
Le prix Guy-Mauffette est la plus haute distinction attribuée à une personne pour sa contribution remarquable à l'excellence de la radio, de la télévision ou de la presse écrite québécoise ou encore à celle des médias numériques. [ + ]
Source Direction des communications et des affaires publiques
Ministère de la Culture et des Communications
Le prix Guy-Mauffette est la plus haute distinction attribuée à une personne pour sa contribution remarquable à l'excellence de la radio, de la télévision ou de la presse écrite québécoise ou encore à celle des médias numériques. Le prix revient cette année à un résidant d’Outremont, M. Alain Saulnier.
PHOTO COURTOISIE
Au fil des 40 dernières années, Alain Saulnier s’est bâti une solide crédibilité, attirant le respect à la fois de ses pairs et du public. Ayant occupé tour à tour les postes de journaliste, de réalisateur, de rédacteur en chef, de directeur du service de l’information radio et des services français de l’information de Radio-Canada, en passant par la présidence de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), ce grand rassembleur a contribué de manière remarquable à l’avancement du journalisme et, ce faisant, à l’évolution de la société québécoise. Au cours de la dernière décennie, il a enseigné à l’Université de Montréal, s’illustrant cette fois par la formation de la relève. Le parcours admirable d’Alain Saulnier, couplé à son engagement pour une pratique journalistique de qualité, fait de lui un pilier fort du monde médiatique québécois.
Recevoir le prix Guy-Mauffette représente « une superbe récompense » pour le lauréat. « Je suis vraiment honoré. Quand la ministre m’a téléphoné pour m’annoncer que j’en étais le récipiendaire, j’ai d’abord cru à une blague. C’est une récompense de ce Québec que j’aime tant, dans lequel je me suis investi pour favoriser un journalisme de qualité, soutenir la culture et la langue française. »
L’Académie canadienne des sciences de la santé (ACSS) a choisi cinq Canadiennes et Canadiens dont les contributions exceptionnelles au système de santé canadien méritent d’être reconnues.
PHOTO COURTOISIE MME STANTON-JEAN
Parmi les lauréats soulignons la présence d’une Outremontaise, Mme Michèle Stanton-Jean. Michèle Stanton-Jean est chercheure invitée au Centre de recherche en droit public de l’université de Montréal. Elle est détentrice d’une Maîtrise en histoire, d’une Maîtrise en éducation des adultes et d’un doctorat en sciences humaines appliquées (option bioéthique). Elle a occupé de nombreux postes dans la haute fonction publique du gouvernement québécois et du gouvernement fédéral ainsi que dans les organisations internationales dont celle de sous-ministre de la santé du Canada (1993-1998), et présidente du comité international de bioéthique de l’UNESCO (2002-2005) et de représentante du Québec à l’UNESCO de 2011 à 2014.
Elle est auteure et co-auteure de nombreux livres et articles en éducation, santé et bioéthique dont l’Histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles. Elle s’intéresse particulièrement à la participation citoyenne, aux inégalités et à la littératie en santé, à l’inclusion des femmes dans les recherches en santé, ainsi qu’au traitement des aîné(e)s de façon respectueuse incluant leur implication dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques. Mme Stanton-Jean est également membre du conseil d’administration de la Société d’histoire d’Outremont.
Michèle Stanton-Jean figure aux côtés de quatre autres lauréats : Le très honorable Paul Martin, C.P., Mme Camille Orridge, Mme Sharon Sholzberg-Gray et Mme Siila Watt-Cloutier.

L’Académie canadienne des sciences de la santé (ACSS) a choisi cinq Canadiennes et Canadiens dont les contributions exceptionnelles au système de santé canadien méritent d’être reconnues. [ + ]
Une curiosité insatiable, une intelligence pluridisciplinaire et une vision moderne de sa profession, Aristide Beaugrand-Champagne, toujours affublé d’un nœud papillon à motifs, était tout sauf conventionnel.
L’architecte, dont les réalisations tranchaient avec le traditionnalisme anglo-saxon, fut visionnaire d’un temps nouveau – avide de formes et de matériaux avant-gardistes –, mais aussi un paysagiste inné, un historien infatigable et un archéologue autodidacte épris de nos origines et de celles des Premières Nations à Montréal. Né en 1876, il a habité à Outremont de 1922 jusqu’à sa mort en 1950.
Un concepteur en avant de son époque
Pas moins de 45 plans de bâtiments à Outremont portent la signature de l’architecte: des cottages, des duplex, triplex et conciergeries en plus de quelques ouvrages publics. On reconnaît sa signature par l’originalité des formes, la nouveauté des matériaux et le défi que présente ces réalisations pour l’époque. Les toits en pente abrupte du 645 Côte-Sainte-Catherine (Maison William E. William, 1929) et du 345 Bloomfield (aujourd’hui la Maison Aristide Beaugrand-Champagne, 1922, qu’il habita plusieurs années) étaient audacieux pour l’époque. L’architecte fut le premier à introduire le crépi blanc sur les bâtiments, un matériau nouveau qui faisait contraste avec les traditionnels revêtements de brique, comme ce fut le cas pour l’Hôtel de ville (rénové en 1928) et le Woodside cottage (792 Côte-Sainte-Catherine, recouvert de stuc blanc en 1931). On lui doit aussi le très beau chalet du parc Saint-Viateur, remarquable par son toit pentu, son revêtement caractéristique et l’élégance de ses formes, et, en plus modeste celui du parc Outremont.
À une enjambée de chez nous, une étonnante réalisation: l’église polonaise – à l’origine irlandaise, de là, les trèfles sur le dôme et les fenêtres – dédiée à St. Michael’s and St. Anthony’s sur la rue Saint-Viateur, dans le Mile End. Le grand édifice en forme de rotonde coiffé d’un dôme de 75 pieds de diamètre est à couper le souffle. L’architecte a été l’un des premiers au Québec à proposer le béton armé, comme ce fut le cas pour la construction de la remarquable coupole (1914-15). Un exploit qu’il répètera en 1922-23 avec l’église catholique Ste-Thérèse-d’Avila, qui deviendra la Cathédrale d’Amos, « une merveille de béton armé en forme d’igloo », selon le regretté Ludger Beauregard dans un article dédié à l’architecte.
L’expert n’était pas au bout de son souffle. Quelques années plus tard, il signait les plans pour l’édification du chalet du mont Royal (de 1928 à 1932), un magnifique édifice de style Beaux-Arts français, construit en pierre des champs, possiblement inspiré de sa formation d’architecte à Paris. Un monument d’histoire sous le vaste toit à deux versants, dédié au début de la colonisation, un thème cher à l’historien qu’il deviendra.
L’art au service du paysagement
Qui était ce concepteur hors norme? Déjà en 1726, on repère les Beaugrand-Champagne au Québec, qui ont, soit dit en passant, essaimé plusieurs Aristide au passage des générations. C’est le seul architecte connu. Il est né à St-Anicet d’une famille suffisamment cossue pour lui payer un cours classique au Collège Sainte-Marie, à Montréal, et des études aux Beaux-Arts de Paris. Selon certaines sources, il était déjà architecte, mais aussi paysagiste autodidacte au moment de son mariage en 1905, une spécialité qui le suivra durant des décennies. Les ingénieurs de la Ville d’Outremont, Jules Duchastel et Émile Lacroix ont vite repéré son talent et firent appel à ses conseils pour l’aménagement de nombreux parcs, notamment le parc Pratt dont il aurait planifié l’ensemble de l’agencement. Sans nul doute, il a imprégné le paysage d’Outremont de sa vision artistique. Il fit partie de la Commission d’urbanisme d’Outremont dès sa création en 1930. Rappelons que cette époque se déroule en terrain fertile avec un maire épris des espaces verts de sa ville, Joseph Beaubien.
Parallèlement à son investissement dans l’aménagement paysager, A. B.-C., pour les initiés, mène de front des charges de professeur à l’École des Beaux-Arts et à l’École d’architecture de Polytechnique de Montréal « d’où émergent des créateurs qui contribuent de façon significative à l’histoire de l’architecture québécoise, dont Aristide Beaugrand-Champagne », selon l’historienne Claudine Déom.
Un archéologue autodidacte et un historien insatiable
L’étincelle, qui deviendra brasier, s’enflamme au moment où il découvre dans les sables de Lanoraie des fragments de poterie amérindienne. Sa découverte fait écho à celle d’ossements d’Iroquois qu’il aurait trouvés à Outremont, selon l’historien Robert Rumilly. La curiosité s’emballe. Il s’investit dans la recherche sur la culture des Iroquois. En 1916, il devient membre de la Société historique de Montréal dont il sera le président de 1941 à 1949. En parallèle, il élabore sa thèse sur le chemin d’Hochelaga et celle du deuxième débarquement de Jacques Cartier, non pas sur les rives du Saint-Laurent, mais par la rivière des Prairies. On lui attribue la représentation visuelle des deux itinéraires empruntés par Jacques Cartier en 1534 et 1535, qui enrichit les murs du chalet du mont Royal avec les toiles de plusieurs artistes québécois qui ont peint des scènes historiques du début de la colonie.
L’archéologue et historien veut aller plus loin. Il participe à la fondation de la Société des Dix en 1935, une académie d’historiens qui partagent leurs résultats de recherche. Le groupe publie le Cahier des Dix qui offre aujourd’hui un corpus de 600 articles sur l’histoire du XVIe au XXe siècle. Aristide Beaugrand-Champagne est l’auteur de 15 d’entre eux, résultats de ses recherches portant principalement sur le peuplement d’Hochelaga et les us et coutumes des Iroquois et des Hurons. C’est en allant présenter son dernier ouvrage à ses collègues, « avant d’arriver au tramway de l’avenue du Parc, qui se rendait en ville, à faible distance de chez lui, [qu’] il [s’affaissa], succombant à une attaque cardiaque », nous dévoile Ludger Beauregard dans son article Aristide Beaugrand-Champagne, architecte et historien. « Outremont venait de perdre un citoyen exceptionnel qui mérite de passer à l’histoire », conclut-il.
Un cas de figure que ce personnage libre de l’étau des traditions, avide d’innovations architecturales et en même temps insatiable quant à la connaissance des origines du peuplement en Amérique française et de la culture des Premières Nations avant nous. L’architecte, archéologue et historien que fut Aristide Beaugrand-Champagne a légué un riche héritage à Outremont et bien au-delà. Il est, à juste titre, considéré comme un des architectes les plus importants du XXe siècle au Québec.
Sources :
Une curiosité insatiable, une intelligence pluridisciplinaire et une vision moderne de sa profession, Aristide Beaugrand-Champagne, toujours affublé d’un nœud papillon à motifs, était tout sauf conventionnel. [ + ]
L’énergie ensoleillée d’Irène Galesso fait du bien après les semaines qu’on vient de vivre. La danse, c’est une passion qui l’habite fiévreusement [...]
L’énergie ensoleillée d’Irène Galesso fait du bien après les semaines qu’on vient de vivre. La danse, c’est une passion qui l’habite fiévreusement depuis qu’elle tient sur ses deux jambes.
Pour Irène Galesso, la danse est un moyen de communication clé avec l’humain. PHOTO MARILI SOUDRE-LAVOIE
Non moins étonnant, elle est aussi ostéopathe praticienne depuis dix ans. Elle n’a jamais fini de comprendre les mouvements du corps humain, son langage extérieur et intérieur. Elle est artiste de la danse, mais aussi pédagogue et directrice générale de l’Académie de danse d’Outremont depuis 20 ans. La danse, c’est la plus belle chose au monde, a-t-elle soutenu depuis toujours.
Tombée dedans quand elle était petite
L’histoire d’Irène est un parcours de passions. D’abord, celle de la danse, que sa maman d’origine française et son papa d’une lignée italienne ont décelé dans l’élégance de ses graciles balancements dès l’âge de trois ans. Durant dix ans, elle a connu le difficile apprentissage du ballet classique habité par les exigences rigoureuses de ses maîtres, un exercice dont plusieurs ne sortent pas indemnes. Et puis, elle a voulu apprendre tous les répertoires. À la limite de l’obsession, « j’étais fascinée par toutes les danses, » dira-t-elle. Elle a tutoyé les genres les plus diversifiés : contemporain, hip hop, claquette, broadway, salsa, merengue, gumboots, danse théâtre, et plus encore, d’innombrables heures d’entraînement et de stages.
Architecte de la danse à Outremont
Sa contribution est exceptionnelle sur le plan artistique à Outremont. Enseignante et chorégraphe à l’École Buissonnière durant 13 ans, médiatrice culturelle pour la Ville de Montréal et le Théâtre Outremont, une de ses grandes motivations fut de nourrir les liens entre les différents arts de la scène et de faire une place de choix à la danse au panthéon des arts.
On lui doit par-dessus tout la création de l’Académie de danse d’Outremont, d’abord connue sous le nom de Coda Danse puis de Outremont Danse, cofondée avec deux partenaires, Myriam Belzile et Sacha Belinski en 1992, et le remarquable développement qu’elle lui a offert jusqu’à aujourd’hui : une brigade de 30 enseignants et assistants, 350 élèves de 1 à 80 ans dans une quarantaine de répertoires, et qui participent aux grands événements culturels d’Outremont. Sa grande fierté est certainement d’avoir démocratisé la danse et de l’avoir rendue accessible à tous les âges. C’est aussi d’en avoir décloisonné le rayonnement en travaillant avec les écoles, la bibliothèque, le mouvement scout, les résidences pour aînés, l’école de musique Pantonal, tout en ajoutant à ses compétences un brevet d’enseignement de la danse au niveau scolaire.
La passion du corps humain
C’est d’abord la biologie, l’anatomie et la physiologie qui ont passionné la jeune artiste au sortir du collège Stanislas après l’obtention de son bac. Comment fonctionne le corps et ses mouvements, ce qui se passe à l’intérieur. Maîtrise en génie biomédical, elle est fascinée par la somatique, la biomécanique et le mouvement. À la stupeur de sa mère qui trouva un jour au fond du frigo un morceau d’humérus en attente d’une prochaine expérience ! La science fait son chemin dans son apprentissage artistique. Irène Galesso est de plus en plus avide de comprendre le comment des mouvements intérieurs pour faciliter ceux d’entre eux qui mettent durement à contribution le corps humain, particulièrement dans la danse classique et dans le sport. Elle a découvert il y a une douzaine d’année l’ostéopathie qui lui apporte un grand nombre de réponses. En 2003, l’ostéopathe praticienne rejoint l’équipe du centre Spinal mouvement et profite de plusieurs tribunes pour apporter sa contribution à la reconnaissance de cette médecine complémentaire.
Irène Galesso au Népal : « J’ai été sensible à la condition des femmes dans ces pays où il y a énormément de femmes battues. La plus grosse discrimination, historique et humaine, est celle envers les femmes ».PHOTO COURTOISIE DE IRÈNE GALESSO Défendre les mal-aimés
Où prend-elle l’énergie et le temps pour assumer ses responsabilités devant la discrimination humaine dans le monde? « Je porte la couleur blanche de la honte et de ce que mes ancêtres ont fait aux peuples des Premières Nations et de l’Afrique », nous a-t-elle confié. En plus d’être membre d’une douzaine de grandes organisations qui tentent de soutenir les grandes causes, comme l’UNESCO, Greenpeace et 6 décembre Poly se souvient, elle a participé à différentes missions humanitaires en ostéopathie, notamment au Pérou, et communautaire au Népal. « J’ai été très sensible à la condition des femmes dans ces pays où il y a énormément de femmes battues. La plus grosse discrimination, historique et humaine, est celle envers les femmes », soutient-elle.
La plus belle histoire d’amour
L’artiste, pédagogue et femme de science, a renoncé à partager sa vie avec un homme. Elle a décidé d’élever son enfant seule. Officiellement, son fils, c’est Rafaël, mais il devient tour à tour son « petit prosciuttino » ou son « petit tigre », selon les moments de tendresse ou les sautes d’humeurs de la journée. Rejointe en confinement, la femme énergique que l’on connaît nous avouait : « Me voilà à la maison avec mon petit bout de trois ans qui ne me laisse pas faire le fameux télétravail tellement vanté. Il veut sa maman pour lui tout seul et du coup, c’est réciproque. Nous profitons de ces moments privilégiés. » La danse, c’est la plus belle chose au monde, aimait-elle à dire de façon inconditionnelle, jusqu’à ce qu’elle devienne maman.
Une jeune résidante d’Outremont, Scarlett Hansen, âgée de 15 ans, fait partie des meilleures cavalières au monde. [...]
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Une jeune résidante d’Outremont, Scarlett Hansen, âgée de 15 ans, fait partie des meilleures cavalières au monde.
Scarlett, une jeune cavalière de dressage, première place en tant que canadienne au classement mondial dans sa catégorie, et 43e place dans le classement mondial de la Fédération Équestre internationale, retourne cet hiver défendre les couleurs du Canada au Adequan Global Dressage Festival, une compétition internationale de 12 semaines à Wellington en Floride.
Scarlett débute l’équitation en France à 5 ans. Elle sera championne de Paris en niveau 1 en juillet 2015, avant de s’installer au Québec. Ses deux poneys sont nés à la maison en Normandie et ont été importés au Canada en octobre 2015. C’est Scarlett qui les a dressés et elle est la cavalière exclusive de ses poneys de selle.
En 2016, elle devient championne régionale pour l’Estrie avant de poser ses bagages à Outremont.
Depuis, elle collectionne les honneurs. Entres autres, elle devient championne du Québec en FEI Children en FEI poney et deux titres de Championne en Freestyle en 2017. En 2018, elle remporte sa première compétition internationale le CDIch du Adequan Global Dressage Festival 12 en Floride. Puis elle reçoit le prix Red Scarf pour ses résultats au Adequan Global dressage Festival. Toujours en 2018, à Ottawa, elle obtient le titre de Rising Star en FEI Children.
Scarlett remporte le titre de championne du Canada au CDI de Cedar Valley en FEI children et FEI poney. Ses succès se poursuivent en 2019 où elle est nommée Athlète Espoir Plus par la fédération Cheval Québec. En mars 2019 elle a remporté le titre de Championne du Florida International Youth Dressage Championship, puis en avril de la même année, toutes les épreuves FEI Team, individuelle et Freestyle de la compétition internationale CDI de Tryon en Caroline du Nord.
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