
Depuis sa fondation il y a 30 ans, la Société d’histoire d’Outremont (SHO) a toujours conseillé la Ville d’Outremont, et, depuis 2002, l’arrondissement d’Outremont, sur les patronymes à utiliser pour ses espaces publics. La SHO un organisme indépendant et apolitique dont la mission est de protéger, faire valoir et mettre en valeur Outremont, son histoire, ses parcs, son patrimoine et sa toponymie.
La Société d’histoire d’Outremont recommande deux désignations, celle de Justine Lacoste (notre photo), et celle de Denise Bombardier.
En ce qui a trait à la toponymie, le critère de base de la SHO est que le nom à donner à un lieu public dans Outremont soit celui d’une personne ayant vécu, ayant fait sa marque ou ayant un lien direct avec Outremont.
Aussi, Outremont étant un petit territoire de quatre kilomètres carrés et d’environ 82 rues, ls SHO souhaite éviter autant que possible de répéter ou faire double emploi avec un nom déjà utilisé. Par exemple, le parc Dunlop situé sur l’avenue du même nom est devenu parc Jacques-Tessier, le parc Stanislas devant le collège du même nom est devenu parc Raoul-Dandurand, le parc De Vimy à côté de l’avenue De Vimy est devenu le parc Jacques-Parizeau.
Deux noms sont déjà proposés: Irma Levasseur et Antonine Maillet.
Irma Levasseur
Pour les raisons précitées de double emploi, un imposant parc à côté portant déjà son nom, la SHO s’oppose vivement à un tel choix. Ajoutons qu’Irma Levasseur n’est pas née, n’a jamais vécu et n’a jamais eu de lien quelconque avec Outremont.
Antonine Maillet
La SHO s’oppose aussi à ce nom. Certes, elle a beaucoup accompli, a vécu et s’est impliquée à Outremont, mais une avenue porte déjà fièrement son nom, et cela ferait encore double emploi et porterait même à confusion puisque l’avenue, bien qu’à proximité, ne touche ni de près, ni de loin à cette école.
Voici les deux suggestions de noms de grandes Outremontaises que la SHO recommande :
Justine Lacoste (1877 – 1967)
Cofondatrice de l’hôpital Sainte-Justine et présidente de son conseil d’administration durant 60 ans, de 1907 à 1966. Elle était l’épouse de Louis de Gaspé Beaubien, de la grande famille Beaubien d’Outremont, et y a habité pendant toute sa vie adulte. On rapporte qu’au début du XXe siècle, Montréal avait un taux de mortalité infantile d’un enfant sur quatre et que c’est ce qui l’a motivée à se lancer dans cette remarquable aventure qui est devenue la cause de sa vie. À côté de la porte centrale de l’hôpital Sainte-Justine, on peut y voir à gauche le nom de Justine Lacoste et à droite celui d’Irma Levasseur. Ce serait un beau rappel historique que le nom « École Justine-Lacoste » côtoie à nouveau celui du « Parc Irma-Levasseur ».
Denise Bombardier (1941 – 2023)
Résidente d’Outremont durant des décennies sur l’avenue Hartland, elle détient un doctorat en sociologie de la Sorbonne. Femme engagée, actrice, animatrice de télévision, journaliste, chroniqueuse, autrice de plus d’une vingtaine d’ouvrages, elle est décorée du titre de Chevalier, puis d’Officier de la Légion d’honneur en France, chevalière de l’Ordre national du Québec et membre de l’Ordre du Canada. Sa vie durant, elle s’est consacrée à la défense et à la qualité de la langue française tant parlée qu’écrite, ce qui lui a valu de nombreux éloges, honneurs et distinctions au Québec et en France. On la connait aussi pour son combat acharné contre la pédophilie, notamment pour son intervention remarquée à l’émission Apostrophe animée par Bernard Pivot à la télévision française qui provoqua « l’affaire Gabriel Matzneff ».
Depuis sa fondation il y a 30 ans, la Société d’histoire d’Outremont (SHO) a toujours conseillé la Ville d’Outremont, et, depuis 2002, l’arrondissement d’Outremont, sur les patronymes à utiliser pour ses espaces publics. [ + ]
Communiqué Paroisse Sainte-Madeleine d’Outremont
L’Église Sainte-Madeleine d’Outremont est désormais identifiée à titre d’immeuble patrimonial en vertu du nouveau Plan d’urbanisme et de mobilité 2050 (adopté le 11 juin dernier par le conseil de la ville de Montréal).
PHOTO JOURNAL D’OUTREMONT ARCHIVES
De plus, dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action, la ville a amorcé un important chantier de caractérisation des lieux de culte patrimoniaux montréalais en collaboration notamment avec les arrondissements. Cet exercice offrira une meilleure vue d’ensemble de ces lieux et de leur niveau d’intérêt à l’échelle locale et pan-montréalaise.
« Le travail colossal de restauration du décor intérieur de Guido Nincheri aura certainement une incidence sur la caractérisation patrimoniale de l'église Sainte-Madeleine puisqu’il mettra en lumière davantage d’éléments témoignant de l’apport de cet artiste de renom dans l’histoire du lieu »’ a indiqué la Ville dans son annonce de la décision. Elle a aussi dit espérer que la reconnaissance patrimoniale de cette église servira de de levier pour la campagne de financement de la seconde phase de restauration en cours.
L’Église Sainte-Madeleine d’Outremont est désormais identifiée à titre d’immeuble patrimonial en vertu du nouveau Plan d’urbanisme et de mobilité 2050 (adopté le 11 juin dernier par le conseil de la ville de Montréal). [ + ]
Le maire d'Outremont, M. Laurent Desbois, a présenté trois demandes toponymiques au Conseil municipal de Montréal, soulignant la contribution exceptionnelle de trois femmes remarquables. Ces nouvelles désignations sont un hommage mérité à leur héritage.
Place Micheline-Legendre pour la place de l'Îlot Saint-Viateur devant la Maison internationale des arts de la marionnette située au 30, avenue Saint-Just.
L’îlot Saint-Viateur deviendra la Place Micheline-Legendre.
Micheline Legendre, pionnière de l’art de la marionnette, a fasciné des générations par ses spectacles. Sa passion et son dévouement ont façonné la culture au Québec et au-delà. Née à Outremont en 1923, elle est une pionnière du 11e art, l’art de la marionnette. Alors qu’elle semble vouloir s'orienter vers une carrière en musique, elle rencontre en 1945 Albert Wolff, marionnettiste de Munich, qui l'initie à l'art des marionnettes. En 1948, elle fonde le Théâtre des marionnettes de Montréal. Elle séjourne en Europe au début des années 1950, où elle étudie les différentes techniques de marionnettes avec les plus grands maîtres et fait plusieurs stages successifs en Angleterre, en Autriche, en Allemagne et en Italie.
En 1951, elle est la première marionnettiste nordaméricaine à représenter à la fois la France et le Canada au premier congrès de la marionnette d'après‐guerre tenu à Düsseldorf, en Allemagne. En 1952, elle revient au Canada où elle tourne son premier film pour l'Office national du film du Canada. Durant sa carrière, elle donne plus de 16,000 représentations des 68 spectacles qu'elle a conçus et montés à Montréal et à l'extérieur avec son équipe du Théâtre des marionnettes de Montréal, devant plus de 2 500 000 spectateurs avec ses 1 170 marionnettes.
Micheline Legendre a aussi donné plus de 200 spectacles publicitaires, a tourné trois films et une série de 52 films éducatifs, ainsi que plus de 400 représentations à la télévision de Radio‐ Canada. En 1986, elle publie l’ouvrage Marionnette, art et tradition chez Leméac. Elle se démarque aussi par son implication dans le milieu des arts. Elle est présidente de la Conférence canadienne des arts, membre du Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal (section théâtre) et membre de la Société des écrivains (section Montréal).
En 1991, elle est nommée Chevalière de l’Ordre national du Québec en raison de son grand apport à la culture, puis est faite officière de l’Ordre du Canada en 1998 et devient membre de la Société royale du Canada en 2001. En 2000, l'Union internationale de la marionnette (UNIMA) lui confère le titre de membre honoraire, lors d'un congrès tenu à Magdeburg, en Allemagne.
Parc Naomi-Bronstein pour le mini parc actuel nommé « Querbes » dans le district Claude-Ryan sur l’avenue Querbes.
Le mini parc Querbes dans le district Claude-Ryan.
Naomi Bronstein a sauvé des vies dans des pays ravagés par la guerre. Son engagement humanitaire fait d’elle une véritable héroïne et source d’inspiration. Née à Outremont en 1945, Naomi Bronstein est une philanthrope qui a eu un apport exceptionnel dans la société. En 1969, elle fonde Families for Children, une institution organisant l’adoption d’orphelins de la guerre du Vietnam. En 1972, elle ouvre un orphelinat nommé Canada House au Cambodge pour accueillir des enfants survivants de villages bombardées, mais doit le quitter en 1975 à cause des conditions politiques défavorables. Face à l’instabilité au Vietnam et au Cambodge, elle décide de faire évacuer 65 orphelins à bord d’un vol de l’Aviation royale canadienne les sauvant d’une mort certaine face au régime des Khmers rouges. De 1976 à 1981, elle oeuvre au Guatemala, où elle reconvertit entre autres des autobus scolaires en cliniques médicale mobiles.
En 1983, elle contribue à fonder l’organisme Heal the Children Canada, un organisme qui permettrait à des enfants de pays du tiers monde d’être opérés au Canda. À la fermeture de l’organisme, elle repart au Cambodge fonder un autre orphelinat, puis se retourne au Guatemala afin de mettre sur pied un organisme destiné aux enfants. Son travail humanitaire et son engagement envers la cause des orphelins et des enfants malades sont reconnus à de nombreuses reprises.
Elle est faite membre de l’Ordre du Canada en 1983, et devient titulaire, en 1992, de la médaille de la confédération. Surnommée la “mère Teresa du Canada”, elle meurt en 2010. Elle avait 12 enfants, dont sept adoptés.
Avenue Lise-Fortier pour remplacer le tronçon de l’avenue du Manoir au pied du viaduc Rockland entre Rockland et Davaar.
Un segment de l’avenue du Manoir vu de l’avenue Davaar.
Première femme diplômée en gynécologie-obstétrique, a été pionnière pour les droits des femmes en matière de santé. Sa détermination a ouvert la voie à l'accès à des soins essentiels pour toutes. Lise Fortier est la première femme québécoise à être diplômée en gynécologie‐obstétrique par le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada en 1958. En 1967, elle ouvre la première clinique de planification familiale en milieu hospitalier francophone québécois, située sur l’avenue Champagneur. En 1975, elle accède à la présidence de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada. Après y avoir enseigné de 1965 à 1978, elle reçoit le titre de professeur titulaire de clinique de l’Université de Montréal.
Sa carrière et ses réalisations font de la docteure Lise Fortier une figure pionnière et emblématique pour le combat des droits de femmes au Québec, notamment en ce qui concerne l’accès à la contraception et à l’avortement. Elle reçoit d’ailleurs le prix Abbott‐Pellan‐Brissette en 1995, décerné conjointement par l’Association des médecins de langue française du Canada et le Collège des médecins du Québec, en reconnaissance de sa contribution particulière à la santé des femmes du Québec.
Le maire d'Outremont, M. Laurent Desbois, a présenté trois demandes toponymiques au Conseil municipal de Montréal, soulignant la contribution exceptionnelle de trois femmes remarquables. [ + ]
Dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire de la fondation d’Outremont, la Société d’histoire d’Outremont et l’Arrondissement s’associent pour présenter l’exposition Outremont : 150 ans d’histoire et d’exception.
Le président de la Société d’histoire d’Outremont, Me Jean A. Savard, et le maire d’Outremont, Laurent Desbois, devant l’un des panneaux historiques sur l’avenue Bernard. PHOTO JOURNAL D’OUTREMONT
À travers une sélection de photographies anciennes, l’exposition met en lumière des lieux et des personnalités qui ont marqué l’histoire d’Outremont. Les visiteurs pourront ainsi, au hasard d’une promenade sur l’avenue Bernard – une artère fort courue durant les beaux jours d’été –, découvrir de nombreux documents photographiques exceptionnels, souvent inédits, reproduits sur des panneaux de grands formats à double surface. Pour une meilleure visibilité en fin de journée, ceux-ci sont munis de réflecteurs solaires.
Au total, 23 photos d’époque qui ont marqué l’histoire d’Outremont, accompagnées de légendes signées par la journaliste, autrice et spécialiste en histoire Hélène-Andrée Bizier.
Le patrimoine est fait pour être protégé, pour être partagé, pour être transmis de génération en génération et ainsi contribuer à la mémoire collective. Cette présentation photographique sur l’avenue Bernard en est un brillant exemple.
L’exposition Outremont : 150 ans d’histoire et d’exception est présentée jusqu’au 21 septembre 2025, au cœur de la zone piétonne de l’avenue Bernard, entre les avenues Outremont et Champagneur.

Dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire de la fondation d’Outremont, la Société d’histoire d’Outremont et l’Arrondissement s’associent pour présenter l’exposition Outremont : 150 ans d’histoire et d’exception [ + ]
Héritage Montréal propose une visite guidée de 2 heures le 13 août (10 h et 14 h) et le 27 août (10 h et 14 h) sur réservation.
PHOTO JOURNAL D’OUTREMONT ARCHIVES
Outremont est reconnu notamment pour ses nombreux parcs, qui résultent d’une planification visant à harmoniser les espaces verts et le milieu bâti. La visite permet de constater combien ce patrimoine paysager est étroitement lié à la trame urbaine du quartier. En savoir plus.
Héritage Montréal propose une visite guidée de 2 heures le 13 août (10 h et 14 h) et le 27 août (10 h et 14 h) sur réservation. [ + ]
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