
1938 – Nous sommes aux portes de la Deuxième Guerre mondiale. Montée des nationalismes en Europe, la droite a le vent dans les voiles et beaucoup d’adeptes. Au Québec, Maurice Duplessis poursuit depuis 1936 un long règne sur les destinées de la province jusqu’en 19591, une période qu’on qualifiera de Grande Noirceur tant l’ouverture sur le monde est étroite.
Première rentrée scolaire du Collège Stanislas en 1938, alors au 831 Rockland. |
Le bâtiment principal du collège dans les années ‘50. PHOTOS ARCHIVES COLLEGE STANISLAS |
Le terrain n’était pas propice à la venue d’une institution éducative indépendante comme le Collège Stanislas, laïque de surcroît, qui ose les professeurs de sexe féminin dans un collège de garçons... Sous l’égide du Ministère de l’Éducation nationale de France et menant au baccalauréat français, le Collège Stanislas à Outremont fut l’heureux dénouement d’efforts soutenus du sénateur canadien Raoul Dandurand. Le parc situé sur la rue Van Horne devant la façade nord porte son nom.
Outremont, 1938 – La population de la ville atteint des sommets nouveaux, 28 691 selon le recensement de 1931, dont une grande partie anglophone, issue d’un important contingent de gens d’affaires d’origine juive. Le Collège s’installe d’abord au 831 Rockland dans un bâtiment construit en 1912 pour Bell Téléphone. À la grande surprise des maîtres d’oeuvre du projet qui espéraient deux douzaines d’inscriptions la première année, on atteint les 120 élèves dès la rentrée scolaire de septembre 1938. Un grand succès pour l’établissement laïc, signe qu’il était attendu.
Le bâtiment principal sur boulevard Dollard a ouvert ses portes en 1941. Par la suite, plusieurs agrandissements se sont succédé, le petit collège, juste en face, s’est ajouté à l’établissement en 1957, la dernière récente œuvre majeure fut le renouvellement tout de verre de la façade sur Dollard en 2018. « À vol d’oiseau, le Collège est situé aujourd’hui au centre d’un axe pédagogique névralgique, entre le pavillon principal de l’UdeM au sud et le nouveau Campus MIL au nord », rappelle le directeur actuel, M. Philippe Warin.
Sur la rue Van Horne, le cadre résidentiel de 1938 était à peu près ce qu’on voit aujourd’hui, mais le secteur commercial était à ses premiers balbutiements. Des générations de commerces y ont eu pignon sur rue pour offrir des services aux élèves et à leurs parents. À l’automne 2018, 2684 élèves étaient inscrits au Collège, une petite société en soi, qui décuple l’activité du quartier aux heures de pointe. Les restos midi, services de nettoyage de vêtements, papeterie et fournitures scolaires, coiffeurs, boulangeries et pâtisseries, sont nombreux dans le quartier. Dès la fin des années 1930, la pâtisserie-confiserie Chez Maxime faisait déjà de bonnes affaires sur la rue 2. Encore aujourd’hui, la proximité de Stanislas est un excellent argument de vente pour les courtiers immobiliers. De fait, la population d’origine française à Outremont est la plus importante après celle qui est née au Canada, d’après le recensement de 2016, sans compter les résidants de langue française originaires du Liban et du Maroc.
Enfin, des personnages exceptionnels ont transité par le Collège, des hommes et femmes d’affaires, des artistes et des personnages politiques qui ont fait de brillantes carrières. Quatre premiers ministres du Québec y ont complété leurs études, Jacques Parizeau, Philippe Couillard, Daniel Johnson et Pierre-Marc Johnson, son frère, ainsi que plusieurs ministres, pour ne citer que Raymond Bachand et Jacques-Yvan Morin. Valéry Giscard D’Estaing y a enseigné avant de devenir Président de la République française.
M. le directeur Philippe Warin, ancien élève de Stan, exprime sa fierté pour la très fructueuse collaboration entre le Collège et Outremont, ville et arrondissement, depuis toutes ces années.
Sources : Collège Stanislas : stanislas.qc.ca/montreal
1938 – Nous sommes aux portes de la Deuxième Guerre mondiale. Montée des nationalismes en Europe, la droite a le vent dans les voiles et beaucoup d’adeptes. Au Québec, Maurice Duplessis poursuit depuis 1936 un long règne sur les destinées de la province [...]
L’odonymie fait aujourd’hui partie intégrante du paysage urbain. Elle nous renseigne tout particulièrement sur les étapes qui ont marqué le développement d’une municipalité. Avec l’aimable collaboration de la Société d’histoire d’Outremont, nous retraçons l’histoire d’une rue d’Outremont. [...]
PHOTOS MARILI SOUDRE-LAVOIE
L’odonymie fait aujourd’hui partie intégrante du paysage urbain. Elle nous renseigne tout particulièrement sur les étapes qui ont marqué le développement d’une municipalité. Avec l’aimable collaboration de la Société d’histoire d’Outremont, nous retraçons l’histoire d’une rue d’Outremont.
Plusieurs documents permettent de retracer les origines de l’avenue Bloomfield. Le nom apparaît d’abord sur une des planches du relevé topographique, effectué par des militaires au tout début de la Confédération. On y voit clairement, à la tête du lot 34, un grand établissement rural, comprenant sept bâtiments desservis par un chemin qui débute au chemin de la Côte-Sainte-Catherine. À côté du bâtiment principal, la carte indique la présence d’une pompe à eau et, bien lisiblement, le surnom de la propriété : Bloomfield.
En 1833, Hugh Murray possédait le lot 34 et c’est probablement lui qui a développé la ferme et lui a donné ce nom. Mais, 25 ans plus tard, les anciens seigneurs de Montréal accordaient une communication à William Bremner, qui en était alors propriétaire. La communication reconnaissait sa propriété libre de tout droit à l’endroit des anciens seigneurs, c’est-à-dire les Messieurs de Saint-Sulpice. Le testament de William Bremner, rédigé en 1867, léguait la ferme à son épouse Janet Milne Bremner, qui la fit subdiviser et la transféra à son fils, Alexander, le 25 janvier 1872. Celui-ci la vendra, deux ans plus tard, à un groupe de six marchands dirigés par le boulanger James Strachan.
Les nouveaux copropriétaires déposent, le 30 juillet 1874, le plan de lotissement qui figure aux plan et livre de renvoi officiels de la Paroisse de Montréal. Celui-ci montre une avenue Bloomfield en plein milieu du lot 34 avec trois embryons de rue transversale et des centaines de lopins à bâtir. Quelques-uns de ces derniers sont vendus dès la première année, mais les acheteurs ne semblent pas assez nombreux pour rendre le projet rentable. Le 30 septembre 1889, le groupe Strachan cède le lot, sans les lopins déjà vendus, à l’Institution Catholique des Sourds-Muets pour la somme de 12 367$
Aménagement de l’avenue
À la fin du siècle, l’ancien maire, George E. Cooke, propriétaire de maisons sur l’avenue, se plaint au conseil municipal du mauvais état de cette voie, qui l’empêche de louer ses logements. En 1899, la Montreal Water and Power refuse d’y enfouir des tuyaux, faute d’un nombre suffisant d’habitants. La municipalité s’engage alors à subventionner l’entreprise. L’aménagement de la rue, qui avait débuté avec l’installation de trottoirs de bois vers 1895, reprend au tournant du siècle avec la pose des canaux d’aqueduc et d’égout dans la partie sud. En 1906, les canalisations sont prolongées d’Elmwood à Saint-Viateur et, dès 1912, jusqu’à Ducharme. La macadamisation de la chaussée se poursuit de 1905 à 1912. La plantation des arbres a suivi.
Une première pétition est présentée au conseil municipal en 1910, demandant de changer le nom de l’avenue Bloomfield pour celui de Congress, sans doute en référence au grand Congrès eucharistique de l’année à Montréal, et une seconde, le 12 avril 1911, pour celui de George V, qui avait accédé au trône britannique l’année précédente. Beaucoup plus tard, le 15 décembre 1983, le président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal écrit au maire Choquette pour demander que l’avenue Bloomfield devienne l’avenue Lionel-Groulx en hommage au grand historien et citoyen éminent, qui vécut sur Bloomfield de 1939 à 1967 au numéro 261.
D’autres suggestions en ce sens visaient dernièrement à franciser le spécifique par Champfleuri. À ce sujet, il faut admettre que Bloomfield possède de lointaines racines historiques.
Somme toute, l’avenue Bloomfield tire avantage de plusieurs espaces verts (esplanade de l’église Saint-Viateur, parc Outremont et parc Saint-Viateur) et de plusieurs institutions, dont l’incroyable académie Querbes et le plus beau flanc de l’église Saint-Viateur. Entre Laurier et Bernard, des maisons anciennes, des paires de cottages, des résidences bourgeoises, une série de duplex remarquables, une maison unique en son genre en face du parc Outremont, bordent cette rue. Plus au nord, deux longues rangées de triplex dans lesquelles s’insèrent des duplex et des maisons d’appartements ne paraissent pas sans intérêt et cela, jusqu’à l’avenue Ducharme.
Les propriétaires de bâtiments sur cette avenue comme sur les avenues voisines ont une grande responsabilité, celle de respecter le caractère patrimonial du quartier et l’environnement architectural quand vient le temps des rénovations extérieures. La Ville de Montréal et le conseil d’arrondissement d’Outremont ont aussi un rôle important à jouer en matière de conservation intelligente du patrimoine résidentiel.
Les renseignements ci-dessous sont tirés du Répertoire des rues d’Outremont et leurs histoires par Ludger Beauregard, une publication de la Société d’histoire d’Outremont (2015, 280 pages, reliure spirale). Il est possible de se procurer ce titre au montant de 25 $ en composant le 514 271-0959. histoireoutremont.org
« Le projet d’installer les archives d’Outremont au 1311, rue Saint-Viateur, est actuellement sur la glace » a déploré le maire Tomlinson lors de la dernière séance du Conseil d’arrondissement le 6 août. [...]
« Le projet d’installer les archives d’Outremont au 1311, rue Saint-Viateur, est actuellement sur la glace » a déploré le maire Tomlinson lors de la dernière séance du Conseil d’arrondissement le 6 août.
La presque totalité des archives sont actuellement logées sur la rue Saint-Urbain, à l’extérieur de l’arrondissement. PHOTO ARCHIVES LE JOURNAL D’OUTRMEONT
Ce projet, en cours depuis plusieurs années, vise à rassembler en un seul lieu et sur le territoire de l’arrondissement l’ensemble des archives d’Outremont. « Les premières estimations chiffraient leur transfert au 1311 Saint-Viateur à 1,6 million de dollars, incluant les services professionnels comme, entre autres, les études d’architecture, les consultations complémentaires, la gestion du projet, la sélection des fournisseurs, etc. », a détaillé le maire Tomlinson.
« Or, selon la dernière évaluation demandée lors de notre arrivée aux commandes de l’arrondissement, le projet est rendu à un montant de 2,8M$, excluant les services professionnels, ce qui double le montant initial. »
Il faut bien noter que le stockage d’archives est en soi très pesant, a-t-il rappelé, et nécessite des infrastructures solides et durables. Or, selon les études architecturales, il apparaît que le bâtiment du 1311 Saint-Viateur, s’il est viable et sain pour d’autres projets, est structurellement insuffisant en termes de solidité pour accueillir des archives. « Il aurait fallu envisager l’ajout de structures consolidantes et de creuser un sous-sol supplémentaire. Nous avons donc pris la sage décision de suspendre ce projet. Comme la somme de 1,6M$ avait été mise en réserve, nous avons demandé à la Ville-centre de l’utiliser sur d’autres bâtiments. »
Le rapatriement des archives dans l’arrondissement reste, avec les chalets des parcs, en tête de liste des priorités de l’administration Tomlinson, rassure le maire. « On planche sur un autre projet pour accueillir dans un bâtiment digne de ce nom toutes nos archives, riches et variées, dans un endroit que nous voulons ouvert et accessible au public ! ».
Le Pavillon Strathcona, c’est ce gros bâtiment sur Côte-Sainte-Catherine à l’angle ouest de l’avenue Pagnuelo. Témoin d’une autre époque, il est l’ancêtre des édifices scolaires d’Outremont puisqu’il a ouvert ses portes en 1898 pour le bénéfice [...]
Le Pavillon Strathcona, c’est ce gros bâtiment sur Côte-Sainte-Catherine à l’angle ouest de l’avenue Pagnuelo. Témoin d’une autre époque, il est l’ancêtre des édifices scolaires d’Outremont puisqu’il a ouvert ses portes en 1898 pour le bénéfice des nombreux écoliers anglophones dans la nouvelle ville à la fin du XIXe siècle. Il accuse donc cette année 120 ans d’existence. Ses actuels locataires du département de géographie de l’UdeM le quitteront en 2019 pour le nouveau Campus MIL. Le Pavillon Strathcona a un riche passé, mais a-t-il un avenir ? Brève incursion dans l’histoire de ce monument qui figure dans le palmarès du patrimoine bâti de la Ville de Montréal.
Détail de la façade sur Côte-Sainte-Catherine.
|
La Pavilllon Strathcona a un riche passé, mais lui réserve-t-on un bel avenir ? PHOTOS LE JOURNAL D’OUTREMONT
|
La Pavillon Strathcona a déjà accueili le musée d’histoire naturelle Georges-Préfontaine. PHOTO MUSEE DE LA NATURE ET DES SCIENCES DE L’UNIVERSITE DE SHERBROOKE.
|
Mission éducative
Vous êtes-vous demandé à quoi fait référence le mot Strathcona écrit en lettres de béton au dessus de la porte principale du bâtiment? L’appellation tient de son principal protagoniste et mécène Sir Donald Alexander Smith, élevé au titre de Lord Strathcona, un émigrant écossais qui a fait fortune à la Compagnie de la Baie d’Hudson. Le bâtiment a logé à la fois une école primaire et une école secondaire de langue anglaise (Strathcona Academy) durant de nombreuses décennies. Après la fermeture des écoles, l’Université de Montréal (UdeM), devenue le nouveau locataire de la Commission des écoles protestantes du Grand Montréal, propriétaire du bâtiment, y a installé son département de géographie au début des années 1980. Il y est toujours jusqu’à son prochain déménagement en 2019. C’est la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) qui est propriétaire du bâtiment depuis 1998.
Il était une fois un musée
En 1982, l’UdeM a acquis les collections de Sœur Marie-Jeanne Eudes, institutrice et animatrice au Cercle des Jeunes naturalistes : toute une ménagerie d’animaux naturalisés avec patience et art par les Sœurs Ste-Anne du couvent de Lachine entre les années 1934 et 1943. Le Musée Georges-Préfontaine ouvrait ses portes en 1987 à l’entrée du pavillon Strathcona sous la gouverne du département de biologie de l’UdeM et de la Société de biologie de Montréal. On y a présenté nombre d’expositions mettant en vedette des oiseaux, mammifères, poissons, reptiles et insectes naturalisés, en reconstituant leur habitat naturel tout en décrivant leurs mécanismes d’adaptation aux conditions climatiques. Ce fut une destination exceptionnelle pour les visites de groupes scolaires durant sept ans. Après la fermeture du Musée en 1994, les collections ont été confiées au Musée du Séminaire de Sherbrooke, devenu depuis le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke qui présente encore aujourd’hui plusieurs spécimens du Musée Georges-Préfontaine.
Un tournant
Septembre 2018 sera le début de la dernière saison de l’UdeM au Pavillon Strathcona. Le déménagement de l’administration du département au Campus MIL se fera dès le printemps. Plus de 20 professeurs, une dizaine d’employés administratifs et de soutien, et près de 300 étudiants convergeront vers le nouveau site à l’automne. Que deviendra le Pavillon Strathcona ? Qui seront les nouveaux occupants? Rien ne transpire de la CSMB qui est à évaluer différentes options. Le bâtiment est de grande taille, des rénovations s’imposent compte tenu de la vétusté des infrastructures et des aménagements intérieurs. Déjà en 2013, certaines classes avaient dû être traitées pour insalubrité résultant de moisissures importantes. À l’heure où les établissements scolaires et garderies font salles combles à Outremont, et que la garderie Les Pitchounets active ses recherches pour relocaliser sa grande marmaille, l’intérêt pour l’avenir du Pavillon Strathcona est aux premières loges.
Communiqué Société d’histoire d’Outremont
La populaire randonnée commentée par M. Dinu Bumbaru dans le quartier nord d’Outremont en juin et en août 2017 est à nouveau présentée par la Société d’histoire d’Outremont le samedi 16 juin prochain.
PHOTO LE JOURNAL D’OUTREMONT
Intimement lié aux activités de l’ancienne gare de triage du Canadien Pacifique, l’ancien quartier ouvrier aux abords du site Outremont, constitue, après le chemin de la Côte- Sainte-Catherine et ses grands domaines, le second noyau historique d’Outremont.
La visite commentée par le directeur des politiques d’Héritage Montréal fera découvrir aux participants la grande et la petite histoire de toute une communauté qui a grandi près de la gare de triage. Née de l’installation en 1891 du triage ferroviaire du Canadien Pacifique, la gare d’Outremont était une composante névralgique d’un réseau continental.
Résident du quartier nord d’Outremont depuis 1964, Dinu Bumbaru mènera les participants dans une promenade sur le thème du patrimoine architectural – domestique, industriel et civique.
Activité gratuite - inscription obligatoire
Le circuit historique, qui aura lieu beau temps, mauvais temps, débutera le samedi 16 juin à 14 h et se terminera vers 16 h. L’activité est gratuite, mais les personnes doivent s’inscrire en laissant leurs coordonnées à info@histoireoutremont.org ou par téléphone au 514 271-0959. Le rassemblement aura lieu au métro Outremont à 13 h 45, le jour de la visite commentée.
Renseignements : Société d’histoire d’Outremont, Francine Unterberg : 514 271-0959.
Samedi 16 juin 2018 de 14h à 16h
Départ Métro Outremont
La populaire randonnée commentée par M. Dinu Bumbaru dans le quartier nord d’Outremont en juin et en août 2017 est à nouveau présentée par la Société d’histoire d’Outremont le samedi 16 juin prochain. [...]
Une grande table du début du siècle dernier vient de retourner à sa résidence d'origine, l'hôtel d'arrondissement – de ville, à l'époque – où elle a passé au moins les 40 premières années de son existence.
Une photo d'époque (1922) témoigne de la présence de la table ovale de bois blond autour de laquelle les élus se rassemblaient pour les réunions du Conseil. PHOTO ARCHIVES ARRONDISSEMENT D’OUTREMONT
|
|
D'après Jean Leblanc, archiviste en chef de l'arrondissement, cette imposante pièce de mobilier de 3,2 par 2,1 mètres aurait probablement été acquise par l'administration de Joseph Beaubien, maire d’Outremont de 1910 à 1949. Une photo d'époque (1922) témoigne de la présence de la table ovale de bois blond autour de laquelle les élus se rassemblaient pour les réunions du Conseil. La table a probablement été utilisée à cette fin jusqu'en 1963 au moment où les réunions du Conseil ont déménagé au 530 Davaar. Jusqu'en 1998, la table a été entreposée et … probablement oubliée, jusqu'à ce que le Service des Travaux publics la déniche. Une fois restaurée, on la déménage à la Bibliothèque Robert-Bourassa. À la lumière des souvenirs de Christiane St-Onge, directrice de la bibliothèque, la table était déjà là lors de l'inauguration officielle de la bibliothèque le 1er avril 1998 dans la salle qui portait déjà le nom de premier maire de langue française à Outremont. Depuis le début 2018, la table est revenue à l'hôtel d'arrondissement. Sa nouvelle vocation n'est pas encore déterminée.
Une grande table du début du siècle dernier vient de retourner à sa résidence d'origine, l'hôtel d'arrondissement – de ville, à l'époque – où elle a passé au moins les 40 premières années de son existence. [...]
Communiqué Arrondissement d’Outremont
Il y aura 90 ans le 7 décembre prochain, les membres du conseil de la Ville d’Outremont votaient en faveur de l’achat de la toute première souffleuse à neige, une invention d’Arthur Sicard qui allait révolutionner la vie urbaine en hiver. Son acquisition au coût de 12 500 $ sera concrétisée le 21 décembre 19271. La Ville de Montréal suivra l’exemple de sa voisine l’année suivante en acquérant deux souffleuses Sicard2.
Une des premières souffleuses à neige employée à Montréal. PHOTO : ARCHIVES DE MONTREAL
Avant l’arrivée de la souffleuse et des équipements mécanisés, le déneigement des rues se faisait à l’huile de bras avec des pelles et des équipements hippomobiles. Au 19e siècle, la neige était tapée avec un rouleau ou évacuée avec des bennes tirées par des chevaux. Au début du 20e siècle, les chasse-neige étaient des charrues attelées à des chevaux, mais le déneigement continuait à se faire largement par des pelleteurs.
« Si l’autoneige de Joseph-Armand Bombardier a grandement facilité les transports dans le monde rural, c’est grâce à l’invention d’Arthur Sicard que des grandes villes nordiques comme Montréal peuvent continuer à se développer en hiver, » a déclaré le maire d’arrondissement Philipe Tomlinson. « Outremont est, encore une fois, fier d'être au cœur d'une grande invention qui a profité aux Montréalais ».
Au cours de l’hiver 1927, la Ville d’Outremont, aujourd’hui un arrondissement de la Ville de Montréal, procéda à des tests méthodiques avec la souffleuse autopropulsée d’Arthur Sicard (1876–1946). Ce sont ces essais qui convaincront l’administration de recommander aux élus d’Outremont d’acquérir la machine. Le véhicule comprenait un moteur et un châssis d'un camion à quatre roues motrices et une tête de souffleuse avec deux cheminées ajustables. Un moteur additionnel était nécessaire pour conduire la tête de la souffleuse3.
En mémoire de l’homme et de son invention
Postes Canada a émis un timbre en 1995 pour commémorer la commercialisation de la première souffleuse à neige. En 2003, Manuel Barbeau Lavalette a réalisé un documentaire, Souffleurs de neige, qui raconte Arthur Sicard et sa machine4. La Ville de Montréal a publié un dossier détaillé et illustré sur l’homme et son invention qui est accessible en ligne5. La première souffleuse est désormais entreposée à Ottawa au Musée des sciences et de la technologie.
Référence :
1 Centre d’archives de l’arrondissement d’Outremont
2 Archives, Ville de Montréal - http://archivesdemontreal.com/
3 Site Web du Groupe Sicard SSI Inc. - http://www.sicardgroup.com/francais/index_fr.html
4 Souffleurs de neige, documentaire de Manuel Barbeau Lavalette, 2003
- https://www.youtube.com/watch?v=ORyLDN6251Y
5 À la douce mémoire d’Arthur Sicard, Échocité, bulletin des employés de la Ville de Montréal, 2014
- http://echocite.ville.montreal.qc.ca/a-la-douce-memoire-darthur-sicard/
Il y aura 90 ans le 7 décembre prochain, les membres du conseil de la Ville d’Outremont votaient en faveur de l’achat de la toute première souffleuse à neige, une invention d’Arthur Sicard qui allait révolutionner la vie urbaine en hiver. Son acquisition [...]
La cathédrale St-George, inaugurée en 1961, est une église grecque orthodoxe sur le chemin de la Côte-Ste-Catherine, à la limite ouest d’Outremont à l’angle de l’avenue Stirling. [...]
La cathédrale St-George, inaugurée en 1961, est une église grecque orthodoxe sur le chemin de la Côte-Ste-Catherine, à la limite ouest d’Outremont à l’angle de l’avenue Stirling.
Le député de Mont-Royal, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, ministre responsable du Plan Nord et ministre responsable de la région de la Côte-Nord, M. Pierre Arcand, se réjouit de l’aide financière de 186 300 $ qui a été accordée pour la restauration de la structure de béton de la cathédrale.
« … La restauration de la structure de béton de la cathédrale St George est un geste essentiel pour l’entretien et la pérennité de ce lieu de culte et de mémoire qui témoigne de l’histoire régionale et qui fait la fierté des citoyennes et citoyens de Montréal. » – Pierre Arcand, député de Mont-Royal
Cette somme fait partie de l’enveloppe 2017-2018 du programme d’aide à la restauration du patrimoine à caractère religieux récemment annoncée par le ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, M. Luc Fortin. Cette enveloppe budgétaire, qui s’élève à 12 M$ pour l’ensemble du Québec, a été bonifiée de 20 % par rapport aux quatre années précédentes. Le programme d’aide permet de financer jusqu’à 85 % des coûts des projets de restauration.
L’ancienne gare de triage d’Outremont et son impact sur la communauté seront soulignés lors d’une exposition qui retracera, à travers des photographies, des objets et d’autres documents, l’impact de la gare de triage sur le vécu des gens à Outremont comme dans Parc-Extension. Intitulée « La gare de triage d’Outremont – l’empreinte d’une mémoire », l’exposition sera présentée du 13 juillet au 13 août 2017 à la Galerie d’art d’Outremont.
Inaugurée en 1891, la gare de triage d’Outremont a constitué pendant près de 125 ans un noyau important du réseau ferroviaire montréalais pour le Canadien Pacifique. L’exposition est un projet de quartier du 375e de la Société d’histoire d’Outremont en collaboration avec la Société d’histoire de Parc-Extension.
Du 13 juillet au 13 août 2017
Galerie d’Art d’Outremont
Bibliothèque Robert-Bourassa
41, av. St-Just, Outremont
(voir carte)
La Société d’histoire d’Outremont (SHO) a demandé au Conseil d’arrondissement de faire les recommandations nécessaires auprès de la Ville-centre pour revoir – selon des critères historiques sérieux – le choix du nom proposé (Tiohtià:ke Otsira'kéhne) pour le nouveau parc du Sommet Outremont dans le parc du Mont royal.
PHOTO MARILI SOUDRE-LAVOIE
Il est question de deux entités toponymiques : le sommet du monticule « qui restera le Sommet Outremont », précise Jean A. Savard, président de la SHO, et le parc qui le recouvre. Situé derrière le CEPSUM (Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal) et la faculté de musique de l’UdeM, ce nouveau parc est issu de la fusion de deux terrains appartenant à la Fabrique de la paroisse Notre-Dame et l’Université de Montréal.
« L’attribution d’un nom mohawk, peuple exogène à la vallée du Saint-Laurent, à un parc sur le Mont-Royal serait une falsification historique et une insulte aux Hurons et à nos alliés autochtones ! », s’insurge le journaliste Normand Lester, membre de la SHO. « D’autres peuples autochtones présents à Montréal jadis mériteraient d’en être honorés tout en respectant ainsi le double objectif de la réconciliation avec les Premières Nations et la véracité historique. » Or, « la SHO n’a jamais été consultée pour cette appellation qui s’est faite à son insu », indique Jean A. Savard en emboitant le pas de Normand Lester.
Une démarche en cours
« La Ville de Montréal n’a pas encore entrepris de faire changer le nom du parc du Sommet d’Outremont. La Ville a le pouvoir de nommer alors que la Commission a le pouvoir d’officialiser », explique Julie Létourneau, porte-parole de la Commission de toponymie du Québec. « Si la Ville veut officialiser ce nom, elle devrait en faire la demande auprès de la Commission. Une analyse serait faite selon les normes et les critères de la Commission. Puis un avis serait présenté aux membres de la Commission qui ont le pouvoir d’officialiser. »
« Dans le cadre de la stratégie d’inclusion et de réconciliation, nommer un parc dédié aux autochtones, oui, et pourquoi pas ? », acceptent Messieurs Lester et Savard. « Mais il faut que la Ville de Montréal consulte les autorités compétentes afin que la dénomination choisie soit conforme à la réalité historique… »
Le Conseil demandera de "revoir la copie"
« Outremont participe à la Table de concertation du mont Royal. Mais le poids de l’arrondissement lors des décisions semble faible », regrette la mairesse Cinq-Mars. « Mais nous ferons une lettre de recommandation auprès de la Ville-centre et de la Commission de toponymie du Québec en insistant sur la pertinence de consulter les autorités historiques compétentes (Société d’histoire de l’Amérique française, SHO, etc.) dont le rôle est essentiel pour respecter et conserver la vérité historique de nos sites. »
L’ancienne gare de triage d’Outremont et son impact sur la communauté seront soulignés lors d’une exposition qui retracera, à travers des photographies, des objets et d’autres documents, l’impact de la gare de triage sur le vécu des gens à Outremont comme [...]
La Société d’histoire d’Outremont (SHO) a demandé au Conseil d’arrondissement de faire les recommandations nécessaires auprès de la Ville-centre pour revoir – selon des critères historiques sérieux – le choix du nom proposé (Tiohtià:ke Otsira'kéhne) [...]
Les conseillères Jacqueline Gremaud et Céline Forget ont souligné les efforts et les ressources qui ont été consacrés ces dernières années afin de réaliser un espace vert plus accueillant dans ce secteur de l'avenue Van Horne. [...]
Tiré de la page Facebook de l’Arrondisssement d’Outremont
Les conseillères Jacqueline Gremaud et Céline Forget ont souligné les efforts et les ressources qui ont été consacrés ces dernières années afin de réaliser un espace vert plus accueillant dans ce secteur de l'avenue Van Horne.
Le réaménagement du parc Raoul-Dandurand a pris fin ce printemps avec la mise en service des jets d’eau. Les résidents et les écoliers profitent désormais d'un endroit de détente avec une végétation plus abondante.
Communiqué Société d’Histoire d’Outremont
Intimement lié aux activités de l’ancienne gare de triage du Canadien Pacifique, un quartier d’Outremont sera le sujet d’une visite commentée par le directeur des politiques d’Héritage Montréal, M. Dinu Bumbaru qui fera découvrir aux participants le 17 juin prochain, la grande et la petite histoire de toute une communauté.
Résident du quartier nord d’Outremont depuis 1964, Dinu Bumbaru mènera les participants aux abords de l’ancienne gare de triage pour une promenade sur le thème du patrimoine architectural – domestique, industriel et civique. Né de l’installation en 1891 du triage ferroviaire du Canadien Pacifique, composante d’un réseau continental, ce quartier ouvrier constitue, après le chemin de la Côte-Sainte-Catherine et ses grands domaines, le second noyau historique d’Outremont.
Inscription obligatoire
Le circuit historique, qui aura lieu beau temps, mauvais temps, débutera le samedi 17 juin à 14 h et se terminera vers 16 h. Les personnes doivent s’inscrire en laissant leurs coordonnées à info@histoireoutremont.org ou par téléphone au 514 271-0959. Le rassemblement aura lieu au métro Outremont à 13 h 45, le jour de la visite commentée. À noter que ce circuit sera repris à la fin août à une date qui sera confirmée ultérieurement.
Exposition estivale
Une exposition sur le thème de la gare de triage sera présentée du 13 juillet au 13 août à la Galerie d'art d'Outremont. Grâce à des photographies et autres documents, elle retracera l'impact de la gare de triage sur le vécu des citoyens au fil du temps. Le projet La gare de triage d’Outremont – L’empreinte d’une mémoire est réalisé par la Société d’Histoire d’Outremont.
Intimement lié aux activités de l’ancienne gare de triage du Canadien Pacifique, un quartier d’Outremont sera le sujet d’une visite commentée par le directeur des politiques d’Héritage Montréal, M. Dinu Bumbaru qui fera découvrir aux participants le 17 juin prochain [...]
PHOTOS MARILI SOUDRE-LAVOIE
L’odonymie fait aujourd’hui partie intégrante du paysage urbain. Elle nous renseigne tout particulièrement sur les étapes qui ont marqué le développement d’une municipalité. À chaque numéro du journal d’Outremont, avec l’aimable collaboration de la Société d’histoire d’Outremont, nous retraçons l’histoire d’une rue d’Outremont.
Les renseignements ci-dessous sont tirés du Répertoire des rues d’Outremont et leurs histoires par Ludger Beauregard, une publication de la Société d’histoire d’Outremont (2015, 280 pages, reliure spirale). Il est possible de se procurer ce titre au montant de 25 $ en composant le 514 271-0959. histoireoutremont.org.
L’avenue Elmwood affiche plus de caractère que l’avenue Fairmount, ce qui n’est pas difficile. Si l’amorce de cette rue semble apparaître dans la carte dressée par Hopkins en 1879, son premier tracé ne sera établi qu’après 1890, au moment où les Clercs de Saint-Viateur planifient le lotissement de leur vaste propriété. Ceux-ci cèderont gratuitement à la municipalité d’Outremont, en 1898, trois pièces de terre contiguës dans leurs lots 33, 34 et 35, lesquelles mesurent 80 pieds de largeur et s’étendent « du côté nord-est de l’avenue Querbes à la partie de l’avenue Québec autrefois cédée par M. Watson Griffin ». Ladite partie se trouvait près de l’avenue Bloomfield et avait déjà été offerte, en 1896, pour former une éventuelle rue désignée, par le propriétaire donnant, du nom de Quebec en anglais. Voilà l’origine de la première dénomination de l’actuelle avenue Elmwood.
Ce n’est toutefois qu’en 1901 que la municipalité ouvrira réellement l’avenue en y enfouissant des canalisations d’eau et d’égout entre Querbes et Outremont, d’après ses plans. La date semble précoce étant donné que les premières constructions apparaîtront beaucoup plus tard, en 1907 seulement.
En 1913, les résidents de l’avenue Québec demandent au conseil municipal de changer le nom de leur rue. La question est soumise au Comité des noms de rue, présidé par le conseiller Andrew Stuart, qui recommande le spécifique de Elmwood. Or, ce nom avait été préalablement donné au projet d’avenue à ouvrir à l’ouest de l’avenue McCulloch, à travers la propriété des Soeurs Missionnaires de l’Immaculée-Conception. À cause de la résistance de ces dernières, le projet a avorté à peu près au moment de la demande en question, d’où probablement la recommandation qui a été faite par le président Stuart. Cet odonyme de Elmwood (orme, ormaie) est descriptif et témoigne de la volonté du maire Beaubien et du gérant Duchastel de planter des arbres dans la ville en plein développement. Le parc Outremont venait d’ailleurs de perdre ses derniers grands ormes!
Cadre immobilier
Une vingtaine de maisons bordent l’avenue Elmwood. Elles ont été construites entre 1907 (n° 58) et 1924 (n° 50). Près de la moitié date de la première décennie du siècle et 80% d’avant la fin de la Première Guerre mondiale. Il s’agit d’habitations isolées, jumelées ou en rangée, rigoureusement alignées, presque toutes recouvertes de brique rouge et agrémentées d’une galerie et d’un balcon. La plupart possèdent un toit plat à parapet droit ou articulé, dont la corniche est surbaissée.
Le paysage architectural varie d’un segment à l’autre. Entre les avenues Querbes et De L’Épée, les deux côtés de la rue sont principalement occupés par les façades latérales des maisons orientées sur les voies transversales, une situation qui entraîne des ruptures dans les alignements. Entre De L’Épée et Bloomfield, la face nord présente une disposition analogue à la précédente, alors que la face sud affiche une continuité et une homogénéité remarquables. Entre Bloomfield et Outremont, le côté sud comporte des maisons pour la plupart isolées et assez espacées en face du parc Outremont.
Deux architectes réputés ont conçu la maison qu’ils ont habitée avenue Elmwood: J-Zéphirin Gauthier, le n° 2 en 1917 et Jean-Raoul Gariépy, le n° 25 en 1921. La grande résidence du premier comprend une longue galerie à colonnes blanches, une corniche et un parapet ouvragés au coin de Querbes. Elle a été divisée (2 et 4) en 1925. Celle de Gariépy, qui paraît plus belle, présente une charmante entrée en bois, une vaste galerie sur le côté, une corniche et surtout un remarquable parapet incrusté de motifs et un garage en plus. La série des sept maisons semblables (nos 20 à 32), bâties en 1909, s’avère particulièrement intéressante d’autant plus qu’elles ont été bien conservées. Avec leurs galeries, leurs balcons blancs, leur corniches et leurs deux tours au coin de De L’Épée et de Bloomfield, ces cottages forment un des beaux ensembles patrimoniaux de l’arrondissement.
Face au parc, la plus vieille maison (58) est en pierre et remonte à 1907 (Charles Bernier, arch.). Plusieurs immeubles datent de la décennie de 1920 et sont l’œuvre de bons architectes: le n° 40 (Jean-Raoul Gariépy, 1922), recouvert de pierre et modifié en 1957, le n° 50 (Eugène Larose, 1924), très beau cottage typique avec galerie balcon à barotins carrés et un parapet original en plus d’une corniche et de vitraux.
Place Elmwood
Dès 1910, John Black, propriétaire d’une petite partie du lot 36 dans le prolongement de l’avenue Québec, projette d’y ouvrir une impasse privée. L’année suivante, il informe le conseil municipal de son intention, mais son projet est jugé illégal par l’administration. En 1913 cependant, la Ville y trace une rue courbe entre les avenues Outremont et Wiseman et y installe des tuyaux d’eau et d’égout. En 1914, le secrétaire de la municipalité y réfère en utilisant l’odonyme de Elmwood Place. Voilà pour la mise en place du prolongement désaxé de ce tronçon, qui se distingue avec le générique de « place » au lieu d’avenue, ce qui paraît plutôt douteux dans ce cas!
Cette fausse place compte sept maisons construites entre 1913 (96) et 1987 (94). Cinq d’entre elles remontent aux années 1920. Une courte série de trois cottages (79, 83 et 85) porte la signature des architectes Perrault et Gadbois (1926) et contribue à notre richesse patrimoniale. On ne peut se lasser d’admirer leurs balcons blancs, leurs magnifiques corniches surmontées de parapets incrustés. Les cottages jumelés (96 et 98) retiennent également l’attention. Le premier, datant de 1913, présente une belle baie vitrée avec vitraux, une corniche et un parapet orné. Le second, conçu par les architectes Bigonesse & Bigonesse, en 1922, se pare de belle brique, arbore un pignon et s’entoure d’une corniche ouvragée. Le cottage moderne au n° 94 date de 1987. C’est l’œuvre de l’architecte Shulim Rubin, qui l’a habité. Il fait contraste dans le milieu bâti, qui profite de la verdure des parcs Garneau et Outremont.
L’odonymie fait aujourd’hui partie intégrante du paysage urbain. Elle nous renseigne tout particulièrement sur les étapes qui ont marqué le développement d’une municipalité. À chaque numéro du journal d’Outremont, avec l’aimable collaboration de [...]
En ce jour anniversaire de la création du parc du Mont-Royal et dans le cadre du 375e anniversaire de la Ville de Montréal, M. Denis Coderre, maire de Montréal, et M. Peter A. Howlett, C.M., président des Amis de la montagne, ont eu le plaisir de décerner le Prix du Mont-Royal aux Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph qui, depuis 150 ans, ont investi et fait vivre une propriété remarquable située sur le flanc est du mont Royal.
Sylvie Guilbault, directrice générale des Amis de la montagne, Rosalind Davis, conseillère de la ville de Westmount, Peter Howlett, président des Amis de la montagne, Isabelle Ménard, Vice-Présidente des Services Bancaires Commerciaux TD, Anne-Marie Ramet, présidente de la Société d'histoire de la Côte-des-Neiges, Soeur Marie-Thérèse Laliberté, supérieure générale des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph, Me Jean Savard, président de la Société d'histoire d'Outremont, Denis Coderre, maire de Montréal, Pierre-Paul Savignac, chef de division - Bureau du Mont-Royal, Service des grands parcs, du verdissement et du Mont-Royal à la Ville de Montréal, et Richard Ouellette, président de la Société d'histoire du Plateau-Mont-Royal. PHOTO SARAH LATULIPPE
À l’occasion de la remise du Prix du Mont-Royal, Les amis de la montagne et la Ville de Montréal ont décerné également des mentions d’honneur aux sociétés d’histoire d’Outremont, de la Côte-des-Neiges, du Plateau-Mont-Royal et de Westmount, afin de souligner le rôle important de ces acteurs pour la conservation et la mise en valeur de sites, de monuments et de documents historiques et dans la transmission de l’histoire du mont Royal. « Symbole incontournable de notre ville, le mont Royal est un joyau patrimonial extraordinaire. Aujourd’hui, nous sommes ici pour témoigner notre attachement à cet espace emblématique, et pour honorer ceux et celles qui s’engagent à sa préservation. Et à voir cette propriété et ces jardins magnifiques, force est de constater que les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph ont un sens aiguisé de la conservation! » A déclaré M. Denis Coderre.
« À titre de président de la Société d'histoire d'Outremont, j'ai été très ému de recevoir des mains des Amis de la Montagne et de la Ville de Montréal, le "Prix du Mont-Royal-Mention d'honneur" décerné à notre Société. Ce fut une cérémonie très émouvante, dans un décor bucolique, une oasis de fraîcheur insoupçonnée au coeur de Montréal. La présence du maire de Montréal et de toute la congrégation des Soeurs hospitalières de Saint-Joseph qui occupent toujours ces bâtiments et ces lieux historiques ont ajouté à la solennité de l'évènement. J'espère que ce magnifique jardin sera toujours préservé. » a souligné le président de la Société d’histoire d’Outremont, Me Jean A. Savard.
Le Prix du Mont-Royal
Le Prix du Mont-Royal rend hommage à des personnes dont l’engagement et les gestes remarquables contribuent à la protection et à la mise en valeur du mont Royal. Mis en place en 2005, le Prix du Mont-Royal est une initiative des Amis de la montagne, à laquelle la Ville de Montréal est heureuse de s’associer. La cérémonie de remise du Prix s’inscrit au programme de Mai : Mois du Mont-Royal.
Les amis de la montagne est un organisme de bienfaisance enregistré qui a pour mission de protéger et mettre en valeur le mont Royal en privilégiant l’engagement de la communauté et l’éducation à l’environnement.
Lemontroyal.qc.ca
En ce jour anniversaire de la création du parc du Mont-Royal et dans le cadre du 375e anniversaire de la Ville de Montréal, M. Denis Coderre, maire de Montréal, et M. Peter A. Howlett, C.M., président des Amis de la montagne, ont eu le plaisir de décerner le Prix du Mont-Royal [...]
Les amis de la montagne lancent une grande campagne de mobilisation citoyenne intitulée « J’aime la montagne. J’appuie le mont Royal à l’UNESCO. » afin de recueillir pas moins de 30 000 signatures en soutien de la candidature du mont Royal [...]
Extrait site lemontroyal.qc.ca
Les amis de la montagne lancent une grande campagne de mobilisation citoyenne intitulée « J’aime la montagne. J’appuie le mont Royal à l’UNESCO. » afin de recueillir pas moins de 30 000 signatures en soutien de la candidature du mont Royal pour son inscription sur la Liste indicative 2017 des sites du patrimoine mondial de l’UNESCO au Canada. Il s’agit de la première étape franchie en vue de voir ce territoire classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le groupe souhaite recueillir 30 000 signatures avant le mercredi 26 avril 2017 à 23 h 59.
En janvier 2017, la Ville de Montréal a mis le parc du mont Royal en nomination au titre de site du patrimoine mondial naturel de l’UNESCO qui permettrait ainsi à la montagne de profiter des plus hauts standards en matière de conservation. Le mont Royal est l’un des monuments auquel on associe le plus la ville de Montréal. La montagne qui s’érige en périphérie du centre-ville de la métropole est aussi un important environnement naturel réputé pour la richesse de sa biodiversité. lemontroyal.qc.ca
Pour ajouter votre signature à la pétition, cliquez ici :
SIGNEZ LA LETTRE D’APPUI DÈS MAINTENANT
© Journal d'Outremont 2014-2026