Les Irrésistibles de Marie-Anne
- Détails
- VIE CULTURELLE
- Publication : 20 mai 2019
- Par Marie-Anne Poggi
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.
Êtes-vous parmi ceux et celles qui, comme moi, ont pris grand plaisir à lire Ici, ailleurs de Matthieu Simard (Alto, 2017) ? Si oui, vous avez dû vous réjouir en apprenant que l’auteur venait de récidiver en publiant son septième roman, Les Écrivements.
Le récit, écrit à la première personne du singulier, alterne entre les années 2017 et 1959, de l’est de Montréal à Saint-Lambert, de l’aéroport de St-Hubert à l’URSS, de Saint-Hugues de Melancthon (Ontario) à Grand Valley, des Îles-de-la-Madeleine à Pointe-aux-Loups…
2017 : Jeanne, la narratrice, est aujourd’hui âgée de 81 ans. Elle est sur le point de trahir sa promesse tenue pendant quatre décennies, soit celle de ne plus jamais entendre parler de Suzor, le grand amour de sa vie.
Mais pourquoi est-elle sur le point de changer d’idée ? Parce qu’elle vient d’apprendre, par des membres de son entourage, que Suzor est atteint de la maladie d’Alzheimer. Que faire ? Doit-elle reprendre contact avec lui après toutes ces années avant qu’il ne perde complètement la mémoire ou doit-elle laisser dormir le passé ? Prendre la direction des Îles-de-la-Madeleine où Suzor s’est « réfugié » ou finir ses jours à Montréal ?
Nous apprendrons, à l’aide des carnets tenus par Jeanne, ces « écrivements » – vous verrez dans quel contexte ce mot est utilisé – et par des retours en arrière, ce qui s’est réellement passé durant quelques semaines à l’hiver 1959, alors que Jeanne et Suzor avaient été convoqués par le gouvernement du Canada qui leur avait demandé « qu’on leur rende un service ». Mais de quel ordre est-il ? Pourquoi particulièrement eux, des gens bien ordinaires ?
Ce que je peux vous dire, c’est qu’à leur retour d’URSS, Suzor n’a plus jamais été le même. Lui était-il possible d’oublier ce qu’ils ont vus ? Jeanne et lui ont continué à vivre ensemble une quinzaine d’années, mais leur expédition a détruit le couple.
On s’attache à Jeanne, mais Matthieu Simard prend trop de routes transversales pour nous garder attentifs au sort de Jeanne et de Suzor. De plus, les dialogues sont parfois malhabiles et banals, certaines redites ralentissent le récit qui, pourtant, avait bien commencé. Dommage !
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
https://nelligandecouverte.ville.montreal.qc.ca/iii/encore/search/C__SSimard%2C%20Matthieu.%20Les%20%C3%89crivements__Orightresult__U?lang=frc&suite=cobalt
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Un concert intime de Daniel Bélanger lié à un événément-bénéfice aura lieu le jeudi 16 mai 2019, précédé d’un apéro et d’une dégustation de bouchées provenant de restos de l’avenue Bernard, sous la co-présidence d’honneur de Josée di Stasio, auteure et animatrice [...]
Communiqué Théâtre Outremont
Un concert intime de Daniel Bélanger lié à un événément-bénéfice aura lieu le jeudi 16 mai 2019, précédé d’un apéro et d’une dégustation de bouchées provenant de restos de l’avenue Bernard, sous la co-présidence d’honneur de Josée di Stasio, auteure et animatrice et de Michel Cantin, Vice-président, Services aux membres et clients, Île de Montréal, Desjardins.
PHOTO COURTOISIE Cet événement-bénéfice, au profit de la mission artistique et éducative de l’Outremont, célèbre la présence de l’art vivant dans ce joyau architectural.
Préambule Un apéro décontracté vous attend pour échanger et admirer la splendeur de ce théâtre atmosphérique du début du siècle dernier. Les aimables voisins de la rue Bernard Pizzéria No 900, Brasserie Bernard, Première Moisson, Le Petit Italien, Les 5 Saisons, Les Enfants Terribles et La Piazzetta seront à leurs fourneaux pour vous offrir quelques bouchées.
Concert intime
À 20 h, prenez place sur un banc dans la salle ou tirez-vous une chaise sur la scène, pour être aux premières loges d’un concert inédit de l’auteur-compositeur-interprète Daniel Bélanger. Un spectacle de chansons livrées en version intime, absolument unique. Saluez l’artiste et quittez la soirée le coeur gonflé de rencontres, poésie et musique, heureux d’avoir significativement contribué à un événement-bénéfice au profit de votre Théâtre, l’Outremont.
La fête sur Bernard
Et puis… Libre à vous de poursuivre la fête chez les voisins de la rue Bernard. Réservez votre table : Pizza No 900, Brasserie Bernard, Le Petit Italien, Les Enfants Terribles et La Piazzetta.
Pour acheter des billets :https://billetterie.theatreoutremont.ca/evtarifs.aspx?qty_ticket=0&language=FR&owner=198&event=2327
Pour faire un don :https://billetterie.theatreoutremont.ca/donations.aspx?owner=198&language=FR&campaign=9
Le jeudi 16 mai 2019, 18h00
Théâtre Outremont
1248, av. Bernard Ouest, Outremont (voir carte)
514 495-9944
theatreoutremont.ca
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.
Maïmaï clôt, de très habile manière, le cycle de L’Ombre du charbon. J’ai eu tant de bonheur à côtoyer ces personnages depuis 2014 que je les quitte à regret. La plume sensible de l’écrivaine montréalaise d’origine japonaise nous a fait vivre de belles émotions.
Souvenez-vous, dans Hôzuki (2015), la narratrice de 38 ans, Mitsuko Tsuji, tenait à Nagoya une librairie d’occasion spécialisée de livres rares. Célibataire, elle élevait Tarô, son fils unique sourd et muet alors âgé de sept ans, avec l’aide de sa mère qui demeurait avec eux.
Lorsque commence Maïmaï – qui veut dire escargot en japonais –, Mitsuko meurt subitement d’une crise cardiaque à 58 ans. Tarô, aujourd’hui peintre dans la mi-vingtaine, est atterré, comme l’est sa grand-mère maternelle de 83 ans, Y. Shimizu.
Mitsuko avait dit à son fils qu’elle ne voulait personne à ses funérailles et qu’elle désirait être incinérée. Elle lui avait aussi spécifié qu’il devait liquider son commerce qui avait pignon sur rue depuis 22 ans. À cette annonce, la clientèle fidèle est attristée que la librairie ferme définitivement ses portes.
Tarô va donc quitter son logement, s’occuper de sa grand-mère, convertir la librairie en atelier et galerie pour travailler sur place à peindre ses toiles, dont plusieurs portraits de Mitsuko.
En faisant de l’ordre dans les affaires de sa mère, il va apprendre des choses sur elle dont il était à mille lieux de se douter, car elle avait eu, durant 20 ans, une double vie.
Un mois plus tard, Tarô reçoit la visite d’Hanako Sato, fille d’un diplomate, qui vient lui offrir ses condoléances. Jeunes, ils avaient été amis et avaient rapidement développé une belle mais brève complicité. Aujourd’hui travailleuse sociale, Hanako comprend le langage des signes à un point tel qu’elle est demandée comme interprète. Hanako et Tarô vont-ils se revoir ? Comment évoluera leur relation ? N’étant pas du même milieu, est-ce que la famille Sato va s’opposer à leur attachement l’un pour l’autre ?
Nous irons, tout comme Tarô, de surprises en révélations stupéfiantes. Plusieurs questions vont le hanter : qui était réellement le père qu’il n’a pas connu ? Où allait sa mère tous les vendredis soirs lorsqu’elle quittait la maison ? Pourquoi se faisait-elle alors appeler Azami ? Qui se cachait derrière ce prénom ? En quoi consistait son travail ? Pourquoi ne lui a-t-elle rien dit ?
Que vous ayez lu les quatre livres précédents ou non, l’auteure a subtilement inséré dans son roman suffisamment de détails pour que l’on puisse suivre l’intrigue sans s’y perdre.
De plus, comme toujours chez Shimazaki, quelques mots en japonais parsèment Maïmaï, dont le sens se trouve dans un lexique en fin de volume.
Si vous du temps devant vous, lisez les cinq volumes les uns à la suite des autres. Vous serrez encore plus admiratif de l’œuvre de cette écrivaine qui ne cesse de nous séduire. Bonheur de lecture garanti !
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Le hasard a voulu que je lise successivement deux premiers romans : Ça raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard (Minuit, 2018), dont je vous ai parlé il y a quelques semaines, et maintenant, La Vraie Vie d’Adeline Dieudonné. Deux récits anxiogènes et déroutants où la tension est palpable du début à la fin.
« À la maison, il y avait quatre chambres. La mienne, celle de mon petit frère Gilles, celle de mes parents et celle des cadavres. » Avec un tel début, comment ne pas vouloir poursuivre la lecture.
La Vraie Vie se déroule sur cinq ans, dans un pavillon terne semblable à tous les autres du lotissement que l’on nomme « le Démo ». Y habitent, entre autres, quatre membres d’une même famille, à commencer par le père, comptable au parc d’attractions de la région, un être violent, craint par son clan, qui aime chasser, boire du whisky et regarder la télévision. Ah oui, cette fameuse pièce des « cadavres », c’est la sienne, interdiction d’y entrer sans sa permission.
La narratrice est la fille de cette famille dysfonctionnelle. Selon elle, sa mère est « une amibe », au service de son mari qui pique des colères incontrôlables et qui lui sert de « punching ball » quand il a besoin d’évacuer son trop plein.
Elle élève du mieux qu’elle peut sa fille et Gilles, son fils. Ses seuls réconforts : cultiver son jardin, prendre soin de sa chèvre Muscade, de ses chevreaux Cumin et Paprika. Maigre consolation pour cette femme au foyer qui n’a pas les outils nécessaires pour affronter sa brute de mari.
Autour de ce lotissement : le bois des Petits Pendus, un cimetière de voitures envoyées à la casse, quelques voisins et le professeur Yotam Pavlović qui sera possiblement la planche de salut de la narratrice.
Au début de La Vraie Vie, Gilles a six ans, soit quatre de moins que sa grande sœur qui veille sur lui. Ils s’entendent bien et chaque soir, au son de La Valse des fleurs de Tchaïkovski, une camionnette circule dans les rues pour vendre des glaces. La narratrice commande toujours « un chocolat-stracciatella dans un cornet avec de la chantilly », tandis que son frère mange une glace vanille-fraise. Un moment de détente et de plaisir dans leur quotidien.
Et puis bang ! Un tragique accident survient. Du jour au lendemain Gilles, qui avait le rire facile, ne dit mot, ne mange plus, change d’attitude : plus rien ne l’intéresse. Il commet des actes gratuits et méchants.
À partir de là, le vœu le plus cher de la narratrice est que son petit frère redevienne comme avant. Elle élabore un plan pour y arriver et se dit que si elle pouvait remonter l’horloge du temps…
Auteure belge née en 1982, Adeline Dieudonné a un souffle, un sens de la formule et du rythme. On ne sort pas tout à fait indemne de ces 266 pages. Vous avez le cœur bien accroché ? Lisez ce livre. Vous m’en donnerez des nouvelles !
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
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Communiqué MIAM
L’exposition Douze petits tableaux de Lucie Émard met en scène, dans une ambiance tamisée, la vie quotidienne de dix-huit marionnettes à fils.
COURTOISIE MIAM Le spectateur, comme par le trou d'une serrure, s’introduit dans l’intimité des personnages figés dans le temps. Quelles nouvelles dans le journal du soir? Pour qui la grand-mère en talons hauts cuisine-t-elle ? Quel mystère motive les deux femmes à attendre indéfiniment que le train passe ? Autant d’histoires différentes que racontent ces personnages solitaires et attachants.
Depuis 25 ans, Lucie Émard fabrique, explore et manipule toutes sortes de marionnettes. En 2014, elle commence la création de scènes miniatures avec des personnages en silicone et crée un court-métrage d’animation à partir de quelques-unes d’entre elles.
Ces douze petits tableaux de Lucie Émard sont exposés au public pour la toute première fois.
Mardi 21 mai au dimanche 26 mai, de 10 h à 17 h
Vernissage : 21 mai à 17 h 30
Maison internationale des arts de la marionnette (MIAM)
30, avenue Saint-Just (Montréal) (voir carte)
514 270-2717
Entrée libre
L’exposition Douze petits tableaux de Lucie Émard met en scène, dans une ambiance tamisée, la vie quotidienne de dix-huit marionnettes à fils. [...]
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Éditeur :René Soudre
Assistante à l’édition : Marili Soudre-Lavoie
Rédacteur en chef : René Soudre
Collaborateurs : Julie Turgeon, Viktor Lavoie, Emmanuelle Beaubien, Carla Geib, Alexis Drapeau-Bordage, Hélène Côté, Laetitia Arnaud-Sicari
Photos : Marili Soudre-Lavoie
Administration : Hélène Lavoie
Ventes : Marili Soudre-Lavoie, René Soudre

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