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Bonjour,
Je suis une ex-bénévole de la Maison Monbourquette, pendant cinq ans, j’ai eu cette chance unique de répondre aux endeuillés qui étaient en détresse et qui ne demandaient qu’à être écouté. Comment je me suis rendue à cet extraordinaire organisme qui supportait les gens dans le deuil?
PHOTO LE JOURNAL D’OUTREMONT Je suis une maman de trois garçons, en juillet 2009 je perds mon beau Max âgé de 20 ans dans un accident de la route, je suis dévastée, une immense peine, aucun mot ne peut décrire mes douleurs, mon cœur est brisé à jamais, ma famille, amputée de mon fils cadet.
On m’informe qu’une maison existe pour venir en aide aux cœurs brisés. Je participe aux groupes de soutien pour parents endeuillés. Difficilement, je comprends mieux mes états d’âme et parviens à remonter la pente. Je ne sais pas où j’en serais si je n’avais pas croisé cette maison et son personnel si compétent et chaleureux.
J’aime tellement cette maison, je ne veux pas la quitter, je deviens donc bénévole et redonne à mon tour ce que j’ai reçu,,,,,,,de l’écoute, de la compassion, de l’espoir et surtout un support inestimable.
Difficile d’imaginer que cette maison n’existe plus, qui va supporter les endeuillés, je suis en manque de cette ligne d’écoute, de vous tous chers endeuillés. Après chaque appel j’avais l’impression d’avoir un peu réparé votre cœur brisé.
Difficile à croire que l’on puisse mettre fin à cette mission si humaine et aidante pour le cœur des gens en peine......je devrai m’y faire......
Cette maison m’a sauvé la vie, je m’en allais du mauvais côté......je ne serai jamais assez reconnaissante envers vous tous.
Ce qui me manque le plus, c’est de ne plus pouvoir vous répondre chers endeuillés et réparer un peu vos cœurs brisés.
Sylvie B. Hunter
Ex-bénévole, ligne d’écoute
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