Fiction en résidence
- Détails
- VIE CULTURELLE
- Publication : 1 novembre 2017
La journaliste Michèle Ouimet signe ici un roman dont l’intrigue se déroule dans un foyer pour personnes âgées à Outremont. [...]
La journaliste Michèle Ouimet signe ici un roman dont l’intrigue se déroule dans un foyer pour personnes âgées à Outremont. [...]
Communiqué version abrégée Diffusion Dimédia
La journaliste Michèle Ouimet signe ici un roman dont l’intrigue se déroule dans un foyer pour personnes âgées à Outremont.
PHOTO COURTOISIE Pourquoi ne pas opter, si on peut se les payer, pour le confort et la facilité ? Repas fournis, fauteuils de cuir blanc cassé dans le hall, vue imprenable sur le mont Royal, cela ne vaut-il pas mieux que de s’échiner à entretenir une maison ? C’est ce que croit Jacqueline Laflamme, grand reporter à la retraire, lorsqu’elle emménage au Bel Âge, élégante résidence pour « personnes âgées » à Outremont.
« L’Heure mauve » est un roman désopilant et rondement mené, Michèle Ouimet fait vivre toute une galerie de personnages plus vrais que nature. Les baby-boomers sont convaincus de tenir une place privilégiée dans le cortège des générations. Cela se confirme-t-il au moment où ils atteignent le grand âge et se retrouvent face à la mort ?
Avec la permission des éditions Boréal, nous reproduisons ici un extrait du livre.
Jacqueline
Jacqueline descend du taxi et prend sa valise que le chauffeur lui tend, celle qui l’a accompagnée dans ses voyages autour du monde. Le cuir est élimé, les roues protestent quand elle tire sur la poignée et la fermeture éclair bâille.
Elle y tient, à sa valise, vestige de son ancienne vie, celle où elle était la grande reporter Jacqueline Laflamme, avant le cancer, avant la peur de mourir.
Elle remercie le chauffeur et lui glisse un généreux pourboire. Le cœur battant, elle pousse la porte du Bel Âge, une résidence pour personnes âgées, en se promettant de ne pas chialer. À soixante-douze ans, elle se lance, inquiète, dans une nouvelle étape de sa vie. La dernière ? Elle préfère ne pas y penser.
Ses meubles sont arrivés hier. Elle a fait un saut à la résidence afin de s’assurer que tout était prêt dans son minuscule deux et demie au loyer astronomique de 5 000 dollars par mois. Elle a passé une dernière nuit dans sa maison, un huit pièces avec deux salles de bain, qu’elle a vendue à un couple de professionnels sans enfants. Elle a dormi d’un sommeil agité, ressassant sa décision de s’enterrer dans une résidence de vieux. Elle a toujours détesté le milieu de la nuit, ces heures en dehors du temps, sombres, oppressantes. Aux premières lueurs de l’aube, elle a avalé un somnifère. Elle s’est réveillée quelques heures plus tard avec une tête d’enterrement et une humeur exécrable.
Pourquoi a-t-elle choisi une résidence snob d’Outremont ? C’est la centième fois qu’elle se pose la question. Elle n’a pas été élevée dans une maison chic de la rue Bernard, mais à Otterburn Park, une banlieue anesthésiante où elle a failli mourir d’ennui. Peut-être voulait-elle que les juges, les avocats et les médecins qui vivent au Bel Âge reconnaissent son talent et sa brillante carrière, pour laquelle elle a tout sacrifié ? Car il ne lui reste que ça, la reconnaissance, les souvenirs, la nostalgie, mais aussi la colère et l’amertume. Ses heures de gloire sont loin derrière elle. Jacqueline soupire, ces souvenirs la tuent.
Éditions Boréal
366 pages – 27,95 $
Aussi disponible en format numérique
Régulièrement, Le Journal d’Outremont vous fait part des plus récentes publications par des auteurs d’ici. La psychologue et auteure Janine Gagnon-Corbeil signe ici un témoignage sur son expérience d’aidante naturelle. [...]
Régulièrement, Le Journal d’Outremont vous fait part des plus récentes publications par des auteurs d’ici. La psychologue et auteure Janine Gagnon-Corbeil signe ici un témoignage sur son expérience d’aidante naturelle.
Le livre « Une aidante naturelle comme les autres » est un témoignage de Janine Gagnon-Corbeil qui a accompagné son mari atteint d’une maladie dégénérative. Elle dit que ce rôle est fait de gestes simples, sans prétention mais qu’il se retrouve souvent à l’abri des regards et demeure ainsi méconnu.
Ce type d’héroïsme est malheureusement non rétribué, alors qu’il contribue de façon importante à l’économie des sociétés actuelles. Or, avec le vieillissement de la population, un nombre croissant de personnes auront besoin de soins de longue durée, dans des institutions, mais aussi à domicile et, dans tous les cas, avec l’aide de leurs familles.
En esquissant l’histoire des aidantes naturelles à travers son récit personnel, Janine Gagnon-Corbeil n’a pas seulement cherché à attirer l’attention sur un problème social qui ira en s’amplifiant. Elle a aussi voulu rendre hommage aux nombreux / nombreuses aidant (es).
Psychologue formée à la Gestalt-thérapie, à la thérapie familiale et aux approches rogérienne et corporelles en psychothérapie, Janine Gagnon-Corbeil a reçu le prix du Mérite annuel de l’Ordre des psychologues du Québec (1994) et celui de l’Association québécoise de Gestalt (1998). Elle pratique la psychothérapie à Montréal depuis 1963 et fait de la formation pour psychothérapeutes au Québec et en Europe depuis les années 1970.
De Janine Gagnon-Corbeil
Del Busso Éditeur
188 pages • 22,95 $ • ISBN 978-2-924719-23-7
Régulièrement, Le Journal d’Outremont vous fait part des plus récentes publications par des auteurs d’ici. L’historienne et auteure Hélène-Andrée Bizier signe ici une édition enrichie d’Une histoire du Québec en photos. [...]
Communiqué Groupe Fides
Régulièrement, Le Journal d’Outremont vous fait part des plus récentes publications par des auteurs d’ici. L’historienne et auteure Hélène-Andrée Bizier signe ici une édition enrichie d’Une histoire du Québec en photos.
Il a fallu la publication du premier album d’Une histoire du Québec en photos, en 2006, pour que les vrais témoins du passé montrent leur visage. De page en page, on les voit fuir leur ville en feu, aller à la guerre en souriant. Plus loin, ils s’endimanchent pour pique-niquer, danser, sortir et voir le monde à Expo 67. En phase avec les impératifs de chaque époque, ils s’instruisent, refont le monde et défendent les valeurs communes.
Des milliers de lecteurs d’ici et d’ailleurs ont été séduits par cet ouvrage qui est rapidement devenu un classique. Cette édition enrichit la précédente en y introduisant cette modernité particulière où une génération revient en toute fierté aux métiers traditionnels gourmands et en défendant à tue-tête les valeurs qui seront celles de ce XXIe siècle où nous sommes déjà bien engagés.
Les images choisies par l’auteure de cet album ont été réalisées par de grands photographes et par des photographes du dimanche. La plupart proviennent de centres de fonds d’archives régionales. Les photos les plus anciennes ont la couleur sépia de la nostalgie et des mondes disparus. Hautes en couleur, les plus récentes saisissent l’instant fugace d’une histoire vécue au jour le jour. Toutes disent — et avec éloquence! — que le temps qui passe peut revivre grâce à une photo, dix, et cent…
Hélène-Andrée Bizier est connue du public pour ses nombreuses contributions à la connaissance de l’histoire populaire du Québec. Coauteure de la série de fascicules Nos racines, cette vulgarisatrice hors pair a également publié une vingtaine d’ouvrages. Elle a créé, aux Éditions Fides, une collection unique où se marient l’histoire et la photographie.
Par Hélène-Andrée Bizier
Éditions Fides
400 pages, 39,95 $
La forêt a été une histoire d’amour de mon enfance avant de devenir un sujet de peinture. Une peinture «figurative» qui me permet la plus grande adéquation à moi-même et convient à mon travail axé sur le réel sensible plutôt que mathématique. [...]
« Témoignage » à la GAO dès le 12 octobre
La forêt a été une histoire d’amour de mon enfance avant de devenir un sujet de peinture. Une peinture «figurative» qui me permet la plus grande adéquation à moi-même et convient à mon travail axé sur le réel sensible plutôt que mathématique. L’art demeure pourtant toujours une invention culturelle et une activité de l’esprit.
Ma représentation du monde, le plus souvent forestier, a adopté diverses formes et niveaux de complexité au long des années; elle alterne souvent la couleur avec le monochrome depuis la décennie 90 et se permet aujourd’hui une monochromie qui joue avec la couleur et une précision photo qui s’autorise les effacements et les approximations. Je privilégie les développements qui naissent les uns des autres plutôt que les virages programmés. J’ai suivi mon propre chemin d’abord par instinct; et puis j’y suis restée fidèle quand j’ai compris que cette honnêteté-là était une condition absolue sans laquelle je ferais de la mauvaise peinture. « J’habite ma propre demeure », comme disait Nietzsche.
Enfin, j’ai pratiqué, avec un plaisir de cuisinier, l’exploration des supports et des médiums picturaux très variés qui ont accompagné les époques successives de mes explorations forestières aussi bien que picturales. J’y ai été inventive pour répondre aux problèmes qui se posaient.
Mes activités se partagent de longue date entre le monde de l’écriture, qui est celui de la pensée langagière, et celui de la peinture qui pense en images et en formes, reste étrangère aux mots et suit son intuition. J’aime écrire comme j’aime peindre, mais je garde ces deux amours séparés pour éviter les interférences du premier dans le second qui garde le plus souvent la priorité.
S’il est une chose que m’a apprise une vie déjà longue, c’est que le progrès et la vérité ne sont jamais que très relatifs en art comme ailleurs; ils se bousculent et se renient trop souvent tout au long de l’histoire du monde; ce qui n’est pas une raison pour ne pas y tendre sans toutefois être dupe.
Suzanne Joubert a obtenu un baccalauréat en arts visuels en 1973 de l’Université d’Ottawa avec la médaille d’or d’excellence, puis une maitrise en arts visuels de l’UQAM (volet création) en 1989. Elle a été récipiendaire de nombreuses bourses, en début de carrière surtout. Elle a été chargée de cours à L’UQAH (aujourd’hui UQAG) durant une dizaine d’années, ainsi qu’à l’Université d’Ottawa. Elle a fait partie de plusieurs jurys artistiques, y compris celui du prix Borduas. Elle a tenu une quinzaine d’expositions solo et participé à de très nombreuses expositions de groupe. On trouve ses oeuvres dans un grand nombre de collections publiques et privées, au Québec et au Canada surtout. Critique d’art pendant les années 80 et début 90, elle a publié deux livres : Éloge de l’inactualité (Fides, 2000), et Créer : ce qu’en disent les artistes (2015).
Fondée en 1993, la Galerie d’art d’Outremont offre un lieu d’exposition d’une superficie de plus de 150 mètres carrés. Elle a pour but de diffuser la production d’artistes professionnels dont les recherches s’inscrivent dans toutes les disciplines en art visuel. La Galerie d’art d’Outremont a aussi pour objectif de familiariser le public, le plus large possible, avec les différentes avenues que propose l’art contemporain.
Du 12 octobre au 5 novembre 2017
Vernissage le 12 ocotobre 2017 de 17h00 à 20h00
Galerie d'Art d'Outremont
41, Av. St-Just (voir carte)
514 495-7419
Ouvert du mardi au vendredi, de 13h à 18h, samedi et dimanche, de 13h à 17h
galeriedartdoutremont.ca
Régulièrement, Le Journal d’Outremont vous fait part des plus récentes publications par des auteurs d’ici. La journaliste, auteure et traductrice Nathalie Dyke signe ici un premier titre aux Éditions du Chat blanc. [...]
Régulièrement, Le Journal d’Outremont vous fait part des plus récentes publications par des auteurs d’ici. La journaliste, auteure et traductrice Nathalie Dyke signe ici un premier titre aux Éditions du Chat blanc.
Benoit Robert : La finance et la quête du bonheur est raconté avec franchise et sans pudeur. Cette biographie relate quelques-unes des plus grandes transactions financières au Québec et au Canada, mais aussi les moments charnières d’une vie motivée par l’idée de réussir. À 52 ans, pris dans la spirale grisante du succès, Benoit Robert a voulu partager son histoire « juste pour les autres », avec confiance et une absolue indifférence l’égard du qu’en dira-t-on. Cette biographie, dans laquelle un homme se dévoile avec tous les risques qu’un tel exercice engendre, pose en fait une question fondamentale : que signifie réussir sa vie ou comment se rapprocher de son identité profonde ? Et à quel prix ?
Par Nathalie Dyke
Éditions du Chat blanc
190 pages
editionsduchatblanc.com
Recevez votre journal gratuitement chaque semaine.
Abonnez-vous à l'infolettre!
Éditeur :René Soudre
Assistante à l’édition : Marili Soudre-Lavoie
Rédacteur en chef : René Soudre
Collaborateurs : Julie Turgeon, Viktor Lavoie, Emmanuelle Beaubien, Carla Geib, Alexis Drapeau-Bordage, Hélène Côté, Laetitia Arnaud-Sicari
Photos : Marili Soudre-Lavoie
Administration : Hélène Lavoie
Ventes : Marili Soudre-Lavoie, René Soudre

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez les fichiers témoins (aussi appelés "cookies"). Nous les utilisons pour vous offrir une expérience en ligne agréable ainsi que pour analyser le trafic du site. Pour en savoir plus sur les fichiers témoins, veuillez consulter notre politique de confidentialité.