
Je soumets ici un document qui présente des faits de la proche histoire et montre que nous vivons dans un continuel renouvellement… ou constante stagnation.
À l’automne 1989, des citoyens de la rue Durocher ont présenté une pétition au conseil de la municipalité d’Outremont. Ils s’opposaient à l’ouverture d’une deuxième synagogue dans leur voisinage immédiat, soit au coin nord-ouest des rues Durocher et Lajoie. Ces citoyens s’étaient installés dans le quartier et ils n’avaient pas de problème avec la présence d’une synagogue au coin nord-est de cette intersection. Mais une deuxième synagogue, juste en face de la première : il n’en est pas question.
À cette époque se tenait une première commission du Vivre-ensemble (ou Bon voisinage), nommée à ce moment Comité intercommunautaire. Comme il se doit, les citoyens y ont porté leurs doléances, dont le texte apparaît plus bas. Trente ans plus tard la lecture du document est intéressante du fait qu’elle montre la continuité des revendications citoyennes.
« Monsieur Da Sylva
[responsable du comité intercommunautaire, aujourd’hui décédé]
La présente vous est adressée ainsi qu’au comité intercommunautaire, dans le but de connaître les raisons motivant l’ouverture d’une nouvelle synagogue au coin de Durocher et de Lajoie, à l’encontre des règlements municipaux sur le zonage résidentiel du quartier.
Nous sommes un groupe de citoyens nouvellement constitué dont le but est de préserver et d’améliorer la qualité de vie de notre quartier. Notre intervention, tout en s’inscrivant dans le respect du caractère multi-ethnique du quartier, vise d’abord à sensibiliser tous les citoyens à la valeur et au maintien des qualités architecturales et à la qualité de vie en général : bruit, circulation automobile, environnement visuel, etc.
Conséquemment, nous croyons que cette nouvelle synagogue, tout comme l’ouverture d’un restaurant cachère ou d’une croissanterie initialement prévus, risquent d’affecter d’avantage la relative et fragile tranquillité du secteur.
De plus, l’apparente stratégie consistant à annoncer l’ouverture d’un restaurant cachère pour ensuite en transformer la vocation en synagogue, nous laisse songeurs. Vise-t-on simplement à imposer de fait une synagogue par le détournement du permis de restauration initialement prévu et ce contre la volonté même de la municipalité, ou encore fait-on le calcul que l’indifférence manifestée par les citoyens concernés à l’ouverture d’un restaurant, les empêcherait éventuellement d’invoquer quelques raisons que ce soit contre sa transformation en synagogue ?
Quoiqu’il en soit, ce projet met en lumière l’apparente mauvaise foi des promoteurs de ce projet, à qui nous demandons de s’expliquer publiquement et ce dans l’intérêt général. Nous croyons à la concertation, aux vertus de tolérance et du bon voisinage, en autant que le dialogue puisse s’établir, dans le respect mutuel et la confiance. Dans cet esprit nous apprécierions rencontrer des représentants de la communauté Amour pour Israël afin de discuter en toute franchise des questions soulevées.
En annexe nous vous remettons une copie de l’adresse lue en période de questions de l’Assemblée du conseil municipal du 6 novembre 1989, faisant état de nos différentes préoccupations et des objectifs de notre action.
Signé : Des citoyens de la rue Durocher.
En moins de 30 jours, 2 requêtes ont été déposées à la cour supérieure afin de remettre en question cette entente hors cour conclue entre le maire et le promoteur Michael Rosenberg. Cette entente prévoit l’installation d’une méga synagogue sur l’avenue Bernard (angle Champagneur) à l’encontre de la réglementation en vigueur.
PHOTO LE JOURNAL D’OUTREMONT
La première requête est portée par Karim Ben Rhouma, Outremontais et courtier immobilier commercial. Voici un extrait de la requête: « En date du 25 octobre 2017, lors d’une rencontre de Projet Montréal, Monsieur Philipe Tomlinson, présentement maire d’Outremont, a clairement mentionné qu’il fallait trouver un moyen de contourner le règlement AO-320-B lorsque le besoin s’en ferait sentir »
La seconde requête est portée par 5 Outremontais : Micheline Larivée, Marc Poulin, Colin Royle, Jean-Guy Trinque et Pierre Gagné. Voici un extrait de la requête: « [M. Rosenberg] cherche à tirer avantage d’une simple erreur administrative pour obtenir un permis de manière à contourner l’intention clairement exprimée par l’arrondissement plusieurs mois auparavant et ainsi frustrer l’objectif légitime qu’il poursuivait, à savoir, de protéger le caractère commercial de l’avenue Bernard, lequel constitue un attrait majeur pour les résidents de l’arrondissement » Le dépôt de ces 2 requêtes dans les délais légaux de 30 jours est un tour de force à l’image de la détermination des nombreux citoyens qui se mobilisent.
Il faut maintenant financer collectivement ces requêtes pour pouvoir défendre nos droits démocratiques jusqu’au bout de la procédure qui pourra être longue et coûteuse.
NDLR La signataire de cette lettre nous fait part qu’une page web a été créée afin de recueillir des dons. Les gens intéressés peuvent se rendre sur le site https://celineforget.com/2019/03/deux-requetes-deposees-contre-lentente-tomlinson-rosenberg/ pour plus d’informations.
Ce message qui s’adresse à monsieur Caldwell, responsable de l’urbanisme au comité exécutif de la Ville de Montréal.
PHOTO LÉON GAGNON
Monsieur Caldwell,
En roulant en voiture sur le boulevard L'Acadie vers le sud on peut apercevoir un beau clocher fraichement peinturé, celui de l'église Sainte-Madeleine d'Outremont dont je suis un fidèle. Il s'agit d'un repère visuel très important, sachant qu'il s'agit du plus haut clocher sur l'ile de Montréal. Je crois qu'il faut absolument protéger cette vue sur le clocher pour les 10 000 ou plus voyageurs qui empruntent cette voie chaque jour.
En conséquence je vous demande d'interdire d'implanter un bâtiment au sud du boulevard L'Acadie dans la perspective du clocher de Sainte-Madeleine. L'espace doit être occupé par un parc sans haute végétation. On pourrait placer une plaque montrant l'emplacement des clochers dans ce secteur. Ce serait pédagogique et respectueux du patrimoine bâti.
Je viens d'aller visiter le secteur où j'ai pris une photo. Comme il semble y avoir des activités de construction dans le secteur, je vous demande d'agir vite. Mes remerciements!
Léon Gagnon, avenue Durocher
Ce midi un voleur est entré dans ma maison pendant que j’y étais. La porte était barrée, mais avec un verrou seulement. Le policier enquêteur m’a dit que le voleur aurait bien pu avoir débarré la porte avec un tournevis. Il n’y a aucune marque de forçage de porte.
PHOTO ARCHIVES
Quoi qu’il en soit, un homme fouillait dans mon sac à main à l’entrée de la maison. Heureusement que je l’ai vu. Je lui ai demandé ce qu’il faisait là. Il m’a répondu en anglais : « Je cherche quelque chose » et a cessé de fouiller dans mon sac. J’étais fâchée (on serait fâché pour moins que ça) et il est parti, assez tranquille, dans l’escalier. J’ai descendu les marches derrière lui. Une fois dehors je lui ai crié de mon balcon « Je vais appeler la police » et il a hâté le pas un peu. Je n’ai pas appelé la police. Je sais que le poste 24 n’existe plus et que ça aurait pris trop de temps pour qu’un policier du poste 24 (Outremont, Côte-des-Neiges, Ville Mont-Royal, c’est trop grand comme territoire) vienne jusqu’ici pour poursuivre le malfaiteur. Heureusement un automobiliste m’a entendu crier et a appelé les policiers.
Morale de cette histoire : barrez deux fois vos portes, et en tout temps!
Une résidente d’Outremont encore un peu sous le choc.
Lettre ouverte Association des marchands et professionnels de l’avenue Bernard
L’Association des marchands et professionnels de l’avenue Bernard s’inquiète de l’impact de l’implantation d’un lieu de culte sur l'avenue Bernard.
L’édifice au 1260 av. Bernard, angle Champagneur. ARCHIVES LE JOURNAL D’OUTREMONT
La récente décision prise par le conseil d’arrondissement lundi le 4 février 2019 soulève un certain nombre de questions sur l’avenir de l’artère au centre de l’arrondissement. Déjà en 2016, la population a indiqué clairement par voie de référendum son désir de protéger la trame commerciale de l’avenue, anticipant des impacts négatifs sur sa vitalité et cela ne s’est pas estompé par magie en 2019. Alors qu’un mouvement de solidarité s’installe progressivement entre les marchands et professionnels des artères commerciales d’Outremont et que l’arrondissement souhaite des actions structurantes pour le développement commercial, cette annonce vient décourager plus d’un.
L’entente d’installer trois commerces en façade de ce lieu de culte ne règlera rien.
L’Association s’attend à ce que toute l’énergie soit mise à prévenir l’effet négatif anticipé d’une telle construction sur les marchands et sur les résidents.
Il en va de la vitalité de l’arrondissement.
Association des marchands et professionnels de l’avenue Bernard
J'ai écrit cette lettre qui vise à remercier du fond du coeur nos auxiliaires à domiciles qui prennent soin de nos aînés dans le quartier et dont le travail manque parfois, à mon avis, de reconnaissance.
PHOTO ARCHIVES LE JOURNAL D’OUTREMONT
Chacune de leur journée est différente, dépendant de ce qu’ils appellent « la route ». Pas celle qui s’engorge, chaque matin, d’automobilistes pressés et qui est particulièrement dangereuse et crevassée ces jours-ci.
Non, une route complètement différente. Une route fragile, émouvante, souvent teintée de solitude, de vieillesse et de maladie. La route humaine qu’empruntent quotidiennement, souvent à pied, beau temps mauvais temps, nos auxiliaires à domicile qui parcourent avec bienveillance, patience et résilience notre quartier.
Mon mari est auxiliaire à domicile. Il pratique la profession depuis maintenant 5 ans. Une profession qu’il exerce par choix. Et il adore son métier. Tous les matins, vers 7h, il part suivre sa route, pour soigner, préparer à manger et donner un coup de main dans les tâches quotidiennes à ses patients qui l’attendent, souvent, avec grande impatience. Il les visite, pour plusieurs d’entre eux, à chaque semaine. Il entre dans leur intimité, prend de leurs nouvelles et entre deux soins, jase de l'actualité politique, du dernier match de hockey, d'un épisode de leur téléroman fétiche, de la pluie, du beau temps. Il sera parfois (souvent) la seule visite de leur semaine. Le seul contact humain, « de l’extérieur ».
On associe souvent les auxiliaires avec les tâches difficiles et plutôt ingrates du travail. Les soins d’hygiène, les curetages, le fameux « changement de couches » comme bien des gens utilisent l’expression sans camoufler un petit dédain dans la voix.
On en oublie le magnifique côté humain.
La relation de confiance qui se crée au fil des visites entre l’auxiliaire et les patients, qui laissent entrer un étranger dans leur domicile en exposant toute leur vulnérabilité, physique comme psychologique.
Le travail des auxiliaires demeure souvent dans l’ombre, et en particulier le côté psychosocial de la profession. Ils n’ont pas de bureau fixe, se promènent d’adresses en adresses, donnant des soins souvent complexes dans des conditions loin d’être rose bonbon et se contentent d’une reconnaissance, qui dans notre système de santé boiteux, laisse grandement à désirer.
La population vieillit et sera de plus en plus dans le besoin. Nos auxiliaires auront, plus que jamais, du pain sur la planche. Leurs routes se multiplieront, s’intensifieront.
MERCI à nos auxiliaires. Merci pour votre travail, pour votre humanisme, votre patience.
Valérie Trudel
Citoyenne d'Outremont
Rédactrice et auteure
À quelques mois de l’élection générale, on pourrait croire que la partielle dans Outremont présente un intérêt limité quant aux grands enjeux de politique fédérale. Toutefois, on retrouve sur ce territoire plusieurs sujets concrets de patrimoine et d’aménagement qui devraient interpeller les différents partis et leurs candidats.
Dans la circonscription d’Outremont, on retrouve plusieurs lieux historiques nationaux, tels que les théâtres Outremont et Rialto, l’oratoire Saint-Joseph et les grands cimetières paysagers du mont Royal. PHOTO ARCHIVES LE JOURNAL D’OUTREMONT
En effet, la circonscription d’Outremont se distingue par la qualité de son patrimoine architectural, paysager et urbain, par sa diversité de quartiers authentiques, ainsi que par la présence de grandes organisations au rayonnement international. On y retrouve plusieurs lieux historiques nationaux, tels que les théâtres Outremont et Rialto, l’oratoire Saint-Joseph et les grands cimetières paysagers du mont Royal.
Ces spécificités interpellent le gouvernement fédéral à plusieurs égards. Le traitement fiscal inéquitable des bâtiments patrimoniaux, le défi du maintien et de la réaffectation des grands ensembles institutionnels et industriels patrimoniaux et le rayonnement international de la métropole ne devraient pas le laisser indifférent.
Dans ce contexte, Héritage Montréal soumet deux questions aux candidats en lice dans l’élection fédérale d’Outremont.
Du Mile End à Côte-des-Neiges, la circonscription d’Outremont compte des centaines de bâtiments privés, résidentiels ou commerciaux qui confèrent à ce territoire sa personnalité. Depuis des années, le gouvernement fédéral ignore les nombreuses propositions d’experts, de fonctionnaires et d’organismes en patrimoine pour mettre en place des mesures incitatives favorisant le soutien financier aux propriétaires dans l’entretien, la restauration ou la revitalisation des bâtiments patrimoniaux.
Au-delà des subventions aux enveloppes peu garnies, vous engagez-vous à doter le Canada d’un véritable régime fiscal incitatif pour la conservation et la mise en valeur des bâtiments et sites historiques, reconnaissant la réelle valeur économique, sociale et environnementale qu’ils représentent à l’échelle nationale ?
Le 20 décembre 2017, le gouvernement fédéral annonçait qu’il rejetait la proposition d’inclure le mont Royal et ses grands sites institutionnels et civiques, voire démocratiques, sur la liste indicative des sites du patrimoine mondial, prétextant le manque d’intérêt international ou de valeur universelle. Pourtant, le mont Royal et les établissements qui s’y trouvent— Hôtel-Dieu, universités McGill et de Montréal, oratoire, etc. — illustrent parfaitement ce que l’UNESCO recherche pour enrichir la liste du patrimoine mondial : des sites qui démontrent la coexistence entre les sociétés humaines et la nature.
Depuis la vente malheureuse d’une de ses propriétés patrimoniales sur le mont Royal par le gouvernement canadien en 1999, des efforts considérables ont été consentis par les autorités, par les institutions et par la communauté pour protéger et mettre en valeur la montagne. La proposition d’inscription du mont Royal au patrimoine mondial émane de cette concertation. Elle repose sur une démarche rigoureuse et rassembleuse, sur l’appui d’experts autant que des autorités municipales ainsi que des communautés autochtones et de plus de 33 000 citoyens mobilisés en quelques jours par Les amis de la montagne. Elle a été rejetée dans l’indifférence des élus fédéraux de Montréal. Son rejet est inacceptable et doit être corrigé. Vous engagez-vous à corriger cette situation en soutenant l’inclusion du mont Royal dans la liste indicative des sites du patrimoine mondial au Canada et à assurer la pleine participation du gouvernement canadien à la conservation et à la mise en valeur de cet ensemble patrimonial exceptionnel ?
Dinu Bumbaru,
Héritage Montréal
PHOTOS COURTOISIE
On est bien content que les rues soient libérées pour les voitures assez rapidement (le service est plus efficace cette année), mais les entrepreneurs pourraient se souvenir aussi des piétons et des travaux faits par les citoyens pour nettoyer leurs demeures.
Moi et mes voisins avions dégagés nos entrées de maison juste après la grande neige. Pendant la nuit des machines lourdes ont ramassés la neige et l’a mise devant nos entrées: une neige très dure et solide.
La même chose s'est passé dans les ruelles: on dégage nos garages en grand effort, juste pour découvrir, le lendemain, que tout avait été bloquée par des travaux des grosses machines (avec une neige compacte, dure et lourde, très difficile à enlever avec une pelle ou même une souffleuse non professionnelle).
Je crois être possible, aux gestionnaires du service de la ville, de demander aux entrepreneurs de prendre en compte que les citoyens font aussi leur part. Garantir la circulation des voitures est important, mais ils devraient s'abstenir de bloquer de nouveau nos entrées de maisons et garages.
Voir ici quelques photos.
Merci!
Dan Kraft
Citoyen d'Outremont
A l’attention de Madame Plante ainsi qu’à Monsieur Tomlinson
L'an dernier ainsi que cette année pendant les congés de fin d'année, nous avons été, les citoyens d'Outremont, pris en otage dans nos maisons à cause des trottoirs glacés, sans sel et sans gravier! C'est vraiment inadmissible et inacceptable!
Avenue McEachran, angle Côte-Ste-Catherine. PHOTO LE JOURNAL D’OUTREMONT
Mêmes les feuilles de cet automne non pas été ramassées et ne parlons pas de la neige! Néanmoins à chaque année nous subissons une augmentation de taxes et une diminution de services!
Je viens de lire que Madame Plante va demander des explications du pourquoi de manque de déglaçage des trottoirs, pistes cyclables, …. mais c’est ce qu’elle a demandé l’an dernier et rien a été fait pour changer cette situation.
Madame Plante, Monsieur Tomlinson vous devriez prévoir un remboursement de nos taxes municipales pour tous les jours que nous n'avons pas pu profiter, sortir et jouir de notre beau quartier.
Tatiana Tourville
Citoyenne d’Outremont
Monsieur le Député,
Je trouve effarant que les autorités (lesquelles ?) décident de fermer un poste de police sur la rue Van Horne, d’une part parce que l’on veut gonfler les rangs des policiers de Notre-Dame de Grâce et d’autre part parce que le taux de criminalité actuel dans Outremont (et VMR ?) serait très bas à cause d’une population relativement réduite.
PHOTO ARCHIVES LE JOURNAL D’OUTREMONT
La première raison offerte me paraît tout simplement outrecuidante; si l’on manque de policiers dans Notre-Dame de Grâce, que l’on en embauche d’autres. L’on n’abandonne pas tout simplement une partie de la population parce que l’on veut en favoriser une autre. C’est affolant comme pratique.
La deuxième raison proposée me paraît relever de conditions désuètes. Je sais que le taux de criminalité est assez bas dans certains quartiers d’Outremont, c’est pourquoi j’ai choisi de m’installer ici. Je sais aussi qu’il existe déjà des variantes dans ce domaine; j’offre comme exemple le nombre d’effractions domiciliaires sur la rue Davaar et d’autres rues avoisinantes. Je me permets de souligner l’existence dans ce quartier d’un nombre important de résidences pour personnes soit âgées, soit handicapées.
Cela dit, je suppose quand même que ces mêmes «autorités» sont au courant des grands changements prévus ou déjà en cours pour Outremont et VMR. Le chemin de fer a déjà été déplacé, l’avenue Querbes a été transformée en rue ouverte à la circulation entre VMR et Van Horne, circulation consacrée en bonne partie aux Premiers Intervenants avec leurs ambulances ou leurs voitures de pompier; d’autres rues connaîtront aussi une circulation infiniment plus dense. L’Université de Montréal est en train de construire dans les anciens espaces vides de VMR d’importants édifices consacrés à certaines de leurs Facultés ainsi qu’à des logements étudiants; seront construits aussi de nombreux logements pour des membres nécessiteux ou tout simplement actuellement mal logés dans notre population urbaine. Toutes ces populations risquent de déboucher sur Outremont. J’en passe.
Il me semble que, devant de tels changements, il incombe aux personnes responsables de la sécurité de notre population non seulement de garder et d'améliorer le poste de police actuel, en modifiant le bâtiment et en y rajoutant d’autres policiers, mais aussi non seulement de s’assurer que les voitures de police fréquenteront jusqu’à la moindre ruelle dans notre voisinage vingt-quatre heures sur vingt-quatre, mais aussi d'en augmenter sérieusement le nombre.
Je compte sur vous, Monsieur le Député, de faire tous les efforts qu’il faut pour résoudre favorablement ces problèmes; j’espère aussi que vous pourrez compter sur l’appui de nos concitoyennes et concitoyens qui seront toutes et tous affectés par cette nouvelle politique inacceptable. À nous d’agir.
Cordialement vôtre,
Mair Verthuy
- Great Concordian
- professeure distinguée émérite. U.Concordia, Montréal
- membre, Ordre du Canada
- ancienne membre, Conseil de la magistrature du Québec
- Prix Personne (l’Honorable Michaëlle Jean, Gouverneure Générale du Canada)
- chevalière, Palmes académiques, fr.
- Vice-Présidente honorifique à vie, Montreal Council of Women
- première Directrice et membre à vie, Institut Simone de Beauvoir, Université Concordia
- Femme de mérite, YWCA
- Femme de l’année, Salon de la Femme
© Journal d'Outremont 2014-2026