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L’arrondissement vient, avec un certain retard qui a fait en sorte que les renseignements ne firent pas partie de la programmation d’été publiée en début de mois, de faire connaitre la tarification du camp de jour pour l’été 2020. Plusieurs parents ont sursautés devant les tarifs exigés qui dans certains cas peuvent passer du simple au double selon les options choisies. Décidément confier le camp Soleil à une OBNL ne se fera pas sans heurt.
PHOTO JOURNAL D’OUTREMONT ARCHIVES Cela dit, il ne faut pas s’en surprendre. En vertu des données recueillies lors du budget, le camp de jour géré par la ville en 2020 aurait généré des pertes de 128 000$ sur des revenus de 170 000$, donc des dépenses de 298 000$ principalement des salaires. Puisque l’arrondissement n’a octroyé qu’une subvention de 30 000$ et comme il est impensable de couper les dépenses de 100 000$ sur un budget d’opération de 298 000$, il fallait bien augmenter les tarifs. (On ne peut augmenter le nombre d’inscrits indéfiniment sans pour autant augmenter les dépenses car il y a des ratios d’encadrement à respecter).
Déjà lors du budget j’avais part de ces commentaires au Maire qui m’avait assuré qu’il avait bon espoir de trouver une OBNL pour faire le camp. Il s’est bien tenu de dire qu’il n’allait pas obliger l’OBNL à maintenir le tarif. Ou encore croyait-il peut-être l’OBNL capable de miracles. Ce n’est pas la faute de l’OBNL qui, je suis sûr, va offrir un camp de qualité. A l’impossible nul n’est tenu.
Le vrai problème c’est que c’est un choix politique de cette administration qui se targue pourtant d’être du côté des familles. Si on avait vraiment voulu continuer la mission sociale d’offrir un camp de jour abordable aux familles, on aurait fixé les tarifs dans l’appel d’offre et augmenter la subvention. Projet Montréal préfère se payer des conseillers politiques ou encore augmenter le salaire des conseillères d’arrondissement. On préfère donner des rabais de stationnement aux résidents et non-résidents à faible revenus plutôt qu’aider les familles à faible revenus qui ont des enfants en leur offrant un camp de jour abordable. Encore un autre exemple de l’incohérence de cette administration.
Marc Poulin
Avenue de la Brunante
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