Facebook Instagram
  • NOUVELLES
    • Archives
  • VOYAGES
    • CANADA
      • Île-du-Prince-Édouard
      • Nouvelle-Écosse
      • Terre-Neuve
      • Terre-Neuve 2
    • QUÉBEC
      • Bas-Saint-Laurent
      • Cantons-de-l'Est
      • Cantons-de-l'Est 2
      • Cantons-de-l'Est 3
      • Charlevoix
      • Charlevoix 2
      • Charlevoix 3
      • Charlevoix 4
      • HÔTELS OTL
      • Lanaudière
      • Laurentides
      • Laurentides 2
      • Laurentides 3
      • Laurentides 4
      • Mauricie
      • Outaouais
      • Outaouais 2
      • Saguenay-Lac-Saint-Jean
      • Ville de Québec
    • ÉTATS-UNIS
      • Californie
      • Maine
      • Maine 2
      • Massachusetts
      • New Hampshire
      • New-York
    • AMÉRIQUE CENTRALE
      • Honduras
    • Îles du monde
      • CUBA
      • LA DOMINIQUE
      • GUADELOUPE
      • SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON
    • EUROPE
      • Pays-Bas
      • République tchèque
    • HÔTELS LE GERMAIN
  • IMMOBILIER
  • GALERIE
    • Outremont en photos
    • Outremont en peinture
  • L'ARRONDISSEMENT
  • ÉDITIONS PASSÉES
Société d'histoire d'Outremont
pub papier
  • Remax
  • lana thai
  •  bardagi
  • Proxim
  • Leveque
  • Manifeste
Previous Next

Au sujet de la piétonisation de Bernard

Détails
COURRIER DES LECTEURS
Publication : 24 septembre 2020
Par M. Guy G. Beaudry

Monsieur le maire,
Je réside à Outremont et je vous félicite de la piétonisation de la rue Bernard telle qu'elle s'est faite cet été. Je vous encourage d'ailleurs à le refaire l'été prochain pour toute la saison. Mon seul grief est que l'interdiction de circuler à vélo sur l'ensemble du segment piétonnier soit bafouée par la quasi totalité des cyclistes qui y circulent comme s'il s'agissait d'une large piste cyclable.

Étant un client régulier de la Brasserie Bernard en particulier, j'ai pris place sur la portion rue de leur terrasse depuis l'ouverture cet été. C'est ainsi que j'ai été témoin qu'en tout temps, la vaste majorité des cyclistes se moquent de l'obligation de marcher à côté de leur vélo qui leur est pourtant abondamment rappelée par le biais des multiples panneaux indicateurs en place partout sur la rue. Ce faisant, ils mettent en danger la sécurité et la quiétude des piétons et des clients des terrasses. J'ai même à une occasion composé le 911 pour que des policiers du SPVM viennent y faire observer aux nombreux délinquants l'obligation de marcher près de leur vélo; deux heures après mon appel, aucun policier ne s'était présenté.

Je vous suggère donc que l'an prochain, si l'heureuse expérience de ces terrasses de rue se répète, que l'accès aux vélos à ce segment de la rue soit carrément rendu impossible par l'installation de grillages ou d'une clôture.



Partagez sur
Ajouter un commentaire
powered by social2s

Au sujet de la piétonisation de Bernard

Détails
COURRIER DES LECTEURS
Publication : 24 septembre 2020
Par M. Guy G. Beaudry

Le Journal d'Outremont vous encourage à nous communiquer vos lettres d'opinion. La rédaction se réserve le droit d'éditer les textes qui lui sont soumis pour en faciliter la lecture et la compréhension. Ne seront retenus que les textes sur des sujets pertinents, utilisant un langage non-discriminatoire, non-injurieux et écrit dans un français correct. Le Journal d'Outremont se dégage totalement des propos publiés et n'assume aucune responsabilité quant à leur contenu. Vous pouvez nous communiquer votre missive par courriel en y indiquant votre nom et votre adresse. Nous publierons le nom du signataire de la lettre mais non son adresse. Les lecteurs pourront réagir à un propos en cliquant sur Ajouter un commentaire.


Monsieur le maire,
Je réside à Outremont et je vous félicite de la piétonisation de la rue Bernard telle qu'elle s'est faite cet été. Je vous encourage d'ailleurs à le refaire l'été prochain pour toute la saison. Mon seul grief est que l'interdiction de circuler à vélo sur l'ensemble du segment piétonnier soit bafouée par la quasi totalité des cyclistes qui y circulent comme s'il s'agissait d'une large piste cyclable.

Étant un client régulier de la Brasserie Bernard en particulier, j'ai pris place sur la portion rue de leur terrasse depuis l'ouverture cet été. C'est ainsi que j'ai été témoin qu'en tout temps, la vaste majorité des cyclistes se moquent de l'obligation de marcher à côté de leur vélo qui leur est pourtant abondamment rappelée par le biais des multiples panneaux indicateurs en place partout sur la rue. Ce faisant, ils mettent en danger la sécurité et la quiétude des piétons et des clients des terrasses. J'ai même à une occasion composé le 911 pour que des policiers du SPVM viennent y faire observer aux nombreux délinquants l'obligation de marcher près de leur vélo; deux heures après mon appel, aucun policier ne s'était présenté.

Je vous suggère donc que l'an prochain, si l'heureuse expérience de ces terrasses de rue se répète, que l'accès aux vélos à ce segment de la rue soit carrément rendu impossible par l'installation de grillages ou d'une clôture.



Partagez sur
Ajouter un commentaire
powered by social2s

Au sujet de la piétonisation de Bernard

Détails
COURRIER DES LECTEURS
Publication : 24 septembre 2020
Par M. Guy G. Beaudry

Monsieur le maire,
Je réside à Outremont et je vous félicite de la piétonisation de la rue Bernard telle qu'elle s'est faite cet été. Je vous encourage d'ailleurs à le refaire l'été prochain pour toute la saison. Mon seul grief est que l'interdiction de circuler à vélo [...]

Lettre d'opinion +
powered by social2s

Morale à deux vitesses

Détails
COURRIER DES LECTEURS
Publication : 23 septembre 2020
Par M. Pierre Lacerte

Le Journal d'Outremont vous encourage à nous communiquer vos lettres d'opinion. La rédaction se réserve le droit d'éditer les textes qui lui sont soumis pour en faciliter la lecture et la compréhension. Ne seront retenus que les textes sur des sujets pertinents, utilisant un langage non-discriminatoire, non-injurieux et écrit dans un français correct. Le Journal d'Outremont se dégage totalement des propos publiés et n'assume aucune responsabilité quant à leur contenu. Vous pouvez nous communiquer votre missive par courriel en y indiquant votre nom et votre adresse, même si celle-ci ne sera pas publiée à info@journaloutremont.com. Les lecteurs pourront réagir à un propos en cliquant sur Ajouter un commentaire.


« En 2020, qu’un élu à Montréal se mette aussi facilement et ouvertement en conflit d’intérêts, je trouve ça inexcusable. » C’est en ces termes prétendument indignés que le maire Tomlinson s’est prononcé sur la réprimande que la Commission municipale du Québec (CMQ) a adressée à Jean-Marc Corbeil, le seul conseiller d’opposition à Outremont.

Pour le premier magistrat de l’arrondissement, il est «abracadabrant» qu’un conseiller de district use de son droit de vote dans un dossier alors qu'il est poursuivi aux petites créances par le locataire d’un restaurant de la rue Van Horne. Ce dernier lui reproche d’avoir dit à un ouvrier sur le chantier qu’il fallait au propriétaire de l’immeuble un permis pour entreprendre des travaux dans le restaurant.

Malgré le fait qu’au moment où le conseiller est intervenu, aucun permis n’avait été délivré le restaurateur lui réclame 14 600 $ pour «préjudice subi», alléguant que cela avait entraîné un retard dans l'occupation du local.

Subséquemment, le local a fait l’objet d'une demande d'un plan d'implantation architecturale (PIIA) pour l'installation d'une porte donnant sur la terrasse. Mais comme la porte avait déjà été installée illégalement et que les plans définitifs n'étaient toujours pas disponibles au moment où le conseil a étudié la question, Jean-Marc Corbeil a demandé à repousser le vote au motif d'irrégularités dans le dossier. C’est à ce moment-là que l’on a accusé le conseiller de conflit d'intérêt, ce que le juge Roy de la CMQ s'affaire à reconnaître dans son jugement.

Saisissant cette opportunité, le maire demande à cor et à cri des mesures draconiennes et un châtiment exemplaire contre son opposant politique.

Par contre, quand Valérie Plante est poursuivie pour 175 M$ par des promoteurs qui s’estiment lésés par son projet du Grand parc de l’Ouest, Philipe Tomlinson ne crie pas «Au meurtre!». Il n’a apparemment aucun problème à ce que la mairesse de Montréal vote à quatre reprises dans ce dossier où elle est accusée d’avoir agi «de façon illicite, arbitraire et de manière préjudiciable». Deux poids, deux mesures?

Entendons-nous. Il va de soi qu’en situations réelles de conflit d’intérêts un élu doit se retirer et s’abstenir de voter sur la question litigieuse. Mais, est-ce à dire que pour le neutraliser, il suffit de lui coller n’importe quelle poursuite farfelue sur le dos? À ce compte-là, c’est la démocratie qui s’écroule et l’intimidation qui fait loi! Ce n’est quand même pas pour rien que l’article 12 du Code d’éthique des membres du conseil stipule qu’un conseiller placé «contre sa volonté dans une situation de conflit d’intérêts n’enfreint pas le présent code». C’est bien ce qui semble être arrivé à Jean-Marc Corbeil qui vient d’obtenir de la Cour supérieure que la suspension de 45 jours que lui a imposée la CMQ soit reportée jusqu’à ce qu’un juge détermine si la CMQ a excédé sa compétence ou si la procédure contre Corbeil a été entachée de quelque irrégularité grave.

Par ailleurs, au procès que Corbeil devant la CMQ, le directeur de cabinet de Philipe Tomlinson, Joël Simard-Ménard nous a appris avoir lui-même recommandé au commerçant de poursuivre le conseiller de l’opposition. Si le directeur de cabinet de Tomlinson n’avait pas encouragé le commerçant à se retourner contre Corbeil, ce dernier n’aurait vraisemblablement jamais été entraîné dans une telle histoire.

Dire que juste avant cette saga très coûteuse en deniers publics, notre maire s’était fait taper sur les doigts par le contrôleur général de la Ville de Montréal pour avoir violé se règles. Tomlinson avait indûment délégué à la directrice de l’administration le soin de confier des dizaines de milliers de dollars de fonds d'urgence à des OBNL sur les CA desquels siégeaient des membres de l’exécutif de son parti. Remarquez que le 8 juillet 2020 cela n’a pas empêché Philipe Tomlinson de répéter devant caméra que s’il le fallait, il serait prêt à commettre à nouveau cette illégalité. Bref, lynx envers ses adversaires, notre maire est taupe envers lui-même et les siens!

Pierre Lacerte



Partagez sur
Ajouter un commentaire
powered by social2s

Morale à deux vitesses

Détails
COURRIER DES LECTEURS
Publication : 23 septembre 2020
Par M. Pierre Lacerte

«En 2020, qu’un élu à Montréal se mette aussi facilement et ouvertement en conflit d’intérêts, je trouve ça inexcusable. » C’est en ces termes prétendument indignés que le maire Tomlinson s’est prononcé sur la réprimande que la Commission municipale du Québec (CMQ) [...]

Lettre d'opinion +
powered by social2s

Devoirs d’accommodement

Détails
COURRIER DES LECTEURS
Publication : 21 septembre 2020
Par M. Pierre Joncas

Le Journal d'Outremont vous encourage à nous communiquer vos lettres d'opinion. La rédaction se réserve le droit d'éditer les textes qui lui sont soumis pour en faciliter la lecture et la compréhension. Ne seront retenus que les textes sur des sujets pertinents, utilisant un langage non-discriminatoire, non-injurieux et écrit dans un français correct. Le Journal d'Outremont se dégage totalement des propos publiés et n'assume aucune responsabilité quant à leur contenu. Vous pouvez nous communiquer votre missive par courriel en y indiquant votre nom et votre adresse, même si celle-ci ne sera pas publiée à info@journaloutremont.com. Les lecteurs pourront réagir à un propos en cliquant sur Ajouter un commentaire.


L’Histoire de l’Occident l’illustre, l’intransigeance de chefs religieux – chrétiens, juifs, musulmans – a souvent entraîné des conflits entre fidèles de religions différentes, entre coreligionnaires de confessions distinctes, et entre sectes d’une même confession. Métamorphosée en fanatisme, l’intransigeance présage et provoque la guerre. Ce rappel réprouve non la religion mais l’intégrisme religieux, condamne non la bienveillance pastorale mais l’appel au combat au nom de l’orthodoxie. Quels que soient leurs mobiles, il arrive à des chefs intransigeants, religieux comme non religieux, d’éveiller, de cultiver et d’exploiter le ressentiment, la haine et la rage de désespérés qui s’en défoulent dans l’agression et la violence.

Peu de personnes adhèrent consciemment, donc librement, à une religion. Pour l’immense majorité, leurs parents l’ont choisie pour eux et, devenus adultes, les enfants la mettent rarement en question. Elle se transmet ainsi de génération en génération. En contester les dogmes, en transgresser les traditions, faire fi de ses rites peut entraîner l’exclusion et, au dire de certaines autorités, une éternité de souffrances infernales plutôt que de félicité céleste après la mort.

Difficile de libérer l’imagination d’un tel amalgame de représentations hallucinantes et intimidantes. Le croyant qui y parvient peut cependant vivre sereinement avec sa foi s’il sait distinguer son croire de son savoir et se plier aux données vérifiées du su quand elles contredisent les visions invérifiables du cru.

La paix est possible entre voisins de religions aux pratiques discordantes si les fidèles des unes et des autres s’abstiennent de conduites provocantes. Est-il aberrant, toutefois, de compter que les nouveaux venus reconnaîtront et respecteront les lois, les règlements, les us et les coutumes de la société qui les accueille, et de compter qu’ils s’y accommoderont? Pourtant, la Cour suprême du Canada (CSC) a décrété que, au contraire, les chartes du Québec et du Canada imposent à la société d’accueil le fardeau d’assouplir ses lois, ses règlements, et jusqu’à son régime de contrats pour accommoder les pratiques religieuses non conformes.

Il importe de s’interroger sur la nature et l’ampleur de cette obligation. Dans un jugement majoritaire à cinq contre quatre, rédigé par le juge Frank Iacobucci dans le litige Amselem c. le Syndicat Northcrest1, la CSC a décrété que « [c]’est le caractère religieux ou spirituel d’un acte qui [en] entraîne la protection, non le fait que son observance soit obligatoire ou perçue comme telle » (mon italique). Selon le même jugement, la protection des chartes s’étend aux pratiques religieuses dictées par toute croyance sincère, fût-elle éphémère. Aussi, selon la CSC, ce serait diminuer la liberté du croyant que d’en exiger, pour démontrer sa sincérité, « la preuve des pratiques établies d’une religion ». Bref, on circonscrit soi-même les limites de sa liberté religieuse, et celle-ci possède une élasticité illimitée. Cette doctrine vaut d’ailleurs pour les membres de la société d’accueil comme pour les nouveaux venus.

Vu qu’à elle seule la sincérité du croyant exige des accommodements, pourquoi des particuliers comme des sectes de toutes confessions ne pourraient-ils pas en exiger pour des pratiques prétendument sincères, mais malsaines? Fondé sur une conception de la religion définie subjectivement et extensible à l’infini, ce jugement de la CSC, tel que formulé, ne prévoit aucun garde-fou : au nom de fantaisies que l’on n’a pas encore imaginées, il permet de circonvenir aux lois, aux règlements, aux contrats et risque ainsi de provoquer de sérieux troubles et de graves désordres.

La liberté de religion, me semble-t-il, ne saurait être absolue : elle a des limites qu’il importe de circonscrire avec discernement.

Cependant, vu les contraintes de la doctrine sous-jacente à ce jugement de la CSC, la solution au problème des rapports à Outremont entre la minorité hassidique et la majorité exigera de l’adresse et du tact, et de la patience, à tout le moins jusqu’à sa modification éventuelle par une jurisprudence mieux éclairée ou l’invocation, éventuelle elle aussi, par l’Assemblée nationale de la disposition dérogatoire (« clause nonobstant ») de la charte canadienne.

Le Conseil de notre arrondissement réglemente le bâtiment, le zonage, etc. Il arrive que ses ordonnances soulèvent des protestations et provoquent des contestations judiciaires, surtout de la part de hassidim. C’est pourtant son devoir que de promulguer des règlements à la lumière de considérations esthétiques, entre autres, pour pérenniser l’élégance de l’espace public et du parc immobilier, notamment du parc résidentiel; c’est le devoir du Comité consultatif d’urbanisme (CCU) que de formuler des recommandations pour la protéger et la perpétuer.

Les chefs de la communauté hassidique et leurs procureurs ont récemment invoqué je ne sais quel argument – la doctrine de l’obligation d’accommodement religieux peut-être? – pour faire capituler, le 2 mars dernier, l’administration Tomlinson à leur demande de permis pour l’aménagement d’une synagogue en plein secteur de restauration, malgré le résultat pourtant clair du référendum du 20 novembre 2016.

La concorde à Outremont dépendra non seulement de l’issue de ce projet mais, à plus longue échéance, de la disposition des chefs de la communauté hassidique à encourager leurs coreligionnaires à s’accommoder raisonnablement à des lois, des règlements, des us et des coutumes depuis longtemps enracinés chez la majorité auprès de laquelle, à partir de la fin de la Seconde Grande Guerre, ils ont choisi de continuer leur vie.

Outremont est une société multiconfessionnelle de chrétiens, de hassidim, de quelques personnes de traditions autres et de nombreux laïcs ne professant aucune religion. Consentir, comme certains le revendiquent, à l’aménagement de l’espace public et à la réglementation des comportements selon les exigences des chefs d’une religion, fût-elle même majoritaire, instituerait un régime théocratique pour les membres de cette religion à côté d’un régime laïque pour tous les autres, multipliant et aggravant de la sorte les occasions de conflit. Dans le jugement portant sur la cause Amselem c. le Syndicat Northcrest, la CSC a dissocié la liberté de religion de la responsabilité envers autrui; de plus, vu le contexte, elle a ouvert toute grande la porte à l’impérialisme religieux colonisateur et à l’obscurantisme.

La foi religieuse ne repose pas sur des faits avérés et reconnus universellement. Toute religion est fondée sur une tradition orale ou écrite, ou les deux, à laquelle adhèrent les fidèles persuadés par des témoignages qu’ils estiment dignes de confiance. Les obligations concrètes qu’elle ordonne peuvent différer de celles prescrites par d’autres religions. Si l’on tient à éviter les conflits là où, comme à Outremont, plusieurs religions se côtoient, il faut, pour réglementer la vie en commun, recourir à des considérations objectives que tous peuvent reconnaître, mais surtout à la raison.

Les décisions réglementant les comportements dans notre arrondissement sont prises, après débat, par le Conseil à la majorité des voix. Une saine discussion éclaire un problème pour permettre l’entente sur une solution grâce à un large consensus. Cela exige la volonté, de la part de tous, de comprendre le point de vue des autres. À Outremont, cependant, le devoir, décrété par la CSC, d’accommoder tous azimuts les convictions religieuses a mis entre les mains des chefs de la minorité hassidique un puissant atout qu’ils invoquent à répétition; dans l’avenir, ce pourrait les chefs d’une autre confession. L’administration Tomlinson, elle, y trouve un prétexte commode pour abdiquer sa responsabilité de défendre l’intérêt général, y compris celui des générations à venir.

Impossible d’imposer la bonne foi, la bonne volonté et le savoir-vivre. Si les chefs hassidiques ne se font pas un point d’honneur de les pratiquer et si, comme certains de ses prédécesseurs, notre maire continue de croire pouvoir les y acheminer par la complaisance, Outremont est condamné à endurer, pendant longtemps encore, des conflits tels ceux que nous connaissons depuis plus d’une décennie.

Pierre Joncas
Auteur des Accommodements raisonnables entre Hérouxville et Outremont, Les PUL (Presses de l’Université Laval), Québec, 2009

1. https://scc-csc.lexum.com/scc-csc/scc-csc/fr/item/2161/index.do

Partagez sur
1 commentaire
powered by social2s

Devoirs d’accommodement

Détails
COURRIER DES LECTEURS
Publication : 21 septembre 2020
Par M. Pierre Joncas

L’Histoire de l’Occident l’illustre, l’intransigeance de chefs religieux – chrétiens, juifs, musulmans – a souvent entraîné des conflits entre fidèles de religions différentes, entre coreligionnaires de confessions distinctes, et entre sectes d’une même confession. [...]

Lettre d'opinion +
powered by social2s

Outremont sur la pente raide

Détails
COURRIER DES LECTEURS
Publication : 3 septembre 2020
Par M. Nicolas Bugard

Le Journal d'Outremont vous encourage à nous communiquer vos lettres d'opinion. La rédaction se réserve le droit d'éditer les textes qui lui sont soumis pour en faciliter la lecture et la compréhension. Ne seront retenus que les textes sur des sujets pertinents, utilisant un langage non-discriminatoire, non-injurieux, sans aucun propos non fondé qui aurait pour but de nuire à la réputation d'une personne ou d'un groupe, et écrit dans un français correct. Le Journal d'Outremont se dégage totalement des propos publiés et n'assume aucune responsabilité quant à leur contenu. Vous pouvez nous communiquer votre missive par courriel en y indiquant votre nom et votre adresse, même si le numéro civique de celle-ci ne sera pas publié. : info@journaloutremont.com. Vous pouvez réagir à un propos en cliquant sur Ajouter un commentaire.


Je fais écho aux articles récents sur le délabrement de l’environnement et de la vie civile à Outremont. Je ne reviendrais pas ici sur les problématiques importantes liées aux permis de construire ou application des règles de zonage.

Ruelle à Outremont, mercredi 2 septembre 2020. PHOTO LE JOURNAL D’OUTREMONT

J'aimerais juste prendre l'exemple de la dégradation du district Claude Ryan. Cela fait pour ma part maintenant plus de 2 ans, avec des dizaines d'emails et de photos, que je signale aux autorités en charge la présence continue de poubelles, détritus et dépôts de résidus de construction dans la ruelle Hutchinson/Durocher, entre Bernard et St Viateur.

S'ajoutent à cela le non-respect régulier des règles de stationnement et celles relatives aux horaires des travaux de construction. Au-delà des désagréments quotidiens que cela occasionne - saletés, odeurs, bruits, difficultés d'accès a la cour arrière -, il m'apparait que nous faisons face à un rejet franc de la part de certains habitants des règles de bienséance et de vie en commun, aggravé, encouragé (?), par l'attitude des autorités.

L’inertie totale de la conseillère d'arrondissement est à cet égard problématique. Les règlements sont clairs et doivent être appliqués de manière équitable, sans arrière-pensée électoraliste, préférence communautaire ou autre. Je n'ose croire à un 2 poids 2 mesures à Outremont mais ne demande qu'à être rassuré du contraire par une action forte des services municipaux, dans la durée, pour mettre fin aux incivilités et faire appliquer le droit.

La concorde n'existe plus à Outremont en raison du laxisme voire de la complaisance de la Mairie. L'affrontement est généralisé, que ce soit en séance du conseil ou dans différents écrits. Le vivre à côté a remplacé le vivre ensemble. Je rappellerai à M. le Maire sa déclaration : « La prémisse de base d’une administration responsable est de répondre aux demandes de ses citoyennes et citoyens » (M. Tomlinson, Le Journal d'Outremont, 24 octobre 2019). Puisse-t-il s’en inspirer pour agir. Pour faire le bien. Enfin.



Partagez sur
3 commentaires
powered by social2s

Outremont sur la pente raide

Détails
COURRIER DES LECTEURS
Publication : 3 septembre 2020
Par M. Nicolas Bugard

Je fais écho aux articles récents sur le délabrement de l’environnement et de la vie civile à Outremont. Je ne reviendrais pas ici sur les problématiques importantes liées aux permis de construire [...]

Lettre d'opinion +
powered by social2s

Outremont autrement

Détails
COURRIER DES LECTEURS
Publication : 28 août 2020
Par M. Paul Sidani

Le Journal d'Outremont vous encourage à nous communiquer vos lettres d'opinion. La rédaction se réserve le droit d'éditer les textes qui lui sont soumis pour en faciliter la lecture et la compréhension. Ne seront retenus que les textes sur des sujets pertinents, utilisant un langage non-discriminatoire, non-injurieux, sans aucun propos non fondé qui aurait pour but de nuire à la réputation d'une personne ou d'un groupe, et écrit dans un français correct. Le Journal d'Outremont se dégage totalement des propos publiés et n'assume aucune responsabilité quant à leur contenu. Vous pouvez nous communiquer votre missive par courriel en y indiquant votre nom et votre adresse, même si le numéro civique de celle-ci ne sera pas publié. : info@journaloutremont.com. Vous pouvez réagir à un propos en cliquant sur Ajouter un commentaire.


La pandémie n’a pas seulement frappé tragiquement la population, elle a réveillé des plans ambitieux cachés dans les tiroirs de la Mairie. Pendant les premières semaines de confinement, la quiétude régnait dans les chaumières encore engourdies par l’hiver, mais à la fin du printemps, alors que la vigilance était tombée, le monstre administratif s’est réveillé.

Les Outremontais ont vu surgir comme des bourgeons des pancartes jaunes, des poteaux verts, des cônes orange, des blocs de ciment, des affiches proclamant quantité de rues barrées. PHOTO LE JOURNAL D’OUTREMONT ARCHIVES.

Les Outremontais stupéfaits ont vu surgir comme des bourgeons des pancartes jaunes, des poteaux verts, des cônes orange, des blocs de ciment, des affiches proclamant quantité de rues barrées. L’état de siège était-il déclaré? Des tranchées ont été creusées, des camions ont hurlé et des marteaux-piqueurs ont bombardé.

En quelques jours notre arrondissement bienveillant s’est métamorphosé : notre quartier devait-il accueillir le Tour de France ou le Giro d’Italie? Les vélos chargent! Conquérants, arrogants, ils bousculent les rares piétons qui s’étaient aventurés sur les trottoirs ou dans les rues nouvellement piétonnières. Désormais, il n’y en a plus que pour la mobilité active : que vous ayez 30 ans ou 80 ans, qu’il pleuve, vente ou neige, il vous faudra faire vos emplettes à vélo, à trottinette ou au pas de course!

Les places de stationnement — désormais inutiles — ont été confisquées. Les aides-soignants ne peuvent se rendre au chevet de leurs patients, les commerçants ne reçoivent plus leurs livraisons. Pour se déplacer, il est impossible de se fier aux G.P.S déroutés par les fermetures de rues intempestives; il faut désormais s’orienter grâce aux clochers d’églises d’Outremont ou à la position du Soleil.

Les piétons téméraires, qui se hasardent par nécessité à sortir de chez eux, sont masqués en raison de l’épidémie, mais aussi pour ne pas être reconnus et afin de cacher leur désarroi. De dos-d’âne en dos-d’âne, les automobilistes jouent à saute-mouton et jettent un regard ahuri aux panneaux de signalisation indiquant 30 km, vitesse qu’ils ne pourront jamais atteindre!

Vivement l’hiver, pensent-ils. Les brèches seront peut-être colmatées, mais dans les rues rendues enfin à la circulation (espérons-le), que deviendront les plantes tropicales et le mobilier de rue d’un design douteux? La question se pose : les électeurs ont-ils signé un chèque en blanc pour cet extravagant remodelage de nos artères sans avoir donné leur consentement éclairé?

Paul Sidani m. d.
Chemin de la Côte-Sainte-Catherine



Partagez sur
Ajouter un commentaire
powered by social2s

Page 19 sur 48

  • Début
  • Précédent
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 18
  • 19
  • 20
  • 21
  • 22
  • 23
  • Suivant
  • Fin
Remax Frederic Guilmard bardagi lana Pantonal manifeste medias outremont station mont-royal
outremont station mont-royal

Le journal d'Outremont

  • Nouvelles
  • Courrier des lecteurs
  • Outremont Gourmand
  • Voyages
  • Immobilier
  • Galerie-Outremont en photos
  • Galerie-Outremont en peinture
  • L'arrondissement
 

Pour nous contacter

T. 514 276-0386
F. 514 273-9660
 
 
Le Journal d’Outremont
1175, av. Bernard Ouest, bureau 200
Outremont (QC) H2V 1V5
 
info@journaloutremont.com
 

Infolettre

Recevez votre journal gratuitement chaque semaine.
Abonnez-vous à l'infolettre!

 

Éditeur :René Soudre
Assistante à l’édition : Marili Soudre-Lavoie
Rédacteur en chef : René Soudre
Collaborateurs : Julie Turgeon, Viktor Lavoie, Emmanuelle Beaubien, Carla Geib, Alexis Drapeau-Bordage, Hélène Côté, Laetitia Arnaud-Sicari
Photos : Marili Soudre-Lavoie
Administration : Hélène Lavoie
Ventes : Marili Soudre-Lavoie, René Soudre

© Journal d'Outremont 2014-2025

MENU

  • NOUVELLES

    NOUVELLES

    • Archives

      Archives

  • VOYAGES

    VOYAGES

    • CANADA

      CANADA

      • Île-du-Prince-Édouard

        Île-du-Prince-Édouard

      • Nouvelle-Écosse

        Nouvelle-Écosse

      • Terre-Neuve

        Terre-Neuve

      • Terre-Neuve 2

        Terre-Neuve 2

    • QUÉBEC

      QUÉBEC

      • Bas-Saint-Laurent

        Bas-Saint-Laurent

      • Cantons-de-l'Est

        Cantons-de-l'Est

      • Cantons-de-l'Est 2

        Cantons-de-l'Est 2

      • Cantons-de-l'Est 3

        Cantons-de-l'Est 3

      • Charlevoix

        Charlevoix

      • Charlevoix 2

        Charlevoix 2

      • Charlevoix 3

        Charlevoix 3

      • Charlevoix 4

        Charlevoix 4

      • HÔTELS OTL

        HÔTELS OTL

      • Lanaudière

        Lanaudière

      • Laurentides

        Laurentides

      • Laurentides 2

        Laurentides 2

      • Laurentides 3

        Laurentides 3

      • Laurentides 4

        Laurentides 4

      • Mauricie

        Mauricie

      • Outaouais

        Outaouais

      • Outaouais 2

        Outaouais 2

      • Saguenay-Lac-Saint-Jean

        Saguenay-Lac-Saint-Jean

      • Ville de Québec

        Ville de Québec

    • ÉTATS-UNIS

      ÉTATS-UNIS

      • Californie

        Californie

      • Maine

        Maine

      • Maine 2

        Maine 2

      • Massachusetts

        Massachusetts

      • New Hampshire

        New Hampshire

      • New-York

        New-York

    • AMÉRIQUE CENTRALE

      AMÉRIQUE CENTRALE

      • Honduras

        Honduras

    • Îles du monde

      Îles du monde

      • CUBA

        CUBA

      • LA DOMINIQUE

        LA DOMINIQUE

      • GUADELOUPE

        GUADELOUPE

      • SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON

        SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON

    • EUROPE

      EUROPE

      • Pays-Bas

        Pays-Bas

      • République tchèque

        République tchèque

    • HÔTELS LE GERMAIN

      HÔTELS LE GERMAIN

  • IMMOBILIER

    IMMOBILIER

  • GALERIE

    GALERIE

    • Outremont en photos

      Outremont en photos

    • Outremont en peinture

      Outremont en peinture

  • L'ARRONDISSEMENT

    L'ARRONDISSEMENT

  • ÉDITIONS PASSÉES

    ÉDITIONS PASSÉES

À propos des cookies sur ce site

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez les fichiers témoins (aussi appelés "cookies"). Nous les utilisons pour vous offrir une expérience en ligne agréable ainsi que pour analyser le trafic du site. Pour en savoir plus sur les fichiers témoins, veuillez consulter notre politique de confidentialité.

Politique de confidentialité