
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.
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Voici mon coup de coeur littéraire de la semaine.
https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne/
C’est grâce à un ami, grand lecteur, que j’ai finalement lu Le Lambeau de Philippe Lançon. Il insistait tellement que je me suis décidée à ouvrir la première page de ce récit autobiographique qui décrit l’impensable. Ce fut tout un choc ! Il m’a fallu le lire à dose homéopathique, pas plus de deux chapitres à la fois, car l’émotion était trop forte. Si l’auteur était tombé dans l’apitoiement, je l’aurais refermé tout de suite, mais ce n’est pas du tout le cas.
Né en 1963, Philippe Lançon, journaliste et critique littéraire avait, me semble-t-il, une vie que nous aurions pu lui envier… jusqu’au mercredi 7 janvier 2015. La veille du jour de l’attentat de Charlie Hebdo qui allait changer le cours de sa vie, l’auteur venait d’apprendre qu’il partirait enseigner la littérature à Princeton durant une période de six mois. Le soir, il assistait en compagnie d’une amie à une représentation de La Nuit des rois de Shakespeare. Que du bonheur !
7 janvier 2015 : réunion avec ses collègues de Charlie Hebdo. Philippe Lançon est en retard, ce qui est rarissime dans son cas. Nous connaissons la suite de cette journée dont la langue française n’a pas de mots assez puissants pour décrire l’horreur.
Hospitalisations, multiples interventions, reconstructions de sa mâchoire, tout cela nous est relaté minutieuse et chronologiquement. Lançon doit beaucoup à la présence de certains membres de sa famille, de son amoureuse et des différents intervenants médicaux. Mais il ne faudrait pas sous-estimer la place accordée à l’écriture de ce récit, à la littérature, à la musique et aux arts visuels qui ont indéniablement contribué à son rétablissement.
Le Lambeau est une leçon de vie et de courage d’un survivant, d’un battant. Quatre ans et dix mois après ces terribles événements, j’espère de tout cœur que Philippe Lançon a gardé foi en la vie !
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
https://nelligandecouverte.ville.montreal.qc.ca/iii/encore/search/C__SLan%C3%A7on%2C%20Philippe.%20Le%20Lambeau__Orightresult__U?lang=frc&suite=cobalt
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D’après les dires d’Éric Fottorino, Dix-sept ans doit être lu comme un roman et non comme une autobiographie, car son contenu n’est vrai qu’à 20 %. Nous voilà avertis. Plusieurs personnages sont inventés, des prénoms et noms de famille trafiqués, mais qu’à cela ne tienne, ces détails ne rendent pas moins intéressante sa lecture, même si le texte aurait pu être resserré.
Depuis bientôt trente ans, Éric Fottorino est en mode « quête » de ses origines familiales, en fait depuis la publication de Rochelle en 1991. Dix-sept ans pose ainsi une autre pierre à son édifice.
Dans ce livre, c’est comme si le narrateur – qui n’est pas non plus à 100 % Fottorino – avait rempli une fiche où il avait inscrit des renseignements personnels : nom des parents, lieu de naissance, état civil, scolarité, etc., permettant ainsi à son passé de recomposer son présent.
C’est la première fois que l’écrivain consacre un livre à sa mère, Lina Labrie, née à Angoulême en 1943 et qui a mis au monde quatre enfants, issus de trois hommes différents.
Prenons par exemple Éric, le fils aîné, qui a eu deux pères : Moshé Uzan (père naturel), un juif marocain de 23 ans qui, fin des années 50, étudiait la médecine et Michel Signorelli (de son vrai nom de famille Fottorino), le deuxième mari de Lina, un Tunisien qui, le 17 février 1970, a reconnu Éric comme son fils.
Un tsunami survient un dimanche de décembre dans la vie d’Éric et de ses demi-frères, François et Jean, quand leur mère les invite chez elle à un repas familial. Elle désire à un moment donné leur parler en privé car, leur dit-elle, elle a quelque chose de très important à leur révéler : « Le 10 janvier 1963, j’ai mis au monde une petite fille. On me l’a enlevée aussitôt. Je n’ai pas pu la serrer contre moi. Je ne me souviens même pas de l’avoir vue. » Née dans une institution religieuse à Bordeaux, la petite a aussitôt été adoptée par une jeune femme. Nous n’en sommes qu’à la page 16.
Aujourd’hui, les fils (la quarantaine et la cinquantaine), apprennent qu’ils ont une demi-sœur. Consternation. Éric Fottorino, lui, vit un double désarroi : à la veille de remettre son manuscrit chez Gallimard, il se voit dans l’obligation de réécrire une partie de son livre à la lumière de ces nouvelles informations.
Dans la deuxième partie de ce roman qui en comporte quatre, Éric décide de partir à Nice, laissant derrière lui femme et enfants. Dans cette ville de la Côte d’Azur qui l’a vu naître le 26 août 1960, il n’a vécu que trois jours. Peu de temps après, il a été placé chez une nourrice durant des mois, avant que sa mère ne vienne le récupérer envers et contre tous.
Ainsi, lors de son séjour niçois d’un peu plus d’une semaine, le narrateur tente de trouver quelques réponses à ses nombreuses questions. Qui était réellement Lina Labrie à cette époque-là ? Y a-t-il des gens qui peuvent lui en apprendre un peu plus sur cette femme, forcée à l’âge de 20 ans, et ce, par sa propre mère, de signer un acte de renoncement à sa fille ?
Si je peux me permettre un petit conseil en terminant : lisez ce livre assez rapidement pour ne pas vous y perdre. Non pas que le récit ne soit pas fluide, mais plutôt pour bien saisir les liens qui unissent les uns aux autres.
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
https://nelligandecouverte.ville.montreal.qc.ca/iii/encore/search/C__SFottorino%2C%20%C3%89ric.%20Dix-sept%20ans__Orightresult__U?lang=frc&suite=cobalt
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Dans ses gravures, l’artiste montre les blessures infligées à l’homme et à la terre. La manière noire lui permet d’obtenir un glissement de tonalités laissant libre cours à une expression multidimensionnelle.
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Du 7 novembre au 5 janvier 2019
Vernissage le 7 novembre 17h à 20h
Galerie d'Art d'Outremont
41, Av. St-Just
(voir carte)
514 495-7419
Ouvert du mercredi au vendredi, de 13h à 17h, samedi et dimanche, de 12h à 17h
galeriedartdoutremont.ca
Dans ses gravures, l’artiste montre les blessures infligées à l’homme et à la terre. La manière noire lui permet d’obtenir un glissement de tonalités laissant libre cours à une expression multidimensionnelle [...]
L’Outremont est fier de s’associer à Héritage Montréal pour ouvrir au public les portes de son théâtre atmosphérique, classé bien patrimonial par les trois niveaux de gouvernement. Les visites guidées permettront de découvrir ce bâtiment art déco et l’histoire vivante de ce joyau culturel. Les visites se dérouleront à l’automne et au printemps. Le Théâtre Outremont entend demeurer tant pour le public et les artistes que pour toutes celles et ceux qui œuvrent dans le milieu artistique, ce lieu de rencontres et de découvertes qu’il a incarné depuis 90 ans.
C’est jour de parade sur l’avenue Bernard et la foule se presse en face du Théâtre Outremont. Cet immeuble de briques de couleur pâle a été construit en 1928 pour Fred Trudeau selon les plans de l’architecte René Charbonneau. En façade on y découvre des signes intéressants d’Art déco. L’intérieur a été décoré par Emmanuel Briffa, qui y a laissé des expressions de son grand talent. (Tiré de Outremont 1875-2000, page 38, La Société d’histoire d’Outremont, éditeur)
Tarifs : Régulier 18 $, Étudiant, 60 ans et + 15 $, Membre d'Héritage Montréal 13 $
Redevance et taxes incluses
Places limitées, durée 75 minutes
Horaire : Le samedi 30 novembre 2019 à 9h, 10h45, 13h et 14h45
Réservations en ligne
Plus d'infos en cliquant ici
http://www.theatreoutremont.ca/fr/evenement/visites-guidees-loutremont-a-90-ans-des-secrets-et-tant-de-beaute-a-devoiler/
L’Outremont est fier de s’associer à Héritage Montréal pour ouvrir au public les portes de son théâtre atmosphérique, classé bien patrimonial par les trois niveaux de gouvernement. Les visites guidées permettront de découvrir ce bâtiment art déco [...]
PHOTOS LE JOURNAL D’OUTREMONT
La galerie Valmi sur l’avenue Van Horne reçoit l’artiste Marie Bujold jusqu’à dimanche le 27 octobre. L’exposition intitulée « De l’aube à l’aurore » présente 35 œuvres de l’artiste.
« La beauté sous toutes ses formes me fascine… les couleurs vives, le dynamisme des courbes et des mouvements, les êtres humains, la nature et ses variantes saisonnières, sont autant d'éléments d'inspiration dans ma création. Très à l'écoute de mes émotions et de l'énergie qui m'entoure, mon art s'y sculpte et s'en imprègne, ce qui me permet de diversifier ma création tout en restant fidèle à ma forme d'art, la peinture, et à mon médium préféré, l'huile », peut-on lire sur sa page web.
https://cesure.ca/artists/marie-bujold
Jusqu’au 27 octobre
Galerie Valmi
1595, av. Van Horne, Outremont
(voir carte)
514 274-1796
valeriegruia.com/galerie-valmi
La galerie Valmi sur l’avenue Van Horne reçoit l’artiste Marie Bujold jusqu’à dimanche le 27 octobre. L’exposition intitulée « De l’aube à l’aurore » présente 35 œuvres de l’artiste. [...]
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