Les Irrésistibles de Marie-Anne
- Détails
- VIE CULTURELLE
- Publication : 21 février 2020
- Par Marie-Anne Poggi
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.
PHOTO COURTOISIE Voici mon coup de coeur littéraire de la semaine.
https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne/
J’aime l’œuvre d’Aki Shimazaki. Quand j’ai su que l’écrivaine québécoise d’origine japonaise commençait un nouveau cycle, j’ai tout de suite voulu lire Suzuran qui se déroule en deux temps, sur quatre ans.
Aki Shimazaki est une auteure à part dans notre littérature. C’est un peu comme si, durant les deux heures de notre lecture, les aiguilles de l’horloge se mettent à tourner au ralenti.
La narratrice de 35 ans, Anzu Niré, est native de Yonago, au Japon. Ses parents, aujourd’hui âgés de 70 ans, sont sur le point de troquer leur maison pour une résidence de retraite. Avaient-ils vraiment le choix ? La mère d’Anzu, de Kyôko et du fils cadet, Nobuki, est atteinte d’une démence légère.
Anzu, après neuf ans de mariage, a demandé il y a trois ans, le divorce. R., son ex, a la garde partagée de leur fils Tôru. C’est un gentil garçon de dix ans, attentionné, qui aime le karaté et les sciences.
R. a une imprimerie qui connaît quelques difficultés financières, tandis que les « affaires » d’Anzu sont florissantes. En plus de donner des « cours de poterie au centre culturel de la ville », elle possède une boutique spécialisée en vases ikebana et un atelier à la campagne. Elle prépare, pour juin prochain, une exposition.
Kyôko, la sœur aînée d’Anzu, mène une tout autre vie. Malgré ses nombreuses conquêtes, elle est toujours célibataire. Elle n’a pas voulu, comme sa sœur, demeurer à Yonago, car elle préfère les grandes villes. Secrétaire du directeur d’une entreprise américaine d’import-export, elle vit et travaille à Tokyo. Son emploi lui permet, à son grand bonheur, de voyager à l’extérieur du pays.
Il y a sept mois, Kyôko a fait la rencontre d’un chercheur en chimie, Yûji Yamada. Pour la première fois de sa vie, elle est amoureuse. Orphelin depuis trois ans, Yûji aime aussi son travail au sein de la compagnie pharmaceutique T. Mais le siège social qui est à Tokyo doit bientôt déménager à Nagoya. Malgré son attachement à Yûji, Kyôko le suivra-t-elle ? Ce court récit renferme plusieurs secrets, certains mensonges, qui se dévoileront comme un adagio.
Suzuran, qui est la fleur du 1er mai, ne m’a malheureusement pas autant captivée que les autres pentalogies d’Aki Shimazaki : Le Poids des secrets (1999 à 2004), Au cœur du Yamato (2006 à 2013) et L’Ombre du chardon (2014 à 2018)… mais je suis curieuse de lire la suite.
Comme toujours, il y a un glossaire à la fin du livre. Profitez-en pour enrichir votre japonais !
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
https://nelligandecouverte.ville.montreal.qc.ca/iii/encore/search/C__SShimazaki%2C%20Aki.%20Suzuran__Orightresult__U?lang=frc&suite=cobalt
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Communiqué Ville de Montréal
Le théâtre Outremont fera bientôt l’objet de travaux intérieurs afin d’améliorer l'éclairage, l'insonorisation et la sécurité du bâtiment et de mieux répondre aux besoins du public et des occupants. Le comité exécutif de la Ville de Montréal a recommandé d’autoriser une dépense totale de 755 155,24 $, contingences, incidences et taxes incluses, à cet effet mercredi.
PHOTO MARILI SOUDRE-LAVOIE « Construire le Montréal de demain, une ville inspirante, ouverte, diversifiée, moderne et attirante, c’est aussi reconnaître et protéger ses caractéristiques historiques, dont son patrimoine bâti. La valeur architecturale, mais aussi culturelle, du théâtre Outremont est indéniable. C’est pourquoi il est important de réaliser les travaux nécessaires pour le maintenir en bon état et lui permettre de poursuivre ses activités encore longtemps », a souligné le responsable de l’habitation, de la stratégie immobilière, des grands parcs et du parc Jean-Drapeau au comité exécutif, Robert Beaudry.
Reconnu immeuble patrimonial au municipal et au provincial, désigné lieu historique national du Canada, le théâtre Outremont a été construit en 1928-1929 d’après les plans de l’architecte montréalais de renom René Charbonneau. Décoré par le réputé artiste d’origine maltaise Emmanuel Briffa, il s’agit de l’un des premiers cinémas de style Art déco au pays et d’un magnifique exemple des cinémas de luxe bâtis à la fin des années 1920. Au fil des ans, il a notamment présenté du vaudeville, des films de répertoire et des spectacles de musique.
« Le théâtre Outremont est au cœur de l'offre culturelle de notre arrondissement. Cette annonce confirme l'importance du théâtre pour notre vie de quartier. L'échéancier pour ce chantier a été établi en concertation avec le théâtre afin d'être le plus compatible possible avec la programmation prévue », s’est réjoui le maire de l’arrondissement d’Outremont, Philipe Tomlinson.
Les travaux à réaliser consistent, entre autres, à :
● remplacer l'éclairage public et de sécurité, ainsi que le système de contrôle d'éclairage;
● améliorer la performance acoustique entre le sous-sol et le rez-de-chaussée;
● procéder à un ragréage architectural à la suite des divers travaux.
Le dossier sera présenté à la séance ordinaire du conseil municipal du 24 février pour approbation finale. Le début des travaux est prévu pour le mois de juin.
Le théâtre Outremont fera bientôt l’objet de travaux intérieurs afin d’améliorer l'éclairage, l'insonorisation et la sécurité du bâtiment et de mieux répondre aux besoins du public et des occupants. Le comité exécutif de la Ville de Montréal [...]
Communiqué Festival Casteliers version abrégée
Jusqu’au 8 mars, les marionnettes prennent d’assaut l’arrondissement d’Outremont à l’occasion du très attendu parcours-exposition Marionnettes en vitrines! Cette année, l’exposition met en vedette les marionnettes de Louis Bergeron et de sa compagnie Les Marionnettes du bout du monde, qui célèbre son 40e anniversaire. Pas moins de 70 marionnettes prennent place dans un nombre record de 28 commerces des avenues Van Horne, Bernard et du Parc. Des marionnettes seront également exposées au Théâtre Outremont ainsi qu’à la Maison internationale des arts de la marionnette (MIAM).
Le parcours-exposition Marionnettes en vitrines ! est présenté par Realta, dans le cadre de la 15e édition du Festival de Casteliers, qui se déroulera du 4 au 8 mars prochain avec 10 spectacles de prestigieuses compagnies venant de Chine, de Finlande, de Belgique, de Grèce, de France, du Royaume-Uni, du Mexique ainsi que des marionnettistes de Vancouver et du Québec.
Jusqu’au 8 mars, les marionnettes prennent d’assaut l’arrondissement d’Outremont à l’occasion du très attendu parcours-exposition Marionnettes en vitrines! Cette année, l’exposition met en vedette les marionnettes de Louis Bergeron [...]
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Je m’étais prêtée au même exercice que vous lors de ma petite « enquête » sur vos lectures préférées de 2019. Parmi mes choix, j’avais inscrit Les Foley d’Annie-Claude Thériault. Vous savez, le genre de roman que l’on commence et dont on retarde le plus possible la fin, tellement on s’est attaché aux personnages.
Je vais donc en dire le moins possible pour que vous puissiez apprécier, à votre tour, cette oeuvre cathédrale de 293 pages, ficelée de très belle manière par l’auteure.
Superbement campée, l’histoire de cette famille irlandaise commence en 1847 au moment de la Grande Famine. Annie-Claude Thériault donne la parole à six narratrices attachantes et débrouillardes, mais dont le parcours de vie ne sera pas toujours des plus facile: Ann, à Cobh (Irlande, 1847); Nora, à Pokeshaw (N.-B., 1880); Ellen, à Black Rock (N.-B., 1910); Nelly à Inkerman (N.-B., 1940); Clara, à Caraquet (N.-B., 1963) et finalement Laura Dewey Foley, à Miscou (N.-B., 2019), vient boucler la boucle.
Ceci étant dit, je ne vais pas détailler la vie de ces femmes, de leur entourage et de leur descendance, mais un élément se retrouve à chacune des époques évoquées : un doryphore de la pomme de terre, en d’autres mots une « bête à patates », une espèce d’insecte de l’ordre des coléoptères de couleur beige, presque orange, avec des lignes noires sur le dos. C’est comme le dit, entre autres, Eveline Foley, « une bibitte qui apporte la guigne ».
« On n’accumule pas tant de choses à dire en une seule journée », revient comme un leitmotiv dans le roman mais, n’en doutez point, Annie-Claude Thériault a réuni assez de matériel pour garder notre intérêt de la première à la dernière ligne.
En terminant, un remerciement spécial à Dominique Blondeau qui m’a mise sur la piste de ce roman magistral, pour reprendre ses mots. Pour ma part, c’est indéniablement, le plus bel ouvrage lu l’an dernier.
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
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Je mettais le point final à ce texte, lorsque j’ai appris le décès d’Hubert Mingarelli le 26 janvier dernier à l’âge de 64 ans. Le monde littéraire perd un grand écrivain pour lequel j’avais la plus grande estime.
Depuis La Route de Beit Zera (2015), Mingarelli s’était rare. J’avais d’autant plus hâte de lire sur La Terre invisible publié chez Buchet/Chastel en 2019. Que du bonheur !
J’adore ces auteurs qui vont à l’essentiel. Mingarelli, comme Patrick Modiano, réussissent à créer dans leurs livres une atmosphère qui leur est propre. Je leur suis fidèle depuis le début, ce qui ne risque pas de changer dans les années à venir.
Allemagne, juillet 1945. Malgré le fait que la Deuxième Guerre mondiale soit terminée depuis quelques semaines, ni le narrateur (jamais nommé) ni le colonel Collins, qui logent à la même enseigne, ne se décident à partir de Dinslaken – ville allemande située au bord du Rhin.
Le narrateur est un photographe de guerre anglais ; Collins l’est aussi mais en amateur. On ne sait rien du premier et si peu du second : il habite avec son fils le Pays de Galles où il « construisait des ponts avant la guerre ».
Alors que Collins « administrait la ville avec ses officiers depuis le gymnase municipal, le seul endroit assez vaste qui tînt encore », le narrateur désire poursuivre son travail et « aller photographier les gens de ce foutu pays devant chez eux ».
Il veut tenter de saisir comment l’être humain en est arrivé à commettre de telles horreurs. Collins lui déniche une voiture et un chauffeur en la personne du jeune soldat O’Leary. Ce dernier s’était engagé mais, sur place seulement depuis 15 jours, il n’avait pas eu le temps de participer à la guerre. Il habite chez sa mère à Lowestoft, dans le comté de Suffolk. Souvent, il lui est arrivé de dormir dans les dunes « parce que chez moi j’avais peur ». On ne sait pas vraiment de quoi, mais notre imagination commence à entrevoir le pire.
Libéré par Collins durant quelques jours – il est normalement affecté dans les transmissions –, O’Leary et le narrateur partent en voiture avec comme seuls bagages un fusil, un drapeau et quelques vivres.
Le jeune homme ne comprend pas les enjeux du photographe mais, au moins, cela le change de son quotidien. Au gré de son humeur et des routes empruntées, le narrateur croque le portrait d’une fillette qui transporte une souris sur de la paille caché au fond d’un casque, un vieux couple, de jeunes mariés, des familles, etc.
Trois pellicules de photos seront prises, mais le dernier arrêt avant leur retour à Dinslaken ne se passera pas comme prévu. Me voyez-vous faire le signe de bouche cousue ? Disons simplement qu’une tension s’insinue au fil du récit, que l’on ne peut plus abandonner avant la dernière ligne.
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Éditeur :René Soudre
Assistante à l’édition : Marili Soudre-Lavoie
Rédacteur en chef : René Soudre
Collaborateurs : Julie Turgeon, Viktor Lavoie, Emmanuelle Beaubien, Carla Geib, Alexis Drapeau-Bordage, Hélène Côté, Laetitia Arnaud-Sicari
Photos : Marili Soudre-Lavoie
Administration : Hélène Lavoie
Ventes : Marili Soudre-Lavoie, René Soudre

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