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Le 4 décembre dernier l’administration municipale nous a annoncé une excellente nouvelle : le parc canin allait être maintenu dans son état intégral jusqu’en 2023. Ceci est à mon avis le résultat d’une mobilisation citoyenne qui a su, par tous les moyens à sa disposition, faire valoir son attachement à ce parc et à une administration municipale qui a finalement écouté et pris la bonne décision. Bravo et je réitère mes félicitations exprimées mercredi à l’administration municipale.
L’historique
L’association du parc canin a été informée de plans, je crois élaborés en 2018, recommandant un aménagement temporaire pour sécuriser l’intersection Thérèse Lavoie-Roux et Bates. Ces plans prévoyaient l’aménagement d’une voie de desserte traversant le parc canin pour rejoindre le viaduc Rockland. Bien que souhaitable du point de vue de la circulation, ce projet de desserte ne prenait pas en compte les intérêts des usagers du parc canin et la volonté de la population de maintenir cet endroit tel quel, le plus longtemps possible.
Initialement, le discours de l’administration municipale était plus axé sur la nécessité de réaménager les voies d’accès que sur le maintien du parc. Mais heureusement les citoyens se sont mobilisés et après un été de manifestations et de moyens de pression, la position municipale a commencé à évoluer, timidement il est vrai, comme en fait foi l’émasculation de la résolution proposée par M. Corbeil par les conseillers de Projet Montréal à la séance du conseil d’arrondissement d’octobre, mais évoluer tout de même.
Il n’en demeure pas moins que l’équipe de M. Caldwell à la ville-centre a compris le message que la sécurisation de l’intersection ne passait pas forcément uniquement par ce nouveau lien routier. Elle s’est mise à faire des études qui ont finalement démontrées que le risque était moins élevé que perçu initialement et que des mesures moins intrusives allaient non seulement permettre de maintenir le parc dans son état intégral mais aussi de sauver beaucoup d’argent!
Tout est bien qui finit bien! Mais je crois important de faire un post-mortem sur ce qui s’est passé afin d’éviter ce genre de psychodrame dans le futur. Tout d’abord, on peut affirmer que cette mobilisation n’aurait pas été nécessaire si on avait eu une administration à l’arrondissement qui avait exprimée de façon plus ferme et publique les volontés des citoyens dans ce dossier. Je comprends que M. Tomlinson est un backbencher dans son parti et qu’il ne voulait pas indisposer un membre du comité exécutif en la personne de M. Caldwell. Cependant si les citoyens avaient eu la conviction que M. Tomlinson allait veiller à nos intérêts avant les intérêts de la ville centre, le besoin de mobilisation aurait été moins grand. M. Tomlinson aurait dû faire preuve de leadership et démontrer qu’il était prêt à se battre pour nous. Peut-être défendait-il le dossier derrière des portes closes, on n’en sait rien, mais il n’a pas su trouver les mots pour nous convaincre qu’il adoptait une attitude ferme dans ce dossier et la résolution votée en octobre en est le plus bel exemple.
Deuxièmement, ce dossier démontre que lorsque l’on écoute les citoyens et que l’on fait les analyses appropriées, on en arrive à de bien meilleures conclusions. Ici, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec le plan de stationnement qui ne repose sur aucune étude et qui escamote systématique l’implication des citoyens. Au moins dans le cas du parc canin, on n’a pas pris la décision de construire la route quitte à consulter et évaluer après!
Si on se donne la peine de procéder comme il se doit et dans la transparence, on évite que tant d’énergie soit dépensée sur des choses négatives, énergie qui peut être investie à bâtir des solutions constructives. Espérons que M. Tomlinson en tirera des leçons et que ce processus, même si il n’a pas été parfait, servira de point tournant pour une fin de mandat où on va enfin travailler avec les citoyens dans une véritable approche de démocratie participative.
Marc Poulin,
Avenue de la Brunante.
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