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Une nouvelle campagne publicitaire était lancée cette semaine intitulée Back-to-school Essentials, the Sandy Hook Promise. Des jeunes nous y montrent fièrement leurs nouvelles fournitures scolaires, alors que se déploie une fusillade dans l’école à laquelle ils tentent d’échapper. Les écoliers se cachent dans les sanitaires, cassent des fenêtres, pansent leurs blessures, se fabriquent des armes. Ce ne sont que des enfants ! Des enfants qui auront à surmonter un deuil indicible, à réparer des blessures, des traumatismes, et qui grandiront en frémissant de peur au son d’un ballon de fête qui éclate. Comme ce fut le cas pour des étudiants de notre communauté il y a bientôt 30 ans.
PHOTO COURTOISIE Le 6 novembre 1989, la fusillade la plus meurtrière du Canada frappait ma circonscription natale d’Outremont, à la Polytechnique, prenant la pris la vie de quatorze jeunes femmes. Jamais je n’oublierai cette journée où mon père rentra de son travail, à l’Université de Montréal où il enseignait, et m’expliqua pourquoi il était en retard pour le repas. Il était demeuré à l’extérieur de la Polytechnique, regardant arriver les ambulances. Il avait tenté d’aider, sans y parvenir hélas. Il essayait de trouver les mots pour m’expliquer, sans y parvenir. La question reste d’actualité : comment empêcher la violence causée par les armes à feu ?
Le contrôle canadien des armes à feu est strict, il contribue depuis longtemps à faire du Canada l’un des pays les plus sûrs au monde. Les ambitieuses politiques adoptées successivement ont permis la création d’un cadre législatif efficace.
Ces quatre dernières années, le gouvernement libéral a réalisé des avancées concrètes afin que notre pays soit moins vulnérable à la violence causée par les armes à feu, notamment en instaurant notre législation actuelle sur les armes à feu, qui améliore la vérification des antécédents des acquéreurs d’armes à feu. La loi procure également un meilleur contrôle du transport des armes à feu, en renforçant la procédure d’autorisation concernant les armes à feu prohibées et à autorisation restreinte. Mais la violence causée par les armes à feu continue de prendre trop de vies dans nos communautés. Nous devons faire encore plus.
C’est pourquoi le Parti libéral a annoncé de nouvelles mesures visant à renforcer le contrôle des armes à feu, pour bannir toutes les armes d’assaut de style militaire, et permettre aux villes de bannir ou de restreindre les armes de poing sur leur territoire.
Ce n'est pas une question partisane, cela concerne nos familles, nos enfants et leur sécurité. Grâce à une législation sensée et appropriée, je suis optimiste quant à la construction d'un Canada encore meilleur, plus fort et plus sûr.
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