
PHOTOS LE JOURNAL D’OUTREMONT
Un joyau de la gastronomie espagnole vient d'arriver chez nous. Le jambon ibérique, une découverte pour plusieurs, un plaisir à renouveler pour les connaisseurs. Le restaurant Hispania, installé sur la rue Lajoie depuis juin, en fait une de ses spécialités. On pousse le raffinement jusqu'à offrir le jambon ibérique Bellota, c'est-à-dire provenant de cochons à la robe noire, élevés en liberté dans les sierras andalouses et nourris presqu'exclusivement de glands – bellota en espagnol. Les jambons sont vieillis deux à quatre ans avant d'être livrés à la consommation. Arrivée à maturité, la chair du jambon, d'un rouge profond, est fondante et d'un goût distinctif, différente des Serrano, Bayonne et Parma de ce monde.
Charcuteries santé !
C'est l'esprit tranquille qu'on découvrira ici, en plus des jambons, les chorizos, les saucissons et les longes de porc de type Bellota puisque les graisses de ces cochonnailles contiennent une forte proportion d'acide oléique, un allié pour la santé, dit-on. On prendra ces fondantes petites bouchées à l'apéro ou en repas léger avec une bière Estrella Barcelona, qu'on accompagnera des savoureuses toasts catalanes aux tomates et huile d'olive. Delicioso aperitivo.
Tour d'Espagne en 12 tapas
Le restaurant ajoute à sa carte une belle tablée de tapas à la hauteur des promesses d'Arturo, le sympathique hôte. « De vrais petits plats, et non des bouchées comme on voit parfois ailleurs », dit-il. Parole tenue avec l'assiette bien garnie de crevettes à l'ail, cuites juste ce qu'il faut, servies avec assez de pain pour faire honneur à l'abondante sauce. Nous avons craqué pour les accras à la morue et les beignets au jambon. Les fans de tapas poursuivront la tournée d'Espagne avec la pieuvre grillée et les calamars a la romana, à partager sans réserve.
Des classiques réconfortants
La paella maison est une belle réussite. Rien n'est préparé d'avance, elle est faite sur commande avec un riz bomba importé de Valence, le secret de son succès. La paella mixta, assaisonnée au safran, offre une bonne variété de fruits de mer, crevettes, pétoncles, calamars auxquels on ajoute morceaux de poulet et légumes. Un plat prévu pour deux personnes, qu'on peut aussi commander et emporter chez soi à même la casserole. Au dessert, on succombe à la crema catalana, une crème brûlée à la cannelle et zeste d'agrumes, les churros et les poires au tempranillo.
Un lieu décontracté, sobre et confortable avec des rappels andalous comme le jambon Bellota qui trône sur le comptoir, prêt à être découpé par les mains expertes de Josep Ramirez, le propriétaire de l'établissement qui importe lui-même ses pièces de viande. À l'étage, un large bar, comme en Espagne, desservant les groupes autour de grandes tables conviviales. Tous les vins sont d'origine espagnole et plusieurs d'importation privée, servis au verre ou à la bouteille. Le propriétaire fait l'importation de plusieurs produits de base du restaurant, le jambon et autres charcuteries, mais aussi le riz de Valence et l'huile d'olive espagnole, qu’on peut acheter sur place.
Tapas 8 $ - 18 $
Jambon Bellota 17 $ - 50 $
Paella (pour deux) 40 $ - 50 $
Autres plats 30 $ - 36 $
Desserts 8 $
Brunch de 14 $ à 23 $
1239, av. Lajoie
(voir carte)
514 543-6997
Un joyau de la gastronomie espagnole vient d'arriver chez nous. Le jambon ibérique, une découverte pour plusieurs, un plaisir à renouveler pour les connaisseurs. Le restaurant Hispania, installé sur la rue Lajoie depuis juin, en fait une de ses spécialités. On pousse le raffinement jusqu'à offrir le jambon ibérique [...]
La carte, simple et saisonnière, est bienvenue. Le soir, on choisit à la pièce les classiques français, tartes fines, gigot rôti au romarin, canard avec pommes de terre sarladaises, rognons de veau sauce moutarde. Le foie gras poêlé sur pain brioche ou relevé [...]
PHOTOS LE JOURNAL D’OUTREMONT
La carte, simple et saisonnière, est bienvenue. Le soir, on choisit à la pièce les classiques français, tartes fines, gigot rôti au romarin, canard avec pommes de terre sarladaises, rognons de veau sauce moutarde. Le foie gras poêlé sur pain brioche ou relevé de bleuets résiste aux intempéries des modes et reste une destination en soi. Malgré ses attaches traditionnelles, la cuisine réussit avec brio à moderniser son palmarès. À preuve, un tartare de saumon aux caperons et aneth, éblouissant de fraîcheur, un savoureux carpaccio de bœuf avec coulis de poivrons rôtis.
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Nous avons été surpris par la qualité des produits. Les chanterelles et pied-de-mouton, rien de moins, participaient ce soir-là à l'assiette de champignons poêlés au vin blanc. Et en plat principal, un magnifique pavé de flétan servi avec une sauce vierge toute simple, huile et persil. Les plats sont généreux, comme les pétoncles poêlés, fondants et nombreux dans une sauce aigre douce aux agrumes. Merci pour l'abondance et la beauté de assiettes. Si les choix de fromages sont intéressants, celui des desserts l'est tout autant avec des propositions assez inédites comme le strudel aux pommes servi avec chantilly – miam – et un savoureux nougat glacé aux noisettes et framboises. À noter la remarquable efficacité et l'ineffable gentillesse du personnel.
Une soirée abordable quant aux prix. La formule Apportez votre vin vous permettra de choisir un élixir à la hauteur sans avoir à encourir le prix pratiqué en restauration. Une différence d'autant plus significative si vous venez à plusieurs. Les petits salons à l'étage, récemment rénovés, peuvent recevoir de 8 à 15 personnes. Christophe est dorénavant ouvert les midis et offre un forfait qui se compare avantageusement à ce qui est proposé dans le quartier à l'heure du lunch. Les prix des plats varient entre 12 $ et 15 $ auquel on ajoute 7 $ pour une table d'hôte incluant entrée et dessert.
Vérification faite, Christophe mérite amplement ses lauriers, sans aucun doute.
En soirée :
Entrées 8 $ à 21 $ (pour le foie gras)
Plats 27 $ à 34 $
Desserts 8 $ à 10 $
Formule « Apportez votre vin »
Maintenant ouvert le midi
1187, av. Van Horne
(voir carte)
514 270-0850
restaurantchristophe.com
Détendu et d’un confort achevé, le nouveau restaurant Beau Mont rappelle, avec ses hauts plafonds et sa vaste salle, les usines réinvesties en restauration depuis les vingt dernières années dans les quartiers industriels en pleine mutation. [...]
PHOTOS COURTOISIE
Détendu et d’un confort achevé, le nouveau restaurant Beau Mont rappelle, avec ses hauts plafonds et sa vaste salle, les usines réinvesties en restauration depuis les vingt dernières années dans les quartiers industriels en pleine mutation.
Un lieu bien choisi puisque toute une colonie universitaire envahit à partir de l’automne l’ancienne gare de triage au nord d’Outremont. Le Beau Mont est le nouveau venu de la famille des restaurants Signé Toqué. Le credo de l’entreprise, c’est celui de la famille : des produits frais dont on connaît l’origine et la fiabilité.
Le restaurant prend le pari de la gastronomie dans la simplicité. Pas de menu dégustation ni de table d’hôte, on choisit à la carte, séparément et selon son appétit, l’entrée, le plat principal et l’accompagnement parmi une belle variété. Le menu évolue progressivement au fil des saisons. Par exemple, on honorera la saison du thon rouge du Québec, pêché au large de Percé et dans la Baie des Chaleurs, qui sera servi en septembre et octobre en belle longe avec melon d’eau ou en entrée avec chou mariné. Les poissons sont achetés entiers des petits pêcheurs, dépecés et conservés dans les grands frigo de la cuisine centrale à l’arrière du restaurant.
On verra aussi au menu les huîtres de la Gaspésie relevées de Tabasco fabriqué à partir des mini piments verts équeutés et marinés sur place, on savourera le concombre garni de fromage de chèvre frais et d’œufs de hareng marinés, et le pâté de volaille en croûte avec compotée d’oignons et airelles. Les préparations épurées, l’intégrité du goût et les présentations particulièrement soignées sont un bonheur garanti. Outre la longe de thon pêché à la ligne, remarquable pour sa fraîcheur, on optera pour la délicate roulade de lapin, ou pour un classique steak d’agneau prélevé dans le gigot ou un magnifique contre-filet de bœuf vieilli à sec, spécialité de la maison, qu’on accompagne d’un savoureux céleri-rave rôti, d’une poêlée de champignons ou de simples frites, selon l’humeur du moment. Les desserts, bienvenus si l’appétit tient le coup, sont simples et à la hauteur.
De belles découvertes sont à faire avec les vins, tous d’importation privée. Conseillé par une sommelière aguerrie et affable comme l’ensemble du personnel, l’Orgo 2017, un vin ambré issu d’un cépage georgien, a évolué avec notre repas sur des notes de fleurs sauvages du début à la fin. Un niveau de raffinement qui vaut bien son pesant d’or.
Entrées 12 $ - 19 $
Plats 24 $ - 48 $
À côté 8 $ - 16 $
Dim – jeu 17h30 à 22h00
Ven – sam 17h30 à 23h00
950, rue Beaumont, suite 105
(voir carte)
514 270-8882
restaurant-beaumont.com
PHOTO COURTOISIE
Le rêve de Normand Laprise à nos portesEnchâssé à l’ombre du Campus MIL de l’Université de Montréal, et aux frontières d’Outremont, de Ville Mont-Royal et de Parc Extension, voici un écrin alimentaire unique au Québec, et peut-être même en Amérique. Le duo Normand Laprise et Chris¬tine Lamarche a d’abord envisagé de faire de l’emplacement du nouveau res¬tau¬rant Beau Mont une sorte de grande cuisine centrale pour soutenir et approvisionner la famille des restaurants Signé Toqué. En créant ici ce centre de transformation des produits de base, l’idée s’est imposée d’y installer au même endroit un restaurant, le quatrième, à mi-chemin entre le haut-de-gamme du Toqué! et la convivialité des Brasseries T! au centre-ville et au Quartier Dix30. La logique de ce développement allait de soi. On connaît l’obsession de Normand Laprise, résidant de Ville Mont-Royal, pour la traçabilité des produits alimentaires. Seul l’approvisionnement direct auprès des producteurs locaux triés sur le volet, éleveurs, cultivateurs et maraîchers, garantit cela. Comme la pérennité de la production locale dépend de l’offre, il faut l’encourager et la stimuler pour éviter que nos produits de qualité disparaissent des marchés locaux et se retrouvent en totalité sur les tables de Shanghai ou de Tokyo. Pour cela, il faut offrir aux producteurs du volume et de la régularité d’achat. C’est ce qu’on vise ici tout en s’assurant de maximiser la transformation des bêtes et des végétaux. L’entreprise vise « zéro déchets ». Par exemple, les carrés d’agneau sont destinées au vaisseau amiral, le restaurant Toqué!, les coupes secondaires feront les magnifiques steaks de gigot chez Beau Mont et les juteux hamburgers et merguez des Brasseries T. Toujours la même qualité de l’animal. La famille des restaurants Signé Toqué permet de boucler la boucle. Parmi les projets à court terme qui se réaliseront à l’automne, l’ouverture d’un comptoir d’épicerie à même le restaurant, où on pourra s’approvisionner de bœuf vieilli à sec durant 1 1/2 à 2 mois, de légumes de saison et de bons petits plats qualité Toqué à emporter chez soi. |
À peine le restaurant Radis ouvrait-il ses portes sur la rue Bernard que les réseaux sociaux s'emparaient de la nouvelle. « Quoi ? Un resto de fine cuisine végétalienne, italienne de surcroît, à Outremont ? Intéressant, ça. » Si vous avez quelque résistance à un « vrai repas » sans viande, suivez la chef Ève-Marie Gobeil-Beaucage – jadis au restaurant Le Cercle, le secret le mieux gardé des HEC . Rien ne la rend plus heureuse que les carnivores fous de ses petits plats !
On se régalera du mozzarella frais avec tomates en grappe et basilic, sur carta di musica et on restera pantois en savourant les raviolis au citron farcis de ricotta et la pizza di Eva à la saucisse italienne non animale. On se demandera comment elle fait pour livrer des plats de cette qualité sans ces ingrédients somme toute essentiels à la cuisine italienne classique, les fromages, les œufs, la crème, la saucisse et autres produits d'origine animale. Eh bien, elle fait tout elle-même, les fromages sans lait – savoureux à s'y méprendre – les raviolis et cavatellis, les crostinis et les foccacias. Et elle emprunte à l'entreprise Beyond Meat de convaincants substituts aux charcuteries. Des nouveautés de saison, elle en promet, comme ces craquantes – et délectables! – fleurs de courgette farcies au ricotta végétalien, frites à haute température, qui garniront les assiettes estivales.
Son audacieuse aventure 100 % végétalienne, elle n'en fait pas tout un plat, c'est son mode de vie, tout comme son appétit pour la fraîcheur et la qualité. Un choix personnel pour toutes sortes de bonnes raisons, notamment « les prix exorbitants, les mauvaises conditions d'élevage et la pauvre qualité de plusieurs viandes sur le marché », avoue-t-elle. « Je me fais un point d'honneur d'offrir une cuisine simple, fraîche et raffinée, au-delà des clichés classiques, graines et purée de pois chiches. » Elle en fait la preuve tous les jours de la semaine. Sauf les lundis et mardis où elle ferme le resto pour investir la cuisine du sous-sol et préparer les sauces tomates, les aubergines alla parmigiana, les pâtes fraîches et les farces à cannoli vanille ou chocolat. Tout est fait avec passion et minutie jusqu'à l'ultime présentation des plats.
Un plaisir amplifié par un choix inédit de vins, nature, biodynamiques et bio, presque tous d'importation privée. Et ce, dans un des plus charmants espaces de restauration à aux limites d’Outremont, avec ses hauts plafonds, ses carrelages à l'ancienne et ses tables de marbre. Sans hésiter, une destination à retenir.
Plats entre 5 $ et 20 $
À partir de juin, table d'hôte midi autour de 23 $
Mer 18h – 22h
Jeu 11h30 – 14h, 18h – 22h
Ven 11h30 – 14h, 18h – 23h
Sam 18h – 22h
Dim (brunch) 10h – 14h
361, av. Bernard O
(voir carte)
514 379-6678
restaurantradis.com
À peine le restaurant Radis ouvrait-il ses portes sur la rue Bernard que les réseaux sociaux s'emparaient de la nouvelle. « Quoi ? Un resto de fine cuisine végétalienne, italienne de surcroît, à Outremont ? Intéressant, ça. » Si vous avez quelque résistance [...]
Le Bilboquet est presque méconnaissable, en mieux. Nancy et Frédéric, nos nouveaux hôtes, l’avaient promis. Et ils ont tenu parole. Ils viennent tout juste de mettre la dernière main à leur nouveau menu de repas légers, unique en son genre à Outremont. Une quinzaine de variétés de crêpes salées ou sucrées, des grilled-cheese déclinés en huit versions, des fondues au chocolat et aux fruits auxquels on peut ajouter brownies, guimauves et amandes. Tous des produits maison qui goûtent l’enfance, comme les glaces et sorbets signés Bilboquet qui partagent maintenant la vedette.
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Ce qui est frappant ici, c’est le sérieux apporté par exemple à une anodin grilled cheese. Vous pourrez demander qu’on garnisse votre pain – du voisin Première Moisson – de cheddar vieilli avec pomme et cannelle, ou succomber à la version gruyère et confit d’oignon ou oser la Nutella, bacon et brie, toujours en version grilled cheese. Et accompagner votre plaisir coupable d’une jolie salade mesclun pour un petit supplément de prix.
Au rayon des crêpes, on vous donnera le choix entre une pâte régulière ou au sarrasin (youppi, sans gluten !) pour les crêpes salées. Dans l’hésitation entre huit propositions, vous oserez celle au fromage de chèvre, tomate et réduction de balsamique, tout aussi belle à voir que bonne à croquer. En crêpe sucrée, vous serez tenté, avec raison, par celle au chocolat maison et fruits frais, à moins que vous soyiez fan de caramel à la fleur de sel.
La carte des chocolats chauds est hallucinante. On vous offrira plusieurs variétés, notamment le Tanzanie à 75 % et la version maison à 60 %, qu’on laissera fondre pour vous dans un peu de lait chaud donnant ainsi une texture riche. Vous vous laisserez gagner par une douce lascivité en savourant le chaud élixir dans le nouvel aménagement intérieur plus aéré ou sur une des chaises de jardin à l’extérieur par une de ces belles matinées ensoleillées de mars ou d’avril, avec l’espoir que l’hiver en dents de scie que nous avons connu est bel et bien fini.
1311, av. Bernard O. (voir carte)
514 276-0414
bilboquet.ca
Le Bilboquet est presque méconnaissable, en mieux. Nancy et Frédéric, nos nouveaux hôtes, l’avaient promis. Et ils ont tenu parole. Ils viennent tout juste de mettre la dernière main à leur nouveau menu de repas légers, unique en son genre [...]
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