
Notre concitoyen Gilles Boisvert est décédé le 4 octobre dernier dans sa maison patrimoniale qu’il chérissait, le Woodside Cottage, sur le chemin de la Côte Sainte-Catherine, à l’angle de l’avenue de la Brunante.
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Né le 6 novembre 1935, Gilles Boisvert, huissier de justice de profession, mais aussi promoteur immobilier, s’est fait connaître pour son implication dans la conversion de l’ancienne usine Kraft, sur le chemin Bates à Outremont, en un important complexe résidentiel de style Art déco nommé le « Phénix d’Outremont ».
Toujours présent dans les évènements majeurs à Outremont, comme le souper d’huîtres et le souper des homards, Gilles Boisvert a aussi été un membre actif de la Société d’histoire d’Outremont, agissant à titre de vice-président depuis 2010.
Au cours de sa vie, il a reçu plusieurs distinctions, dont le Prix Paul-Émile Linteau en 2014, décerné par la Chambre des huissiers de justice du Québec en reconnaissance de sa carrière et pour s’être illustré dans le rayonnement de sa profession tant au niveau national qu’international. En 2024, l’arrondissement d’Outremont lui décernait le prix du Bénévole de l’année pour son engagement au sein de la Société d’histoire d’Outremont.
Notre concitoyen Gilles Boisvert est décédé le 4 octobre dernier dans sa maison patrimoniale qu’il chérissait, le Woodside Cottage, sur le chemin de la Côte Sainte-Catherine, à l’angle de l’avenue de la Brunante. [ + ]
La cofondatrice du restaurant Leméac, Danielle Barot, qui a grandement contribué à la beauté et au tissu socio-économique de l’avenue Laurier Ouest, nous a quittés à la fin de l’été 2026.
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Enracinée dans Outremont depuis 1971, Mme Barot a fait carrière comme avocate. Elle a d’ailleurs été l’une des premières femmes au Québec à pratiquer le droit criminel.
À l’occasion du 150e anniversaire d’Outremont, en juillet 2025, l’arrondissement a tenu à souligner son apport exceptionnel. Dans un chaleureux hommage, l’actuelle mairesse d’Outremont, Caroline Braun, qui était alors conseillère d’arrondissement, l’a décrite comme « le cœur et l’âme de l’avenue Laurier Ouest ».
En 2012, Mme Barot a cofondé l’Association des commerçants de Laurier Ouest. Son implication soutenue a culminé avec la création de la Société de développement commercial (SDC) de l’avenue en 2017. Elle y a notamment contribué à façonner la mission, les structures et la vision de la SDC.
« Militante infatigable », a-t-on souligné, elle a aussi défendu avec conviction la réfection de l’avenue dès 2017 et soutenu activement l’embellissement de la rue.
Avec l’autorisation de l’auteur, voici l’hommage rendu par M. Gabriel Dallaire, directeur général de la SDC Laurier Ouest, lors des funérailles de Mme Barot.
Bonsoir à tous,
Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Gabriel Dallaire, directeur général de la Société de développement commercial de l’avenue Laurier Ouest depuis maintenant plus de quatre ans.
Je veux d’abord saluer tous mes collègues commerçants et entrepreneurs de Laurier Ouest qui sont présents ce soir.
Je tenais à prendre quelques minutes, au nom de la SDC, de son conseil d’administration et de toute notre communauté d’affaires, pour rendre hommage à Danielle.
Parce que lorsqu’on parle de Laurier Ouest aujourd’hui, on ne peut pas raconter son histoire sans parler de Danielle. En 2012, Danielle fonde l’Association des commerçants de l’avenue Laurier Ouest. Elle le fait parce qu’elle croit profondément à cette avenue. Une avenue que toute sa famille fréquente, où elle travaille, et qui est devenue au fil des années une véritable partie de sa vie.
Lorsque se prépare le grand chantier de réfection de l’avenue, en 2017, c’est encore Danielle qui multiplie les représentations auprès des arrondissements d’Outremont et du Plateau-Mont-Royal. Et cette même année, elle participe à la création de la SDC Laurier Ouest, notamment pour que les quelque 200 entreprises qui bordent l’avenue puissent être accompagnées et soutenues pendant cette période difficile.
Tout ça ne s’est pas fait tout seul. Une SDC, une association de commerçants, une communauté d’affaires qui se mobilise autour de son quartier… ça prend quelqu’un qui y croit. Quelqu’un qui accepte de donner de son temps, de convaincre, de rassembler, parfois de déranger un peu… et surtout, de faire avancer les choses.
Danielle était exactement cette personne.
Elle avait compris bien avant plusieurs d’entre nous que la force de Laurier Ouest résidait dans sa communauté. Dans ses entrepreneurs.
Dans ses petites PME. Dans ses restaurateurs. Dans tous ces gens qui choisissent d’investir ici et qui donnent à cette avenue son caractère si particulier.
Grâce à des gens comme Danielle — et à plusieurs d’entre vous qui êtes ici ce soir — Laurier Ouest est aujourd’hui une destination unique à Montréal : prospère, authentique et encore profondément indépendante.
Et puis, en 2022, Danielle m’a embauché. Après six entrevues.
Vous connaissez Danielle… alors vous pouvez imaginer que ce n’était pas exactement un processus d’embauche reposant!
Elle était exigeante. Très exigeante. Mais elle était surtout incroyablement visionnaire.
Avec Danielle, les choses étaient généralement assez simples : c’était noir ou blanc. Disons que ça m’a aidé à apprendre rapidement!
Au début, j’avais parfois du mal à tout comprendre. À comprendre cette avenue, son histoire, ses personnalités, ses enjeux, ses codes.
Mais j’ai eu la chance d’avoir probablement la meilleure coach en ville.
Et il y a deux ans, au début de sa maladie, Danielle m’a dit quelque chose que je n’oublierai jamais.
Elle m’a dit : « Tiens. Tu es maintenant prêt à poursuivre ce que j’ai construit. » Je peux vous dire que ça a été l’un des plus beaux moments de ma vie professionnelle.
Parce que ce jour-là, j’ai compris qu’elle me faisait confiance.
Et venant de Danielle… ça voulait dire beaucoup.
Ce sont de grandes chaussures à chausser. Mais je me sentais prêt.
Et aujourd’hui encore, lorsque je regarde Laurier Ouest, je me rappelle que ce que nous faisons quotidiennement à la SDC s’inscrit dans une histoire qui a commencé bien avant nous.
C’est aussi ça, mon rôle : connaître cette histoire, la transmettre et ne jamais oublier les gens qui l’ont bâtie.
Danielle laissera évidemment un grand vide sur Laurier Ouest.
Parce que tout le monde la connaissait. Elle pouvait déambuler sur l’avenue un peu comme une reine sur son domaine… Et, soyons francs, elle savait très bien ce qui se passait dans son royaume!
Mais derrière cette personnalité forte, il y avait surtout une femme profondément attachée à son quartier et à sa communauté. Son engagement fait maintenant partie de l’histoire de Laurier Ouest.
Et d’une certaine façon, Danielle continuera d’être présente chaque fois que des commerçants se réuniront autour d’une table. Chaque fois qu’un projet rassemblera l’avenue. Chaque fois que nous défendrons nos entrepreneurs. Et chaque fois que nous travaillerons ensemble pour assurer l’avenir de Laurier Ouest.
Alors ce soir, au nom de toute notre communauté, je voulais simplement te dire :
Merci, Danielle.
Merci pour ton engagement.
Merci pour ta vision.
Merci pour ton temps.
Merci pour ta confiance.
Et merci pour tout ce que tu as bâti.
À Émile, à ses enfants, à ses petits-enfants et à toute sa famille, je veux offrir, au nom de la SDC Laurier Ouest et de toute notre communauté d’affaires, nos plus sincères condoléances.
Vous pouvez être certains d’une chose :
Danielle conservera toujours une place toute particulière dans l’histoire de Laurier Ouest.
Et nous ferons en sorte que ce qu’elle a construit continue de vivre.
Merci.
La cofondatrice du restaurant Leméac, Danielle Barot, qui a grandement contribué à la beauté et au tissu socio-économique de l’avenue Laurier Ouest, nous a quittés à la fin de l’été 2026. [ + ]
La ministre responsable des Aînés et ministre déléguée à la Santé, madame Sonia Bélanger, a souligné récemment l’engagement bénévole exceptionnel de 17 personnes aînées provenant de toutes les régions du Québec. [ + ]
La ministre responsable des Aînés et ministre déléguée à la Santé, madame Sonia Bélanger, a souligné récemment l’engagement bénévole exceptionnel de 17 personnes aînées provenant de toutes les régions du Québec. Pour la région de Montréal, c’est notre concitoyenne Francine Unterberg qui a été nommée lauréate du prix Hommage Aînés 2024.
Francine Unterberg en visite au bureau du journal d’Outremont. PHOTO JOURNAL D’OUTREMONT
Voici la fiche qui accompagne la nomination de Francine Unterberg :
Mme Francine Unterberg est un modèle d’engagement et de dévouement au service des personnes aînées de sa communauté. En tant que bénévole de plusieurs organismes depuis plus de 40 ans, elle s’est engagée à améliorer leur qualité de vie et à faciliter leur participation et leur intégration sociale.
Ainsi, en tant que présidente de la Table de concertation des aînés d’Outremont, elle n’hésite pas à prendre la parole et à souligner les problèmes vécus par les personnes aînées, notamment en matière de soutien psychosocial, pour des problèmes de santé, de mobilité, de transition vers une résidence pour personnes aînées, par exemple, ou encore contre l’isolement social. Elle a également joué un rôle clé dans l’organisation du Salon des aînés d’Outremont; un évènement majeur, et elle a collaboré à l’implantation du projet Bien Vieillir, un défi qu’elle a brillamment relevé.
Membre active du Comité de jumelage depuis 1991, elle témoigne d’une volonté constante de s’investir pour les autres, ce qui l’a conduite à en devenir la présidente. Son engagement inflexible a grandement contribué au succès de nombreux projets communautaires.
Mme Unterberg dégage un altruisme authentique et démontre une capacité incroyable pour mobiliser les gens autour d’une cause importante. Ses qualités et ses capacités personnelles colorent l’ensemble de ses comportements, ce qui la distingue notamment des autres personnes et qui fait d’elle l’une des femmes les plus inspirantes de sa communauté. Sans aucun doute, sa passion pour le service communautaire et son dévouement indéfectible font d’elle un véritable pilier de sa communauté.
Chaque année depuis 1985, le premier ministre du Québec rend hommage aux personnes d’exception qui, par leurs réalisations, leurs valeurs et leurs idéaux, ont marqué l’évolution et le rayonnement du Québec. [ + ]
Source Gouvernement du Québec
Chaque année depuis 1985, le premier ministre du Québec rend hommage aux personnes d’exception qui, par leurs réalisations, leurs valeurs et leurs idéaux, ont marqué l’évolution et le rayonnement du Québec. Il leur confère les titres prestigieux de chevalier ou de chevalière, d’officier ou d’officière, ou de grand officier ou de grande officière de l’Ordre national du Québec. L’Ordre national du Québec est la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec.
Pour l’année 2022, le titre de Chevalière est accordé à une Outremontaise, Mme Louisiane Gauthier.
Mme Gauthier est une psychologue praticienne qui s’est vouée à la protection et à l’épanouissement des enfants. Elle est demeurée sur le terrain clinique durant toute sa carrière, consacrant la majeure partie de celle-ci au service des enfants en détresse qui requéraient une prise en charge par l’État. Plus de 5 000 enfants ont personnellement bénéficié de sa compétence unique. La pratique de Mme Gauthier s’est située au carrefour de la clinique et de la justice, chevauchant le monde des soins et l’univers des lois.
Cette psychologue a incarné la voix des enfants, au sein des cours de justice des ministères et des organismes publics, en tenant un discours clinique enrichissant. Si le domaine clinique a été son champ d’exercice, elle a su pénétrer le milieu judiciaire. Le Barreau du Québec l’a incluse à ses comités de travail, et elle a été une témoin experte hautement estimée par la Chambre de la jeunesse. La compétence de Mme Gauthier l’a amenée à servir le Conseil consultatif de la justice, le Conseil de la magistrature du Québec et le conseil de discipline de l’Ordre des psychologues. Depuis plus d’une décennie, la psychologue préside le conseil d’administration de Vision Diversité, une démarche innovante pour une culture québécoise francophone nourrie des apports de sa diversité. Elle est ambassadrice de l'école Les Petits Violons, une pouponnière de musiciennes et musiciens, qui rayonnent au Québec et dans le monde. Elle a consacré les 15 dernières années à sa région natale, notamment en dirigeant le Musée maritime de Charlevoix et en se vouant à l’implantation d’un musée scientifique, soit l’Espace Hubert-Reeves, sis sur le territoire sculpté par le ciel qu’est Charlevoix. La stimulation de vocations scientifiques et l’éveil de la conscience environnementale s’inscrivent dans la pensée d’Hubert Reeves, G.O.Q., de qui le musée portera le nom.
Le 29 décembre dernier, la gouverneure générale du Canada, Mary Simon, a annoncé les plus récentes nominations au sein de l’Ordre du Canada. Le fondateur du Laboratoire CinéMédias, André Gaudreault, [ + ]
Source Laboratoire CinéMédias
Le 29 décembre dernier, la gouverneure générale du Canada, Mary Simon, a annoncé les plus récentes nominations au sein de l’Ordre du Canada. Le fondateur du Laboratoire CinéMédias, André Gaudreault, s’est vu décerner l’insigne d’officier de l'Ordre du Canada « pour ses contributions novatrices aux études cinématographiques et à l’histoire du cinéma, en tant que chercheur visionnaire et chef de file en éducation. » Il s'agit de l’une des plus prestigieuses distinctions honorifiques au pays.
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Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études cinématographiques et médiatiques, [André Gaudreault] est un chercheur prolifique et l’une des figures les plus marquantes des études cinématographiques au Canada. Il est à l’origine de plusieurs projets novateurs. Il est notamment l’un des cinq fondateurs de l’Association internationale pour le développement de la recherche sur le cinéma des premiers temps. Il est également à la source du Groupe de recherche sur l’avènement et la formation des identités médiatiques, qui étudie, depuis 2018, les répercussions des innovations technologiques sur l'identité du cinéma. On lui doit aussi la fondation du Laboratoire CinéMédias, où il dirige le Partenariat international de recherche sur les techniques et technologies du cinéma depuis 2015. Il a collaboré avec plusieurs spécialistes au cours de sa carrière. Il a entre autres créé, avec le réalisateur et producteur Denis Héroux, l’Observatoire du cinéma au Québec en 2007. Il a conçu, avec le professeur Olivier Asselin, le premier programme de doctorat en études cinématographiques au Canada. Plus récemment, il s’est associé avec les professeurs Santiago Hidalgo et Isabelle Raynauld afin de mettre sur pied le partenariat international CINEXMEDIA, une initiative intersectorielle qui allie les sciences humaines et les sciences fondamentales pour analyser les habitudes écraniques contemporaines. Reconnu internationalement, il a reçu nombre de récompenses prestigieuses. Nommé fellow Guggenheim en 2013, élu membre de la Société royale du Canada en 2014 et fait chevalier de l’Ordre des arts et des lettres de la République française en 2016, il a obtenu le Prix du Québec ‒ Léon-Gérin en 2017, suivi du prix Killam en sciences humaines du Conseil des arts du Canada en 2018. Il a également reçu deux doctorats honorifiques, le premier en 2019 de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 et le second, en 2021, de l’Université Rennes 2.
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