Les Irrésistibles de Marie-Anne
- Détails
- VIE CULTURELLE
- Publication : 10 avril 2018
- Par Marie-Anne Poggi
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.
De Jean-Philippe Blondel, j’avais lu en 2015 le très beau roman Un hiver à Paris. Quand j’ai su que La Mise à nu était disponible, j’ai voulu m’imprégner à nouveau de son univers intimiste et nostalgique.
Le narrateur, Louis Claret est, comme Blondel, professeur d’anglais depuis plus de 35 ans. Âgé de 58 ans, à quelques années de sa retraite, il ne fait pas grand-chose de son quotidien, encore moins depuis sa séparation. Anne, son ex, la mère de ses deux filles avec qui il est resté en bons termes, a refait sa vie avec un autre homme.
La Mise à nu commence dans une galerie d’art qui a pignon sur rue dans une petite ville de province où demeure Louis Claret. Après quelques hésitations, il se décide enfin à aller au vernissage de l’exposition des oeuvres d’Alexandre Laudin, un de ses anciens étudiants, peintre qui a fait son bout de chemin depuis 20 ans et qui, depuis, connaît un beau succès.
Durant la soirée, Louis et Alexandre se sont parlé quelques minutes, puis silence radio durant quatre semaines, jusqu’au jour où Alexandre fait à son ex-professeur une proposition assez inattendue : accepterait-il d’être son modèle pour un triptyque qu’il désire réaliser ? Je ne peux en dire plus sans gâcher votre plaisir de lecture…
Des notes écrites sur un cahier que vient de s’acheter le narrateur sont intercalées entre les chapitres, occasion pour Louis de revenir sur certains événements de sa vie, de parler de ses amis et de quelques-uns de ses voyages : Vienne à 20 ans avec celle qui allait devenir sa femme ; l’Écosse à 25 ans avec son copain Arnaud ou encore ce périple à Londres dans les années 80.
Ce roman, d’un style sobre, se déroule sur un peu moins de deux ans. On y parle des rêves brisés, des amitiés perdues et des amours qui n’ont pas résisté à l’épreuve du temps. Mais parfois un projet stimulant ravive une flamme qu’on croyait éteinte et fait qu’on entrevoit l’avenir avec un peu plus d’optimisme.
Vous voulez en savoir plus sur d’autres titres ?
Allez faire un tour : http://irresistibles.bibliomontreal.com/
Ou sur ma page FB : https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne/
Communiqué version abrégée Galerie d’Art d’Outremont
Les animaux s’engagent, résistent et se bidonnent. Bien conscients de ce qui se passe autant sur la scène nationale qu’internationale, ils nous font part de leur façon de voir les choses. Par le biais de la satire, de la caricature et de mises en scène burlesques, les peintures de Cynthia Girard- Renard exposées ici, inspirées de l’illustrateur français J.J. Grandville et des dessins satiriques réalisés pendant la Révolution française, nous parlent d’exploitation, de domination, mais aussi de révolution et de résistance. Le comique est une arme puissante pour renverser le statu quo et prendre position. Ce sont des animaux critiques et pleins de vie, colorés à l’extrême sur des fonds en constant mouvement. Ils nous invitent à prendre part au carnaval afin de déstabiliser les hiérarchies et prendre conscience de la puissance du vivre ensemble. Pour accompagner ces animaux, quelques personnages humains tels un magicien ou des arlequins, ou bien encore des êtres farfelus et hybrides en pleine jouissance.
Cette exposition inclut des œuvres de 3 corpus de peintures satiriques : Nos maitres les fous, présenté au Musée d’art de Joliette, La main invisible, à la galerie Mcclure, et Amour et anarchie, à la galerie Hugues Charbonneau. Il s’agit ici de montrer ensemble 3 projets de peinture satirique réalisés au cours des 3 dernières années à Montréal, et lors d’une résidence d’artiste à Paris et à New York.
Cynthia Girard-Renard détient une maîtrise en beaux-arts du Goldsmiths College à Londres (1998). À l’automne 2017, elle participe à la Biennale du Canada qui a lieu au Musée national des beaux-arts du Canada, et elle présente son exposition solo intitulée Nos maîtres les fous au Musée d’art de Joliette. Depuis plus de 20 ans, elle expose régulièrement ses oeuvres au Canada et à l’étranger : Centre Uma Certa Falta de Coerencia, Porto, Portugal (2015); Esker Fondation, Calgary, Alberta (2014); Thousand Plateaus Art Space, Chengdu, Chine (2011); Dunlop Art Gallery, Régina (2010); Musée national des beaux-arts du Québec, Québec (2010); September Gallery, Berlin (2009); Künstlerhaus Bethanien, Berlin (2009); SPACE, Londres (2006); Musée d’art contemporain de Montréal (2005); etc.
L’artiste a été récipiendaire de bourses du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle tient à remercier ces deux organismes pour leur soutien. Ces bourses lui ont permis de bénéficier d’une résidence d’artiste à Paris, New York, Berlin et Londres.
Du 5 au 29 avril 2018
Vernissage le 5 avril de 17h00 à 20h00
Galerie d'Art d'Outremont
41, Av. St-Just (voir carte)
514 495-7419
Ouvert du mardi au vendredi, de 13h à 18h, samedi et dimanche, de 13h à 17h
galeriedartdoutremont.ca
Les animaux s’engagent, résistent et se bidonnent. Bien conscients de ce qui se passe autant sur la scène nationale qu’internationale, ils nous font part de leur façon de voir les choses. Par le biais de la satire, de la caricature et de mises en scène burlesques, [...]
L’art public, qui a connu un essor phénoménal à Montréal au cours des 10 dernières années, est le sujet de conférences thématiques de l’historien de l’art et sociologue Jean De Julio-Paquin.
PHOTO COURTOISIE Ces conférences dominicales gratuites jettent un regard rétrospectif sur l’émergence de l’art public et chacune d’elles abordera une catégorie précise et des œuvres marquantes réalisées dans des arrondissements montréalais. Alors que les deux premières conférences de ce printemps ont porté respectivement sur l’intégration de l’art à l’architecture et à l’environnement ; et à l’art éphémère ou temporaire, la prochaine rencontre du 8 avril portera sur l’art mural; une pratique en forte croissance. La dernière conférence, le 6 mai, sera dédiée à l’art photographique et numérique, une catégorie qui se nourrit des possibilités exponentielles des nouvelles technologies.
Par Jean De Julio-Paquin
8 avril et 6 mai à 13h30
Centre communautaire intergénérationnel (CCI)
999, McEachran, Outremont (voir carte)
514 495-6211
L’art public, qui a connu un essor phénoménal à Montréal au cours des 10 dernières années, est le sujet de conférences thématiques de l’historien de l’art et sociologue Jean De Julio-Paquin. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.
Si je vous dis que j’ai lu L’Ordre du jour d’Éric Vuillard, prix Goncourt 2017, au mois de novembre dernier, mais que je n’ai pu vous écrire ces quelques lignes avant aujourd’hui, me croirez-vous ? Ce n’est certes pas la longueur du roman, à peine 150 pages, qui m’a retardée pas plus que la difficulté à suivre l’histoire.
Mais ma lecture terminée, j’ai décidé de faire des recherches plus approfondies sur les 24 hommes présents en ce 22 février 1933, à Berlin, plus précisément dans le salon du palais du président du Reichstag. L’invitation avait été lancée par Hermann Goering, dans le but de rencontrer celui qui était depuis un mois le nouveau chancelier de l’Allemagne, Hitler.
Hitler venu leur parler durant une petite demi-heure qu’il « fallait en finir avec un régime faible, éloigner la menace communiste, supprimer les syndicats et permettre à chaque patron d’être un führer dans son entreprise ». Et une fois le chancelier parti, Hermann Goering et Hjalmar Schacht de demander à ces riches hommes d’affaires de contribuer à la caisse du Parti nazi.
Les individus dont il est question ici ne sont pas n’importe qui. Parmi eux, on compte la crème des industriels allemands, mieux connus par leur nom d’entreprise : Opel, IG Farben, Bayer, Siemens, Agfa, etc.
Qui entend-on ? Goering qui dicte son « ordre du jour » et qui a mis sur pied la Gestapo ; Arthur Seyss-Inquart « qui a été l’un des acteurs principaux de l’incorporation de l’Autriche au Troisième Reich » ; Joseph Goebbels qui a filmé cette période de l’Histoire honteuse ; Gustav Krupp et plusieurs autres qui « louèrent » des déportés dans les camps de concentration pour les faire travailler à leur solde, au bénéfice de leur compagnie.
Vous découvrirez que lors d’une « parade » tant attendue il y a eu du sable dans l’engrenage, ce qui a mis Hitler hors de lui en ce 12 mars 1938… C’est d’ailleurs le seul moment du livre où on se permet un petit sourire car, pour le reste, la Deuxième Guerre mondiale commencée par l’invasion de l’Autriche et de la Tchécoslovaquie donne plutôt la nausée.
Bien sûr, on ne peut refaire l’Histoire, mais nous pouvons au moins tenter de ne pas répéter les abominations du passé… À moins d’être naïf, sourd et/ou aveugle, si l’on regarde l’état actuel du monde, le constat est désolant : nous n’avons rien retenu de nos erreurs.
Réglé comme une horloge suisse, Éric Vuillard réussit à nous faire passer par toutes les gammes d’émotions… Lecture à mettre à « l’ordre du jour » de vos prochaines activités !
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
https://nelligandecouverte.ville.montreal.qc.ca/iii/encore/search/C__SVuillard%2C%20%C3%89ric.%20L%27Ordre%20du%20jour__Orightresult__U?lang=frc&suite=cobalt
Vous voulez en savoir plus sur d’autres titres ?
Allez faire un tour : http://irresistibles.bibliomontreal.com/
Ou sur ma page FB : https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne/
Le journal d’Outremont rend hommage à des auteurs de l’arrondissement en vous informant de leur plus récente parution. L’auteure outremontaise Huguette Thiboutot signe ici son premier roman Minnie au Far West, Quel hiver! aux Éditions Persée. [...]
Communiqué version abrégée Dola Communications
Le journal d’Outremont rend hommage à des auteurs de l’arrondissement en vous informant de leur plus récente parution. L’auteure outremontaise Huguette Thiboutot signe ici son premier roman Minnie au Far West, Quel hiver! aux Éditions Persée.
Il n'y a pas d'âge pour tomber amoureux et se laisser aller au plaisir ! S'ouvrir à la volupté, s'offrir une plage de liberté sexuelle, c'est ce que découvre, non sans faire scandale auprès de son entourage, l'héroïne de Minnie au Far West, Quel hiver! : un premier roman sensuel, courageux, passionnant. Écrit par Huguette Thiboutot, artiste et « femme d'expérience », le livre a paru aux Éditions Persée ; il est distribué au Canada par Hachette et disponible partout en librairie et sur Internet.
Minnie au Far West. Quel hiver!, c'est l'histoire d'une femme d'âge mûr qui après avoir connu les affres du divorce, tombe amoureuse de deux hommes en même temps, dont un vétéran de la guerre du Viêt Nam prénommé Henry qui saura éveiller et « faire exploser » toute la volupté dont l'héroïne ne se savait pas capable. Ces amours et la liberté charnelle avec laquelle s'y adonne Minnie, femme « à l'âme d'enfant » mais aussi grande dame de la musique (elle a offert de triomphales prestations au Carnegie Hall de New York, au Disney Hall de Los Angeles et à La Maison Symphonique de Montréal), ne manqueront pas hélas de choquer sa famille. Minnie s'en sortira-t- elle sans heurts ? Quel sera le prix de son audace sexuelle et de ce tabou que tant de femmes de tous âges n'osent toujours pas briser aujourd'hui ?
Les Éditions Persée
260 pages -35.95 $ - ISBN : 9782823119862
Disponible en librairie partout au Canada (diffusion : Hachette Canada)
huguettethiboutot.com/livres/minnie-au-far-west-quel-hiver/
Recevez votre journal gratuitement chaque semaine.
Abonnez-vous à l'infolettre!
Éditeur :René Soudre
Assistante à l’édition : Marili Soudre-Lavoie
Rédacteur en chef : René Soudre
Collaborateurs : Julie Turgeon, Viktor Lavoie, Emmanuelle Beaubien, Carla Geib, Alexis Drapeau-Bordage, Hélène Côté, Laetitia Arnaud-Sicari
Photos : Marili Soudre-Lavoie
Administration : Hélène Lavoie
Ventes : Marili Soudre-Lavoie, René Soudre

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez les fichiers témoins (aussi appelés "cookies"). Nous les utilisons pour vous offrir une expérience en ligne agréable ainsi que pour analyser le trafic du site. Pour en savoir plus sur les fichiers témoins, veuillez consulter notre politique de confidentialité.