
Intreprété aujourd’hui par des comédiens à l’aube de la soixantaine, la pièce Le Banquet fut d’abord créée en juin 1973 par les élèves de l’Option théâtre à l’école Paul-Gérin-Lajoie à Outremont. Et après 43 ans, les mêmes « adolescents »
Communiqué Le Banquet, version abrégée
Intreprété aujourd’hui par des comédiens à l’aube de la soixantaine, la pièce Le Banquet fut d’abord créée en juin 1973 par les élèves de l’Option théâtre à l’école Paul-Gérin-Lajoie à Outremont. Et après 43 ans, les mêmes « adolescents » y rejouent la même pièce ! Et avec eux, plusieurs générations de l’école auront l’impression de voyager dans le temps.
5 Dames de Cour (Kateri Bouchard, Gisèle Laperrière, Lucie Marchand, Michèle Choquet, entourant Elitza Bodovsky) donnent la réplique aux dignitaires masculins (Benoît Leroux, Claude Blanchard, François Vadeboncoeur, Jean-François Gagnon, Michel Leroux, François Bellemare et Louis Barbeau).
Outremont, année 72-73. Dans l’ancien Collège St-Viateur, le jeune prof Paul-André Michaud lance l’Option théâtre (qu’il dirigera pendant 30 ans), avec 8 pièces la première année, conclue par Le Banquet, adaptation d’un conte de Witold Gombrowicz. « Le texte d’origine avait un côté surréaliste qui nous avait fasciné » explique Benoît Leroux, alors âgé d’à peine 15 ans, qui signa la mise en scène, comme il le fait 43 ans plus tard. « Avec un ton fellinien, un peu de Commedia dell’Arte » ajoute-il, « nous avons créé les personnages, les dialogues et le jeu de scène, amplifiant le grotesque de la raison d’État. On était jeunes à l’époque pour jouer des rôles matures. Mais 43 ans plus tard, on a enfin l’âge de nos rôles ! ».
Précédée d’un Prologue nous replongeant à l’époque, la distribution de 12 personnages traverse 2 actes : la secrète Réunion du Conseil -- les loufoques dignitaires masculins font face à un Roi vénal, son Page discret et un mystérieux Ambassadeur -- puis le banquet lui-même, auquel se joignent leurs cavalières. « Tous les archétypes féminins d’alors: la jeune et belle, la snobinarde, la coincée, l’autoritaire…et la guidoune » caricature Michèle Choquet, qui 43 ans plus tard rejoue son rôle de la Marquise du Petit Conciliabule. « Mais cette caricature rappelle un moment formidable, celui de nos adolescences ! » Et l’apothéose finale poussera à l’extrême l’absurdité de la raison d’État…
Tout concourt à l’ambiance : les décors (dont les tableaux d’ancêtres, peints à la main), les costumes extravagants et la bande-son, aux mélodies vintage de Pink Floyd, Clockwork Orange ou Pink Panther. « Dans l’auditorium récemment rénové, le son sera formidable » se réjouit Vincent Langlois (bande-son), originaire du quartier tout comme le reste de l’équipe technique « d’époque » : Louise Bourret (décors), Hélène Champoux (costumes), Philo Gélinas (éclairages), Isabelle Marchand (régie). Cette activité unique de « théâtre-bénéfice » au profit de la Fondation de l’école PGLO a déjà vendu plus de 300 billets pour 2 seuls soirs :
Un cahier-souvenir spécial sera lancé à cette soirée de Retrouvailles réunissant à la communauté actuelle plus de 100 anciens élèves, professeurs ou parents des 6 dernières décennies de l’établissement, auxquels se joindra M. Paul Gérin-Lajoie lui-même -- premier titulaire du Ministère de l’Éducation du Québec – et dont, depuis 45 ans, l’école porte le nom.
Avec les députés Hélène David et Thomas Mulcair, une trentaine de commerces locaux sont partenaires, dont la Banque Nationale, partenaire majeur, et pour le festin plusieurs fournisseurs locaux. Billets au Théâtre Outremont (ou en ligne www.fondationpglo.org). Pour vidéo historique, photos d’époque et plus d’info : www.LeBanquetPGLO.com .
Près de trente artistes de toute provenance et de tous univers artistiques étaient réunis au parc Saint-Viateur pour la présentation de leurs œuvres lors de l’édition 2016 de l’événement annuel Au Parc les artistes qui avait lieu dimanche le 29 mai dernier. [...]
Près de trente artistes de toute provenance et de tous univers artistiques étaient réunis au parc Saint-Viateur pour la présentation de leurs œuvres lors de l’édition 2016 de l’événement annuel Au Parc les artistes qui avait lieu dimanche le 29 mai dernier.
Voici notre visite en images :
Vous êtes allés voir, comme plus de 150 000 personnes à ce jour, l’exposition Pompeii présentée au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 5 septembre ? Ou alors vous vous apprêtiez à y aller ? [...]
Communiqué version abrégée Bibliothèque Robert-Bourassa
Vous êtes allés voir, comme plus de 150 000 personnes à ce jour, l’exposition Pompeii présentée au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 5 septembre ? Ou alors vous vous apprêtiez à y aller ?
Laura Vigo, commissaire de l’exposition Pompeii.
Vous avez mille et une questions au sujet de Pompéi : la façon de vivre des Romains à cette époque, leurs habitudes alimentaires, les intérieurs de maisons, les jardins, le pourquoi et le comment de l’éruption du Vésuve à l’automne 79 après J.-C. ? Ce qui suit est donc pour vous !
Le mercredi 8 juin, de 10h30 à 12h, toutes et tous sont conviés à la bibliothèque Robert-Bourassa à Outremont pour une rencontre animée par Marie-Anne Poggi en compagnie de Laura Vigo, commissaire de l’exposition Pompeii, également conservatrice de l’art asiatique au MBAM. Cette archéologue, femme passionnée, dynamique et volubile saura nous captiver.
Mercredi 8 juin de 10h30 à 12h
41 avenue Saint-Just, Outremont
(voir carte)
Activité gratuite, réservation requise par téléphone : 514 495-6208 ou par courriel bibli.outremont@ville.montreal.qc.ca
Chaque semaine la bibliothèque Robert-Bourassa propose de nouveaux titres. Voici les dernières parutions publiées en français. [...]
Chaque semaine la bibliothèque Robert-Bourassa propose de nouveaux titres. Voici les dernières parutions publiées en français.
1. Avenue des mystères (John Irving, Seuil, 515p.)
2. Moura : la mémoire incendiée (Alexandra Lapierre, Flammarion, 688 p.)
3. L’origine de nos amours (Erik Orsenna, Stock, 275 p.)
4. La rumeur (Elin Hildebrand, JC Lattès, 369 p.)
5. Écrits sur la pensée au Moyen Âge (Umberto Eco, Grasset, 1183 p.)
6. Le fabuleux pouvoir de nos gênes : comment influer positivement sur votre ADN pour une meilleure santé physique et psychique (Deepak Chopra et Rudolph E. Tanzi, Guy Trédaniel éditeur, 377 p.)
7. Philothérapie : roman (Éliette Abécassis, Flammarion, 307 p.)
8. Ivres paradis, bonheurs héroïques (Boris Cyrulnik, Odile Jacob, 230 p.)
9. Né au bon moment : 1935-1975 (David Lodge, Rivages, 531 p.)
10. Le retour au pays de Jossel Wassermann (Edgar Hilsenrath, Le Tripode, 260 p.)
11. Les Chevaliers d’Antarès, tome 2 : Basilics (Anne Robillard, Wellan, 334 p.)
Nouveautés en anglais
12. The noise of time (Julian Barnes, Random House Canada, 201 p.)
13. The rainbow comes and goes : a mother and son on life, love, and loss (Anderson Cooper and Gloria Vanderbilt, Harper, 290 p.)
14. Beyond the ice limit : a Gideon Crew novel (Preston & Child, grand Central Publishing, 372 p.)
15. The doll-master (Joyce Carol Oates, The Mysterious Press, 315 p.)
41, avenue Saint-Just
(voir carte)
514 495-7405
L’événement d’art public éphémère et tout à fait inédit « Les Glaces » qui a eu lieu samedi dernier sur l’avenue Bernard, conçu par l’artiste David Farsi et organisé par Les Amis de la place Marcelle-Ferron, [...]
L’événement d’art public éphémère et tout à fait inédit « Les Glaces » qui a eu lieu samedi dernier sur l’avenue Bernard, conçu par l’artiste David Farsi et organisé par Les Amis de la place Marcelle-Ferron, a suscité beaucoup d’intérêt mais aussi d’interrogations sur les objectifs visés. L’événement consistait à assister à la fonte au soleil de dizaines de blocs de glaces pures ou colorées, mais aussi à amener une réflexion chez le visiteur.
David Farsi explique ici sa démarche :
« Je veux inverser les rôles – à défaut des pôles. J'ai envie de prendre le contrôle de la glace. Je veux jouer avec sa force brutale pour la modeler et, ce faisant, transformer le rapport que nous avons avec elle. Comment ? En la déménageant dans une saison qui n’est pas la sienne (qui lui est hostile, même), je veux rendre à cette matière sauvage la part de poésie que l'urbanité lui dérobe, soit en la grugeant de sel, roche et sable, soit en la fracassant pour en disposer. Je compte donc mettre l’hiver hors jeu en mettant la glace hors saison : déjouer l’hiver pour jouer la glace!
Sans que nous éprouvions la morsure du froid ni subissions les autres contraintes de l’hiver, la glace sera présente pour le seul plaisir des yeux, créant devant nous de multiples sculptures, modifiées en temps réel. Alors que la glace s'enfonce doucement dans les lacs au début mai, je veux la voir jaillir des trottoirs dans un dernier souffle. Un ultime clin d’œil. Je veux la rendre festive et faire revivre le temps de l'hiver en accéléré et en version colorée. Repoussant la neige sale de fin d'hiver, c’est la glace vibrante de couleur que je propose de mettre en scène. En hommage à la grande artiste que fut Marcelle Ferron, je veux voir le jeu de la lumière traverser cette glace comme il le fait de ses verrières. »
Voici quelques photos de la journée.
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