
La Ville de Montréal a dévoilé les lauréates et les lauréats d'Opération patrimoine Montréal 2022, un évènement qui célèbre celles et ceux qui protègent le patrimoine. Lors d'une cérémonie qui s'est déroulée le 1er février dernier, la Ville de Montréal, en partenariat avec Héritage Montréal et le gouvernement du Québec, a remis cinq Grands prix et quatre mentions dans cinq catégories : Prendre soin, Redonner vie, Savoir-faire, Faire connaître et Agir ensemble.
Le 400 Atlantic se situe à proximité du campus des sciences de l’Université de Montréal (MIL) à Outremont. PHOTO DMA | PROJETS | 400 ATLANTIC
Prix Redonner vie 2022 au 400, avenue Atlantic
Le grand prix Redonner vie 2022 a été remis au 400, avenue Atlantic, à Outremont, réalisée par DMA Architectes et L2C Experts Conseils en structure. Le jury souligne la requalification du bâtiment industriel, la préservation et la mise en valeur du caractère original du bâtiment, en extérieur et en intérieur, ainsi que l'amélioration de la performance éco-énergétique du bâtiment. L’immeuble, datant de 1920, était à l’origine une manufacture de cigares, puis de vêtements. Le 400 Atlantic se situe à proximité du campus des sciences de l’Université de Montréal (MIL) à Outremont, dans le périmètre industriel patrimonial avoisinant les voies de chemin de fer. Cet édifice par sa forme particulière et son histoire constitue une icône dans son environnement.
Le jury a également tenu à souligner, par une mention dans la catégorie Prendre soin, la qualité de la proposition en conservation du patrimoine moderne du 1254, boulevard du Mont-Royal, propriété appartenant à M. Nicolas Touchette et Mme Kathleen Alix. La résidence d’Outremont a été retenue par Opération patrimoine de la Ville de Montréal pour son projet d’agrandissement qui représente le mouvement Prairie School et l’architecture bourgeoise des années 1950.
La Ville de Montréal a dévoilé les lauréates et les lauréats d'Opération patrimoine Montréal 2022, un évènement qui célèbre celles et ceux qui protègent le patrimoine. [ + ]
Les archives d’Outremont prenant la poussière dans un immeuble loué et inaccessible de la rue Saint-Urbain à l’extérieur de l’arrondissement, depuis plus de cinq ans, seront bientôt rapatriées dans le quartier. Un projet de centre d’archives et d’histoire d’Outremont devrait voir le jour dans les prochains mois.
PHOTO JOURNAL D’OUTREMONT ARCHIVES
L’administration d’Outremont octroiera 400 000 $ pour la création d’un centre d’archives et d’histoire d’Outremont. L’annonce a été faite lors du dernier conseil municipal, au début du mois de juin. L’argent provient des surplus de gestion du budget 2021 de l’arrondissement, lesquels totalisent un peu plus de 2 M$.
Le projet, qui n’en est qu’à ses balbutiements, se fera de concert avec la Société d’histoire d’Outremont. Rien n’est encore officiel, mais cette Maison des archives pourrait être logée dans l’ancienne bibliothèque d’Outremont, soit dans l’édifice de la mairie, située avenue Davaar.
Cette idée d’un endroit dynamique – où les documents d’archives ne sombrent pas dans l’oubli, mais encourage plutôt à préserver la mémoire collective – a été lancée par la Société d’histoire d’Outremont. Son président, Me Jean A. Savard, ainsi que les membres du conseil d’administration de la SHO, se réjouissent d’une telle décision.
Les archives d’Outremont prenant la poussière dans un immeuble loué et inaccessible de la rue Saint-Urbain à l’extérieur de l’arrondissement, depuis plus de cinq ans, [ + ]
Les Clercs de Saint-Viateur s’établirent sur l'avenue Querbes en 1896. Ils contribuèrent grandement au développement scolaire et éducatif.
Le 450, av. Querbes a abrité pendant 125 ans la maison-mère des Clercs de Saint-Viateur. PHOTO LE JOURNAL D’OUTREMONT
Avec le temps, et faute de recrues, la Maison principale des Clercs de Saint-Viateur s'est dépouillé petit à petit de ses résidents et de ses biens jusqu'à la vente l'an dernier du domaine et des bâtiments. Sur la photo, la section sud du bâtiment est appelée à la démolition. Le nouveau projet, nommé La Chapelle – Maisons Outremont II, est le plus récent projet conçu par Demonfort, une firme spécialisée dans la transformation éclairée de bâtiments patrimoniaux. Les six étages de La Chapelle – Maisons Outremont II abriteront de vastes logements de deux et trois chambres.
Les Clercs de Saint-Viateur s’établirent sur l'avenue Querbes en 1896. Ils contribuèrent grandement au développement scolaire et éducatif. [ + ]
Il faudra dérouiller son latin ! L’arrondissement réintégrera prochainement dans ses communications l’image de ses armoiries, [ + ]
Il faudra dérouiller son latin ! L’arrondissement réintégrera prochainement dans ses communications l’image de ses armoiries, où figure notamment la devise d’Outremont: Ultra montem fortitudo.
PHOTOS JOURNAL D’OUTREMONT ARCHIVES
Les trois sommets du mont Royal, ainsi qu’un lion d’or, se retrouvent également sur les armoiries d’Outremont. Ce meuble héraldique, qu’est le lion d’or, correspond parfaitement à la devise d’Outremont: Ultra montem fortitudo, qui signifie « De l’autre côté de la montagne, le courage », peut-on lire dans le livre Outremont 1875-2000, réalisé par la Société d’histoire d’Outremont. Le lion étant le symbole du courage.
L’idée d’intégrer de nouveau les armoiries dans les communications de l’arrondissement a d’ailleurs été proposée au conseil par la Société d’histoire d’Outremont ce printemps. Cette dernière avait remarqué que les armoiries ne faisaient plus partie des publications municipales depuis un certain temps.
Or, il n’est pas clair à quel moment Outremont a décidé de retirer les armoiries de ses pages. Peut-être lors des fusions municipales de 2002, a formulé comme hypothèse l’administrateur de la Société d’histoire, Gabriel Destrempe Rochette, lors de la séance du conseil au mois de mai dernier.
Ce retour des armoiries est néanmoins vu d’un bon oeil par le maire Laurent Desbois. « De l’autre côté de la montagne, nous avons du courage pour faire les bonnes choses, pour améliorer la vie de nos citoyens, améliorer notre milieu de vie et affirmer notre identité », a-t-il déclaré, en interprétant à sa façon la devise d’Outremont.
Les grues en action cette semaine devant l'église Saint-Viateur, témoignent du grand coup de rénovation qui sera donné cette année à la façade de l'établissement, la plus ancienne église catholique d'Outremont.
PHOTO JOURNAL D’OUTREMONT
On a pu voir les grues s'affairer à descendre de son piédestal la croix, symbole de la foi catholique, qui trône entre les deux clochers depuis 1911. « C'est surtout le socle de pierre sur lequel est édifié la croix, qui mérite d'être solidifié après toutes ces années », explique Émile Kutlu, marguillier de la paroisse. Le poids de la croix, en pierre massive, est estimé à plus de cinq tonnes! Sa base doit être d'une fiabilité absolue. Pour remédier à certaines failles de la structure, les pierres sont démantelées une à une, numérotées et transportées par camion à l'atelier de réparation.
Du même coup, on a extrait les fleurons qui chapeautent l'ornementation au-dessus des trois portes principales pour effectuer les réparations nécessaires. Chacune d'elle, également en pierre sculptée manuellement, pèse environ une tonne...
Les grues en action cette semaine devant l'église Saint-Viateur, témoignent du grand coup de rénovation qui sera donné cette année à la façade de l'établissement, [ + ]
Située à l’abri des regards, sur le site patrimonial du mont Royal, se trouve une vieille maison en bois abandonnée depuis près de 15 ans. Son histoire est intrigante; [ + ]
Située à l’abri des regards, sur le site patrimonial du mont Royal, se trouve une vieille maison en bois abandonnée depuis près de 15 ans. Son histoire est intrigante; et sa visite donne froid dans le dos. Bienvenue au 1285 chemin de la Forêt, propriété du Cimetière Mont-Royal.
PHOTOS MARILI SOUDRE-LAVOIE
La maison en question est à peine visible de la rue. Il faut vraiment s’étirer le cou, ou savoir qu’elle existe, pour la remarquer. On la voit de loin, au fond d’un terrain vacant où se trouvent des hangars — cachée par des arbres, à la lisière d’un bois. En fait, elle n’est accessible que par un chemin de terre, une fois passé le portail d’entrée du cimetière.
Lors de notre passage, deux dames prenaient une marche le long de ce sentier menant à la bâtisse. La plus âgée des deux n’a pas mâché ses mots pour exprimer son désarroi.
« Vous savez ce qu’ils attendent pour prendre soin de cette maison; vont-ils la laisser tomber toute seule? », nous a-t-elle questionnés, tout en demandant des précisions sur l’origine de cette maison.
Un mystère…
La maison, composée de trois logements répartis sur deux étages, est située sur le site patrimonial du mont Royal. Il y a néamoins un manque flagrant de données historiques sur cette demeure.
Ni le Cimetière, ni la Ville de Montréal, ni l’arrondissement d’Outremont ne connaissent exactement sa date de construction. « Après vérification dans nos dossiers et bien qu’il fasse partie de l’inventaire photographique, le bâtiment n’est pas classé dans les catégories de l’Étude Bisson », soutient le responsable des communications de l’arrondissement d’Outremont, Sylvain Leclerc. L’Étude Bisson a été réalisée en 1992 afin de recenser l’ensemble des bâtiments du patrimoine architectural d’Outremont.
« Selon nos recherches, nous n’avons pas non plus les plans d’origine de l’immeuble. La carte-fiche que nous avons en arrondissement indique une date de construction en 1962, mais pas de permis ni de plans pour confirmer cette information », ajoute-t-il.
Dans l’étude patrimoniale État des lieux et plan d’actions pour la conservation et la mise en valeur des composantes patrimoniales des cimetières du mont Royal, réalisée par la firme Brodeur consultants et présentée à la Ville de Montréal en avril 2006, il est écrit que la maison en bois au nord du chemin de la Forêt a été construite par les employés du cimetière vers 1955.
Cette date « ne me semble pas exacte », a répondu par courriel la directrice des programmes du patrimoine au Cimetière Mont-Royal, Myriam Cloutier. « Les maisons construites dans le cimetière l’ont été bien avant cela », a-t-elle précisé.
À titre indicatif, l’ancienne résidence du régisseur, actuellement le bureau d’accueil du cimetière, ainsi que la maison du gardien, située juste à côté, au 1297 chemin de la Forêt, ont été construites dans les années 1860.
Cependant, il est certain que cette maison isolée, qui a longtemps été un domicile pour les employés du cimetière avec leurs familles, n’est plus habitée depuis près de 13 ans. « Les derniers employés ont quitté vers 2008, parce que l’édifice nécessitait beaucoup de travaux de rénovation », a expliqué Myriam Cloutier.
Le refuge du gros chat blanc
L’ancienne maison des employés du cimetière ne paie pas de mine aujourd’hui. Elle est livrée à elle-même sur un terrain qui sert notamment d’entreposage à des pierres tombales. La peinture du bâtiment s’écaille, tandis qu’une partie des tuiles de la toiture s’effrite. La plupart des ouvertures sont placardées, hormis quelques carreaux cassés et une porte verte qui s’ouvre sur une pièce remplie d’immondices.
Malgré l’odeur infecte, il y a encore de la vie. Devant nos yeux, un gros chat blanc s’est faufilé à l’intérieur et a emprunté l’escalier à l’ancienne, étroit et abrupte, qui mène à l’étage. Certainement un habitué des lieux. Il ne serait pas le seul à avoir adopté l’endroit. D’après ce que nous a raconté un gardien du cimetière, un raton-laveur aurait aussi fait de cette maison son refuge.
Le vendredi 26 mars, une partie du mur est de l'église Saint-Viateur, sur l’avenue de L'Épée, s'est effondré. Résidant voisin, Adrian Armorer s’en inquiète car, selon lui, « le mur est toujours dans le même état (quelques) jours plus tard, ce qui me semble étrange... [...]
Le vendredi 26 mars, une partie du mur est de l'église Saint-Viateur, sur l’avenue de L'Épée, s'est effondré. Résidant voisin, Adrian Armorer s’en inquiète car, selon lui, « le mur est toujours dans le même état (quelques) jours plus tard, ce qui me semble étrange... On ne semble pas trop perturbé par cela… », dit-il.
PHOTO COURTOISIE ADRIAN ARMORER
Le Journal d’Outremont a contacté le père Robert Lachaine, curé de Saint-Viateur puis Émile Kutlu, marguillier de la paroisse. « Ce ne sont pas de gros dégâts puisqu’il s’agit du revêtement en pierre de taille d’une partie de la façade du côté est de l’église », explique Émile Kutlu, marguillier de la paroisse que guide le père Lachaine. « Dans le cadre d’un projet de travaux, nous avions fait le tour du bâtiment. On avait repéré un gonflement à cet endroit précis », détaille-t-il. « C’est par ailleurs le seul endroit que nous avons constaté dans cet état. »
« Pour des raisons de sécurité, nous avons alors circonscrit cet espace avec des clôtures », poursuit le marguillier. « Mais on s’y attendait après les fortes pluies des jours précédents. Nous allons faire le nécessaire pour les petits travaux de protection, mais nous irons en appel d’offres pour le gros œuvre. De plus, un programme de rénovation va commencer bientôt », affirme -t-il.
Les réparations seront couvertes
Bien que l’église Saint-Viateur ne soit pas inscrite au patrimoine historique en tant que tel, elle bénéficie toutefois d’un classement C. « Pour en couvrir les frais de restauration, nous faisons une demande de subvention auprès du Conseil du patrimoine religieux », avance Émile Kutlu. « La Ville de Montréal va aussi nous aider en prenant en charge 40 % de la dépense dans le cadre du programme PRAM - Artères en chantier mis en place lors de la réfection de l’avenue Laurier. »
Selon le site web de la Ville de Montréal, le programme PRAM - Artères en chantier propose « un soutien financier pour couvrir 40 % du coût des travaux admissibles allant jusqu'à 50 000 $, 150 000 $ ou 300 000 $ par bâtiment en fonction de son gabarit. »
Les Clercs de Saint-Viateur seraient sur le point de finaliser la vente de leur domaine sur l’avenue Querbes. Signe des temps et de l’irréversible baisse de l’engouement religieux propre à notre époque.
Ce fut d’abord la Congrégation des Sœurs de Marie-Réparatrice qui quittait le boulevard Mont-Royal, à Outremont, en 2003. Puis, les Sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie se départirent de leur maison-mère, également sur Mont-Royal, en 2016, après une mémorable saga. Enfin, les Sœurs missionnaires de l’Immaculée-Conception ont cédé leurs actifs immobiliers de la Côte-Sainte-Catherine. Des transactions toutes réalisées au profit de la reconversion en condominiums.
La communauté des Clercs de Saint-Viateur fut la première à s’installer à Outremont et la dernière à nous quitter. Une page importante de notre histoire se tourne, tant pour la valeur patrimoniale et historique des bâtiments, que pour la contribution de cette communauté au développement éducatif, social et religieux au cours du 20e siècle à Outremont. Nous en faisons ici un compte-rendu, documenté par des photos inédites que nous avons eu le privilège de capter lors de notre visite.
Le plus ancien édifice multi-étages d’Outremont
Le bâtiment austère de pierre grise domine encore le paysage de l’avenue Querbes, 124 ans après sa construction en 1896. En plus d’être l’aïeul des édifices à plusieurs étages dans l’arrondissement, c’est un des plus anciens bâtiments incluant les résidences privées. L’Étude Bisson1 qui portait notamment sur le patrimoine bâti d’Outremont, reconnaît la valeur historique et patrimoniale de l’édifice pour la rareté des ouvrages de ce type, construits avant 1900, et qui tiennent encore debout aujourd’hui. Une « bâtisse moins artistique que vaste et commode... aux lignes architecturales des plus sévères, flanquée de deux gros donjons, qui sans doute ne furent pas étrangers à la dénomination La Bastille que les malins, dès les débuts, s’empressèrent de lui décerner », peut-on lire dans le rapport de l’architecte Pierre-Richard Bisson.1
Une longue histoire
Les Clercs de Saint-Viateur sont à Outremont depuis 1887. C’est l’année où ils firent l’acquisition de la ferme Bouthillier-McDougall2 sur Côte-Sainte-Catherine pour y loger l’Institut des sourds-muets et y faire travailler les pensionnaires. Puis ils devinrent propriétaires d’un immense terrain de 200 arpents3 s’étendant vers le nord jusqu’à l’actuel Campus MIL de l’Université de Montréal. De ce fait, ils devenaient le plus important propriétaire terrien de la municipalité d’Outremont de l’époque. Prévoyant un intérêt décuplé pour le développement immobilier, le vaste terrain fut découpé en 693 lots qui ont progressivement trouvé preneurs jusqu’en 1907. Avec l’aval du plan d’urbanisme, la plupart de ces lots ont été convertis en duplex et triplex, ce qui a donné le coup d’envoi à un boom démographique sans précédent. La toponymie rappelle à notre mémoire ces pionniers, avec des noms de rue comme Champagneur, Lajoie, Ducharme, Querbes, de L’Épée et bien entendu Saint-Viateur, du nom de la communauté.
Les Clercs déménagèrent leurs pénates en 1896 dans un bâtiment tout neuf et beaucoup plus vaste, surnommé plus tard la Bastille, qu’ils ont fait construire. L’édifice faisait partie d’un domaine auquel on accédait par l’avenue Bloomfield. L’entrée principale a dû être réaménagée sur l’avenue Querbes pour céder le pas à la construction de l’Externat classique Saint-Viateur. Devenu exigu pour les besoins de la communauté, on construisit entre 1946 et 1948 une nouvelle aile au sud, la maison provinciale, pour combler les besoins des nombreuses activités et missions de la communauté. Entre les deux maisons et les reliant grâce à un corridor vitré, la chapelle de Marie Mère de Miséricorde qui est, à toutes fins pratiques, la même aujourd’hui.
Une contribution déterminante
La présence des Clercs a été importante sur le plan de l’éducation à Outremont avec la prise en charge des écoles primaires et secondaire dès le début : l’école Saint-Germain, l’école Querbes devenue Nouvelle-Querbes, l’Externat classique Saint-Viateur devenu l’école Paul-Gérin-Lajoie. Les enseignants étaient logés pour la plupart à la Bastille. Ils ont aussi présidé à la chaire des curés dans les trois paroisses d’Outremont durant des décennies de culte catholique intense. Rappelons que les offices du dimanche furent célébrés, de 1886 à 1904, dans la première chapelle, située à l’époque dans le bâtiment d’origine, au bénéfice des catholiques d’Outremont, alors que les églises que l’on connaît aujourd’hui étaient encore à l’état de projet.
La Bastille des Clercs de Saint-Viateur pouvait loger jusqu’à 30 résidants, la plupart étant des enseignants dans les écoles d’Outremont. Elle accueillait aussi des visiteurs d’autres régions et d’autres pays. Après la laïcisation de l’enseignement, la population de résidants a diminué de façon importante.
Les Clercs d’Outremont, aujourd’hui
Ils sont tout au plus 18, la grande majorité de plus de 75 ans, à habiter dans le bâtiment. Tous relativement actifs et en bonne santé, la plupart ont encore des tâches, parfois à l’extérieur, dans l’enseignement, le tutorat, la recherche ou le support aux personnes âgées. Les repas sont servis à heures fixes trois fois par jour, les midis et les soirs étant assurés par un cuisinier sur place. Le rituel de la prière avant les repas en communauté est encore de rigueur dans la petite chapelle faite de bois, de brique et de marbre, et dotée d’un orgue de bonne qualité, dit-on.
L’aménagement intérieur des lieux est d’une grande sobriété. Rien de superflu dans la décoration qui date des années 1950, après qu’un incendie eut ravagé en 1952 le dernier étage de la Bastille, ce qui a nécessité des rénovations dans tout le bâtiment.
Aujourd’hui, la maison provinciale a réduit considérablement ses activités au Québec et à l’étranger dont elle fut l’épicentre pendant des décennies. De plus, les nouvelles vocations sont rares, le dernier en lice à avoir rejoint les ordres et à y être encore, serait le père Robert Lachaine, curé de la paroisse Saint-Viateur, dont l’engagement date d’une trentaine d’années.
Après les communautés, les condos?
« Les besoins ne sont plus les mêmes ». Jean-Marc St-Jacques, économe des Clercs de Saint-Viateur du Canada, le confirme. La baisse des activités réduit la nécessité d’espaces qui coûtent cher en entretien. Aussi, plusieurs tâches que les Clercs exerçaient eux-mêmes à l’époque sont confiées à des agences extérieures pour lesquelles il faut débourser davantage.
Une offre de vente circule actuellement chez quelques promoteurs immobiliers versés dans ce marché très ciblé. L’entreprise élue devra démontrer une volonté de conserver au maximum l’intégrité du patrimoine bâti. Rien ne transpire du montant espéré par les Clercs de la transaction. À titre indicatif, la vente du couvent des Sœurs missionnaires de l’Immaculée-Conception avait était conclue à 11,3 millions en 2016 alors que celle des Soeurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie aurait atteint 29,5 millions. Les espoirs les plus optimistes sont donc permis, l’immobilier a le vent dans les voiles.
Selon Jean-Marc St-Jacques, la transaction sera conclue à certaines conditions, notamment celle de préserver l’intégrité de l’extérieur du bâtiment patrimonial de la Bastille. La chapelle pourrait également figurer parmi les valeurs à sauvegarder. On souhaite aussi que le paysage vu de l’avenue Querbes soit préservé et que la transaction ne se fasse pas au détriment des espaces verts actuels. Ce qui ne semblerait pas décourager les promoteurs sensibles à l’offre des Clercs face aux exigences vertes de l’arrondissement. On ne connaît pas aujourd’hui la nature de la reconversion des bâtiments mais l’histoire récente des transactions de ce type à Outremont favorisera probablement la reconversion en condos. Le père St-Jacques estime que le tout devrait être réglé d’ici la fin février 2021. Les Clercs de Saint-Viateur pourraient quitter Outremont dès l’été prochain et tourner la dernière page d’un grand livre d’histoire qui s’est déroulé sur 134 ans à Outremont.
1 Rapport de l’Étude Bisson sur Outremont et son patrimoine, réalisé pour le ministère de la Culture du Québec et de l’ancienne ville d’Outremont, 1993
Les Clercs de Saint-Viateur seraient sur le point de finaliser la vente de leur domaine sur l’avenue Querbes. Signe des temps et de l’irréversible baisse de l’engouement religieux propre à notre époque. [...]
PHOTOS JOURNAL D’OUTREMONT
Outremont est riche de son patrimoine ; des bâtiments dont les murs suintent d’histoire et d’anecdotes, des lieux de souvenirs et de commémoration, des pionniers qui ont marqué la ville de leurs réalisations.
Vos promenades piétonnières automnales vous mèneront sur les sentiers de l’histoire quand vous vous aventurerez à l’extrême ouest de l’arrondissement. Vous y croiserez une belle résidence d’autrefois, édifiée en 1865 sur une propriété de 20 000 pieds carrés, en amont d’une grande érablière, source d’inspiration pour le propriétaire David Edwards qui lui donna le nom de Woodside Cottage. La belle d’autrefois est toujours là, au 792 chemin de la Côte-Sainte-Catherine, coin avenue de la Brunante.
Importateur de thé d’origine écossaise, David Edwards deviendra le premier maire d’Outre-Mont - c’est ainsi qu’on l’orthographiait en 1875 – qui comptait à l’époque, le minimum requis de 40 « feux » ou foyers pour constituer une municipalité. Ce fut l’une des premières grandes résidences de l’artère principale de la ville, là où les charrettes tirées par des chevaux finissaient leur course et devaient rebrousser chemin. C’est certainement l’un des plus anciens bâtiments d’Outremont à avoir survécu au passage des décennies.
On reconnaît encore aujourd’hui le profil élégant du bâtiment, sa cheminée au centre de la toiture en pente, ses lucarnes, typiques de l’époque. Le projet de construction de M. Edwards n’était pas extravagant. Il avait besoin d’une grande maison pour loger sa famille de… huit enfants.
Après le décès de M. Edwards en 1898, le domaine a changé plusieurs fois de propriétaire, engendrant de nombreuses rénovations au gré des goûts et des besoins de chacun. C’est durant les années quarante que des travaux majeurs transformeront la maison, des changements conçus par l’architecte Aristide Beaugrand-Champagne. Signe des temps, la grande véranda frontale cédera le pas à la magnifique baie vitrée qu’on aperçoit de la rue. Le revêtement extérieur en brique rouge sera recouvert de crépi, comme le seront plusieurs bâtiments à Outremont, rénovés par le même architecte, entre autres la résidence qui porte son nom au 345 Bloomfield, le pavillon du Parc Saint-Viateur et l’hôtel de ville d’Outremont, aujourd’hui mairie d’arrondissement.
La grande maison abrite deux résidences indépendantes et distinctes, l’une ayant son entrée sur De la Brunante, et l’autre sur Côte-Sainte-Catherine, l’originale, celle qu’empruntait jadis la famille Edwards.
Gilles Boisvert est propriétaire du Woodside Cottage depuis 47 ans, ce qui fait de son « règne » le plus long de l’histoire de cette belle d’autrefois, devenue superbe d’aujourd’hui, gratifiée du souffle et de l’amour investis par les propriétaires.
Outremont est riche de son patrimoine ; des bâtiments dont les murs suintent d’histoire et d’anecdotes, des lieux de souvenirs et de commémoration, des pionniers qui ont marqué la ville de leurs réalisations. [...]
PHOTOS MARILI SOUDRE-LAVOIE POUR LE JOURNAL D’OUTREMONT
Sans doute avez-vous remarqué ce qui pourrait être le plus fleuri des jardins d’Outremont, à l’angle des avenues de l’Épée et Elmwood.
La propriétaire des lieux, Mme Lucie Massé, y habite depuis près de 40 ans. Son splendide jardin, qu’elle appelle affectueusement « le jardin enchanté », a été élaboré, dit-elle, en hommage à sa grand-mère, qui a toujours entretenu une passion pour les fleurs et les plantes.
C’est au début de sa retraite – après une carrière d’infirmière clinicienne puis de directrice de CHSLD – que le jardin de Mme Massé a pris de l’ampleur, son « terrain de jeux » comme elle se plait à souligner. « J’ai alors entrepris de me débarrasser complètement de la pelouse, d’ajouter des chemins de pierres et de réaménager le jardin « plein soleil », puis le jardin « d’ombre » par la suite, de placer des visages humains sur l’arbre, en prétendant que cet arbre peut « parler » et que mon jardin est enchanté… » Cela intrigue les enfants qui aiment se promener sur les chemins de pierres à l’occasion.
Mme Massé s’occupe seule de son jardin et ce travail lui est très salutaire, particulièrement en période de pandémie : « Je ne m’ennuie jamais avec un tel jardin », affirme-t-elle. « Et puis, il y a toujours place à l’amélioration, des possibilités de remodeler, de retravailler les couleurs, les hauteurs, les perspectives et l’effet structurant. »
Son jardin est un jardin mature. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il nécessite moins d’entretien que la pelouse. Le printemps est la période durant laquelle elle investit le plus d’énergie. « Durant l’été, je coupe une fleur fanée par-ci et une feuille par-là, afin de mettre d’autres fleurs en valeur ou d’offrir une toute autre perspective au jardin ».
L’automne est aussi une saison qui nécessite plus de travail, lorsqu’elle doit couper toutes les vivaces pour nettoyer le terrain avant l’hiver.
« Je prends grand soin de mon jardin tout comme j’ai pris grand soin de mes enfants, mes patients, mes cadres gestionnaires et mes employés », assure Lucie Massé.
Sans doute avez-vous remarqué ce qui pourrait être le plus fleuri des jardins d’Outremont, à l’angle des avenues de l’Épée et Elmwood. [...]
PHOTOS LE JOURNAL D’OUTREMONT
L’histoire nous a appris l’importance de cette communauté des Clercs de Saint-Viateur dans l’urbanisation d’Outremont. Le plus ancien des bâtiments qui le composent a été construit en 1896 et abrite aujourd’hui 40 chambres, 35 pour les résidents réguliers et 5 pour les visiteurs occasionnels. C’est ce bâtiment d’allure un peu sévère qu’on surnomme La Bastille. Les chambres sont équipées d’une salle de bain privée, de bureau, télé, ordinateur personnel pour ceux qui le désirent et de tous les objets personnels et souvenirs. La Bastille loge également la cafétéria. Deux bâtiments plus récents datent de 1947. L’un abrite la chapelle, l’autre les services administratifs. Le Journal d’Outremont s’est rendu sur place et vous rapporte ces quelques clichés.
L’histoire nous a appris l’importance de cette communauté des Clercs de Saint-Viateur dans l’urbanisation d’Outremont. Le plus ancien des bâtiments qui le composent a été construit en 1896 et abrite aujourd’hui 40 chambres, [...]
Les amateurs de balades dominicales se déplaçaient de Montréal en carriole pour venir admirer cette belle demeure de l’autre côté de la montagne. Outremont, disait-on, un nom qui deviendra l’odonyme d’une ferme, d’une ville, d’un arrondissement. [...]
Les amateurs de balades dominicales se déplaçaient de Montréal en carriole pour venir admirer cette belle demeure de l’autre côté de la montagne. Outremont, disait-on, un nom qui deviendra l’odonyme d’une ferme, d’une ville, d’un arrondissement.
PHOTO ARCHIVES NOTMAN
C’était au XIXe siècle. S’il fut l’objet de tant d’admiration à l’époque, le Manoir McDougall continue de susciter un intérêt certain sur le plan historique et architectural. En 2016, l’historien François Rémillard l’inclut dans son palmarès des 40 Belles demeures historiques de l’île de Montréal. Une villa Regency d’inspiration britannique, dit-on, elle est « à l’image des demeures évoquées dans certains romans de Jane Austen et de Charles Dickens »1. C’est la deuxième plus ancienne résidence de l’arrondissement2 . Une dizaine de propriétaires se sont succédé depuis 1838. Nous avons rencontré les derniers en titre, Sandra Schock et Jacques Théorêt.
Retour vers le passé
1833 – Au nord du chemin de terre qu’était la Côte-Sainte-Catherine, le propriétaire foncier Louis-Tancrède Bouthillier, Montréalais de naissance mais de père originaire de La Rochelle, acquiert une grande terre sur laquelle il complètera en 1838 une imposante demeure. Le territoire qui deviendra Outremont compte, à l’époque, moins de 300 âmes. Parmi les propriétaires, quelques têtes d’affiche comme David Lorn McDougall, un financier d’origine écossaise, président et fondateur de la Bourse de Montréal, propriétaire à partir de 1856 pendant 31 ans. En 1887, les Clercs de Saint-Viateur y logèrent leur Institut catholique des sourds-muets et aménagèrent à l’arrière de la grande maison une ferme-école avec bêtes et potager. La bibliothèque de l’actuelle résidence aurait servi de chapelle pendant une certaine période. C’est en 1907 que le nouveau propriétraire Mendoza Langlois ajoute deux logements contigus au bâtiment principal où habiteront quelques années plus tard le fondateur du quotidien Le Devoir Henri Bourassa et le rédacteur en chef Omer Héroux. Ces deux logements, jumelés en 1918, deviendront le 223 McDougall.
Une maison qui a du caractère
L’histoire et le caractère de cette belle d’autrefois ont été un coup de cœur en 1995 pour les propriétaires actuels. Dix pièces au rez-de-chassée et à l’étage dont plusieurs sont munies de foyers, indispensables en 1838 pour garder les chambres chaudes le soir venu. Séduisants, les détails ornementaux sur les murs, le marbre et le bronze sur les manteaux de cheminée, les hauts plafonds, les chaleureuses boiseries du grand escalier menant à l’étage, l’imposante salle à manger avec vue sur l’avenue McDougall. En plus, un impressionnant grenier, probablement fidèle à ce qu’il était au tout début, et un grand sous-sol qui met à nu les pierres robustes des fondations. « Ne vous sentez-vous pas comme dans un musée? » a-t-on demandé aux propriétaires? « C’est une maison facile à vivre, grâce à sa forme un peu carrée, pas de couloir en enfilade, on s’y retrouve facilement », de répondre le copropriétaire Jacques Théorêt. « Nous nous sentons bien ici, nous aimons beaucoup cette maison et tout autant le quartier », renchérit Sandra Schock, l’autre propriétaire. La maison était en très bon état à l’achat. Des améliorations ont été apportées au fil du temps, cuisine et salle de bain réaménagées, le décor refait au rez-de-chaussée en respectant les ornements sur les murs et les couleurs naturelles des matériaux. C’est une maison magnifique.
Les propriétaires actuels ont créé de belles ouvertures sur l’extérieur, comme dans la bibliothèque.La grande qualité de cette résidence c’est le respect de son intégrité dans la modernisation des lieux. Par exemple, on n’a pas mis de murs à terre pour faire de plus grandes pièces, comme c’est pratique courante aujourd’hui. On a considérablement amélioré les entrées de lumière et changé les fenêtres pour en faire de belles ouvertures sur l’extérieur. On a conservé les nombreux foyers mais aménagé l’un d’eux au gaz naturel, les autres ayant été condamnés depuis plusieurs années. La contribution des Schock-Théorêt a été de moderniser la maison et ses fonctions, d’entretenir comme un trésor les matériaux d’origine et de mettre en valeur le caractère unique du bâtiment et du très beau jardin à l’arrière.
Les traces de l’histoire
Il y a bien sûr les poutres d’origine dans le grenier et les matériaux nobles du rez-de-chaussée. Il y a aussi les traces discrètes, dans un placard ou derrière une porte, que les propriétaires affectionnent particulièrement. On a retrouvé au grenier, des restes de coupures d’un journal de 1910 collés sur les parois d’un comble, annonçant une vente de frigo à 5 $. Au sous-sol, on a compris l’épaisseur de la fondation quand il a fallu la traverser en largeur pour faire passer une connection, les outils de perçage habituels étant insuffisants. Les murs extérieurs de brique qui avaient été recouverts à deux reprises de stuc blanc, font surface dans quelques petits racoins de la maison. On a beau faire évoluer la maison pour la mettre au service des nouveaux besoins, il en restera toujours quelque chose, si ce n’est le souvenir des envolées nationalistes d’Henri Bourassa qui planent encore au-dessus de cette demeure patrimoniale.
PHOTO MARILI SOUDRE-LAVOIE
L’odonymie fait aujourd’hui partie intégrante du paysage urbain. Elle nous renseigne tout particulièrement sur les étapes qui ont marqué le développement d’une municipalité. Avec l’aimable collaboration de la Société d’histoire d’Outremont, nous retraçons l’histoire d’un parc d’Outremont.
Les renseignements ci-dessous sont tirés du Répertoire des rues d’Outremont et leurs histoires par Ludger Beauregard, une publication de la Société d’histoire d’Outremont (2015, 280 pages, reliure spirale). Il est possible de se procurer ce titre au montant de 25 $ en composant le 514 271-0959. histoireoutremont.org
En 1898, les Clercs de Saint-Viateur donnent le quadrilatère à la Ville d’Outremont à la condition qu’elle en fasse un parc. Le terrain est alors marécageux et occupé par une mare alimentée par un ruisseau coulant du mont Royal. La municipalité entreprend d’abord de remplir la faible dépression et de niveler la surface autour d’un bassin central. Vers 1905, les travaux d’assèchement progressent et le conseil municipal projette alors l’aménagement du parc. Ce n’est toutefois qu’en 1909 qu’il adopte le plan préparé par M. Roy et augmente les investissements. En 1915, il y plante des érables de Norvège.
Dès 1913, le parc municipal avait reçu 4 lampadaires, des bancs et des poubelles. En 1915, il est doté d’une patinoire sur le bassin et d’un carré de sable pour les enfants. Le 27 juillet 1925 a lieu le dévoilement du cénotaphe situé dans l’axe de l’avenue McDougall conformément au projet de T.R. Smith, architecte, et de Henri Hébert, sculpteur. La même année, le chalet de crépi blanc ouvre ses portes.
Après avoir porté différents noms (parc municipal, parc Bloomfield, parc Saint-Viateur), le parc Outremont reçoit son nom définitif lors d’une décision du comité des parcs de la Ville en 1930.
À la fin des années 1950, la belle fontaine que le maire Joseph Beaubien avait fait installer devant sa propriété chemin de la Côte-Sainte-Catherine vers 1927 se retrouve dans le bassin du parc après que la Ville eût démoli les maisons qui restaient dans le parc Beaubien. Le parc Outremont avec ses 225 arbres s’avère le plus boisé de l’arrondissement et le plus géométrique d’aspect.
L’odonymie fait aujourd’hui partie intégrante du paysage urbain. Elle nous renseigne tout particulièrement sur les étapes qui ont marqué le développement d’une municipalité. Avec l’aimable collaboration de la Société d’histoire d’Outremont, [...]
Cette maison était située à l’angle du chemin de la Côte-Sainte-Catherine et de l’avenue Villeneuve. Elle fut construite pour Odessa Paquette et détruite en 1980 pour faire place à un autre gratte-ciel, Le Chenonceau. PHOTO COURTOISIE MME DANIELLE BELLEMARE, OUTREMONT.
Une vingtaine d’habitations bâties entre 1905 et 1917 ont été démolies surtout dans la partie orientale du chemin (Côte-Ste-Catherine
Répertoire des rues d’Outremont et leurs histoires, par Ludger Beauregard, La Société d’histoire d’Outremont, éditeur.
Une vingtaine d’habitations bâties entre 1905 et 1917 ont été démolies surtout dans la partie orientale du chemin (Côte-Ste-Catherine
Communiqué Ville de Montréal version abrégée
La responsable de la culture, du patrimoine et du design au comité exécutif de la Ville de Montréal, Christine Gosselin, annonce les nouveaux noms de cinq lieux situés sur le territoire de la Ville de Montréal, dont un à Outremont, mettant ainsi en valeur des personnalités qui ont fait leur marque dans leur domaine et leur quartier respectifs.
PHOTO MARTIN BRAULT
Le nouveau parc du projet MIL Montréal (site Outremont et ses abords), situé à l’angle des avenues Querbes et Ducharme, sera nommé « parc Pierre-Dansereau », en l’honneur d’un pionnier de l’écologie mondiale qui a marqué l’histoire québécoise. M. Dansereau a enseigné dans de nombreuses universités dans le monde, ainsi qu’à l’Université de Montréal et à l’Université du Québec à Montréal. Il a également dirigé son propre laboratoire sur les écosystèmes.
« L’histoire de Montréal est remplie de femmes et d’hommes ayant fait la différence dans leur milieu et dans leur quartier. C’est un bonheur et une fierté pour nous de mettre en valeur leurs apports à notre société. Que ce soit en baptisant une rue, un parc ou une place publique en leur honneur, nous leur rendons hommage, mais, surtout, nous immortalisons leur histoire dans la mémoire et l’identité collectives montréalaises », affirme Christine Gosselin.
La responsable de la culture, du patrimoine et du design au comité exécutif de la Ville de Montréal, Christine Gosselin, annonce les nouveaux noms de cinq lieux situés sur le territoire de la Ville de Montréal, dont un à Outremont, mettant [...]
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