
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.
Voici mon coup de coeur littéraire de la semaine.
https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne/
PHOTO COURTOISIE
J’ai beaucoup apprécié ma lecture du dernier Olivier Adam, Une partie de badminton, qui se déroule en Bretagne, dans une station balnéaire, plus précisément à Saint-Lunaire, de l’autre côté de La Rance.
La famille Lerner est de retour à Saint-Malo, après cinq ans à Paris. Prenons Paul, le narrateur (alter ego de l’auteur) aujourd’hui âgé de 45 ans. Son corps part en vrille, ce qui ne l’empêche pas de fumer et de boire, mais la dégringolade ne s’arrête pas là. Cet écrivain qui a connu de très jolis succès au début de sa carrière est en panne sèche. Pour gagner sa croûte, il travaille pour le journal local, L’Émeraude, où il écrit des articles sur différents sujets. Ce n’est pas la joie !
Sarah Nolin, compagne de Paul des vingt dernières années et mère de Manon et de Clément était professeure en Seine-Saint-Denis. Elle enseigne maintenant dans un collège de la banlieue de Rennes ainsi qu’à Cancale « aux réfugiés que la mairie logeait dans un ancien centre de vacances ». Elle passe donc beaucoup de temps à se déplacer, mais pas assez pour justifier ses retards de plus en plus fréquents au domicile conjugal.
Clément, garçon de 10 ans hypersensible et empathique, s’accommode sans peine de son nouvel environnement – surtout qu’il peut pratiquer son bodysurf. Il en va tout autrement de sa sœur Manon, adolescente de 16 ans, qui vit très mal ce transfert Paris-Saint-Lunaire, d’autant qu’elle a laissé derrière elle son amoureux.
Viennent se greffer à cette famille, qui n’a pas encore trouvé tout à fait ses points de repère, plusieurs personnages qui changeront le cours de leur vie. Olivier Adam aborde des thèmes actuels, qu’il s’agisse de promoteurs qui ne pensent qu’à leur portefeuille, d’écologie qui rime rarement avec économie, de la montée de la droite, des néonazis, mais aussi de relations extraconjugales qui vont chambouler la vie de bien des gens, de vérités qui vont éclater, de secrets enfouis qui vont ressurgir…
Crayon aiguisé, analyse très juste et sensible, l’auteur de 45 ans a croqué de très belle façon un point de bascule dans la vie des Lerner. Le portrait dressé de cette famille qui est en plein bouleversement est un peu le reflet de la France de ces dernières années.
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
https://nelligandecouverte.ville.montreal.qc.ca/iii/encore/search/C__SAdam%2C%20Olivier.%20Une%20partie%20de%20badminton__Orightresult__U?lang=frc&suite=cobalt
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http://irresistibles.bibliomontreal.com/
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Communiqué version abrégée Festival Bach
L’Orchestre Festival Bach Montréal, sous la direction du chef Reinhard Goebel, avec Bruno Delepelaire, violoncelle solo du Philharmonique de Berlin rendront hommage à la famille Bach dans le cadre historique de l’Église Saint-Viateur d’Outremont.
PHOTO COURTOISIE
Médaille Bach de la ville de Leipzig, Reinhard Goebel a été le fondateur de Musica Antiqua Köln qu’il a dirigé pendant 33 ans. C’est à lui qui a était confié ce troisième concert de l’Orchestre du Festival. Déjà directeur du Philharmonique de Berlin, Mr Goebel dirigera un orchestre de musiciens de grand talent. Le violoncelliste Bruno Delepelaire, après des études dans la classe de Philippe Muller au Conservatoire de Paris, il se rend à Berlin où il suit l'enseignement de Jens-Peter Maintz à l'Université des arts de Berlin, ainsi que de Ludwig Quant à l'Académie Karajan du Philharmonique de Berlin. En 2013, il est nommé 1er violoncelle solo du Philharmonique de Berlin. Au programme : Johann Sebastian Bach : Canons pour cordes et basse continue. Johann Bernhard Bach : Ouverture n° 1 pour violon, cordes et basse continue. Johann Christoph Friedrich Bach : Sinfonia pour cordes et basse continue. Carl Philipp Emanuel Bach : Concerto pour violoncelle, cordes et basse continue et le Concerto pour violoncelle, cordes et basse continue. Wilhelm Friedemann Bach : Sinfonia pour cordes et basse continue.
5 décembre 2019, 19h30
Église St-Viateur
1175, av. Laurier Ouest, Outremont
(voir carte)
Billets à partir de 25$
514 989-9668
festivalbachmontreal.com
L’Orchestre Festival Bach Montréal, sous la direction du chef Reinhard Goebel, avec Bruno Delepelaire, violoncelle solo du Philharmonique de Berlin rendront hommage à la famille Bach dans le cadre historique de l’Église Saint-Viateur d’Outremont. [...]
Communiqué Galerie Valentin
À l'occasion de l'inauguration de ses nouveaux locaux sur l'avenue Laurier, la Galerie Valentin présente une exposition d'oeuvres majeures de l'artiste impressionniste canadienne Helen McNicoll.
Particulièrement sensible au travail de l'artiste dont l'apport à l'histoire de l'art du Québec et du Canada est indéniable, Jean-Pierre Valentin emprunte à des collectionneurs privés des oeuvres majeures de cette artiste montréalaise morte prématurément. Une quinzaine d'oeuvres peintes en Europe et au Canada entre 1906 et 1912 seront exposées pour rendre hommage à une artiste dont l'oeuvre reste encore à découvrir.
PHOTO COURTOISIE
À propos de l'artiste
Une des artistes impressionnistes les plus importantes au Canada, Helen McNicoll obtient un grand succès international au cours d'une carrière qui ne dure qu'un peu plus d'une décennie. Née à Toronto et élevée à Montréal, McNicoll complète sa formation à la Art Association of Montreal avant dedéménager à Londres en Angleterre pour poursuivre sa passion. Sourde depuis l'âge de deux ans,l'artiste voyage à travers l'Europe et est estimée tant au pays qu'à l'étranger pour ses représentationsclaires et ensoleillées de paysages ruraux, ainsi que pour ses représentations d'enfants et de figuresféminines modernes. Élue à la Royal Society of British Artists en 1913 et à l'Académie royale des arts du Canada en 1914, McNicoll décède en Angleterre en 1915 à l'âge de 36 ans.
Visitez l'exposition en ligne en cliquant ici
Feuilletez le catalogue en ligne en cliquant ici
Du 19 octobre au 2 novembre 2019
Vernissage le samedi 19 octobre de 14h à 17h
Galerie Valentin
372, av. Laurier ouest
(voir carte)
514 939-0500
info@galerievalentin.com
À l'occasion de l'inauguration de ses nouveaux locaux sur l'avenue Laurier, la Galerie Valentin présente une exposition d'oeuvres majeures de l'artiste impressionniste canadienne Helen McNicoll.[...]
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Vous arrive-t-il, à l’occasion, de relire un livre ? C’est ce que je viens de faire avec le magnifique roman de Philippe Claudel, L'Arbre du pays Toraja. Il y a quatre ans, c’est le titre qui m’avait intriguée. Je me demandais quel était ce « pays Toraja » et quel était le sens de la métaphore de l’arbre.
La réponse m’a été donnée dès la première ligne : « Sur l’île de Sulawesi vivent les Toraja. L’existence de ce peuple est obsessionnellement rythmée par la mort. Lorsque l’un d’eux vient à mourir, l’organisation de ses funérailles occupe des semaines, des mois, parfois des années. » L’arbre, lui, est relié aux rites funéraires de ce peuple indonésien. C’est une très belle coutume, vous verrez… nous devrions nous en inspirer !
Donc, au printemps 2012, le narrateur-cinéaste, jeune cinquantenaire divorcé, était venu prendre sur l’île de Sulawesi des images pour son prochain film. Peu après son retour en France, Eugène, son meilleur ami qui s’avère être aussi son producteur, lui annonce que les médecins lui ont découvert une tache sur le poumon gauche. Père de cinq enfants nés de mères différentes, il est convaincu que son cancer a été pris à temps.
Ce point de départ est le prétexte pour Philippe Claudel de parler de l’amitié, de se questionner sur la mort, la maladie, le vieillissement, la complexité de la vie. La plume poétique de l’auteur nous rend ces sujets tout à fait digestes. Ce n’est pas triste, bien au contraire, c’est plutôt un hymne à la vie !
Un exemple d’interrogation parmi tant d’autres. Le narrateur s’adressant à un médecin : « Ce qui m’intéresse, lui dis-je, ce ne sont pas les causes physiques qui favorisent l’apparition et la progression d’une maladie grave, mais les circonstances dans lesquelles elle survient, et pourquoi pas aussi sa programmation. Mes questions sont moins médicales que philosophiques. »
C’est également l’occasion pour l’auteur de revenir sur sa passion de l’alpinisme – sport qui lui a malheureusement pris plusieurs amis –, ou sur certains films déjà tournés, ou ceux à venir. « Faire du cinéma, c’est décider de réorganiser les éléments qui nous entourent. » C’est précisément ce que fait Philippe Claudel avec ce très beau roman, rempli de sagesse et de beauté.
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
https://nelligandecouverte.ville.montreal.qc.ca/iii/encore/search/C__SClaudel%2C%20Philippe.%20L%27Arbre%20du%20pays%20Toraja__Orightresult__U?lang=frc&suite=cobalt
Vous voulez en savoir plus sur d’autres titres ?
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Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Pour une deuxième année, la MIAM (Maison internationale des arts de la marionnette) fêtera l’Halloween en votre compagnie.
PHOTO JEANNE BERTOUX
Chocolat chaud, guimauves autour du feu et marionnettes hantées vous attendent à cette soirée de l'Halloween à la MIAM sur l’avenue St Just, à Outremont.
Jeudi 31 octobre de 17 h à 19 h 30
Maison internationale des arts de la marionnette
30, avenue Saint-Just, Montréal
(voir carte)
514 270-2717
facebook.com/events/398267014124197/
Pour une deuxième année, la MIAM (Maison internationale des arts de la marionnette) fêtera l’Halloween en votre compagnie. [...]
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