Facebook Instagram
  • NOUVELLES
    • Archives
  • VOYAGES
    • CANADA
      • Île-du-Prince-Édouard
      • Nouvelle-Écosse
      • Terre-Neuve
      • Terre-Neuve 2
    • QUÉBEC
      • Bas-Saint-Laurent
      • Cantons-de-l'Est
      • Cantons-de-l'Est 2
      • Cantons-de-l'Est 3
      • Charlevoix
      • Charlevoix 2
      • Charlevoix 3
      • Charlevoix 4
      • HÔTELS OTL
      • Lanaudière
      • Laurentides
      • Laurentides 2
      • Laurentides 3
      • Laurentides 4
      • Mauricie
      • Outaouais
      • Outaouais 2
      • Saguenay-Lac-Saint-Jean
      • Ville de Québec
    • ÉTATS-UNIS
      • Californie
      • Maine
      • Maine 2
      • Massachusetts
      • New Hampshire
      • New-York
    • AMÉRIQUE CENTRALE
      • Honduras
    • Îles du monde
      • CUBA
      • LA DOMINIQUE
      • GUADELOUPE
      • SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON
    • EUROPE
      • Pays-Bas
      • République tchèque
    • HÔTELS LE GERMAIN
  • IMMOBILIER
  • GALERIE
    • Outremont en photos
    • Outremont en peinture
  • L'ARRONDISSEMENT
  • ÉDITIONS PASSÉES
Société d'histoire d'Outremont
pub papier
  • Remax
  • lana thai
  •  bardagi
  • Proxim
  • Leveque
  • Manifeste
Previous Next

Une résidante remporte un grand prix littéraire

Détails
VIE CULTURELLE
Publication : 8 mai 2018
Par René Soudre

PHOTOS COURTOISIE

L’ Outremontaise et écrivaine Catherine Ego vient de remporter le Grand Prix du Grand Concours littéraire de l’Université de Sherbrooke 2017-2018 avec une nouvelle intitulée Et si, gentiment. Cette année, les participants devaient intégrer à leurs textes une référence à l’une des photographies du fonds André Le Coz de l’Université de Sherbrooke, qui rassemble l’essentiel de l’œuvre de ce célèbre photographe de scène québécois. Pour écrire Et si, gentiment, Catherine Ego s’est inspirée d’une photographie de la comédienne Monique Spaziani dans Un reel ben beau, ben triste, une pièce de Jeanne-Mance Delisle présentée au Théâtre du Nouveau Monde de Montréal en 1981.

Catherine Ego.

Mme Ego avait également remporté le Grand Prix du Grand Concours littéraire de l’Université de Sherbrooke l’an dernier, en 2016-2017, avec Toute la beauté du monde. Sa nouvelle s’inspirait d’une superbe œuvre du sculpteur québécois de renommée internationale Michel Goulet, Un monde en soi, exposée de manière permanente au campus Longueuil de l’Université de Sherbrooke.

Voici la version intégrale de la nouvelle Et si, gentiment…


Et si, gentiment…
Par Catherine Ego

Elle se tient toute droite et regarde l’objectif. Son visage a conservé les rondeurs de l’enfance. Elle doit paraître enjouée, mais sérieuse, avenante et responsable. C’est Monsieur Jacques qui l’a dit. Ses parents étaient d’accord. Des filles, ils en ont trop. Celle-là est jolie : autant la marier.

Monsieur Jacques est un spécialiste. Du Bas-du-Fleuve en Abitibi, de la Beauce au Lac-Saint-Jean, il organise des épousailles respectables entre jeunes filles sans le sou et messieurs fortunés. Il rassure les parents, qu’ils soient âpres au gain ou souhaitent vraiment le bonheur de leurs petites. Il flatte les veufs rongés d’ennui, les célibataires pétrifiés de timidité, les notables trop imbus d’eux-mêmes pour s’abaisser à vouloir plaire. Tout le monde y trouve son compte. Évidemment, ces messieurs veulent des garanties! Ils exigent des photographies, maintenant. Les portraits au pinceau pouvaient arrondir une bouche, affiner une taille.

Embellir un peu… La photographie ne pardonne pas. On en fait même en couleur. Monsieur Jacques en a vu. Elles sont modernes, mais aussi plus coûteuses, et pardonnent encore moins. Il faisait froid, le jour de sa première visite. Froid dehors, froid dedans. Enragées et dociles, les flammes de l’âtre se couchaient sous les assauts du vent se ruant par la cheminée. Dans sa robe qui n’était pas faite pour l’hiver, la petite sentait ses mains, ses pieds se racornir de froid. Il fallait bien que Monsieur Jacques la voie! Pas question de lainages, de grosses jupes ou de calicots informes. Une robe de coton, malgré le froid.

Monsieur Jacques la soupesait d’un œil aguerri. Elle n’était pas très grande, plutôt bien tournée. Silhouette délicate, mais pas souffreteuse. Dans un coin de la pièce, Ti-Jean faisait grincer sur son violon un reel « ben beau, ben triste », comme disait grand-mère Jeanne. Ti-Jean n’est pas très intelligent, « il ne fera pas docteur », disent les gens dans un sourire mauvais, mais il aime sincèrement sa grande sœur. Sans savoir pourquoi, il souffre jusqu’au creux de ses os de la voir ainsi maquignognée comme une bête à l’encan. Les cordes de son instrument, boyaux de chat au feulement éraillé, râlent ce chagrin qu’il peine à comprendre. Monsieur Jacques, lui, rayonne de bonheur. Il dévisage la fille, palpe ses courbes du regard. Il en tirera un bon prix. D’un air solennel, il entraîne la mère dans la cuisine et lui demande, avec tact et fermeté, si la jeune fille a connu les hommes. La femme se récrie, profondément heurtée.

1981 - La comédienne Monique Spaziani dans la pièce «Un reel ben beau, ben triste» de Jeanne-Mance Delisle, présentée au TNM © Théâtre du Nouveau Monde (TNM) Auteur: André Le Coz Commanditaire: Théâtre du Nouveau Monde (TNM) Référence: Bureau des archives de l’Université de Sherbrooke, fonds André Le Coz, pièce 11051

Monsieur Jacques est rassuré. Ils retournent dans la pièce à l’avant. La bouche arrondie en une moue gourmande, Monsieur Jacques évoque les partis en vue. Il y a ce médecin de Rimouski, célibataire, la quarantaine avancée, dévoué envers ses malades et sa ville, dont il pourrait bien devenir maire. Et ce notaire de La Sarre, peu loquace et très posé; son épouse ne manquera de rien pour peu qu’elle soit économe. Et ce négociant de Québec... Monsieur Jacques s’interrompt soudain. Le marchand commerce avec des pays lointains. Et s’il s’embarquait un jour pour ne plus revenir, s’amourachait de l’une de ces femmes lascives qui peuplent les îles et vivent les seins nus, les cuisses offertes? Monsieur Jacques se passe la langue sur les lèvres, desserre un peu son col, le front couvert de sueur. Comme il fait chaud, ici! Et s’il abandonnait son épouse, ce négociant de Québec? Elle n’aurait d’autre choix que de rentrer chez ses parents… Monsieur Jacques ne parlera pas de lui. Trop risqué. Les épouses doivent rapporter, pas rentrer au bercail et coûter.

Les parents étaient d’accord : Monsieur Jacques parlerait de la petite au médecin et au notaire. Son photographe habituel souffrant de catarrhe, il avait engagé en toute hâte un homme de la ville. Un artiste, paraît-il! Monsieur Jacques et les parents ont bien ri. Un artiste, et quoi encore? Monsieur Jacques a quand même pris rendez-vous et la voilà qui se tient toute raide devant l’appareil.

Elle a une petite tache de naissance sur la joue droite, presque rien, assez pour lui faire honte. Surtout devant ce photographe de la ville, homme silencieux aux manières souples qui la scrute de sa lentille. Elle n’a vu de lui qu’une moustache noire et fine. Elle tourne un peu la tête pour que sa tache de naissance n’apparaisse pas sur la photographie. Non, ce n’est pas vrai. Elle tourne un peu la tête pour que le photographe ne voie pas sa tâche de naissance. Elle s’en rend compte et rougit. L’œil rivé à son cyclope de métal, le photographe ne réagit pas. Elle croit cependant voir, ou peut-être l’imagine-t-elle, que ses mains bougent un peu moins vite. Il attend. Patiemment. Elle s’apaise.

De part et d’autre de l’appareil, les mains ont repris leur ballet, caressent la mécanique avec habileté, presque avec tendresse. Elle sent soudain sur son visage un vent tiède et sucré. Elle inspire avec délice, sa poitrine se dilate, ses jambes tremblent un peu. Ses yeux se ferment, ses lèvres s’entrouvrent. Elle allait presque sourire, se reprend. Les mains du cyclope se sont immobilisées comme des oiseaux en vol. Au bout d’un long moment, tremblotantes, elles aussi, elles se posent à nouveau sur l’appareil, tirent sur un loquet, tournent une molette. Elle rouvre les yeux, retrouve son allure sage. Monsieur Jacques l’a dit : il ne faut pas qu’elle ait l’air trop « délurée ». Les messieurs fortunés n’aiment pas les jeunes filles délurées. En tout cas, n’en veulent pas pour épouses.

Elle est triste, d’un coup. Se trouve godiche dans ses vêtements de paysanne, les cheveux sans façon. La femme qui lui a ouvert la porte tout à l’heure, la secrétaire du photographe, elle était si élégante et pourtant si aimable! La jupe en dessous du genou, mais des talons hauts, un joli chignon de boucles, du rouge à lèvres, un léger trait de noir à la paupière. Elle est triste. Elle se sent si niaise dans cette ville. Mais Monsieur Jacques avait insisté : vêtements modestes et mine discrète. Pas de talons. Surtout pas de rouge.

C’est la première fois qu’elle quitte son village. À sa descente du train, elle a plongé dans un effroi glacé qui la paralysait de l’intérieur. Les rues, les vitrines, les gens qui marchaient vite, tout l’intimidait, tout la renvoyait à sa rusticité, sa gaucherie, son ignorance. Depuis qu’elle est entrée dans ce studio, depuis qu’elle se tient face à cet homme dont elle a à peine entrevu le visage et qui la contemple de son iris de verre impénétrable, son effroi recule. Sans trop bouger, du coin de l’œil, elle s’enivre du spectacle joyeux des poussières voletant dans les rais de lumière qui traversent les lourds rideaux noirs. Leur velours lui fait penser au voile. Le voile! Elle aurait dû le jeter aux orties quand il en était encore temps. Quand le beau Camille l’a emmenée dans un champ, l’a allongée dans les blés en lui disant des gentillesses, des bêtises. Elle riait, son sang virevoltait dans ses veines. Camille a insinué sa main sous sa robe, elle a serré les jambes, l’a regardé dans les yeux, s’est relevée. Elle est rentrée chez elle, troublée, se répétant qu’elle avait bien fait. Bien fait de préserver son voile, tulle invisible dissimulé entre ses cuisses, organza fragile garant de la respectabilité. La sienne, celle de sa famille et de son futur mari.

Ses yeux s’embuent. Sous cette pluie satinée de poussières dansantes, pour la première fois depuis le champ de blé, elle se demande si elle n’aurait pas mieux fait d’offrir son voile à Camille.

De derrière l’appareil monte une voix rauque, souffle étranglé, affolé comme un oiseau dans la gueule d’un fauve : « Tournez votre visage un peu plus vers la gauche, mademoiselle, s’il vous plaît… »

Une vague de chaleur brûlante et câline monte en elle, son cœur lui paraît lourd, gorgé de sang. Même au plus haut de ses extases religieuses, de ses ivresses d’hosties humides et fondantes, jamais elle n’a ressenti une telle plénitude, une telle puissance. À travers ce disque de verre qui la scrute et lui pétrit les entrailles, c’est Dieu qui lui parle. Avec une audace dont elle ne se serait pas crue capable, elle regarde le photographe dans les yeux. Par-delà ce hublot dans lequel elle se reflète, elle fixe l’homme et sait qu’il se trouble, le sait à ses mains qui tremblent, s’arrêtent et se reposent enfin, immobiles, vaincues, sur les molettes et loquets de l’appareil.

Elle le regarde sans peur, sans honte. Et si, une fois le cliché pris, il l’invite doucement à s’asseoir sur le divan grenat, et si, gentiment, il effleure son genou, pose ses lèvres à son cou, elle sait déjà qu’elle lui dira oui.

www.CatherineEgo.com

Partagez sur
Ajouter un commentaire
powered by social2s

Une résidante remporte un grand prix littéraire

Détails
VIE CULTURELLE
Publication : 8 mai 2018
Par René Soudre

L’Outremontaise et écrivaine Catherine Ego vient de remporter le Grand Prix du Grand Concours littéraire de l’Université de Sherbrooke 2017-2018 avec une nouvelle intitulée Et si, gentiment. Cette année, les participants devaient intégrer à leurs textes [...]

Littérature +
powered by social2s

Expositions thématiques des auteurs d'Outremont

Détails
VIE CULTURELLE
Publication : 2 mai 2018
Par Le Journal d'Outremont

Dans le cadre de son 20e anniversaire, la bibliothèque Robert-Bourassa présente à chaque semaine des expositions de documents d’auteurs, d’illustrateurs et de traducteurs d’Outremont au cours des 20 dernières années. [...]

Littérature +
powered by social2s

Expositions thématiques des auteurs d'Outremont

Détails
VIE CULTURELLE
Publication : 2 mai 2018
Par Le Journal d'Outremont

Dans le cadre de son 20e anniversaire, la bibliothèque Robert-Bourassa présente à chaque semaine des expositions de documents d’auteurs, d’illustrateurs et de traducteurs d’Outremont au cours des 20 dernières années.

PHOTO LE JOURNAL D’OUTREMONT

Les auteurs seront présentés par regroupements thématiques à partir des documents en collection à la bibliothèque. Le présentoir est situé au dernier étage de la bibliothèque, près du comptoir de référence.

Si des écrivains d’Outremont ayant été actifs durant les 20 dernières années désirent faire partie de la série d’expositions, ils peuvent contacter la bibliothèque par courriel à bibli.outremont@ville.montreal.qc.ca.

Après une première semaine consacrée à l’auteure Jacqueline Cardinal, voici le calendrier des expositions jusqu’au 27 mai 2018.

Jusqu’ au 6 mai : Poésie avec Claudine Bertrand et Nicole Brossard.
Du 7 au 13 mai : Littérature jeunesse avec Bertrand Gauthier, Andrée-Anne Gratton et Suzanne Sterzi,
Du 14 au 20 mai : Documentaires avec Pierre Anctil, Guy Bouthillier, Danielle Choquette et Thierry Daraize
Du 21 au 27 mai : Poésie avec Germaine Beaulieu, Diane Régimbald et Maxianne Berger.

Les écrivains peuvent communiquer directement avec la bibliothèque pour avoir plus d'information sur les modalités d’exposition. Les expositions auront lieu jusqu'en avril 2019.


Bibliothèque Robert-Bourassa
41, avenue Saint-Just (voir carte)
514 495-6208



Partagez sur
Ajouter un commentaire
powered by social2s

Les Irrésistibles de Marie-Anne

Détails
VIE CULTURELLE
Publication : 1 mai 2018
Par Marie-Anne Poggi

Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]

Collaboration spéciale +
powered by social2s

Les Irrésistibles de Marie-Anne

Détails
VIE CULTURELLE
Publication : 1 mai 2018
Par Marie-Anne Poggi

Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.

Des jours d’une stupéfiante clarté d’Aharon Appelfeld (éditions de l’Olivier, 2014, 2018), 267 pages.

Il y a quelques semaines, je vous ai parlé du livre d’Éric Vuillard, L’Ordre du jour (2017), récit qui débutait le 20 février 1933, alors que 24 industriels allemands étaient réunis au Reichstag, à Berlin, sur invitation de Goering. J’hésitais donc à en commencer un autre sur le même sujet mais, quand j’ai lu fin mars que Mireille Knoll, une octogénaire juive, avait été poignardée de plusieurs coups de couteau dans son appartement parisien avant que son voisin n’y mette le feu – geste totalement gratuit et incompréhensible –, je me suis décidée à lire Des jours d’une stupéfiante clarté d’Aharon Appelfeld, titre que les éditions de l’Olivier viennent de publier en français.

Né en 1932 en Roumanie de parents juifs, Aharon Appelfeld, survivant de la Shoah, est décédé le 4 janvier dernier en Israël à l’âge de 85 ans. Ce romancier, nouvelliste et poète, qui a publié une quarantaine de livres, écrivait en hébreu même si l’allemand était sa langue maternelle.

Roman de l’errance, Des jours d’une stupéfiante clarté commence ainsi : « À la fin de la guerre, Theo décida qu’il ferait seul le chemin de retour jusqu’à sa maison, tout droit et sans prendre de détours. Malgré la distance de plusieurs centaines de kilomètres qui le séparait de chez lui, il avait l’impression de voir la route se dérouler avec clarté sous ses yeux, sur toute sa longueur. »

Âgé de 20 ans, Theo Kornfeld, vient de retrouver sa liberté après deux ans et demi de travaux forcés au camp numéro 8, en Ukraine. Ce Juif, fils unique, veut regagner au plus vite Sternberg, sa ville natale autrichienne. Ce trajet en solitaire lui permet de se rappeler les siens, entre autres, ses parents.

Sa mère, Yetti, de qui il était très proche, femme d’une grande beauté, « originale » diront quelques-uns, « un peu folle » diront certains autres, avait une affection particulière pour l’œuvre de Jean-Sébastien Bach et allait jusqu’à affirmer que « nous n’avons pas d’existence sans musique ». Plusieurs s’étonnaient de son enthousiasme à fréquenter régulièrement les chapelles anciennes et les monastères pour y admirer les icônes, elle de confession juive, mais cela la comblait et l’apaisait.

Theo, par contre, avait peu connu son père Martin, retenu dans sa petite librairie où il passait la majeure partie de son temps. Grand lecteur, il répondait à tous les « caprices » de sa femme Yetti, soit en lui payant des voyages pour aller visiter des lieux saints ou pour l’achat d’effets personnels. Si différents l’un de l’autre, qu’est-ce qui avait bien pu unir Yetti et Martin ?

Theo trouve en cours de route une baraque libre de ses occupants, garnie de nourriture et de café, où il peut se reposer et reprendre des forces. Quelques jours plus tard s’arrête à son tour Madeleine Herzig, une femme d’une quarantaine d’années qui a fréquenté Martin, le père de Theo. Il en profite pour en apprendre un peu plus sur cet homme dont il ne sait pratiquement rien et ce, avant que Madeleine, gravement malade et couverte de plaies, ne soit prise en charge par une équipe médicale.

En marchant, Theo est témoin de l’entraide, de l’empathie et de la générosité de plusieurs, dont une femme qui, plutôt que de retourner directement chez elle, a décidé de servir à des prisonniers libérés du café et des sandwichs, offerts par l’armée. Par ailleurs, quelques hommes et femmes ne veulent pas aller plus loin, n’ayant plus personne qui attend leur retour, alors que d’autres sont craintifs de ce qu’ils trouveront en rentrant chez eux…

Mais, il y a aussi les collabos que croise Theo sur sa route. Certains se sentent coupables d’avoir agi ainsi durant la Deuxième Guerre mondiale, tandis que d’autres disent qu’ils ont simplement obéi aux ordres. Pas facile de trancher et encore moins de ne pas condamner !

La peur transpire partout dans ce livre, autant du côté des réfugiés que des traîtres. Et combien de questionnements ? Y a-t-il un peu de lumière possible au bout de cette route ? Theo arrivera-t-il à destination ? Et si oui, dans quel état retrouvera-t-il son village qui comptait 70 Juifs, tous déportés ?

Nous avons un devoir de mémoire qui, parfois, passe par la littérature ! Des jours d’une stupéfiante clarté fait partie de ces livres indispensables...

Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
https://nelligandecouverte.ville.montreal.qc.ca/iii/encore/search/C__SAppelfeld%2C%20Aharon.%20Des%20jours%20d%27une%20stup%C3%A9fiante%20clart%C3%A9%20__Orightresult__U?lang=frc&suite=cobalt

Vous voulez en savoir plus sur d’autres titres ?
Allez faire un tour : http://irresistibles.bibliomontreal.com/

Ou sur ma page FB : https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne/



Partagez sur
Ajouter un commentaire
powered by social2s

DERNIÈRE CONFÉRENCE SUR L’ART PUBLIC

Détails
VIE CULTURELLE
Publication : 1 mai 2018
Par Le Journal d'Outremont

L’art public, qui a connu un essor phénoménal à Montréal au cours des 10 dernières années, est le sujet de conférences thématiques qui jettent un regard rétrospectif sur l’émergence de l’art public, présentées par l’historien de l’art et sociologue Jean De Julio-Paquin.

La dernière conférence d’une série de 4 aura lieu le 6 mai. Elle sera dédiée à l’art photographique et numérique, une catégorie qui se nourrit des possibilités exponentielles des nouvelles technologies.


Conférences sur l’Art public – par Jean De Julio-Paquin
Dimanche 6 mai à 13h30
Centre communautaire intergénérationnel (CCI)
999, McEachran, Outremont (voir carte)
514 495-6211



Partagez sur
Ajouter un commentaire
powered by social2s

DERNIÈRE CONFÉRENCE SUR L’ART PUBLIC

Détails
VIE CULTURELLE
Publication : 1 mai 2018
Par Le Journal d'Outremont

L’art public, qui a connu un essor phénoménal à Montréal au cours des 10 dernières années, est le sujet de conférences thématiques qui jettent un regard rétrospectif sur l’émergence de l’art public, présentées par l’historien de l’art et sociologue Jean De Julio-Paquin. [...]

+
powered by social2s

La bibliothèque, grande gagnante des Défis Montréal joue

Détails
VIE CULTURELLE
Publication : 1 mai 2018

Communiqué Arrondissement d’Outremont

L’équipe de la bibliothèque Robert-Bourassa a remporté la première place des Défis Montréal joue, le volet compétitif de la 6e édition du festival Montréal joue, une initiative des Bibliothèques de Montréal présentée en collaboration avec le Groupe Banque TD. Durant ce festival annuel, les petits et grands sont invités à découvrir et expérimenter différents types de jeux.

PHOTO BIBLIOTHÈQUE ROBERT-BOURASSA

La bibliothèque Robert-Bourassa, avec l’aide de l’équipe de la Maison des jeunes d’Outremont et plus de 85 participants, a réussi 18 des 24 défis ludiques proposés entre le 24 février et le 11 mars dernier. Elle a accumulé plus de points que les 15 autres bibliothèques de Montréal qui avaient aussi accepté de relever les Défis Montréal joue. Parmi ces défis, il fallait résoudre un casse-tête de 1 000 pièces, réussir un domino géant créé avec plus de 100 livres, réaliser des Sudokus géants, créer un labyrinthe de LEGOS, ainsi que plusieurs autres jeux et épreuves.

Une des plus grandes collections à Montréal
La bibliothèque Robert-Bourassa remporte deux jeux de société, Rat Trap et Macroscope, qui viendront garnir son imposante collection de quelque 200 jeux. La bibliothèque d’Outremont possède une des plus importantes collections de jeux de société des Bibliothèques de Montréal, de par sa qualité et son volume. Les abonnés et nouveaux usagers de la bibliothèque sont invités, à leur prochaine visite, à explorer la vaste collection. Les jeux peuvent être utilisés sur place ou prêtés pour jouer à la maison.

Une affiche commémorative présentant les défis réussis par les participants de la bibliothèque Robert-Bourassa peut être admirée à la section jeunes de la bibliothèque jusqu’au 1er juin. La bibliothèque d’Outremont est située au 41, avenue Saint-Just. Pour de plus amples renseignements sur la programmation, les citoyens peuvent composer 514 495-6208.



Partagez sur
Ajouter un commentaire
powered by social2s

La bibliothèque, grande gagnante des Défis Montréal joue

Détails
VIE CULTURELLE
Publication : 1 mai 2018

L’équipe de la bibliothèque Robert-Bourassa a remporté la première place des Défis Montréal joue, le volet compétitif de la 6e édition du festival Montréal joue, une initiative des Bibliothèques de Montréal présentée en collaboration avec le Groupe Banque TD [...]

Communiqué +
powered by social2s

Page 65 sur 128

  • Début
  • Précédent
  • 60
  • 61
  • 62
  • 63
  • 64
  • 65
  • 66
  • 67
  • 68
  • 69
  • Suivant
  • Fin
Remax Frederic Guilmard bardagi lana Pantonal manifeste medias outremont station mont-royal
outremont station mont-royal

Le journal d'Outremont

  • Nouvelles
  • Courrier des lecteurs
  • Outremont Gourmand
  • Voyages
  • Immobilier
  • Galerie-Outremont en photos
  • Galerie-Outremont en peinture
  • L'arrondissement
 

Pour nous contacter

T. 514 276-0386
F. 514 273-9660
 
 
Le Journal d’Outremont
1175, av. Bernard Ouest, bureau 200
Outremont (QC) H2V 1V5
 
info@journaloutremont.com
 

Infolettre

Recevez votre journal gratuitement chaque semaine.
Abonnez-vous à l'infolettre!

 

Éditeur :René Soudre
Assistante à l’édition : Marili Soudre-Lavoie
Rédacteur en chef : René Soudre
Collaborateurs : Julie Turgeon, Viktor Lavoie, Emmanuelle Beaubien, Carla Geib, Alexis Drapeau-Bordage, Hélène Côté, Laetitia Arnaud-Sicari
Photos : Marili Soudre-Lavoie
Administration : Hélène Lavoie
Ventes : Marili Soudre-Lavoie, René Soudre

© Journal d'Outremont 2014-2025

MENU

  • NOUVELLES

    NOUVELLES

    • Archives

      Archives

  • VOYAGES

    VOYAGES

    • CANADA

      CANADA

      • Île-du-Prince-Édouard

        Île-du-Prince-Édouard

      • Nouvelle-Écosse

        Nouvelle-Écosse

      • Terre-Neuve

        Terre-Neuve

      • Terre-Neuve 2

        Terre-Neuve 2

    • QUÉBEC

      QUÉBEC

      • Bas-Saint-Laurent

        Bas-Saint-Laurent

      • Cantons-de-l'Est

        Cantons-de-l'Est

      • Cantons-de-l'Est 2

        Cantons-de-l'Est 2

      • Cantons-de-l'Est 3

        Cantons-de-l'Est 3

      • Charlevoix

        Charlevoix

      • Charlevoix 2

        Charlevoix 2

      • Charlevoix 3

        Charlevoix 3

      • Charlevoix 4

        Charlevoix 4

      • HÔTELS OTL

        HÔTELS OTL

      • Lanaudière

        Lanaudière

      • Laurentides

        Laurentides

      • Laurentides 2

        Laurentides 2

      • Laurentides 3

        Laurentides 3

      • Laurentides 4

        Laurentides 4

      • Mauricie

        Mauricie

      • Outaouais

        Outaouais

      • Outaouais 2

        Outaouais 2

      • Saguenay-Lac-Saint-Jean

        Saguenay-Lac-Saint-Jean

      • Ville de Québec

        Ville de Québec

    • ÉTATS-UNIS

      ÉTATS-UNIS

      • Californie

        Californie

      • Maine

        Maine

      • Maine 2

        Maine 2

      • Massachusetts

        Massachusetts

      • New Hampshire

        New Hampshire

      • New-York

        New-York

    • AMÉRIQUE CENTRALE

      AMÉRIQUE CENTRALE

      • Honduras

        Honduras

    • Îles du monde

      Îles du monde

      • CUBA

        CUBA

      • LA DOMINIQUE

        LA DOMINIQUE

      • GUADELOUPE

        GUADELOUPE

      • SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON

        SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON

    • EUROPE

      EUROPE

      • Pays-Bas

        Pays-Bas

      • République tchèque

        République tchèque

    • HÔTELS LE GERMAIN

      HÔTELS LE GERMAIN

  • IMMOBILIER

    IMMOBILIER

  • GALERIE

    GALERIE

    • Outremont en photos

      Outremont en photos

    • Outremont en peinture

      Outremont en peinture

  • L'ARRONDISSEMENT

    L'ARRONDISSEMENT

  • ÉDITIONS PASSÉES

    ÉDITIONS PASSÉES

À propos des cookies sur ce site

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez les fichiers témoins (aussi appelés "cookies"). Nous les utilisons pour vous offrir une expérience en ligne agréable ainsi que pour analyser le trafic du site. Pour en savoir plus sur les fichiers témoins, veuillez consulter notre politique de confidentialité.

Politique de confidentialité