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Le 6 décembre 1989, la fusillade de la Polytechnique a entraîné la mort tragique de 14 jeunes femmes dans ma circonscription, Outremont. Le tireur est entré dans une salle de classe, armé d'un fusil semi-automatique et, demandant que les hommes et les femmes soient séparés, fusilla les femmes.
PHOTO COURTOISE Cette tragédie demeure la fusillade de masse la plus meurtrière de l'histoire du Canada et a déclenché une conversation nationale sur le contrôle des armes à feu qui a mené au projet de loi C-68, la Loi sur les armes à feu, comprenant le registre d’armes longues (mis à terme en 2012). Plus récemment, la violence dans l'ensemble du pays, y compris à Toronto et à Québec, a ravivé notre débat national sur l’encadrement des armes à feu, menant à une réflexion sur la meilleure façon de se protéger contre la violence armée.
Voici les faits:
En 2012, il y a eu 90 meurtres commis à l’aide d’une arme à feu - 266 l’année dernière. Depuis la fin du registre d’armes longues, les meurtres commis à l’aide d’une carabine ou d’un fusil à pompe ont augmentés de 120 pourcent; l’augmentation est de 60 pourcent pour les armes de poing. En 2012, 75 pourcent des fusils illégaux au Canada ont été passés en contrebande des États-Unis. Aujourd’hui, selon le service de police de Toronto, plus de la moitié des fusils proviennent de notre propre pays.
Il faut réaliser que la violence armée est souvent le symptôme de questions sociétales plus profondes. Aucune mesure à elle seule ne mettra fin à la violence armée, il faut un effort concerté sur tous les fronts. Alors, comment pouvons-nous élargir notre compréhension et notre approche ? Nous cherchons actuellement des réponses à cette question. Le gouvernement fédéral a lancé une consultation nationale sur l'interdiction des armes de poing et c'est à nous tous de faire entendre notre voix. Un portail pour les soumissions du public est ouvert depuis le 10 novembre.
Le 6 décembre, nous nous souvenons de toutes les victimes de la violence armée au Canada, ainsi que leurs familles et proches qu’ils ont laissés. Il est de notre responsabilité d'examiner les preuves et de prendre des mesures pour prévenir un plus grand nombre de victimes.
Rachel Bendayan
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