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Mardi avant-midi le 25 septembre, temps pluvieux. Alors que je marchais sur la rue Bernard en face des Enfants Terribles, je fais face à 2 messieurs, des messieurs, pas des ados, qui déambulent côte à côte en causant, avec leur parapluie ouvert. Ils me voient venir, du moins l’un des deux puisque moi-même je le regardais. Je vois bien qu’on ne me laissera pas de place pour passer, je cède le passage à ces deux messieurs et je mets le pied à moitié sur le trottoir et l’autre au-dessus d’un espace plus creux dédié à la pousse des arbres. Ma cheville se tord et je fais une mauvaise chute par manque d’espace à partager sur le trottoir. J’atterris sur ma main gauche.
PHOTO LE JOURNAL D’OUTREMONT Heureusement deux serveurs du resto Les Enfants Terribles se précipitent, me remettent sur pied, m’offrent une chaise et un verre d’eau, placent des glaçons bien enveloppés dans une serviette pour calmer mon poignet (fracturé) qui me faisait terriblement mal. Ces serveurs tout en étant à leur travail se sont assurés de ma sécurité jusqu’à ce que mon mari vienne me chercher pour m’amener à l’hôpital. Après un bref arrêt, les deux messieurs poursuivent leur chemin.
Diagnostic : mauvaise fracture au poignet, dans le plâtre pour 6 semaines …
Je partage avec vous cette expérience pour inviter les piétons à plus de civilité, mais aussi pour remercier ces deux serveurs pour leur délicatesse. Heureusement, il y a des gens comme ça; des jeunes sur qui on pourra compter. Merci encore.
C. Lussier
Résidante d’Outremont
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Commentaires
J'aimerais surenchérir sur votre invitation a la civilité. Étant de ces personnes attentives au bien-être de mes concitoyens et à l'équité, je "négocie" toujours avec sourire et courtoisie les zones de croisement piétonnier difficile. Il m'arrive cependant souvent de faire face, moi aussi, à des petits groupes — jeunes ou vieux et de tout profil socio-culturel — ne semblant pas se soucier de partager le trottoir avec autant d'égards. C'est un irritant qu'à un moment donné, j'ai décidé de combattre de façon résolue mais non agressive.
À l'approche d'un tel groupe, je m'immobilise donc sur le trottoir, bien campé sur mes deux jambes, sans m'effacer d'un centimètre, signifiant ainsi à ces objets marchant (ou pédalant, parfois) non policés qu'ils entrent en territoire non concédé. À date, aucun d'entre eux ne m'a renversé et, lorsque l'obstacle qu'ils représentent a fini de me contourner, je reprends ma marche tranquillement.
Je suis un des individus impliqués dans votre malheureux accident.Je tiens à rectifier les faits: nous étions en effet en train de discuter lorsque vous êtes tombée devant nous. Nous vous avons aidé immédiatement à vous relever et nous avons demandé au seul serveur présent de vous permettre de vous asseoir; ce qu'il fit avec gentillesse. Nous sommes repartis après avoir vérifié si cela allez mieux; ce qui semblait le cas.Alors madame , je suis désolé pour ce qui est arrivé , mais je crois que vous avez déformé la situation volontairement en laissant entendre de vous être trouvée devant 2 grossiers personnages. Vous m'avez envoyé une copie de la lettre publiée dans le journal local . Comment avez-vous eu mon nom et mon adresse et pourquoi ne pas m'avoir laissé la vôtre? Quand on porte des "accusations" il faut avoir le courage de s'expliquer. Serge Barthomeuf
Voilà qui change tout... et rien! Mme Lussier ne vous accuse pas de l'avoir renversée. Elle écrit: «Je vois bien qu’on ne me laissera pas de place pour passer, je cède le passage à ces deux messieurs et (..). Ma cheville se tord et je fais une mauvaise chute par manque d’espace à partager sur le trottoir.»
Vous n'êtes donc pas en contradiction totale, si ce n'est au niveau de l'empathie. En effet, si, distraits par votre conversation, vous n'avez pas prêté attention à son trouble alors que vous vous approchiez d'elle, il est bien possible que, souffrante et étourdie, elle n'ait pas prêté attention à qui, exactement, l'a aidé à se relever.
Qui plus est, Mme Lussier déclare partager «cette expérience pour inviter les piétons à plus de civilité», pas pour accuser qui que ce soit, d'autant qu'elle n'a nommé personne, n'est-ce pas? Je trouve dommage que vous la bousculiez publiquement une deuxième fois. Sans rancune.