
PHOTOS LE JOURNAL D’OUTREMONT
De façon régulière, la libraire du Square-Outremont accueille des auteurs d’ici et d’ailleurs lors du lancement de leur plus récent ouvrage. Elle présente également des causeries qui permettent aux lecteurs de connaître davantage l’auteur invité, son cheminement et les sources de son inspiration littéraire.
Mercredi dernier, c’était au tour de Rober Racine, auteur et artiste multidisciplinaire, de nous parler de son dernier roman La petite Rose de Halley, dans les locaux de la jolie librairie de la rue Bernard. M. Racine était accompagné de Jean Bernier, éditeur chez Boréal, qui a assuré l’animation de la causerie, devant un parterre d’une quarantaine de personne.
Le journal d’Outremont y était. Voici quelques photos de la soirée.
De façon régulière, la libraire du Square-Outremont accueille des auteurs d’ici et d’ailleurs lors du lancement de leur plus récent ouvrage. Elle présente également des causeries qui permettent aux lecteurs de connaître davantage l’auteur invité, [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.
Le 16e roman de l’écrivaine d’origine franco-algérienne Nina Bouraoui, Tous les hommes désirent naturellement savoir, débute par ces mots : « Je me demande parmi la foule qui vient de tomber amoureux, qui vient de se faire quitter, qui est parti sans un mot, qui est heureux, malheureux, qui a peur ou avance confiant, qui attend un avenir plus clair. »
Comme vous l’aurez compris, il est ici question d’amour, à commencer par celui d’une fille, pas comme les autres, pour sa mère, mais également d’un attachement très profond à l’Algérie où Nina Bouraoui a eu une enfance heureuse et à la France qui lui a permis de vivre son premier amour féminin.
Avec Tous les hommes désirent naturellement savoir, l’écrivaine ajoute une pierre de plus à la construction de la maison qu’elle bâtit depuis bientôt deux décennies. Composé de brefs chapitres, ces instantanés photographiques alternent, en majorité, entre Rennes, Alger et Paris.
Nina et sa sœur, son aînée de cinq ans, sont le fruit de deux cultures. Leur mère est française et leur père, algérien musulman, est venu faire ses études à la faculté de droit et d’économie de Rennes. C’est à la mairie de cette commune qu’ils se sont mariés avant d’aller vivre à Alger. « Ma mère est arrivée en Algérie quand les Français, les colons, quittaient le pays. »
Aujourd’hui âgée de 51 ans, Nina Bouraoui, qui ne parle pas arabe et ne croit pas en Dieu, évoque ses 14 années passées en Algérie, avant de revenir en France le 17 juillet 1981.
À 18 ans, alors qu’elle fait son bac, Nina fréquente à raison de trois à quatre soirs par semaine le Katmandou, plus communément appelé le Kat, club lesbien situé dans le 6earrondissement parisien, rue du Vieux-Colombier. À cet âge-là, Nina n’assume pas encore son attirance pour les femmes. Elle devient paranoïaque, craignant que l’on découvre son homosexualité et par le fait même, doit parfois mentir. Elle se sent honteuse, coupable, est effrayée par le sida, etc.
Les mots peuvent beaucoup, mais pas tout, même si elle dit : « J’écris pour être aimée et pour aimer à l’intérieur de mes pages. Je réalise mes rêves en les écrivant – je m’invente, ainsi, de nombreuses liaisons, vainquant ma peur des femmes et de l’inconnu. » (p. 115-116)
Nina Bouraoui franchira les étapes progressivement, « […] je dois quitter mon enfance pour exister », surmontera ses peurs – elles sont nombreuses –, se tiendra au Kat avec la « bande d’Ely » où elle dansera son premier slow avec Julia, une Colombienne de presque 30 ans qui l’attire, mais vers laquelle elle n’est pas capable « d’aller plus loin » que de l’embrasser.
Les titres de chapitres, « Devenir », « Se souvenir », « Savoir » et « Être » s’entrelacent, se répondent, se complètent, nous permettant de suivre la jeune fille en devenir qui se souvient de son enfance en Algérie, de ses amis, surtout d’Ali, qui veut connaître ses origines familiales, avant de pouvoir être celle qui deviendra l’écrivaine et l’amoureuse.
Bien écrit, ce témoignage sincère et touchant sera, je l’espère, une source d’inspiration pour les femmes et les hommes de tous âges qui ont de la difficulté à s’affirmer, à accepter leur identité sexuelle.
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
https://nelligandecouverte.ville.montreal.qc.ca/iii/encore/search/C__SBouraoui%2C%20Nina.%20Tous%20les%20hommes%20d%C3%A9sirent%20naturellement%20savoir%20__Orightresult__U?lang=frc&suite=cobalt
Vous voulez en savoir plus sur d’autres titres ?
Allez faire un tour : http://irresistibles.bibliomontreal.com/
Ou sur ma page FB : https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne/
PHOTOS LE JOURNAL D’OUTREMONT
Près de 100 personnes étaient présentes jeudi dernier au Théâtre Outremont pour le dévoilement de la programmation de la 14e édition du Festival de Casteliers, un rendez-vous annuel incontournable dédié aux arts de la marionnette.
Du 6 au 10 mars prochain, le festival met la France à l’honneur en accueillant quatre compagnies et plusieurs artistes de l’Hexagone, en plus de marionnettistes des États-Unis, du Canada et du Québec. Au programme : onze spectacles, pour adultes et enfants, des œuvres marquantes acclamées à l’international et de nouvelles créations.
Voir ici la vidéo promotionnelle :
https://vimeo.com/312985384
Voir ici la soirée en photos :
Près de 100 personnes étaient présentes jeudi dernier au Théâtre Outremont pour le dévoilement de la programmation de la 14e édition du Festival de Casteliers, un rendez-vous annuel incontournable dédié aux arts de la marionnette. [...]
Le Journal d’Outremont vous fait connaître les plus récentes publications par des écrivains de l’arrondissement. L’auteure Anne D. Pasquier livre ici un premier roman publié par sa propre maison d’édition, les Éditions Les mots déplacés. [...]
Le Journal d’Outremont vous fait connaître les plus récentes publications par des écrivains de l’arrondissement. L’auteure Anne D. Pasquier livre ici un premier roman publié par sa propre maison d’édition, les Éditions Les mots déplacés. Mme Pasquier vit et écrit à Outremont. Elle est l’auteure d’un recueil poétique, Acanthe, paru en 2016. Plusieurs de ses nouvelles ont été publiées dans la revue Filigranes.
Avec la permission de l’auteure, nous publions ici l’extrait qui figure en quatrième de couverture de son roman « Un bonheur si triste ».
Durant mes heures de liberté, j’allais souvent marcher le long des trottoirs de la ville, dans le froid humide de l’hiver. Avec une régularité étrange, le faisceau des phares des rares automobiles qui se perdaient dans notre quartier m’éblouissait l’espace d’un instant, accompagné du chuintement exaspérant des pneus sur la chaussée trempée; puis le silence retombait sur le labyrinthe de mes pensées. Je retournais sans fin les mille et un scénarios que mon esprit désemparé créait comme pour clamer le chaos dans lequel se trouvait désormais ma vie et dont Mademoiselle E., témoin volontaire, me semblait, injustement, en grande partie responsable. Absente au charme émouvant de la cité noyée dans l’opacité de la brume glaciale, aveugle aux regards inquiets de quelques passants, j’avançais les yeux rivés au bitume, sensible à la seule musique rassurante de mes souliers frappant le sol gelé. J’existais encore.
Par Anne D. Pasquier
Éditions Les mots déplacés
148 pages
ISBN : 978-2-924975-00-8
En vente à la Librairie du Square sur l’avenue Bernard à Outremont.
VIDÉOGRAPHIE MARILI SOUDRE-LAVOIE
À partir de photographies tirées des médias, la peintre Brigitta Kocsis effectue des détournements de sens pour inventer des personnages d’une beauté contemporaine repoussante évoquant la science-fiction.
partir de photographies tirées des médias, la peintre Brigitta Kocsis effectue des détournements de sens pour inventer des personnages d’une beauté contemporaine repoussante évoquant la science-fiction. [...]
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