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Outremont autrement

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COURRIER DES LECTEURS
Publication : 28 août 2020
Par M. Paul Sidani

La pandémie n’a pas seulement frappé tragiquement la population, elle a réveillé des plans ambitieux cachés dans les tiroirs de la Mairie. Pendant les premières semaines de confinement, la quiétude régnait dans les chaumières [...]

Lettre d'opinion +
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Voie piétonne de la rue Bernard: un échec lamentable

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COURRIER DES LECTEURS
Publication : 27 août 2020
Par M. Guy Patenaude

Le Journal d'Outremont vous encourage à nous communiquer vos lettres d'opinion. La rédaction se réserve le droit d'éditer les textes qui lui sont soumis pour en faciliter la lecture et la compréhension. Ne seront retenus que les textes sur des sujets pertinents, utilisant un langage non-discriminatoire, non-injurieux, sans aucun propos non fondé qui aurait pour but de nuire à la réputation d'une personne ou d'un groupe, et écrit dans un français correct. Le Journal d'Outremont se dégage totalement des propos publiés et n'assume aucune responsabilité quant à leur contenu. Vous pouvez nous communiquer votre missive par courriel en y indiquant votre nom et votre adresse, même si le numéro civique de celle-ci ne sera pas publié. : info@journaloutremont.com. Vous pouvez réagir à un propos en cliquant sur Ajouter un commentaire.


Depuis le début de l’été, l’arrondissement a aménagé une voie piétonne sur trois sections de la rue Bernard. Si l’idée est intéressante, le résultat, lui, est pour le moins mitigé.

D’après l’auteur de cette lettre, l’immense majorité des cyclistes continuent de rouler dans la voie piétonne, alors que la signalisation indique qu’ils doivent marcher à côté de leur vélo. PHOTO JOURNAL D’OUTREMONT

D’abord par le côté esthétique de l’aménagement. Ces immenses blocs de béton sont d’une laideur désolante, et ce n’est surtout pas en les peignant de couleurs criardes qu’on en améliore l’apparence. Il aurait pourtant été si simple d’installer des bacs à fleurs comme on a fait dans d’autres arrondissements !

Puis par une signalisation particulièrement déficiente et confuse. Au tout début, la signalisation indiquant que les cyclistes doivent marcher à côté de leur vélo sur ces trois bouts de rue était minuscule et plusieurs cyclistes ne la voyaient tout simplement pas. Suite à des plaintes d’un grand nombre de citoyens, le maire Tomlinson a affirmé que des correctifs seraient apportés pour empêcher que les cyclistes ne roulent (souvent à grande vitesse) sur cette voie piétonne et compromettent la sécurité des gens qui y déambulent. On a alors simplement posé des affiches plus grandes que les cyclistes ne peuvent pas rater, mais l’immense majorité des cyclistes les ignorent et continuent de rouler dans la voie piétonne. Cyclistes qui roulez entre les piétons et qui croyez ne pas représenter un danger parce que vous circulez lentement, vous faites erreur! D’une part parce que, en ne respectant pas la réglementation, vous incitez d’autres cyclistes à faire de même et un grand nombre d’entre eux roulent alors à grande vitesse. D’autre part, beaucoup de personnes se sentent menacées par le va-et-vient incessant des cyclistes.

C’est le cas d’un grand nombre de personnes d’un certain âge, mais aussi de parents de jeunes enfants qui veulent légitimement profiter de cet espace pour venir relaxer en famille. Après l’installation d’une signalisation plus visible, l’arrondissement n’a rien fait pour corriger la situation. Il y a quelques jours, j’ai eu l’occasion de discuter avec un policier superviseur du poste 26 dont dépend l’arrondissement d’Outremont. Celui-ci m’a confirmé que jamais l’arrondissement n’avait demandé que les policiers patrouillent régulièrement la voie piétonne et interpellent les récalcitrants en donnant s’il y a lieu des contraventions. À ceux qui m’accusent de faire la chasse aux cyclistes, je réponds que, étant moi-même cycliste occasionnel, je suis fort heureux que l’arrondissement ait aménagé toutes ces pistes cyclables. Tant mieux si vous avez obtenu ce que vous réclamiez. Les piétons, eux, réclament maintenant trois bouts de rue (trois !) dans tout l’arrondissement et vous nous le refusez ? Alors que je lui parlais de la problématique des vélos sur la rue Bernard, la conseillère de mon district, Mme Valérie Patreau, m’a pourtant affirmé au téléphone que les piétons constituaient une priorité du conseil d’arrondissement. Je dois plutôt en conclure, à l’instar de nombreux citoyens, que Projet Montréal n’en a que pour les cyclistes.

Enfin, il me semble inacceptable que l’arrondissement ne tienne aucun compte de la qualité de vie des résidents de la rue Bernard qui habitent à proximité et n’intervienne pas pour interdire cette musique infernale et distorsionnée diffusée par des haut-parleurs jusque tard en soirée. Je sais qu’ils sont nombreux à souffrir de cette situation. Ces résidents sont pourtant des citoyens à part entière, mais aussi sont parmi ceux et celles qui, toute l’année durant, font vivre ces commerces.

Guy Patenaude
Boul. Dollard, Outremont



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Voie piétonne de la rue Bernard: un échec lamentable

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COURRIER DES LECTEURS
Publication : 27 août 2020
Par M. Guy Patenaude

Depuis le début de l’été, l’arrondissement a aménagé une voie piétonne sur trois sections de la rue Bernard. Si l’idée est intéressante, le résultat, lui, est pour le moins mitigé. [...]

Lettre d'opinion +
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Retour sur l’affaire du 34 Maplewood

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COURRIER DES LECTEURS
Publication : 25 août 2020
Par M. Pierre Joncas

Dans des lettres d’opinion du 23 janvier1 et du 18 février2, je m’étais indigné des propos du maire Philipe Tomlinson expliquant son refus d’intervenir pour redresser les dommages causés à une propriété mitoyenne [...]

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Retour sur l’affaire du 34 Maplewood

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COURRIER DES LECTEURS
Publication : 25 août 2020
Par M. Pierre Joncas

Le Journal d'Outremont vous encourage à nous communiquer vos lettres d'opinion. La rédaction se réserve le droit d'éditer les textes qui lui sont soumis pour en faciliter la lecture et la compréhension. Ne seront retenus que les textes sur des sujets pertinents, utilisant un langage non-discriminatoire, non-injurieux, sans aucun propos non fondé qui aurait pour but de nuire à la réputation d'une personne ou d'un groupe, et écrit dans un français correct. Le Journal d'Outremont se dégage totalement des propos publiés et n'assume aucune responsabilité quant à leur contenu. Vous pouvez nous communiquer votre missive par courriel en y indiquant votre nom et votre adresse, même si le numéro civique de celle-ci ne sera pas publié. : info@journaloutremont.com. Vous pouvez réagir à un propos en cliquant sur Ajouter un commentaire.


Dans des lettres d’opinion du 23 janvier1 et du 18 février2, je m’étais indigné des propos du maire Philipe Tomlinson expliquant son refus d’intervenir pour redresser les dommages causés à une propriété mitoyenne par d’importants travaux enfreignant les règlements au 34, Maplewood. Je l’ignorais à l’époque, mais j’ai appris depuis que les infractions commises avaient entraîné des impacts négatifs pour les propriétés de part et d’autre du 34 et provoqué des plaintes des deux auprès de l’ombudsman de Montréal, Me Johanne Savard.

Avenue Maplewood, Outremont. PHOTO JOURNAL D’OUTREMONT ARCHIVES

Dans son rapport pour l’année 2018, Me Savard reconnut le bien-fondé des plaintes des voisines. Elle formula plusieurs recommandations pour corriger cette injustice. À l’assemblée publique du Conseil d’arrondissement du 2 décembre 2019, le maire Tomlinson imputa le problème à l’incurie d’une administration qui, à la lecture du rapport, semble avoir été essentiellement la sienne. En qualifiant hautainement de « frustration » le mécontentement des voisins, il commenta : « Nous faisons fi de quelques commentaires de l’ombudsman. On a consacré beaucoup de temps, beaucoup d’argent et nous choisissons de mettre enfin un terme à ce dossier; on arrête de dépenser… On va faire quelque chose la prochaine fois3 ». Il ne précisa ni les heures, ni les dollars. Quant aux quelques commentaires, c’étaient non des commentaires mais des recommandations, et ce n’en étaient pas quelques unes mais la majorité, dont les plus importantes pour les voisins.

À l’époque, tout en réprouvant la capitulation du maire, et naïvement peut-être, j’avais attribué sa désinvolture à l’usure et la perspective de dépenses supplémentaires pour l’arrondissement. De nouveaux renseignements me portent à me demander si, au contraire, M. Tomlinson n’avait pas un mobile encore plus inquiétant.

Récemment, des citoyens ont affirmé par écrit – autrement, je n’en aurais rien su – que, lors de la campagne électorale municipale d’octobre 2017, le propriétaire du 34, Maplewood, était aussi celui du 1465, Van Horne, local du quartier général à Outremont de l’équipe de Projet Montréal dirigée par Philipe Tomlinson. Quiconque en doute peut vérifier au site du rôle d’évaluation de Montréal pour le 34, Maplewood, et à celui du registraire des entreprises pour le 9284-4695 Québec Inc., dont voici les liens :
https://servicesenligne2.ville.montreal.qc.ca/sel/evalweb/index
https://www.registreentreprises.gouv.qc.ca/RQAnonymeGR/GR/GR03/GR03A2_19A_PIU_RechEnt_PC/PageRechSimple.aspx?T1.CodeService=S00436&Clng=F&WT.co_f=27163f97231c6a619091597674108843

En réponse à des questions aux assemblées publiques du Conseil, le maire Tomlinson s’est toujours gardé de dévoiler ce lien de locataire à locateur entre lui-même et son parti, d’une part, et le propriétaire du 34, Maplewood, d’autre part. C’est pourtant à son initiative que, le 2 décembre 2019, le Conseil d’arrondissement adopta une ordonnance pour régulariser des travaux effectués en infraction aux règlements.

Le maire Tomlinson consentira-t-il à reconnaître et à expliquer ces faits troublants que, jusqu’à présent, il a soigneusement dissimulés?

Pour conclure, je rappelle cet aphorisme de Montesquieu : « Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous ». Si, comme je le crois, Montesquieu avait raison, et si à Outremont l’opinion publique ne se mobilise pas clairement et fermement pour exiger le redressement de l’injustice infligée aux voisins du 34, Maplewood, l’incompétence ou l’arbitraire répréhensibles éventuels d’un maire à venir exposeront de nouveau les citoyens, sans exception et en perpétuité, à des abus comparables.

Pierre Joncas

1. Une ordonnance injuste du Conseil, http://journaloutremont.com/nouvelles/opinions/une-ordonnance-injuste-du-conseil-2
2. Les recommandations de l’ombudsman, http://journaloutremont.com/nouvelles/opinions/les-recommandations-de-l-ombudsman-2
3. Voir « LUNDI FOU » AU CONSEIL par Michel Joanny-Furtin, publié le 5 décembre 2019 dans Le Journal d’Outremont, et visionner l’enregistrement de la séance du Conseil du 2 décembre à partir de 1h44’28”, et surtout de 1h51’.


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Le tiers monde à Outremont !

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COURRIER DES LECTEURS
Publication : 21 août 2020
Par Mme Elizabeth Little

Il y a déjà trois semaines, nous avons reçu une communication de l’arrondissement d’Outremont en trois langues : français, anglais et hébreux intitulée : ‘Halte aux dépôts illégaux!’. Cette notice affirmait que ‘L’arrondissement combat [...]

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Le tiers monde à Outremont !

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COURRIER DES LECTEURS
Publication : 21 août 2020
Par Mme Elizabeth Little

Le Journal d'Outremont vous encourage à nous communiquer vos lettres d'opinion. La rédaction se réserve le droit d'éditer les textes qui lui sont soumis pour en faciliter la lecture et la compréhension. Ne seront retenus que les textes sur des sujets pertinents, utilisant un langage non-discriminatoire, non-injurieux, sans aucun propos non fondé qui aurait pour but de nuire à la réputation d'une personne ou d'un groupe, et écrit dans un français correct. Le Journal d'Outremont se dégage totalement des propos publiés et n'assume aucune responsabilité quant à leur contenu. Vous pouvez nous communiquer votre missive par courriel en y indiquant votre nom et votre adresse, même si le numéro civique de celle-ci ne sera pas publié. : info@journaloutremont.com. Vous pouvez réagir à un propos en cliquant sur Ajouter un commentaire.


Il y a déjà trois semaines, nous avons reçu une communication de l’arrondissement d’Outremont en trois langues : français, anglais et hébreux intitulée : ‘Halte aux dépôts illégaux!’. Cette notice affirmait que ‘L’arrondissement combat la malpropreté dans votre quartier’, que des ‘Sanctions’ seraient émises, que ‘Votre contribution est importante’ et nous indiquait quoi faire si nous étions témoins de dépôts illégaux.

Photo prise le vendredi 21 août à 9h30, au lendemain de la collecte des ordures ménagères, ruelle entre les avenues Hutchison et Durocher, angle Lajoie. PHOTO LE JOURNAL

Mon conjoint et moi nous sommes réjouis de cette annonce : la ruelle derrière notre domicile est remplie de vieilles poubelles (j’en ai compté 14 entre mon garage et le coin de la rue) parfois défoncées, de bacs à compostage et à recyclage en mauvais état, souvent ouverts, avec (dedans et surtout dehors) des ordures de toutes sortes (eh oui, y compris des couches pleines de m….), survolés par de nombreux insectes et oiseaux et certainement visités par divers rongeurs la nuit. Quand le camion de vidanges passe, il vide les poubelles mais ne ramasse pas les ordures éparpillées par terre.

Depuis, les démarches de mon conjoint se multiplient : appels aux travaux publics d’Outremont (3 fois, et obtention d’un numéro de dossier : le # 2074723), courriels avec photos à la sécurité publique (1 fois), courriels avec photos à la direction de l’arrondissement (2 fois). Chaque appel téléphonique requiert 30 à 40 minutes d’attente avant de parler à quelqu’un. Aucun accusé de réception ni de réponse à aucun courriel n’a été obtenu.

Une personne à la réception des travaux publics nous a affirmé que le nécessaire avait été fait : en effet, des affiches en papier avaient été collées sur les poubelles indiquant qu’il était interdit de laisser les poubelles en permanence dans la ruelle. Vous pensez bien que ces petites affiches sont venues s’ajouter aux ordures qui, elles, ne sont jamais disparues. Pourquoi ne pas ramasser tout simplement les poubelles après le jour de la collecte? Les fautifs seraient obligés d’en racheter et ils corrigeraient peut-être leur comportement. On pourrait aussi exiger que chaque bac soit identifié par une adresse, ce qui permettrait de donner des amendes à qui de droit.

Nos démarches ont commencé le 17 juillet, nous sommes maintenant le 20 août… Notre coin de ruelle pourrait être celui d’un pays du tiers monde.

J’ai donc rappelé le 311 ce matin et j’ai parlé à un monsieur très gentil, compatissant et réceptif. Il m’a promis de faire suivre mes doléances à qui de droit. Encore une fois... Mais moi, de mon côté je me mets à rêver de sortir toutes ces poubelles au milieu de la rue St-Viateur! Que faut-il faire à Outremont pour que la plus élémentaire propreté soit imposée à tous?

Suivi de la lettre de Elizabeth Little sur le grave problème d'insalubrité à Outremont

Une lettre d’opinion de M. Normand Roy

Je suis le conjoint de Mme Little. (…). J'ai lu les lettres d'autres résidents exaspérés et désespérés, dont Mme Cinq-Mars, ancienne mairesse de notre arrondissement, de M. Pierre Joncas, et particulièrement de Mme Jacinthe Gauthier, une voisine très proche, qui annonce sa décision de quitter le quartier après 3 années. Je suis attristé de sa décision. Mais je comprends Mme Gauthier. J'habite Outremont depuis 30 ans, un lieu que j'ai aimé et que j'aime encore. Mais tout comme Mme Gauthier, je songe à le quitter parce qu'il devient invivable. Pas à cause des Hassidim mais à cause de la turpitude de nos autorités. Une omerta règne à Outremont. Nos appels téléphoniques et nos courriels, à la mairie, à la conseillère d'arrondissement, à la direction de l'arrondissement, au responsable de la salubrité, au 311, à la sécurité publique, tous ces appels logés depuis plus d'un mois restent sans réponse. Une loi du silence règne dans notre arrondissement, un règne de la peur qui empêche des fonctionnaires et des serviteurs publics dévoués de faire leur travail, d'appliquer les règlements avec équité mais avec détermination. Je songe à un mouvement de résistance pacifique mais inflexible, comme ceux menés actuellement ailleurs sur la planète par des gens qui en ont assez du «boys'club» des nantis, des puissants, des corrompus, des autocrates, des magouilleurs de toute espèce. Ai-je des coreligionnaires? Nous pourrions faire des choses inédites, des choses dérangeantes, des choses qui feraient honte aux sépulcres blanchis, nous pourrions agir, nous pourrions nous amuser! Pourquoi pas?



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À quel prix la concorde?

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COURRIER DES LECTEURS
Publication : 10 août 2020
Par M. Pierre Joncas

Le Journal d'Outremont vous encourage à nous communiquer vos lettres d'opinion. La rédaction se réserve le droit d'éditer les textes qui lui sont soumis pour en faciliter la lecture et la compréhension. Ne seront retenus que les textes sur des sujets pertinents, utilisant un langage non-discriminatoire, non-injurieux, sans aucun propos non fondé qui aurait pour but de nuire à la réputation d'une personne ou d'un groupe, et écrit dans un français correct. Le Journal d'Outremont se dégage totalement des propos publiés et n'assume aucune responsabilité quant à leur contenu. Vous pouvez nous communiquer votre missive par courriel en y indiquant votre nom et votre adresse, même si le numéro civique de celle-ci ne sera pas publié. : info@journaloutremont.com. Vous pouvez réagir à un propos en cliquant sur Ajouter un commentaire.


Monsieur le maire,
Si je vous ai compris, dans le film Outremont et les hassidim (à partir de 2 minutes 45 secondes) vous reconnaissiez les conséquences fâcheuses des affrontements entre cette minorité religieuse et la majorité outremontaise composée d’adhérents de confessions autres et de non-croyants. Vos propos y intimaient l’intention de promouvoir la concorde entre les deux. Si je comprends notre milieu, la majorité y souhaite un régime de gouverne laïque, non par hostilité envers les hassidim mais par crainte que l’influence prépondérante de leurs têtes dirigeantes à l’hôtel d’arrondissement n’amoindrisse notre qualité de vie.

Un laisser-aller maintenant répandu et des dérogations arbitraires fréquentes, effacent peu à peu le charme d’Outremont. PHOTO JOURNAL D’OUTREMONT

L’Outremont d’aujourd’hui est le fruit d’une histoire qui remonte à 1875. Son élégance et son charme particuliers ont pour assise, entre autres, des résidences d’une simplicité raffinée, l’harmonie des éléments du parc immobilier, la propreté des rues, la salubrité longtemps exemplaire des ruelles, etc. Hélas, un laisser-aller maintenant répandu et des dérogations arbitraires fréquentes, inexplicables autrement que par favoritisme clientéliste, l’effacent peu à peu. Ce charme s’alimente aux joies simples comme celle, l’été, de partager un repas entre amis en conversation tranquille à la table d’un excellent restaurant sur une terrasse de l’avenue Bernard, par exemple, comme celle aussi de fréquenter à longueur d’année des commerces de proximité pour s’approvisionner en produits de qualité avec, en prime, le sourire chaleureux d’une caissière.

Les Outremontais de longue date tiennent ardemment à cette élégance et ce charme. Hérités des générations passées, ils les entretiennent avec fierté et plaisir. Ceux arrivés plus récemment y tiennent autant. Pour la plupart, ils sont venus les chercher; ils s’évertuent donc aussi à les entretenir avec fierté et plaisir. Les uns comme les autres les voient disparaître avec tristesse.

L’agencement judicieux de règlements prudemment conçus et délicatement accordés a engendré et longtemps perpétué ces bienfaits; de génération en génération, le savoir-faire de dirigeants éclairés et adroits y a vu. En altérer négligemment l’équilibre ou ne pas adopter les modifications voulues pour le maintenir, au gré des circonstances, a des conséquences. Il faut de la perspicacité pour discerner les changements et du jugement pour en apprécier l’importance; il faut de la hardiesse pour circonscrire les dégâts de transformations préjudiciables.

Ce 8 juillet, suite à une entente à l’amiable (!) conclue sous la menace d’un procès et au mépris du résultat du référendum de novembre 2016, le Conseil d’arrondissement autorisa l’aménagement d’une nouvelle synagogue sur l’avenue Bernard en plein secteur de restauration. Si le projet va de l’avant, l’achalandage du lieu de culte sera considérable, surtout le sabbat des hassidim qui est une période de congé privilégiée par la majorité pour les sorties au restaurant.

Pour évaluer correctement les besoins cultuels des hassidim, n’eût-il pas fallu d’abord avoir en main l’inventaire, commandé le 2 mars, des synagogues dissimulées et au grand jour à Outremont et à sa périphérie? N’eût-il pas fallu identifier d’autres emplacements où, sans susciter d’objections, on eût pu localiser un temple pour servir adéquatement les hassidim? Peut-on sérieusement prétendre que leur religion en exige l’emplacement nulle part ailleurs qu’à l’angle de Bernard et Champagneur?

Le Huffpost du 5 février 2019 rapporte que, selon vous, « depuis plusieurs années, on vit dans un cercle de méfiance qui tombe dans le conflit, ce qui mène parfois à l’illégalité. Il faut ouvrir un dialogue […], trouver des solutions, des terrains d’entente, sur toutes sortes de problèmes qui peuvent survenir quand on parle de bon voisinage ». Si vos propos sont rapportés fidèlement, révélez-nous qui se laisse mener dans l’illégalité. Croyez-vous possible d’engager avec confiance le dialogue avec un vis-à-vis connu pour brandir la menace de procès quand on ne se rend pas à ses exigences? Toute troublante que soit votre reddition aux pressions de Place Bernard Inc., elle l’est moins que la menace à laquelle vous avez capitulé.

Il faut du courage pour se tenir debout. Un citoyen d’Outremont l’a illustré. Accusé faussement, il fut innocenté par les tribunaux pénal et civil. Il a été victime d’une longue intimidation judiciaire qui donne à penser que son adversaire cherchait moins un « accommodement raisonnable » qu’une victoire écrasante et humiliante en bâillonnant son blogue satirique. En passant, auriez-vous accordé l’autorisation d’aménager la nouvelle synagogue sur Bernard en compensation pour l’avortement de la cession projetée d’une parcelle de l’îlot Saint-Viateur, bien public, pour l’aménagement de ce lieu de culte? Je rejette d’avance toute accusation éventuelle d’antisémitisme. Quoiqu’enfant à l’époque de la Shoah, j’avais atteint un niveau de maturité suffisant pour en saisir la monstruosité. L’accusation en est très grave; lancée sans fondements, elle est dévastatrice pour la personne injustement visée.

Au Québec, il importe de tenir compte du contexte historique pour discuter sereinement et rationnellement de l’intervention d’autorités religieuses en matière civile. La domination de la hiérarchie catholique dans des domaines hors de sa compétence a longtemps nui à la qualité de notre vie et retardé notre progrès social et matériel. Il y a toutefois pire : cette domination a entravé ici le développement de l’esprit critique sans lequel la liberté de conscience ne saurait s’épanouir. L’esprit critique doit être cultivé; en éclairant la conscience, il la libère. La liberté de conscience informe toutes les autres libertés et constitue le socle du sens personnel des responsabilités. La vie durant, cet esprit et cette liberté illuminent les choix affectant le bien-être propre de chacun et celui du voisin. Nous vivons en société, non isolés. L’harmonie entre tous exige de chacun le respect du bien-être d’autrui.

Il a fallu la Révolution tranquille pour affranchir les Québécois d’un autoritarisme clérical peut-être bien intentionné, mais à coup sûr malsain. Pour se conformer à la charte qui enchâsse la liberté religieuse, faut-il dorénavant ranger son esprit critique et sa liberté de conscience, et se plier aux exigences d’autorités de confessions autres que la catholique? Parmi ces exigences, souvent contradictoires et absurdes, comment identifier celles auxquelles se soumettre?

Plus il est insistant, plus le zèle religieux tend à dissimuler de la charlatanerie. Depuis des années, les médias ne cessent de révéler les délits funestes de sinistres imposteurs. Les Tartuffes foisonnent dans toutes les confessions, aucune n’y échappe.

La concorde que vous affirmez vouloir promouvoir est naturellement préférable à la discorde que nous vivons depuis trop longtemps. Il semble toutefois que, dans les différends les opposant à la majorité, les têtes dirigeantes des hassidim se considèrent toujours dans le droit. Les revendications qu’ils défendent en invoquant la charte des droits et libertés n’en reposent pas moins en partie sur des dogmes et une tradition dont certains aspects échappent à l’examen rationnel. Leurs « victoires » à l’hôtel d’arrondissement et devant les tribunaux et, plus encore, leur mépris triomphaliste et leurs propos culpabilisants1 , aggravent la discorde.

J’ai pris soin de préciser têtes dirigeantes. Ce n’était peut-être pas l’intention du cinéaste, mais le film Outremont et les hassidim permet d’espérer que, en y mettant la patience et le tact, il sera possible de gagner à la raison de rares hassidim – je me souviens d’une femme et d’un homme en particulier – ouverts à l’amitié et accessibles à la bienveillance. Si les autorités civiques et judiciaires cessaient leur complaisance envers la déraison des chefs, à la longue, de telles exceptions pourraient devenir la norme.

Respectueusement,
Pierre Joncas
Auteur des Accommodements raisonnables entre Hérouxville et Outremont, Les PUL (Presses de l’Université Laval), Québec, 2009

1 Pour un exemple récent, voir Submission regarding systemic discrimination against religious minorities in Outremont, signé Diane Shea et autres. < https://ocpm.qc.ca/sites/ocpm.qc.ca/files/pdf/P100/8-76_shea_weiss_posner_lieberman_chiu.pdf >

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COURRIER DES LECTEURS
Publication : 10 août 2020
Par M. Pierre Joncas

Monsieur le maire,
Si je vous ai compris, dans le film Outremont et les hassidim (à partir de 2 minutes 45 secondes) vous reconnaissiez les conséquences fâcheuses des affrontements entre cette minorité religieuse et la majorité outremontaise [...]

Lettre ouverte +
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Projet de synagogue sur Bernard, lettre ouverte

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COURRIER DES LECTEURS
Publication : 28 juillet 2020
Par M. Pierre joncas

Le Journal d'Outremont vous encourage à nous communiquer vos lettres d'opinion. La rédaction se réserve le droit d'éditer les textes qui lui sont soumis pour en faciliter la lecture et la compréhension. Ne seront retenus que les textes sur des sujets pertinents, utilisant un langage non-discriminatoire, non-injurieux, sans aucun propos non fondé qui aurait pour but de nuire à la réputation d'une personne ou d'un groupe, et écrit dans un français correct. Le Journal d'Outremont se dégage totalement des propos publiés et n'assume aucune responsabilité quant à leur contenu. Vous pouvez nous communiquer votre missive par courriel en y indiquant votre nom et votre adresse, même si le numéro civique de celle-ci ne sera pas publié. : info@journaloutremont.com. Vous pouvez réagir à un propos en cliquant sur Ajouter un commentaire.


Monsieur le maire,
Dans les arrondissements comme dans les villes, les élus ont pour tâche de veiller aux besoins locaux et de gérer efficacement le patrimoine et les ressources dont ils sont fiduciaires. Ils doivent n’émettre de directives que conformes aux exigences du bien commun et de la règle de droit, et veiller à leur exécution fidèle par les administrateurs nommés.

Le 1260 Bernard, angle Champagneur, dans son état actuel. PHOTO JOURNAL D’OUTREMONT

Le 2 mars dernier, le Conseil que vous présidez autorisait des dépenses de 30 000 $ pour la mise sur pied d’une table de concertation, des études de diagnostic sur les lieux de culte et un inventaire de ces lieux. Si tant est que cette table existe, elle tarde à se manifester; si tant est que les études soient complètes, leurs résultats restent à dévoiler. Qu’en est-il de l’inventaire? Normalement, il aurait dû être facile à dresser, à moins que certains lieux n’occultent obstinément leurs activités.

Ce 8 juillet, le Conseil siégeait en pleine canicule et, pour certains, en période de vacances au cours desquelles ils purent se réfugier dans un climat plus clément. Lors de cette séance extraordinaire, le Conseil autorisa l’aménagement d’une nouvelle synagogue à l’angle des avenues Bernard et Champagneur sans les lumières de la table de concertation, sans l’éclairage des études de diagnostic et sans inventaire des lieux de culte. Exceptionnellement, il siégeait le matin et, au double prétexte du coronavirus et de l’exiguïté de la salle du Conseil, en téléconférence sans public bien qu’il eût pu se réunir le soir au CCI où des citoyens troublés par le projet auraient pu vous interroger et engager une discussion avec vous.

La synagogue pourra donc maintenant être aménagée en un endroit où sa présence est énergiquement contestée. Dans votre défense du projet modifié, et tout en sachant bien que l’opposition était d’une autre nature, vous avez fait valoir qu’il a été bonifié par l’ajout de trois commerces absents de la version initiale. Je me souviens pourtant que, naguère, dans la réalité il y en avait déjà trois!

Lors de la séance extraordinaire de ce 8 juillet, trois citoyens vous ont demandé par courriel de justifier votre démarche à l’encontre des résultats du référendum de novembre 2016. En mots différents, vos réponses furent que le projet de synagogue avait été approuvé, ou était « en cours d’approbation », par l’ancienne administration. « Ce projet-là était déjà approuvé aux yeux de [l’ancienne] administration »; « le référendum portait sur tous les nouveaux lieux de culte [et] il n’y a pas eu de nouveaux lieux de culte depuis », et, pour conclure, « Ce projet-là était en litige, litige que nous avons réglé ».

Le litige entre le promoteur et l’arrondissement fut, en effet, réglé « à l’amiable ». Il reste toutefois deux litiges portés devant les tribunaux par des citoyens qui contestent, à leurs frais, la légitimité du processus. Le mépris vous porterait-il à juger ces contestations sans importance? La témérité vous inciterait-elle à en estimer l’issue décidée d’avance? Cherchez-vous, quoi qu’il arrive, à mettre l’arrondissement devant un fait accompli? Avez-vous réfléchi aux conséquences pour nos comptes de taxes d’un jugement éventuel en faveur des contestataires et d’un recours subséquent par le promoteur contre l’arrondissement?

Le 8 juillet dernier, vous avez affirmé à répétition que l’aménagement de la synagogue avait été approuvé avant le référendum. Si votre affirmation est fondée, vous devez être en mesure de produire un document pour en attester. Le ferez-vous? Vous avez affirmé, toujours à répétition, que votre point de vue est aussi celui de l’ancienne administration, ajoutant que, selon celle-ci, ce projet n’était pas inclus dans le cadre du projet référendaire. Vous devez donc aussi être en mesure de le documenter. Le ferez-vous? J’ai consulté des conseillères en fonction à l’époque : comme moi, aucune ne partage votre avis.

Un rappel. Le 25 mai 2015, l’administration Cinq-Mars délivra au promoteur un permis pour l’aménagement d’un bain rituel et d’une salle polyvalente dans l’immeuble sur Bernard à l’angle de Champagneur : la légitimité de ce permis n’est pas contestée. Le 2 novembre 2015 fut déposé un avis de motion pour déclencher un processus de modification de zonage qui empêcherait l’implantation de nouveaux lieux de culte sur l’avenue Bernard, entre autres endroits. Le soir du 4 avril 2016, cet avis fut retiré et remplacé immédiatement par un nouvel avis aux fins identiques, certains détails ayant toutefois été corrigés pour des raisons d’ordre purement technique, mais sans modification de la disposition portant sur Bernard. Plus tôt dans la journée avait été déposée la demande de permis aujourd’hui en litige.

Ce 8 juillet, dans votre exposé en début de séance, vous annonciez l’assurance du promoteur qu’il n’y aurait pas de travaux sur la section piétonnisée de l’avenue Bernard pendant la belle saison. Mais ensuite? La présence d’équipements lourds nuirait-elle moins aux commerces à l’automne, l’hiver, etc.?

Dans un vidéoclip diffusé lors de votre campagne électorale pour la mairie, https://www.facebook.com/noussommesoutremont/videos/354075811698749/UzpfSTY2MDEwMDIzMjpWSzo3Mjc3NzY5OTgwMTU2NzM/, vous demandiez « Sommes-nous prêts à remettre les décisions sur d’Outremont entre les mains de la ville centre? ». Vous avez répondu : « Pas moi ». Pourtant, lors de la séance du 8 juillet, vous affirmiez : « Nous considérons – nous-mêmes, les services d’aménagement, le contentieux de la Ville de Montréal – […] que le référendum n’incluait pas ce projet-là ». Faites-vous désormais confiance à la ville centre pour conseiller Outremont et pour en défendre les intérêts? Comment justifiez-vous cette répudiation de votre engagement électoral catégorique?

Avant le 8 juillet, l’administration avait reconnu une erreur dans le processus d’adoption des mesures pour subvenir aux besoins d’organismes d’entraide. Le Conseiller Jean-Marc Corbeil a critiqué votre lenteur à réagir à une irrégularité signalée trois mois plus tôt. Vous lui avez répliqué : « Si c’est illégal d’aider des gens dans le besoin, je le ferais demain matin, sans problème ». Si vous sembliez insouciant de l’illégalité du processus, vous le sembliez tout autant de l’illégalité éventuelle de la nature de votre démarche.

Ainsi, selon votre jugement, si une initiative, illégale ou hors de votre champ de compétence, est louable, vous seriez justifié de la prendre. Vous serait-il arrivé d’aborder avec ce parti pris la demande de permis d’aménagement de synagogue? Conjuguée à l’écoute de vos propos dans le film documentaire d’Eric Scott, Outremont et les Hassidim (TOU.TV), la lecture du rapport, commandé par l’arrondissement au cabinet d’urbanistes Brodeur Frenette, Étude d’implantation d’usages institutionnels et communautaires sur le site de l’îlot Saint-Viateur, incite à conclure que, sous votre direction, l’administration ferait tout, et n’importe quoi, pour permettre l’établissement en plein cœur d’Outremont d’une synagogue pour la communauté hassidique. L’aliénation, évoquée dans ce rapport, d’une parcelle de notre territoire à une fin – synagogue – autre que publique ayant soulevé une vigoureuse levée de boucliers, il n’est pas invraisemblable que, en désespoir de cause, vous vous évertuiez maintenant à imposer une interprétation de la portée du référendum de 2016 sans rapport avec les faits.

Si, au dénouement de cette triste saga, vos ruses réussissaient à favoriser des intérêts particuliers au détriment du bien commun, vous pourriez en regretter l’impact néfaste. À Outremont le patrimoine bâti, l’héritage culturel, la qualité de vie et surtout la concorde, que pourtant vous avez ardemment affirmé vouloir promouvoir, en souffriront. Y avez-vous sérieusement réfléchi? Y avez-vous même songé?

Respectueusement,
Pierre Joncas
Auteur des Accommodements raisonnables entre Hérouxville et Outremont, Les PUL (Presses de l’Université Laval), Québec, 2009



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