Les Irrésistibles de Marie-Anne
- Détails
- VIE CULTURELLE
- Publication : 11 février 2019
- Par Marie-Anne Poggi
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.
En 2017, Philippe Besson nous offrait le magnifique « Arrête avec tes mensonges », à la mémoire de Thomas Andrieu (1966-2016), le grand amour de ses 17 ans. Deux ans plus tard, dans Un certain Paul Darrigrand (Julliard, 2019), l’auteur relate la relation amoureuse et tumultueuse de ses 21 ans avec un jeune homme de trois ans son aîné.
Le roman commence avec ces mots : « La photo, je ne la cherchais pas. Je suis tombé dessus par hasard, parce que je m’apprêtais à déménager et que j’avais entrepris de me débarrasser de ces choses qu’on entasse dans des armoires […]. Pour être parfaitement honnête, j’en avais presque oublié l’existence. Vous savez : le temps qui passe, la mémoire qui fait ses choix. »
La photo dont il est question ici a été prise sur l’île de Ré en 1988, à quelques jours de Noël. On y voit, entre autres, Paul (celui du titre) et le narrateur-auteur dont le nom n’est jamais prononcé.
Le narrateur prend parfois à partie le lecteur et l’invite à regarder dans le rétroviseur… Mais pour bien comprendre l’importance qu’a eue Paul dans sa vie, il remonte le fil du temps, plusieurs mois avant la prise du cliché.
Normandie, juin de la même année. Le narrateur vient de terminer ses études à Rouen, où il a obtenu son diplôme d’école de commerce pour faire plaisir à son père qui habite Barbezieux, en Charente. Solitaire et malheureux, il fait ses valises en direction de Bordeaux où il loue une chambre rue Judaïque, car il entame, en septembre, sa dernière année universitaire.
Paul Darrigrand étudie au même endroit que le narrateur, mais suit un autre cursus. À la cafétéria, il se présente : Paul Darrigrand. Fils unique, né à Hossegor dans les Landes, il est marié depuis quatre ans à Isabelle, infirmière à Bordeaux dans une unité psychiatrique. Malgré cette situation, Paul et le narrateur vont tranquillement se rapprocher, s’apprivoiser, s’aimer follement ; mais rien n’est simple, encore moins quand la maladie frappe…
Que de questionnements soulevés dans ce roman ! Et que dire des doutes, de l’attente, du plaisir des retrouvailles, des corps qui se cherchent et se trouvent, les moments d’euphorie puis de déception et de tristesse.
Philippe Besson nous offre un très beau texte sur l’amour et ses conséquences avec, en prime, un nouvel éclairage sur certains de ses romans : En l’absence des hommes (2001), Sonfrère (2001) et Un garçon d’Italie (2003).
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal : https://nelligandecouverte.ville.montreal.qc.ca/iii/encore/search/C__SBesson%2C%20Philippe.%20Un%20certain%20Paul%20Darrigrand%20__Orightresult__U?lang=frc&suite=cobalt
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Avec la voix de Kathleen Fortin accompagnée de cinq musiciens, le spectacle « Les quatre saisons d’André Gagnon » s’arrêtera au Théâtre Outremont le vendredi 5 avril prochain. Soirée merveilleuse garantie !
PHOTO COURTOISIE Le pianiste et directeur musical Stéphane Aubin a concocté un amour de programme autour des œuvres du compositeur André Gagnon qu’il admire. J’ai eu le grand bonheur d’assister à une des représentations de cette tournée commencé le 9 septembre et qui s’achèvera le 14 avril prochain. En deux parties, le spectacle revisite le répertoire d’André Gagnon qui touche la chanson populaire (Les chemins d’été), la musique classique, la musique de film et de TV (Des dames de cœur), l’opéra et la poésie (Nelligan), etc.
« André a toujours su concilier musique populaire et musique classique, qui mieux que lui pouvait réunir en une même pièce musicale Yehudi Menuhin et Jean Carignan ? » , avance Stéphane Aubin.
De sa belle voix, Kathleen Fortin reprend des extraits de l’album Neyrac chante Nelligan, ponctués de poèmes d’Émile Nelligan. Intensité, profondeur, expressivité : le talent de la comédienne et chanteuse redonne du sens et de la consistance à des mots trop peu entendus (Le vaisseau d’or, Neiges, Le regret des joujoux, et bien d’autres).
Une déconstruction artistique réussie
Parallèlement, son interprétation des Chemins d’été (Dans ma Camaro, je t’emmènerai), sur une adaptation de Stéphane Aubin, bouscule les idées reçues et revisite, en la déconstruisant, ce succès populaire, que personnellement j’appréciais peu. Et vlan ! Je suis tombé sous le charme : un rythme plus lent, "smooth" et plus jazzy aussi, une diction plus susurrée voire mutine, mettent en valeur le texte de Luc Plamondon et font ressortir cette belle histoire d’amour et d’à venir. Kathleen est une démone… Vivement que cette version soit endisquée pour la réentendre.
Musiques évocatrices
Stéphane Aubin a eu la grande intelligence de mettre en miroir d’autres musiciens au programme comme Claude Léveillée et quelques pièces plus classiques. « Au hasard d’une courbe mélodique, vous entendez tour à tour Jean-Sébastien ou Wolfgang venir saluer notre "André" », explique-t-il. « En écoutant sa musique, je retrouve avec émotion à la fois les paysages de Jean-Paul Lemieux, le neigeux désert de Vigneault, le froid bleu et le soleil blanc de son ami Luc Plamondon… » Des images qui viennent dès que Stéphane Aubin et ses musiciens commencent à jouer. Ne vous en privez pas, la soirée s’annonce rêveuse, profonde, nostalgique, bref merveilleuse. Comme on dit, le pianiste va nous accompagner toute la soirée, donc c’est une invitation ! Un spectacle à voir absolument…
par Stéphane Aubin et Kathleen Fortin, avec Antoine Bareil (violon), Carla Antoun (violoncelle), Dominic Girard (contrebasse)et Maxime Lalanne (percussions)
Vendredi 5 avril à 20h
Théâtre Outremont
1248, av. Bernard Ouest (voir carte)
Billets (49,50$ / 42,50$) au
514 495-9944
theatreoutremont.ca
Avec la voix de Kathleen Fortin accompagnée de cinq musiciens, le spectacle « Les quatre saisons d’André Gagnon » s’arrêtera au Théâtre Outremont le vendredi 5 avril prochain. Soirée merveilleuse garantie ! [...]
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J’ai pris grand plaisir à lire ce roman. L’histoire débute un 29 août quand Charlotte, la fille de Magalie et de Mathieu, entre à la maternelle et se termine le samedi 4 mars de l’année suivante, alors que quelques couples vont se séparer et découvrir des choses pas toujours reluisantes et glorieuses les uns sur les autres.
Les neuf chapitres portent les prénoms de deux des protagonistes qui prennent la parole à tour de rôle.
D’un côté, on suit le parcours de Magalie Breton, une femme de 40 ans, fille unique, en couple depuis bientôt sept ans avec Mathieu, avocat au cabinet Blitt Cantin Ségur, dont les bureaux sont situés au centre-ville de Montréal.
Magalie, qui vient d’un milieu modeste, gagne bien sa vie chez Penture, entreprise montréalaise située en face du parc Jarry, boulevard Saint-Laurent. Depuis quatre ans, elle y travaille comme designer de cuisines haut de gamme. La petite famille habite le condo de Mathieu, rue Saint-Vallier à Rosemont.
De l’autre côté, Guillaume Hamelin, 45 ans, policier depuis bientôt 20 ans. Divorcé depuis sept ans, il a la garde partagée de sa fille de 12 ans, Julianne. Même si son lieu de travail est dans le quartier du Plateau, il habite toujours un bungalow à Sainte-Julie.
Tout va relativement bien dans la vie de Guillaume et de Magalie qui ne se connaissent pas encore. Jusqu’au jour où cette dernière apprend que sa mère, Monique Brouvrette Breton, veuve depuis sept ans, « a rencontré André Hamelin sur un site de rencontre pour retraités », ingénieur à la retraite du CN… Eh oui, le père de Guillaume !
Tout ce beau monde va faire connaissance dans des circonstances que je vous laisse découvrir. Bien sûr, tout ne se déroulera pas comme l’auraient souhaité plusieurs d’entre eux. L’un est follement amoureux d’une femme qui est déjà en couple ; un autre trompe sa femme qui va apprendre les infidélités de son mari ; un troisième a caché à sa nouvelle flamme qu’il a eu une aventure avec la fille de son ancienne conjointe. Mais ce n’est pas plus réjouissant pour la gent féminine qui aussi batifole en dehors des liens du mariage…
Aujourd’hui dans la quarantaine, Nadine Bismuth a eu le temps d’observer les aléas du couple, de la famille et ce qui il y a de meilleur et de pire chez l’être humain. Tout y passe : le jeu de séduction, l’adultère, le mensonge, les cachotteries, la jalousie, les querelles, mais aussi quelques moments de rapprochement, de réconciliation…
Ce roman a dû demander de nombreuses heures de recherches à l’auteure, très précise dans les plus petits détails, tous vérifiables, j’en ai fait l’expérience à quelques occasions. La plume de Nadine Bismuth est toujours aussi incisive, elle a le sens du dialogue et de la répartie.
On tourne les pages d’Un lien familial avec délectation. Une très belle réussite !
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
https://nelligandecouverte.ville.montreal.qc.ca/iii/encore/search/C__SBismuth%2C%20Nadine.%20Un%20lien%20familial__Orightresult__U?lang=frc&suite=cobalt
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Une nouvelle activité de yoga en famille en collaboration avec Outemont en famille, est maintenant offerte au CCI d'Outremont, dès le 2 février.
PHOTO COURTOISIE Ces dernières années, la recherche en milieu scolaire suggère que le yoga ainsi que la méditation ont un impact positif sur la mémoire, la concentration et le contrôle des émotions chez les jeunes. De plus, ils ont un impact positif sur le climat de la classe et conséquemment sur la réussite scolaire des élèves d’un même groupe. L'initiation au yoga pour les jeunes comportent une multitude de bénéfices tel qu'aider le sommeil, la digestion, la souplesse, la tonicité et bien sûr la gestion du stress dans un cadre non compétitif.
Présentées dans un environnement ludique et accessible aux jeunes familles d'Outremont, les séances de yoga parent-enfant ont lieu tous les samedis de 13h30 à 14h30.
Pour les inscriptions voici le lien: http://outremontenfamille.org/activites/yoga-en-famille-nouveaute-2019/
yogiurbain.com
outremontenfamille.org
Dès le 2 février
Samedis de 13h30 à 14h30
CCI d’Outremont, salle 224
999, av. McEachran, Outremont (voir carte)
Une nouvelle activité de yoga en famille en collaboration avec Outemont en famille, est maintenant offerte au CCI d'Outremont, dès le 2 février. [...]
PHOTOS LE JOURNAL D’OUTREMONT
De façon régulière, la libraire du Square-Outremont accueille des auteurs d’ici et d’ailleurs lors du lancement de leur plus récent ouvrage. Elle présente également des causeries qui permettent aux lecteurs de connaître davantage l’auteur invité, son cheminement et les sources de son inspiration littéraire.
Mercredi dernier, c’était au tour de Rober Racine, auteur et artiste multidisciplinaire, de nous parler de son dernier roman La petite Rose de Halley, dans les locaux de la jolie librairie de la rue Bernard. M. Racine était accompagné de Jean Bernier, éditeur chez Boréal, qui a assuré l’animation de la causerie, devant un parterre d’une quarantaine de personne.
Le journal d’Outremont y était. Voici quelques photos de la soirée.
De façon régulière, la libraire du Square-Outremont accueille des auteurs d’ici et d’ailleurs lors du lancement de leur plus récent ouvrage. Elle présente également des causeries qui permettent aux lecteurs de connaître davantage l’auteur invité, [...]
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Éditeur :René Soudre
Assistante à l’édition : Marili Soudre-Lavoie
Rédacteur en chef : René Soudre
Collaborateurs : Julie Turgeon, Viktor Lavoie, Emmanuelle Beaubien, Carla Geib, Alexis Drapeau-Bordage, Hélène Côté, Laetitia Arnaud-Sicari
Photos : Marili Soudre-Lavoie
Administration : Hélène Lavoie
Ventes : Marili Soudre-Lavoie, René Soudre

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