
Lors de la séance du 10 janvier dernier, le maire d’arrondissement Laurent Desbois a annoncé la création de deux comités qui vont adresser des sujets prioritaires pour l’arrondissement, [ + ]
PHOTOS COURTOISIE DE L’ARTISTE
Ses œuvres grand format naissent, depuis une dizaine d’années, dans un endroit haut perché avec vue imprenable sur Montréal. Nous avons visité la peintre outremontaise Johanne Cullen, dans son atelier. Une artiste encore et toujours au sommet de son art.
On est dans une ancienne manufacture de vêtements, un édifice de 12 étages, construit en 1972, en plein cœur du Mile End, avenue Casgrain. Montréal a longtemps été la capitale canadienne de l’industrie du vêtement. Mais depuis les années 1990, on a peu à peu « rembobiné le fil », ici. Les étoffes ont disparues, puis des start-ups innovantes ont pris racine aux côtés d’autres petites shops hyper créatives.
Au 10e étage du bâtiment, les voisins de palier de Johanne Cullen portent des noms tels que « Boîtes de la paix » ou encore « Désolé Maman ». Les premiers transforment d’anciennes boîtes de munitions de l’armée américaine en celliers, tandis que les autres sont des artistes, dont le nom de leur tattooshop enthousiasme celle que l’on vient rencontrer ce matin. La peintre adore les formules évocatrices; elle qui prête une attention toute particulière à titrer ses toiles.
Dans le ciel de Cullen…
Johanne Cullen pousse la porte de son studio, un sourire de bienvenue sur le visage. Elle porte une chemise fleurie, et ses cheveux roux trahissent ses origines irlandaises. Elle est tout simplement éblouissante. Dans l’entrée, un frigo vintage fait face à un magnifique canapé en velours rouge. Plusieurs œuvres tapissent un mur entier de l’atelier. Et voilà qu’apparait ledit sofa, mis en scène dans un tableau. Ce dernier présente le portrait d’une femme bien assise et l’air songeur, drapée d’une robe blanche immaculée.
Non loin se trouve The birds and the bees, une toile qui se veut, quant à elle, « une explosion de fleurs, de couleurs et de vie. » « Celle-là aussi je l’ai peinte en plein confinement, mais c’était au moment où je me suis dit qu’il fallait que je sorte de cette morosité [de la pandémie] », laisse savoir l’artiste sur un ton enjoué.
La conversation fuse, et nous sommes plongés dans les yeux bleu gris de notre hôtesse. Quelque chose dans la vision périphérique que nous offre la large fenestration vient inopinément voler la vedette. « Vous n’avez encore rien vu! », décode-t-elle aussitôt. « Avec cette vue panoramique, enchaîne-t-elle, il m’est arrivé d’assister à un lever de lune super grosse, en simultané à un soleil couchant. » Ce ciel est une véritable source d’inspiration, nous dira-t-elle plus tard.
Les loges des possibles
Parmi ses dernières productions, Les loges des possibles est une toile au ciel bigarré, où figurent une blonde, une brune et une rousse assisses sur un banc avec un tapis de galets colorés à leurs pieds. « L’idée de ce tableau représente le passage que tu as à faire. Les galets de couleurs symbolisent les différentes étapes de la vie. »
« Pour ma part, ce sont les arts qui m’ont choisie », révèle la diplômée en arts visuels de l’UQAM, dont le médium de prédilection est la peinture à l’huile. « Je dessine depuis que je suis toute petite. C’était comme automatique, mes cahiers d’école étaient pleins, pleins, pleins! »
Johanne Cullen est aussi peintre scénique à ses heures. Quelques-unes de ses œuvres (commandées par les productions) apparaissent régulièrement au petit écran. On a notamment pu en voir dans les séries québécoises C’est comme ça que je t’aime et Nuit blanche, plus récemment. Par ailleurs, on peut également voir ses œuvres à la Miller Gallery, à Cincinnati, en Ohio, aux États-Unis, ainsi qu’à la galerie d’art Linda Verge, dans le quartier Montcalm, à Québec.
Ses œuvres grand format naissent, depuis une dizaine d’années, dans un endroit haut perché avec vue imprenable sur Montréal. Nous avons visité la peintre outremontaise Johanne Cullen, dans son atelier. Une artiste encore et toujours au sommet de son art. [ + ]
Monsieur de Villers a eu du flair quand il a offert à sa fille Mon Premier Larousse en couleurs pour ses cinq ou six ans, il y a de cela quelques décennies. Marie-Éva de Villers, linguiste et lexicologue, [ + ]
Monsieur de Villers a eu du flair quand il a offert à sa fille Mon Premier Larousse en couleurs pour ses cinq ou six ans, il y a de cela quelques décennies. Marie-Éva de Villers, linguiste et lexicologue, est une sommité au Québec, une référence qu’on consulte pour vérifier le juste emploi de mots et d’expressions, comme l’a récemment fait le journaliste Patrick Lagacé pour le controversé « Bon matin1 ».
Marie-Éva de Villers, linguiste et lexicologue. PHOTO JOURNAL D’OUTREMONT C’est qu’elle est la conceptrice de plusieurs dictionnaires à large diffusion sur l’usage du français au Québec2, probablement la première à le faire en 1988. Depuis 33 ans, le Multidictionnaire de la langue française a été diffusé à plus d’un million d’exemplaires. La 7e édition vient de paraître. Un travail titanesque, un ouvrage des plus complets, « un travail d’équipe », insiste-t-elle. Nous l’avons rencontrée dans sa résidence à Outremont.
Le français s’impose au Québec
« Je suis issue du vaste chantier initié par Robert Bourassa visant à faire du français la langue des affaires et du travail au Québec », nous a-t-elle confié. « Dès juin 1970, l’Office de la langue française a vu ses budgets augmenter dans le but de concrétiser la promesse du premier ministre et de son gouvernement. » Elle y a notamment dirigé le secteur de la terminologie de la gestion. Puis elle fut chargée de la qualité de communication auprès des étudiants de l’École des HEC jusqu’en 2013.
La langue en évolution
La Ph. D. en linguistique, également détentrice d’un MBA en marketing, a vite compris le besoin inexploré de répertorier et d’expliquer les formes justes de la langue française au Québec. La première édition du Multidictionnaire venait combler ce vide en 1988. « Les auteurs de dictionnaires sont à la recherche de consensus sur le modèle linguistique, la langue valorisée par la communauté à laquelle leurs ouvrages sont destinés » ajoute-t-elle. Comme l’usage de la langue est le reflet de l’évolution de la société, de nouvelles éditions sont nécessaires pour prendre en compte les réalités d’aujourd’hui. Aussitôt une édition terminée, la prochaine est déjà en friche. Un travail de bénédictin pour les mordus de la langue.
Les nouvelles réalités
« Au XXIe siècle, les mots techniques réservés aux dictionnaires spécialisés entrent dans la culture générale », explique-t-elle... De nouveaux mots et locutions reliés aux avancées scientifiques et technologiques, mais aussi à la nouvelle économie et aux récentes réalités sociologiques figurent dans cette 7e édition : COVID-19, distanciation physique et télétravail, bien sûr, mais aussi féminicide, écoanxiété et carboneutralité, parmi les centaines de nouveautés. On y présente aussi plus de cent tableaux portant sur des thèmes nécessaires à notre époque, comme la féminisation de 650 titres et métiers, la rédaction épicène ou non-sexiste, les québécismes et leurs origines.
La vie au-delà des mots
Loin de l’image qu’on se fait du rat de bibliothèque, Marie-Éva de Villers n’a rien d’inaccessible. Communicatrice née, dotée d’une curiosité aiguisée et infatigable, elle va au bout de sa mission avec une grande rigueur. Elle le fait avec beaucoup d’enthousiasme et d’optimisme quant à la vitalité du français chez nous. Et ce, avec une bonne dose de sobriété malgré les nombreux prix et distinctions qui ont échelonné son parcours, pour ne citer que Chevalière de l’Ordre national du Québec (1999) et Membre de l’Ordre du Canada (2013).
Elle émerge de ses recherches sur l’origine des mots pour aller quérir deux de ses quatre petits-enfants – 5e génération des de Villers à Outremont – à la fin des classes et supervise les leçons et devoirs. « La lecture reste-t-elle une détente et un loisir pour la linguiste que vous êtes? », lui a-t-on demandé. Elle répond par l’affirmative. Toutes sortes de lectures, et plus récemment d’auteurs d’origine amérindienne. Elle a toute une collection de dictionnaires... Et dans le peloton de tête, le Dictionnaire amoureux des dictionnaires 3.
1 Patrick Lagacé, Bonjour, parlons de « Bon matin! », dans lapresse.ca, 18 oct. 2021.
2 Multidictionnaire des difficultés de la langue française, 1988, suivi de 6 rééditions sous le titre de Multidictionnaire de la langue française à partir de la 4e édition, chez Québec Amérique; Dico pratique, 1989, Larousse; Le Multi des jeunes (2e édition en 2018) Québec Amérique; Nouvelle Grammaire en tableaux (7e édition en 2021).
3 Dictionnaire amoureux des dictionnaires, Alain Rey, Plon 2011.
Dirigées par Matthias Maute, les 12 voix de l’Ensemble vocal Arts-Québec présenteront, le samedi 11 décembre à 14h30, un concert a capella d’une durée de 45 minutes devant l’église Saint-Viateur d’Outremont.
PHOTO COURTOISIE ENSEMBLE VOCAL ARTS-QUEBEC
Intitulé Chants de Lumière (de Bach aux Beatles), ce programme musical apportera de la lumière en présentant des classiques du répertoire choral, des chansons folkloriques québécoises ainsi que des chants de noël pour faire chanter le public et pour nous rappeler que nous pouvons nous soutenir pendant des moments difficiles.
Ce projet bénéficie du soutien financier du programme Quand l’art prend l’air du Conseil des arts de Montréal.
Veuillez noter que le passeport vaccinal est requis pour assister au concert et le port du masque n’est pas obligatoire.
1175, av. Laurier Ouest, Outremont
(voir carte)
Obtenir un itinéraire
Gratuit, sans billet
Dirigées par Matthias Maute, les 12 voix de l’Ensemble vocal Arts-Québec présenteront, le samedi 11 décembre à 14h30, un concert a capella d’une durée de 45 minutes devant l’église Saint-Viateur d’Outremont. [ + ]
Communiqué bibliothèque Robert-Bourassa
L'autrice Florence-Léa Siry présente son nouveau livre jeunesse La planète dont tu es le super z'héros écolo et ses trucs pour devenir des superhéros de l’écoresponsabilité.
PHOTO BIBLIOTHÈQUE ROBERT-BOURASSA
Rendez-vous à la bibliothèque Robert-Bourassa le samedi 20 novembre, de 10 h 30 à 11 h 30.
Inscription obligatoire : https://forms.gle/8XJc18chjncHtbUE8
L'autrice Florence-Léa Siry présente son nouveau livre jeunesse La planète dont tu es le super z'héros écolo et ses trucs pour devenir des superhéros de l’écoresponsabilité. [ + ]
GFN Productions présente le premier ciné-concert québécois La Passion d’Augustine, réalisé par Léa Pool et écrit avec Marie Vien. Le film sera présenté sur écran géant et la prestation musicale, réunissant 50 musiciens de l’Orchestre et chœur de FILMharmonique sur la scène de Wilfrid-Pelletier, sera sous la direction de Francis Choinière.
PHOTO COURTOISIE
La direction musicale est signée François Dompierre. L’importance des 15 œuvres originales de Dompierre, de même que son choix de 14 grands noms du répertoire classique seront interprétés au piano pour la présentation du ciné-concert par Meagan Milatzet qui sera parfois accompagnée du chœur et de l’orchestre. Ainsi, que La Passion d’Augustine ait été libellée, à juste titre, « œuvre musicale », est un gage d’un rendez-vous rempli de charme et d’émotion.
La Passion…. met en vedette Céline Bonnier, dans le rôle-titre de Mère Augustine et raconte l’histoire d’une jeune pianiste de talent, Alice, interprétée avec brio par la virtuose québécoise Lysandre Ménard. Nous découvrirons donc que la véritable passion de Sœur Augustine est la musique de toutes les époques, de tous les styles et la transmission de celle-ci à ses élèves. Mère Augustine est un esprit créateur ouvert sur le monde de la beauté de la musique pour toutes ses élèves. À défaut de prier, on chante « La musique peut être une prière pour l’âme »
En résumé, Simone Beaulieu, devenue Mère Augustine, dirige avec succès un petit couvent . Passionnée, résiliente,elle met toute son énergie et son talent de musicienne au service de ses élèves. Lorsque sa nièce Alice lui est confiée, c’est non seulement une nouvelle pianiste prodige qui fait son entrée, mais aussi une jeune femme dont les aspirations sont au diapason de l’époque et qui rappelle à Mère Augustine un passé qu’elle avait cru mis de côté définitivement. L’école, malgré sa petite taille, est un joyau musical qui rafle tous les grands prix de piano. Les murs respirent la musique. Matin, midi et soir, résonne un flot de gammes, d'arpèges, de valses de Chopin et d'inventions de Bach. Et, à défaut de prier, on chante.
Avec La Passion d’Augustine, nous revivons aussi une époque importante de notre histoire, parfois émouvante, parfois surprenante.
Place des Arts, Salle Wilfrid-Pelletier
(voir carte)
27 novembre à 19h30
Billetterie de la Place des Arts : 514 842-2112
Billetterie de la Place des Arts : 514 842-2112
placedesarts.com/fr/evenement/la-passion-daugustine
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