
Parfois, nous n'avons besoin que de quelques lignes pour comprendre l'ampleur d'un événement. Une jeune résidante nous a fait parvenir ce petit texte qu'elle a puisé sur les réseaux sociaux, de source inconnue, en lien avec les attentats de Paris. Alors que nous cherchions une photo pour accompagner cette réflexion, nous avons remarqué le Théâtre Rialto sur l’avenue du Parc à Montréal qui affichait les couleurs de sa solidarité.
Je m'appelle John. J'ai eu 20 ans hier soir. On est sortis dans Paris avec des amis, pour fêter ça, parce qu'on n'a pas 20 ans tous les jours. On s’est posés sur la terrasse d'un café, pour commencer doucement cette soirée qui allait être mémorable. On discute, on rigole, on est heureux. Ces dans ces moments que je me rends compte de combien la vie est belle. Et puis, un coup de feu, l'imcompréhension, l'adrénaline m'est montée à la vitesse d'une fusée. Les cris, la panique, le sang, les armes, la mort. Je cours, je ne sais pas où je vais. Un coup de feu me répond. Je vais dans un monde meileur. Ma vue se trouble, le monde bascule. Je ferme les yeux, je n'entends plus, ne vois plus, et ma dernière pensée va à cette humanité qui me pleurera demain comme elle pleurera tous les autres. Je m'appelle John, et j'ai eu 20 ans hier.
Montréal souffre de malpropreté générale – il suffit de visiter d’autres grandes villes occidentales pour le constater – et l’arrondissement d’Outremont n’est pas épargné.
Cette photo a été prise le 2 juillet dernier sur un terrain de l’arrondissement, avenue de l’Épée, au coin de Bernard, adjacent au stationnement public. Aujourd’hui, cette scène désolante demeure à peu près semblable, les palettes de bois ont simplement été déplacées sur le terrain voisin mais d’autres immondices y sont toujours. Nouveaux locataires ou propriétaires ignorant les règles de propreté élémentaires, ou négligence des éboueurs ou des préposés au ramassage des objets encombrants ou un peu de tout ça ?
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