB MED
Les activités sportives et de plein air, en l’occurrence le ski alpin et la raquette lors de notre passage, deviendront vélo de montagne, randonnée ou volley de plage cet été. Spa et piscine intérieure, massothérapie, soins esthétiques, espaces de remise en forme, tables de ping-pong, cours en techniques de cirque, espaces dédiés aux tout-petits, spectacles de fin de soirée fort bien menés, ce ne sont pas les prestations qui manquent, assurées par un personnel courtois et empressé, toujours disponible.
Ce n’est un secret pour personne, on y mange formidablement bien; le buffet gastronomique avec chef à chaque station propose un éventail des spécialités du monde, incluant certaines options végétariennes, voire végan. Pas le goût pour le gigot d’agneau aux flageolets ou le tartare de thon mayonnaise à la sriracha, un burger gourmet frites maison vous comblera. On ratisse large aux cuisines du Club Med!
Buffet gastronomique proposant un éventail des spécialités du monde. PHOTO COURTOISIE CLUB MED
Partout, des mines réjouies, des rires et de la bonne humeur, et ce sentiment délicieux de se livrer entièrement à la détente et à l’abandon volontaire, et où le seul effort consiste à puiser dans la liste de vos envies.
Le Journal d’Outremont tient à remercier le Club Med ainsi que l’agence de voyages Cinquième Saison pour avoir rendu possible la réalisation de ce reportage.
Le Journal d’Outremont partage avec vous ses plus beaux moments de voyages et vous emmènent parfois très loin, souvent très proches, à la recherche de dépaysement, de découvertes et de rencontres.
Les hôtels OTL Gouverneur Saguenay et Sherbrooke font partie du groupe hôtelier québécois Hôtels Gouverneur. Quasiment à l’identique, à la différence près que l’une propose 165 chambres (Saguenay) et l’autre 126 (Sherbrooke), les deux adresses hôtelières sont éminemment urbaines, mais à proximité de toutes les activités sportives et de plein air qu’offre leur belle région respective. Cet article s’applique sans distinction à l’un et à l’autre des établissements.
Le hall d’entrée de l’OTL Gouverneur Saguenay, PHOTO PHOTO COURTOISIE HÔTELS OTL GOUVERNEUR
Le splendide hall d’entrée annonce d’ores et déjà la couleur de cette signature haut de gamme, avec son plancher de céramique blanche, ses plafonds vertigineux et sa décoration aux teintes nuancées d’ocre et d’ardoise. Les designers ont apposé leur griffe pour créer un environnement unique et contemporain et développer un concept à la fois audacieux, avant-gardiste et moderne.
Technologie dernier cri dans les chambres tout confort. PHOTO PHOTO COURTOISIE HÔTELS OTL GOUVERNEURAux étages, des chambres tout confort à la fenestration généreuse et au mobilier en matière noble comme le marbre, le bois de merisier et le granite. Elles sont toutes équipées d’une tablette électronique, d’un téléviseur 50 pouces avec dispositif Chromecast, d’Internet à très haute vitesse et d’une cafetière Nespresso.
Expérience thermale unique au spa PAÜS. PHOTO PHOTO COURTOISIE HÔTELS OTL GOUVERNEUROutre le petit-déjeuner inclus, les celliers-distributeurs, la piscine, le gymnase, le centre d’affaires, l’hôtel se distingue par une offre « détente » au sommet de son art. C’est en effet au spa PAŪS, à même l’établissement, que l’on prodigue les soins de massothérapie, du corps et du visage, les manucures et les pédicures. Le PAŪS est aussi le lieu d’expérience thermale inoubliable dans ses bassins à remous à températures variables, ses saunas secs, bains vapeur et douches polaires.
Une cuisine exquise au restaurant Boefish. PHOTO PHOTO COURTOISIE HÔTELS OTL GOUVERNEURCôté table, peut-être l’une des meilleures de la région, le restaurant Boefish. Une cuisine hissée à de hauts niveaux, élaborée autour des viandes les plus fines et des fruits de mer les plus frais, rehaussée d’une impressionnante sélection de vins. La salle à manger à la configuration judicieuse permet à la fois des îlots intimes pour les couples comme de plus grands espaces pour les groupes.
Pas étonnant que l’hôtel L’OTL Gouverneur (Saguenay) a été reconnu dans le cadre des prix Travellers’ Choice de Tripadvisor dans la catégorie Best of the Best Hotels pour 2024, se classant au 15e rang des hôtels les plus luxueux au Canada.
Le Journal d’Outremont tient à remercier les hôtels OTL Gouverneur Saguenay et Sherbrooke pour avoir rendu possible la réalisation de ce reportage.
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