Les Irrésistibles de Marie-Anne
- Détails
- VIE CULTURELLE
- Publication : 28 janvier 2019
- Par Marie-Anne Poggi
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.
Le 16e roman de l’écrivaine d’origine franco-algérienne Nina Bouraoui, Tous les hommes désirent naturellement savoir, débute par ces mots : « Je me demande parmi la foule qui vient de tomber amoureux, qui vient de se faire quitter, qui est parti sans un mot, qui est heureux, malheureux, qui a peur ou avance confiant, qui attend un avenir plus clair. »
Comme vous l’aurez compris, il est ici question d’amour, à commencer par celui d’une fille, pas comme les autres, pour sa mère, mais également d’un attachement très profond à l’Algérie où Nina Bouraoui a eu une enfance heureuse et à la France qui lui a permis de vivre son premier amour féminin.
Avec Tous les hommes désirent naturellement savoir, l’écrivaine ajoute une pierre de plus à la construction de la maison qu’elle bâtit depuis bientôt deux décennies. Composé de brefs chapitres, ces instantanés photographiques alternent, en majorité, entre Rennes, Alger et Paris.
Nina et sa sœur, son aînée de cinq ans, sont le fruit de deux cultures. Leur mère est française et leur père, algérien musulman, est venu faire ses études à la faculté de droit et d’économie de Rennes. C’est à la mairie de cette commune qu’ils se sont mariés avant d’aller vivre à Alger. « Ma mère est arrivée en Algérie quand les Français, les colons, quittaient le pays. »
Aujourd’hui âgée de 51 ans, Nina Bouraoui, qui ne parle pas arabe et ne croit pas en Dieu, évoque ses 14 années passées en Algérie, avant de revenir en France le 17 juillet 1981.
À 18 ans, alors qu’elle fait son bac, Nina fréquente à raison de trois à quatre soirs par semaine le Katmandou, plus communément appelé le Kat, club lesbien situé dans le 6earrondissement parisien, rue du Vieux-Colombier. À cet âge-là, Nina n’assume pas encore son attirance pour les femmes. Elle devient paranoïaque, craignant que l’on découvre son homosexualité et par le fait même, doit parfois mentir. Elle se sent honteuse, coupable, est effrayée par le sida, etc.
Les mots peuvent beaucoup, mais pas tout, même si elle dit : « J’écris pour être aimée et pour aimer à l’intérieur de mes pages. Je réalise mes rêves en les écrivant – je m’invente, ainsi, de nombreuses liaisons, vainquant ma peur des femmes et de l’inconnu. » (p. 115-116)
Nina Bouraoui franchira les étapes progressivement, « […] je dois quitter mon enfance pour exister », surmontera ses peurs – elles sont nombreuses –, se tiendra au Kat avec la « bande d’Ely » où elle dansera son premier slow avec Julia, une Colombienne de presque 30 ans qui l’attire, mais vers laquelle elle n’est pas capable « d’aller plus loin » que de l’embrasser.
Les titres de chapitres, « Devenir », « Se souvenir », « Savoir » et « Être » s’entrelacent, se répondent, se complètent, nous permettant de suivre la jeune fille en devenir qui se souvient de son enfance en Algérie, de ses amis, surtout d’Ali, qui veut connaître ses origines familiales, avant de pouvoir être celle qui deviendra l’écrivaine et l’amoureuse.
Bien écrit, ce témoignage sincère et touchant sera, je l’espère, une source d’inspiration pour les femmes et les hommes de tous âges qui ont de la difficulté à s’affirmer, à accepter leur identité sexuelle.
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
https://nelligandecouverte.ville.montreal.qc.ca/iii/encore/search/C__SBouraoui%2C%20Nina.%20Tous%20les%20hommes%20d%C3%A9sirent%20naturellement%20savoir%20__Orightresult__U?lang=frc&suite=cobalt
Vous voulez en savoir plus sur d’autres titres ?
Allez faire un tour : http://irresistibles.bibliomontreal.com/
Ou sur ma page FB : https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne/
PHOTOS LE JOURNAL D’OUTREMONT
Près de 100 personnes étaient présentes jeudi dernier au Théâtre Outremont pour le dévoilement de la programmation de la 14e édition du Festival de Casteliers, un rendez-vous annuel incontournable dédié aux arts de la marionnette.
Du 6 au 10 mars prochain, le festival met la France à l’honneur en accueillant quatre compagnies et plusieurs artistes de l’Hexagone, en plus de marionnettistes des États-Unis, du Canada et du Québec. Au programme : onze spectacles, pour adultes et enfants, des œuvres marquantes acclamées à l’international et de nouvelles créations.
Voir ici la vidéo promotionnelle :
https://vimeo.com/312985384
Voir ici la soirée en photos :
Près de 100 personnes étaient présentes jeudi dernier au Théâtre Outremont pour le dévoilement de la programmation de la 14e édition du Festival de Casteliers, un rendez-vous annuel incontournable dédié aux arts de la marionnette. [...]
Le Journal d’Outremont vous fait connaître les plus récentes publications par des écrivains de l’arrondissement. L’auteure Anne D. Pasquier livre ici un premier roman publié par sa propre maison d’édition, les Éditions Les mots déplacés. [...]
Le Journal d’Outremont vous fait connaître les plus récentes publications par des écrivains de l’arrondissement. L’auteure Anne D. Pasquier livre ici un premier roman publié par sa propre maison d’édition, les Éditions Les mots déplacés. Mme Pasquier vit et écrit à Outremont. Elle est l’auteure d’un recueil poétique, Acanthe, paru en 2016. Plusieurs de ses nouvelles ont été publiées dans la revue Filigranes.
Avec la permission de l’auteure, nous publions ici l’extrait qui figure en quatrième de couverture de son roman « Un bonheur si triste ».
Durant mes heures de liberté, j’allais souvent marcher le long des trottoirs de la ville, dans le froid humide de l’hiver. Avec une régularité étrange, le faisceau des phares des rares automobiles qui se perdaient dans notre quartier m’éblouissait l’espace d’un instant, accompagné du chuintement exaspérant des pneus sur la chaussée trempée; puis le silence retombait sur le labyrinthe de mes pensées. Je retournais sans fin les mille et un scénarios que mon esprit désemparé créait comme pour clamer le chaos dans lequel se trouvait désormais ma vie et dont Mademoiselle E., témoin volontaire, me semblait, injustement, en grande partie responsable. Absente au charme émouvant de la cité noyée dans l’opacité de la brume glaciale, aveugle aux regards inquiets de quelques passants, j’avançais les yeux rivés au bitume, sensible à la seule musique rassurante de mes souliers frappant le sol gelé. J’existais encore.
Par Anne D. Pasquier
Éditions Les mots déplacés
148 pages
ISBN : 978-2-924975-00-8
En vente à la Librairie du Square sur l’avenue Bernard à Outremont.
VIDÉOGRAPHIE MARILI SOUDRE-LAVOIE
À partir de photographies tirées des médias, la peintre Brigitta Kocsis effectue des détournements de sens pour inventer des personnages d’une beauté contemporaine repoussante évoquant la science-fiction.
partir de photographies tirées des médias, la peintre Brigitta Kocsis effectue des détournements de sens pour inventer des personnages d’une beauté contemporaine repoussante évoquant la science-fiction. [...]
Communiqué Ville de Montréal version abrégée
Le Bureau d’art public en collaboration avec le Service de l'urbanisme et de la mobilité de la Ville de Montréal ont mené un concours afin de doter de la place centrale du projet MIL Montréal (site Outremont et ses abords) d’une œuvre d’art public. Le jury a retenu la proposition de l’artiste Patrick Bernatchez, une œuvre intitulée 29 • 53 (titre provisoire).
Par son échelle monumentale et sa localisation à l’intersection des axes structurants du nouveau quartier, l’œuvre agira comme repère urbain répondant à la fois à l’immensité du site et à l’échelle humaine de la place. PHOTO COURTOISIE Parmi 57 candidatures, le jury a évalué 4 propositions dont l’œuvre 29 • 53, choisie à l’unanimité par les membres du jury. Cette dernière sera érigée sur la place centrale du projet MIL Montréal, visant le redéveloppement de l’ancienne gare de triage d’Outremont et la requalification de ses abords. Le projet MIL Montréal inclut le nouveau campus scientifique de l’Université de Montréal (Campus MIL).
Par son échelle monumentale et sa localisation à l’intersection des axes structurants du nouveau quartier, l’œuvre agira comme repère urbain répondant à la fois à l’immensité du site et à l’échelle humaine de la place. Première des trois œuvres d’art du secteur, son caractère emblématique favorisera la mise en valeur des nouveaux lieux publics et du cadre bâti qui les entourent.
Une œuvre emblématique
29 • 53 réfère à la durée moyenne d'une lunaison, soit l'intervalle entre deux nouvelles lunes, qui est de 29,53 jours. D’une hauteur de 21 mètres, l’œuvre possédera deux faces. La première reproduit la topographie précise d’une portion de la surface de la Lune. L’autre symbolise la face cachée de la Lune et accueille une paroi d'escalade. Les deux surfaces, chacune à leur manière, font écho à la conquête des territoires inspirée par le passé ferroviaire du site. Installée au courant de l’été 2019, l’œuvre soulignera également les 50 ans des premiers pas sur la Lune. Située au cœur de la place centrale, cette installation contribuera à créer un sentiment d’appartenance pour les citoyens. Dans cet esprit, les 17 articles du Traité de l’espace de l’ONU (ratifié le 27 janvier 1967) seront inscrits à la base de l’œuvre, traité qui définit l’espace extra-atmosphérique incluant la Lune comme un lieu pacifique et collectif, de coopération et d’assistance mutuelle.
À propos de l’artiste
Au cours de la dernière décennie, la pratique artistique de Patrick Bernatchez s’articule autour de sujets de la mort et du temps, les piliers fondamentaux de son travail. Sa pratique multidisciplinaire touche le dessin, la gravure, la peinture, la photographie, le film, l’installation, la musique et le son. Son travail a fait l’objet d'expositions majeures au Casino du Luxembourg jusqu’au Musée d’art contemporain de Montréal, en passant par The Power Plant à Toronto et le Media Art Center Argos à Bruxelles.
Pour plus d’information sur l’artiste : http://www.patrickbernatchez.org/
Le Bureau d’art public en collaboration avec le Service de l'urbanisme et de la mobilité de la Ville de Montréal ont mené un concours afin de doter de la place centrale du projet MIL Montréal (site Outremont et ses abords) d’une œuvre d’art [...]
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Éditeur :René Soudre
Assistante à l’édition : Marili Soudre-Lavoie
Rédacteur en chef : René Soudre
Collaborateurs : Julie Turgeon, Viktor Lavoie, Emmanuelle Beaubien, Carla Geib, Alexis Drapeau-Bordage, Hélène Côté, Laetitia Arnaud-Sicari
Photos : Marili Soudre-Lavoie
Administration : Hélène Lavoie
Ventes : Marili Soudre-Lavoie, René Soudre

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