Les Irrésistibles de Marie-Anne
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- VIE CULTURELLE
- Publication : 25 avril 2018
- Par Marie-Anne Poggi
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.
Dans le roman de Faïza Guène, Millénium Blues, la narratrice Zounia, dite Zouzou, est fille unique. Ses parents, Lucie et Akli Azouz, ont divorcé après 15 ans de vie commune. Lucie a eu la garde de sa fille, tandis qu’Akli, berbère né en Algérie, se laisse aller depuis qu’il n’a plus de travail. Et dire qu’à une certaine époque, il était le « king du bâtiment » !
Chacun des courts chapitres correspond à une étape de la vie Zouzou qui raconte son parcours jusqu’à la mi-trentaine et celui de quelques membres de son entourage.
Zouzou et Carmen Pereira sont devenues amies alors que l’une avait 12 ans et l’autre, 14. Leur quotidien est comme celui d’une majorité d’adolescentes, jusqu’à ce jour caniculaire de l’été 2003, où la vie de Carmen bascule. « Il a des moments inattendus dans la vie qui vous font littéralement perdre l’équilibre », de dire Zouzou, page 160.
Paris, 11 août 2003, porte de Clichy. Zouzou et Carmen sont en auto. Il fait chaud, trop chaud. La climatisation fonctionne mal, elles sont prises dans un bouchon de circulation, une mauvaise manœuvre et Carmen, à peine âgée de 20 ans, frappe un scooter. Bang ! Une jeune femme meurt laissant dans le deuil son fiancé et leur garçon de trois ans. Malgré le jugement d’homicide involontaire, la vie de Carmen prendra beaucoup de temps à se reconstruire. Il y a eu un avant 11 août 2003 et un après. Zouzou tente de tout faire pour aider son amie qui se laisse couler.
À 22 ans, Zouzou rencontre Endy qui désire faire carrière comme acteur. Même si rien n’est simple entre eux, il deviendra malgré tout le père de leur fille Lila. Pour gagner quelques sous, la narratrice se rend trois jours par semaine dans le 15e arrondissement parisien, chez Simone, octogénaire à qui elle s’attache.
Il y a une forme de nostalgie dans ce Millénium Blues, pour ces jeunes qui ont grandi dans les années 90 – ce qui est le cas de l’auteure.
Roman qui soulève aussi plusieurs questions : peut-on surmonter une forme de culpabilité ? Peut-on se pardonner ? Est-ce que le bonheur est encore possible après avoir accidentellement tué quelqu’un ? Et l’espoir ?
Le style de Faïza Guène est alerte, le langage coloré et elle reprend quelques thèmes déjà abordés dans son précédent roman Un homme, ça ne pleure pas (Fayard, 2014) que j’avais, par ailleurs, beaucoup aimé.
J’ai envie de faire mienne ce que l’on peut lire page 229 : « […] Tous autant que nous sommes, nous devons espérer. Cela devrait être un droit fondamental, qu’il faudrait inscrire dans la constitution. Ceux qui espèrent ont toujours une longueur d’avance. »
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
https://nelligandecouverte.ville.montreal.qc.ca/iii/encore/search/C__SGu%C3%A8ne.%20Fa%C3%AFza.%20Mill%C3%A9nium%20Blues__Orightresult__U?lang=frc&suite=cobalt
Vous voulez en savoir plus sur d’autres titres ?
Allez faire un tour : http://irresistibles.bibliomontreal.com/
Ou sur ma page FB : https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne/
Outremontais depuis 1971, le comédien Jean-Marie Moncelet est connu pour ses nombreux rôles à la télévision et au théâtre, mais c’est le peintre qui exposera bientôt ses œuvres à la Galerie Valmi de l’avenue Van Horne du 2 au 7 mai prochain.
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PHOTOS COURTOISIE |
Après plusieurs séries télévisées, dont l’Or et le papier, La Maison Deschênes et Entre chien et loup, sa participation remarquable à de nombreuses pièces de théâtre et au doublage en version française de grands acteurs, il partage son temps entre ses deux passions, son travail comme comédien et la peinture.
La première exposition de Jean-Marie Moncelet a eu lieu à Paris en 1968. Depuis, il a présenté ses œuvres au public à quelques reprises à Montréal. Beaucoup parmi elles font maintenant partie de collections privées.
L’exposition « Deuxième souffle » en est une essentiellement de collages et techniques mixtes. « J’aime ce qui n’est plus utile et que je transforme en une deuxième réalité : affiches lacérées et récupérées, peintures sur papier, journaux, magazines, photos sorties de leurs albums-cimetières, œuvres antérieures que je réintroduis sur la toile ou le papier, aboutissant ainsi à créer de nouvelles évocations… Déchirer, découper, agencer, la technique des papiers collés m’accorde un retour à l’enfance, une récréation, une re-création élémentaire et ludique. Mes collages deviennent mémoires d’époque, nés du hasard mais aussi de l’insoumission, de l’urgence de tracer, de témoigner et du bonheur de créer », souligne M. Moncelet.
Du 1er au 7 mai 2018
Vernissage 1er mai à 17h
Galerie Valmi
1595, av. Van Horne (coin Davaar) (voir carte)
514 274-1796
Outremontais depuis 1971, le comédien Jean-Marie Moncelet est connu pour ses nombreux rôles à la télévision et au théâtre, mais c’est le peintre qui exposera bientôt ses œuvres à la Galerie Valmi de l’avenue Van Horne du 2 au 7 mai prochain. [...]
Le journal d’Outremont rend hommage à des écrivains de l’arrondissement en vous informant de leur plus récent ouvrage. Sous le nom de Karl-Erik Horlange, l’auteur signe ici un roman autoédité intitulé « Agonie d’une passion, carnets sous l’Occupation (1942-1945) ». [...]
Le journal d’Outremont rend hommage à des écrivains de l’arrondissement en vous informant de leur plus récent ouvrage. Sous le nom de Karl-Erik Horlange, l’auteur signe ici un roman autoédité intitulé « Agonie d’une passion, carnets sous l’Occupation (1942-1945) ».
Passionné par la période de l’Occupation en France, Karl-Erick Horlange a tenu à sortir de l’oubli un écrivain qui fut en son temps une figure du Tout-Paris et à nous transmettre son journal inédit.
La découverte des carnets contenant le journal de Franz von Arx remonte à 1983. Né au début du XXème siècle, il appartient par son père à une des plus anciennes familles allemandes. Par sa mère, française, il descend de la petite noblesse bretonne. Son père, proche du Kaiser Guillaume II, disparait mystérieusement pendant la révolution de novembre 1918, alors que Franz est encore adolescent. Installé en France avec sa mère peu de temps après, il achève ses études en province, avant de monter à Paris pour se consacrer à la carrière des lettres.
Romancier et dramaturge, il fréquente rapidement le Tout-Paris littéraire. Son œuvre, multiple, sans doute trop hétéroclite, est quasiment introuvable en France aujourd’hui.
Écrivant exclusivement en français, Franz von Arx a cependant toujours entretenu des liens étroits avec l’Allemagne, où il se rend régulièrement jusqu’en 1933. C’est l’avènement de Hitler qui lui fit déserter la terre paternelle : s’il n’a jamais condamné le national-socialisme, il ne l’a jamais compris non plus. Son Allemagne à lui, c’est l’Allemagne aristocratique des grandes familles de Junkers, dont les derniers représentants devaient périr victimes des suites de l’attentat du 20 juillet 1944.
Au lendemain de la guerre, Franz von Arx disparaît de la scène littéraire. Il s’installe en province, ne quittant sa retraite que pour des voyages lointains dont nous ne savons rien. Il s’éteint au milieu des années soixante-dix, après avoir détruit l’intégralité de ses papiers et manuscrits. Seuls ont subsisté les carnets qui sont publiés aujourd’hui. L’intérêt de ces carnets, qui contiennent le Journal intime tenu par Franz von Arx entre le 9 février 1942 et le 4 juillet 1945, c’est au lecteur d’en décider. Nous avons juste voulu porter à sa connaissance un témoignage sur les années noires de l’Occupation vécues par un écrivain parisien trop méconnu et faire revivre en même temps l’histoire d’une passion humaine.
EXTRAIT DU LIVRE
14 mars 1942
Sylvain, qu'hier, pour la première fois depuis longtemps, j'ai nommé dans ce carnet, je l'ai entr’aperçu précisément le soir même, à la Comédie Française, où Pierre m'avait entraîné pour assister à une représentation du Misanthrope. Quelle étrange coïncidence. Je ne me souviens plus avoir été mis en sa présence depuis le début de la guerre. Notre dernière rencontre, si ma mémoire ne me trahit pas, remonte à ce cocktail chez Florence. Sylvain, qui venait de triompher dans une pièce de Cocteau, paradait au milieu d'un cercle de jeunes admirateurs. Il les avait pourtant abandonnés, sans l'ombre d'une hésitation, pour venir me saluer, sitôt qu'il m'avait aperçu. Au milieu de cette foule mondaine, les propos échangés ne dépassèrent pas le registre de la banale politesse. Pierre, accaparé un peu à l'écart par l'ennuyeuse conversation du pianiste Domenego Alvanjuez, ne nous avait pas quitté des yeux pendant ce bref échange. A peine Sylvain était-il reparti se mêler au groupe de ses adulateurs, que Pierre m'avait rejoint. « J'ignorais que tu connaissais Sylvain », m'avait-il dit, ne parvenant pas à dissimuler un certain agacement où pointait un soupçon de jalousie. « Mais qui ne connaît pas Sylvain ? » avais-je simplement répondu en souriant, tant l'endroit me paraissait inopportun pour me livrer devant Pierre à de plus amples confidences. Nous n'en avions pas reparlé par la suite.
Hier, au Français, Sylvain était installé, un peu en retrait, dans la loge du baron Calvet. Il semblait fatigué, quelque peu amaigri, les traits tirés, comme d'un convalescent. Pierre a surpris mon regard : « l'opium », a-t-il simplement murmuré, et je me suis souvenu des rumeurs qui avaient couru, ces dernières années, pour expliquer la disparition de Sylvain des scènes parisiennes. Combien je me félicite, aujourd'hui encore, qu'au temps de mes vingt ans, lorsque j'ai débarqué à Paris, André ait su me mettre en garde contre la pernicieuse influence des gens que je fréquentais alors, que j'allais presque chaque soir retrouver au Bœuf sur le toit avant que ses amicales injonctions ne mettent un terme à mes débordements stériles. En me quittant, Sylvain avait fait un tout autre choix dont il payait aujourd’hui trop lourdement le prix.
Par Karl-Erick Horlange
172 pages
ISBN : 978-2-9817418-0-6 (version imprimée)
ISBN : 978-2-9817418-2-0 (version numérique PDF)
ISBN : 978-2-9817418-1-3 (version numérique ePub)
Droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays
Disponible sur lulu.com au format papier, pdf et epub.
Communiqué version abrégée Galerie d’Art d’Outremont
À l’intérieur de ma recherche, j’envisage l’expérience esthétique comme un espace de transgression face au discours normatif, l’objectif étant d’observer comment les systèmes de représentation sont réglementés par le discours dominant, mais aussi comment les comportements, les postures et les interactions entre individus sont conditionnés par ce même discours. Je porte également un intérêt marqué pour les questions relatives à l’identité et à la diversité, plus précisément aux enjeux de mixité, en considérant d’un point de vue critique certaines formes de dualisme; la rigidité et la souplesse, la culture antique et contemporaine, les cultures dominantes et minoritaires. De plus, par la mixité et la mise en relation, j’ai pour ambition d’ouvrir le discours et de susciter plus de questions que de réponses.
À travers cette recherche je questionne aussi la notion de perception, je cherche à comprendre comment l’expérience esthétique incite le spectateur à observer autrement sa réalité quotidienne. Mon ambition est de témoigner de l’ambiguïté de la perception et de souligner la complexité de l’expérience humaine.
Plus récemment, ma réflexion relative aux modèles normatifs s’est portée sur le « monde de l’art », plus particulièrement sur une considération antinomique présente dans l’art occidental, ce qui signifie que celui-ci peut à la fois être un vecteur d’émancipation et d’aliénation. L’art peut donc être un levier critique, mais également un outil au service d’un discours normatif. À travers le pliage, le froissage et la défiguration d’objets et d’œuvres issues de l’histoire de l’art, j’ai pour ambition de provoquer chez le spectateur plusieurs niveaux de sensation et d’interprétation. Ainsi, la représentation ne convoque pas seulement la ressemblance visuelle, mais une expérience sensorielle et cognitive plus complexe.
Du 3 au 27 mai 2018
Vernissage le 3 mai de 17h00 à 20h00
Galerie d'Art d'Outremont
41, Av. St-Just (voir carte)
Ouvert du mardi au vendredi, de 13h à 18h, samedi et dimanche, de 13h à 17h
galeriedartdoutremont.ca
À l’intérieur de ma recherche, j’envisage l’expérience esthétique comme un espace de transgression face au discours normatif, l’objectif étant d’observer comment les systèmes de représentation sont réglementés par le discours dominant, mais aussi comment les comportements, [...]
Communiqué version abrégée Bibliothèques de Montréal
Pour sa 10e édition et pour souligner la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, le Club des Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal a choisi le roman Le Poids de la neige de Christian Guay-Poliquin, publié en 2016 par la maison d’édition La Peuplade, comme coup de cœur irrésistible de l’année.
PHOTO LE JOURNAL D’OUTREMONT L’annonce a été faite aujourd’hui après deux heures de délibérations par 102 membres du jury, en présence de lecteurs et lectrices passionnés de littérature à la bibliothèque Robert- Bourassa dans l’arrondissement d’Outremont. Le jury a eu à se pencher sur les cinq titres favoris parmi les quelque 500 coups de cœur littéraires des membres du Club des Irrésistibles en 2017, peu importe le genre littéraire et l’année de publication.
Pour sa 10e édition et pour souligner la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, le Club des Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal a choisi le roman Le Poids de la neige de Christian Guay-Poliquin, publié en 2016 par la [...]
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Éditeur :René Soudre
Assistante à l’édition : Marili Soudre-Lavoie
Rédacteur en chef : René Soudre
Collaborateurs : Julie Turgeon, Viktor Lavoie, Emmanuelle Beaubien, Carla Geib, Alexis Drapeau-Bordage, Hélène Côté, Laetitia Arnaud-Sicari
Photos : Marili Soudre-Lavoie
Administration : Hélène Lavoie
Ventes : Marili Soudre-Lavoie, René Soudre

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