
Un projet d’agriculture urbaine a vu le jour cet été dans l’ilot St-Viateur et a remporté un vif succès communautaire auprès du public qui a fréquenté l’endroit. Si ce projet a eu lieu, c’est uniquement grâce à la vigilance de nos lanceur/lanceuse d’alerte et à la persévérance de la population car Projet Montréal avait d’autres objectifs en tête.
PHOTO LE JOURNAL D’OUTREMONT
En fait, le projet prioritaire de l’équipe Tomlinson-Patreau-Magini-Pollak pour ce terrain public d’Outremont était de le vendre à des intérêts privés (garderie) et religieux (synagogue de 10,000 pi²) afin vraisemblablement d’honorer des promesses électorales. Sitôt arrivés à la mairie en novembre 2017 et à l’insu de la population, les membres de Projet Montréal ont donné un mandat clair, net et précis à la firme Brodeur Frenette dont le rapport date de février 2018 : " le mandat consiste plus spécifiquement à évaluer la faisabilité d’implanter une garderie et une synagogue sur la propriété municipale".
Il n’est pas du devoir des élus.es d’aliéner le bien public pour satisfaire des intérêts privés et religieux. N’eusse été de la vigilance citoyenne, les intentions secrètes de l’équipe de Projet Montréal n’auraient jamais été rendus publiques puisque le maire Tomlinson gardait précieusement le fameux rapport hors de portée.
Afin de conserver publique la vocation de l’ilot St-Viateur, il y a eu mobilisation et une pétition de quelques 1,775 signatures a été présentée à la ville-centre en mars 2019. Si un projet d’agriculture urbaine a pu y voir le jour, c’est uniquement parce que la population a contrecarré (pour le moment) les plans initiaux électoralistes de Projet Montréal.
A la dernière réunion du conseil d’arrondissement du 4 novembre, j’ai vainement tenté de transmettre ces propos lors de mon intervention au micro mais le maire Tomlinson m’a constamment coupé la parole : ce dernier a horreur qu’on lui rappelle qu’il ne peut pas tromper impunément la population. Tant et aussi longtemps qu’Outremont sera sous la férule de l’équipe Tomlinson-Patreau-Magini-Pollak de Projet Montréal, les citoyennes et les citoyens devront être sur le qui-vive.
Mariclaude Ouimet
Je suis terriblement lasse. Et sidérée en découvrant à quel point une petite chose toute simple peut devenir un véritable parcours du combattant!
Anne-Catherine Sabas derrière sa résidence sur l’avenue Mont-Royal
Objectif de base: faire installer une clôture autour de notre cour puisqu'elle jouxte la montagne et se trouve relativement proche du chemin de la Ceinture. Ainsi de grands chiens surgissent régulièrement chez nous à l'improviste. J'ai même un jour trouvé un homme errant dans le fond de notre jardin!
Bref, je prends la question en charge et dépose en avril une demande auprès de l'arrondissement d'Outremont. Un homme prend mon chèque et m'explique gentiment que si nous n'étions pas situés où nous le sommes - directement sur la montagne - il pourrait m'octroyer tout de suite le permis. Mais qu'en l'occurrence il nous faudra attendre l'autorisation de la ville. Il m’assure que le passage au CCU ne sera sans doute pas utile ensuite.
À la ville de Montréal on refuse d'abord le modèle de clôture; qui "fait" 1900 quand notre maison date des années 50. On me donne en exemple un voisin qui vient de faire accepter et installer sa clôture d’un modèle correspondant à celui qu’il nous faut sélectionner. Soupir… D'accord…
Ceci réglé, on trouve autre chose : l'aluminium de la clôture doit être soudé. J'en fais la demande au fournisseur qui semble ne même pas savoir qu'il existe des clôtures en aluminium soudé. Je fais donc appel sur appel pour trouver un autre fournisseur, sans succès. La représentante de la ville de Montréal, à qui j'en fais part, me fournit les coordonnées d'un fabricant. Qui vient, évalue le tout et remarque au passage que la clôture du voisin donné en exemple est en aluminium vissé. Il nous dresse un devis correspondant à plus de six fois le précédent. Hors de question de payer autant! La ville décide alors de faire un compromis et de n’exiger l’acier soudé que sur la partie dépassant l'arrière du terrain.
Je finis pourtant par trouver quelqu’un qui m’assure ne faire que des clôtures en aluminium soudé. Pour un prix acceptable. La représentante de la ville le joint alors, et au terme d'un interrogatoire un peu poussé, décrète que l'aluminium n'est pas entièrement soudé, que le tout est donc irrecevable. Nous envisageons de renoncer à la portion de clôture dépassant la cour arrière si c’est ce qu’il faut pour débloquer la situation.
Montréal renvoie le dossier à Outremont avec ses conclusions. Le CCU d’Outremont s'en mêle. Un homme vient prendre des photos de la maison et me rassure : le dossier ne devrait pas poser de problème.
Mais quelques jours plus tard, le CCU conclut qu’à cause du fameux chemin de promenade (le chemin de la Ceinture) nous somme visibles de partout et que la clôture doit donc être entièrement en aluminium soudé. Est-ce le coup de grâce? Après nous être armés de patience pendant sept mois il nous faut juste enterrer le projet? Pour des détails hors de prix seuls décelables par un oeil exercé...!!! À une distance qui de toute façon ne permettra pas de les déceler! Et alors que s'étale sur le même emplacement la clôture du cimetière Mont-Royal en maille de chaîne, pour le moins inesthétique et très visible!
Devant l'apparente absurdité de ma croisade et les exigences insensées d'une poignée de gens que je ne rencontre pas, je reste bouche bée.
Anne-Catherine Sabas
Av. du Mont-Royal
La présente est un complément à l’article de M. Joanny-Furtin du 5 novembre dernier.
PHOTO LE JOURNAL D’OUTREMONT
M. Tomlinson n’apprécie pas mes interventions citoyennes. Pourtant j’ai la prétention que celles-ci, mêmes si elles mettent en évidence les nombreuses incohérences des politiques de cette administration ou encore exposent au grand jour des choses que M. Tomlinson voudrait laisser dans le placard, font avancer le débat.
Ainsi avant d’être expulsé de la salle du Conseil, ma question a permis d’apprendre que non seulement la majorité des revenus du plan de stationnement vont servir à du grattage de papier, mais que les fonctionnaires vont être engagés même si les revenus, qui ne reposent pourtant sur aucune autre hypothèse que l’instinct de M. le Maire, ne sont pas au rendez-vous, mettant ainsi à risque l’équilibre budgétaire.
On aurait pu en apprendre davantage sur ce budget mais M. Tomlinson a encore une fois coupé court à mon intervention après une seule véritable question. Il a prétendu que je monopolisais le temps des autres citoyens alors que l’écoute des bandes vidéo confirme que mon temps d’intervention a été parmi les plus bas de toute la soirée. A tous les conseils, le même scénario se reproduit, M. Tomlinson traite mes interventions différemment de celles de la plupart des autres citoyens en les écourtant et en les accompagnants de propos souvent méprisants.
Je tiens cependant à demander aux citoyens et au Maire de m’excuser pour ne pas avoir obtempérer aux ordres de ce dernier de quitter le micro. Je fus donc le 4ième citoyen expulsé en deux ans de règne Tomlinson. J’ai malheureusement laissé ma frustration s’exprimer par un acte de désobéissance civile digne de Extinction Rébellion; ma cause : le déficit démocratique de cet arrondissement mais je ne m’attends pas à recevoir support pour mon geste d’un élu de Projet Montréal. Cette frustration est née du fait que cela faisait le 4ième conseil de suite où M. le Maire interrompait abruptement une de mes interventions pourtant courtes, directes et respectueuses.
Malgré tout, aujourd’hui, je regrette mes agissements. Dans la salle du conseil, M. Tomlinson a les mêmes pouvoirs qu’un suzerain envers ses sujets et je ne devrais donc pas me surprendre d’être ciblé par une application du règlement aléatoire et arbitraire.
Je comprends très bien l’embarras de M. le Maire quand des éléments boiteux de son administration sont présentés car ils témoignent de l’amateurisme de la gestion de Projet Montréal à Outremont, mais la solution à cet embarras n’est pas de s’attaquer à ceux et celles qui les exposent, mais plutôt de mieux gérer la ville d’abord et avant tout.
Marc Poulin
Avenue de la Brunante
Cher Monsieur,
Ayant émigré au Québec depuis plus de cinquante ans, je m’y suis intégré rapidement et sans effort, en partant du principe que ce n’était pas à moi de changer la société d’accueil, mais plutôt l’inverse, et les efforts de votre parti pour faire comprendre cet état d’esprit de certains Québécois à l'égard de ceux qui viennent ici pour profiter des avantages durement acquis par cette même société d'accueil en matière de justice, de démocratie et d’égalité sont parfaitement justifiés.
Un autre aspect de notre système est qu’au fil des événements, un parti qui prend le pouvoir fait table rase de la tradition pour imposer ses propres règles, ou parfois celles de nos voisins du Sud, ont une désinvolture qui crée parfois plus d’injustice qu’on ne l’attendait.
Plutôt que de tenir mordicus une attitude rigide de certaines positions, ne pensez-vous pas qu’il serait plus productif de choisir, chaque année, les secteurs dont les étudiants intéressent particulièrement le Québec, et le faire savoir honnêtement aux candidats avant qu’eux aussi n’engagent leur vie et leur plan de carrière?
Nous aurions ainsi, avec le décalage de quelques années, l'image idéale que notre gouvernement veut offrir du Québécois en matière de population efficace et heureuse.
Il ne doit pas y avoir de formule magique. Ceux qui veulent profiter des bienfaits de notre système ne doivent y obtenir un passe droit que s’ils ont l’intention d’y apporter leur contribution, pas jouer les boat people en se disant qu’en y faisant n’importe quelles études on peut acheter ici identité, la justice, la démocratie, la liberté, assurance chômage, le B.S. ou fond de pension, il faut bien le dire, un mode de vie, une qualité de vie et un niveau de vie enviable.
Par contre, les étudiants qui ont continué à vivre leur vie au Québec tout en y étudiant, qui s’y sont fait des amis, des conjoints, ou des enfants, n’ont pas besoin d’un certificat d’intégration. Ils sont intégrés! Et n’oubliez pas, Monsieur le ministre, que ce beau pays qu’est le Québec s’est construit grâce à des immigrants qui parlaient (et parlent encore parfois) avec un mauvais Français, un mauvais anglais, mais avec un cœur qui sait apprécier notre société par rapport à celle dont ils ont fui les injustices, la dictature, le machisme le totalitarisme, la misère et autres exactions...
Nous n’avons pas le droit de les décevoir, il suffit de combler nos besoins de main d’œuvre sans les imposer en changeant rétroactivement les règles, arbitraire comme celles de leurs pays d’origine mais en stipulant chaque année celles des prochains champs d'activités «fortement suggéré» Vous arriverez ainsi au même résultat en faisant preuve de grande sagesse.
Alberto delBurgo,
Outremont
S’il n’en tient qu’à Valérie Plante, le Maire Tomlinson devra suivre les recommandations de la consultation publique sur le stationnement et la circulation à Outremont.
Des citoyens d’Outremont ont déposé le 24 septembre dernier au greffe de l’arrondissement d’Outremont une pétition qui demande une consultation publique indépendante sur le stationnement et la circulation. PHOTO ARCHIVES LE JOURNAL D’OUTREMONT
On se souviendra que le 24 septembre dernier, Mme Iskander du Journal de Montréal rapportait que M. Tomlinson ne se sentait pas tenu de respecter les dites recommandations à venir. Lors du dernier conseil d’agglomération, j’ai demandé à Mme Plante si M. Tomlinson était tenu de respecter l’engagement pris par elle-même le lendemain de son élection, soit de respecter les recommandations de l’Office de Consultation Publique de Montréal.
Répondant au nom de la Mairesse, M. Caldwell a tout d’abord vanté la Mairesse dans son respect des recommandations de l’OCPM pour ensuite confirmer en ces mots la politique du parti quant au respect des consultations publiques et je cite « Quant à la consultation publique pour Outremont , le Maire d’Outremont a ce même fardeau de respecter les processus de consultation et ne nous attendons pas moins de lui ».
Merci M. Caldwell de rappeler à M. Tomlinson que même si pour ce dernier le respect de la démocratie citoyenne puisse être un fardeau, les citoyens ont le droit de s’attendre à ce que cet exercice, obtenu grâce à près de 2000 signatures, ne soit pas inutile.
Les citoyens continuent de demander une consultation qui soit objective, constructive et indépendante. Ils espèrent que ce rappel à l’ordre aura un impact sur le niveau de collaboration de M. Tomlinson car jusqu’à date, bien que la pétition ait été déposée depuis plus de 5 semaines, les initiateurs de la pétition n’ont reçu aucune communication quant au déroulement de celle-ci.
Marc Poulin
Avenue de la Brunante
A la suite de ma lettre d’opinion publiée dans ce Journal, M. Tomlinson est monté sur ses grands chevaux évoquant « des énoncés tellement fausses et à la limite dérangeantes » (sic). Il n’est pas clair ce que M. Tomlinson considère faux ou dérangeant mais prenons pour acquis qu’il considère clientélisme comme dérangeant.
PHOTO COURTOISIE
Pourtant c’est de la nature même des partis politiques de faire du clientélisme. Après tout un parti politique c’est un groupe de personnes qui se réunissent pour faire avancer un agenda en prenant le pouvoir. Quand le NPD en Colombie Britannique présenta des lois pour favoriser le syndicalisme, c’était du clientélisme; quand M. Harper accorda des crédits d’impôts pour l’activité physiques des enfants, c’était du clientélisme et je ne parlerais pas de M. Trump, le spécialiste en la matière!
Là où le bât blesse, c’est quand le clientélisme prend le dessus sur la saine politique publique. Tous reconnaissent que M. Trudeau faisait du clientélisme en mettant sur pied l’allocation canadienne pour enfants. Il visait, avec cette mesure, sa base électorale soit les familles de la classe moyenne avec enfants. Peu lui en tienne cependant rigueur car il est généralement reconnu que cette mesure est une bonne politique publique.
Passons donc sous l’analyse de la bonne gouvernance publique la mesure des vignettes à demi-prix pour les gens à faible revenu, première et seule mesure sociale mise en place par M. Tomlinson. Qui va être favorisé par cette mesure? Les personnes à faible revenu possédant une voiture. Je n’ai pas les données, M. Tomlinson les avez-vous?, mais je présume que c’est une minorité des personnes pauvres qui ont une auto, compte tenu des coûts, et que celles qui en ont une sont probablement plus riches que celles qui n’en ont pas. Il faut aussi parler de la difficulté d’application de la mesure, particulièrement à Outremont, où le revenu déclaré n’est pas un gage réel de pauvreté (pensez à la déclaration de revenus de M. Trump).
Donc si on veut vraiment aider les personnes les plus pauvres, objectif que je partage, il serait souhaitable d’investir les ressources limitées de l’arrondissement vers d’autres mesures. J’ai suggéré au Maire de réduire les tarifs des loisirs et du parc soleil car le plus désolant dans la pauvreté c’est l’exclusion sociale. De plus cette mesure aurait l’avantage de ne pas favoriser l’usage de l’automobile et donc d’être en communion avec le soit disant objectif premier de la réforme du stationnement soit de diminuer les GES.
Clairement la vignette à demi-prix ne résiste pas à l’analyse de la bonne gouvernance publique et surtout pas comme seule et unique mesure sociale d’une administration. J’ai alors cherché à trouver la raison qui avait pu pousser l’administration Projet Montréal-Tomlinson à mettre de l’avant une si mauvaise politique et la seule qui me soit venue en tète c’est le clientélisme.
Certains, voyant dans ce plan de stationnement d’autres mesures mal avisées qui auront pour effet d’augmenter les GES (augmentation du nombre de places de stationnement, accès à 100% au stationnement sur rue pour les non-résidents ou à la vignette unique etc…) m’incitent à y voir plutôt l’incapacité de cette administration à formuler des politiques cohérentes.
A bien y penser, l’un n’empêche pas l’autre!
Cela dit, j’invite M. Tomlinson à nous faire part dans ces pages du bienfondé de sa politique. Peut-être que mon incompréhension résulte tout simplement d’un manque de communication.
Marc Poulin
Avenue de la Brunante
Bonjour à toutes et à tous,
Rares sont les moments où je me retrouve dans une situation de devoir répondre à une lettre ouverte afin de corriger et de dénoncer des propos inacceptables, mais la dernière écrite par Marc Poulin et publiée dans le Journal d’Outremont le 16 octobre dernier, est l’une de celle-ci.
PHOTO LE JOURNAL D’OUTREMONT
La prémisse de base d’une administration responsable est de répondre aux demandes de ses citoyennes et citoyens, peu importe qui ils sont. C’est ce que nous avons fait lorsque nous avons reçu une demande de tolérance de stationnement pour une fête juive. Une première demande avait été faite pour du stationnement gratuit sur certaines rues et nous l’avons refusée. Par contre, en nous penchant sur une solution - parce que, je le rappelle, nous considérons que c’est notre rôle - nous avons trouvé la solution de tolérer, pour une période de 24h, le stationnement gratuit dans les stationnements hors-rue.
Cette décision fut prise en début d’après-midi le mardi et la tolérance commençait à 16h le même jour. Nous l’avons communiquée aux demandeurs et des communications au public n’ont pas pu être complétées à temps pour expliquer que de telles mesures s’appliquent à l’ensemble de la population.
Ce qui est désolant, c’est ce vieux réflexe de toujours voir un complot et du favoritisme partout et ainsi, encore une fois, attiser la haine et le conflit. Je rappelle que des tolérances beaucoup plus élargies existent pour huit jours autour de fêtes chrétiennes.
Monsieur Poulin écrit : « Une citoyenne a rapporté sur Facebook avoir appelé l’arrondissement à ce sujet et on lui aurait répondu qu’elle était raciste. C’est la réponse standard de Projet Montréal quand on lui signale son clientélisme. » Mais, d’où prend-il cette information? Et comment peut-il confirmer qu’elle est véritable?
Ce n’est pas la première fois que ce groupe d’opposants attaque les employés et je les condamnerai à chaque fois. Les employés de la Ville respectent un code d’éthique et font leur travail avec diligence et respect. De prétendre autrement est carrément un manque de jugement et de compréhension de leur rôle en tant que gens au service de l’ensemble de la population. Dans le cadre de leur travail, les employés ne sont pas politisés. Une majorité de ces employés étaient en poste bien avant l’arrivée de Projet Montréal et je leur souhaite encore d’y être bien après notre départ.
De plus (et pire à mes yeux), monsieur Poulin écrit ceci : « ... ou encore les vignettes à demi-prix pour les citoyens à faibles revenus, où comme par hasard, figurent en grande proportion des citoyens de cette même base électorale. » Ceci est tellement grossier que je ne sais pas comment répondre. Notre initiative d’offrir un rabais pour les familles à faible revenu est une reconnaissance qu’il y a des familles locales dans cette situation et la demande est venue de nos aînés.
S’en prendre à des gens moins fortunés pour faire un commentaire politique n’est pas digne. Encore moins à Outremont où notre ouverture et notre sens d’entraide est reconnu et qu’une majorité de nos citoyens vient en aide aux autres, et ce, sur une base quotidienne.
Clairement, ce monsieur n’a jamais entendu parler des divers organismes locaux qui aident les plus vulnérables. Le SARPAD, Outremont en famille, Mission Inclusion, L’Assistance maternelle, le Comité de jumelage, la Maison des Jeunes, et j’en passe, tous des organismes outremontais qui sont là parce qu’il y a des besoins. De s’en prendre à une mesure qui donne un coup de main supplémentaire est totalement inacceptable.
Monsieur Poulin m’accuse d’électoralisme, c’est son droit. De le faire de la façon qu’il le fait n’est pas correct. Si de venir en aide aux plus vulnérables et à celles et ceux qui n’ont pas les mêmes chances, de répondre à des demandes de citoyennes et citoyens ou de défendre les employéEs qui font un travail remarquable pour l’ensemble de la population, c’est être « électoral », alors oui, je fais de l’électoralisme. Je le fais même avec plaisir.
Philipe Tomlinson Maire d’Outremont
Je suis une citoyenne d’Outremont et cela fait 11 ans que je vis, avec ma famille, face à l’îlot Saint-Viateur.
PHOTO LE JOURNAL D’OUTREMONT
Lorsque nous avons acheté notre maison à cet endroit, un ancien club de curling en ruines se trouvait à la place de l’îlot St-Viateur. Ce club a été démoli pour laisser place à un terrain vague qui lui-même a ensuite été remplacé par une caserne de pompier temporaire. Puis ensuite, plus rien. Ceci, jusqu’à ce qu’un merveilleux projet éphémère d’agriculture urbaine y voie le jour cet été, grâce à une initiative lancée par nos élu·es d’Outremont et soutenue financièrement par l’arrondissement.
Le projet d’agriculture urbaine a permis de juillet à aujourd’hui, à des citoyens et citoyennes d’Outremont, de cultiver fruits, légumes, fleurs et fines herbes et ce, tout à fait gratuitement. En plus d’offrir un accès gratuit au site, des membres de l’organisme Outremont en famille ont animé des ateliers afin de conseiller et sensibiliser les gens aux bonnes pratiques en matière d’environnement et d’agriculture urbaine. Par ailleurs, la Boîte à Surprises a également animé plusieurs belles activités, contribuant aussi grandement au succès du projet.
Économiques, écologiques et sociaux, les bienfaits qui découlent de l’agriculture urbaine sont nombreux. L’agriculture urbaine réduit non seulement la pollution atmosphérique ainsi que les émissions de CO2 et de carbone mais elle permet également de réduire l’utilisation d’emballages, pour la plupart en plastique. Par ailleurs, un projet comme celui de l’ilôt St-Viateur, au cœur d’un quartier familial et facilement accessible, a permis de sensibiliser des citoyens et citoyennes de toutes générations à de bonnes pratiques agricoles, qui nous sont parfois peu familières lorsqu’on a grandi dans un centre urbain.
En plus de dynamiser le quartier, cet endroit a créé du contact et des rencontres, entre personnes de toutes générations, de divers horizons et milieux sociaux. Les ateliers qui ont eu lieu ont attiré l’attention des gens du quartier. De nombreuses familles y ont passé du temps, des enfants ont arrêté leurs parents afin de se promener dans l’îlot St-Viateur, mes deux garçons ont participé aux ateliers et en sont ressortis enchantés et encore plus sensibilisés à l’environnement.
Le sens d’appartenance à une collectivité est une chose qui se cultive et des projets communautaires comme celui de l’agriculture urbaine de l’ilôt St-Viateur contribuent grandement à tisser notre lien social. Merci à notre arrondissement d’avoir vu en l’ilôt St-Viateur, le lieu tout désigné pour un projet écologique et socialement stimulant !
Nous vivons à Outremont depuis 16 ans. Nous sommes une des familles qui louons un appartement au nord d’Outremont entre Van Horne et Ducharme. Comme partout à Montréal les prix des logements ont beaucoup augmenté et nombreux sont les appartements qui autrefois en location sont aujourd’hui transformés en condos.
Projet architectural de la coopérative Le Suroît. PHOTO COURTOISIE
Il y a à peu près 7 ans, nous avons entrepris, avec des voisins, la création d’une coopérative afin de répondre à nos besoins de logement et par la même occasion d’accomplir une mission sociale. Une coopérative d’habitation intègre des personnes à faible revenu et d’autres à revenu moyen afin d’assurer une mixité sociale et économique.
Le projet, après un bon départ, a commencé à rencontrer de l’opposition en provenance des propriétaires de condos adjacents au terrain alloué par la ville de Montréal à la coopérative. Il faut savoir que le terrain en question était considéré comme zone domiciliaire, c’est à dire destiné à la construction d’habitation. Ceux-ci ont dénoncé le fait que le bâtiment de la coop serait trop prêt du leur, diminuant la lumière.
Pour répondre aux inquiétudes des propriétaires de condos, le conseil d’arrondissement précédent décida de créer un espace vert en divisant le terrain destiné à la coop. Le problème est qu’avec cette décision, la coopérative devenait non viable financièrement en raison de la diminution du nombre de logement possible! Tout en étant conscient de ce fait, le conseil d’arrondissement vota pour la division du terrain (excepté Madame Mindy Pollak). A partir de là, seul un développeur privé pouvait rentabiliser l’espace disponible.
Les conflits d’intérêts dans les arrondissements sont courants. Et beaucoup de personnes vont avoir de la sympathie pour les propriétaires de condos qui souhaitent empêcher une nouvelle construction à côté de chez eux. Mais nous aimerions souligner que dans notre cas, les élu(e)s municipaux ont donné la priorité aux désirs des propriétaires en dépit des besoins réelles des locataires (à l’exception de Mindy Pollak de Projet Montréal).
À la dernière élection municipale le seul parti qui fit du logement social sa priorité fut Projet Montréal. Depuis, ils ont tenu leurs promesses avec notamment trois nouvelles coopératives planifiées dans le nouveau Outremont. Une des premières décisions prise par Mindy Pollak, Valérie Patreau, Fanny Magini et Philipe Tomlinson fut de restaurer le lot original de la coopérative le Suroît, rendant à nouveau possible la réalisation du projet.
Finalement, le projet de coopérative d’habitation Le Suroît devrait voir le jour d’ici deux ans.
Néanmoins, la route n’a pas été facile. La précédente administration de l’arrondissement d’Outremont a prétendu nous soutenir, mais elle a rendu le projet irréalisable. Et elle en était consciente.
Si les craintes et les appréhensions devant les transformations de la part du voisinage peuvent être légitimes, c’est la forme de cette opposition que nous avons condamnée pendant toutes ces années. Afin de discréditer le projet, différentes rumeurs et accusations ont été proférées contre le regroupement de citoyens à l’initiative du projet de coopérative. Sans rentrer dans les détails, c’est la légitimité et l’honnêteté des membres de ce regroupement qui ont été remises en question par les opposants avec toujours une oreille complaisante d’une partie du conseil d’arrondissement.
Il aura fallu l’arrivée du nouveau conseil composé en majorité d’élus de Projet Montréal pour que les choses changent.
Toutes les administrations et les politiciens municipaux disent qu’ils soutiennent le logement social et abordable. Tous prétendent vouloir garder les familles à Montréal. Mais les mots seuls ne valent pas grand-chose. A Outremont, Projet Montréal prouve concrètement par l’action sa volonté de permettre aux citoyens l’accès à des logements abordables.
Heidi Quinsey et Bertrand Noël
Outremont
On apprenait grâce au Journal de Montréal que l’arrondissement Outremont avait accordé une tolérance de stationnement hors rue le mardi et mercredi 8 et 9 octobre pour la fête du Yom Kippour.
Le maire d’Outremont, M.Philipe Tomlinson. PHOTO ARCHIVES LE JOURNAL D’OUTREMONT
Évidemment c’est l’obligation de déplacer les voitures le mercredi soir en vertu du système de l’alternance qui causait problème. Sans vouloir me prononcer sur l’à propos d’une telle mesure, je vais ici me concentrer sur la manière.
En catimini
Tout d’abord, il y avait conseil d’arrondissement le lundi 7 octobre et ce genre de tolérance aurait dû faire l’objet d’une motion et éventuellement d’un débat, mais il n’en fut aucunement mention. On a prétexté l’urgence pour accorder ce passe-droit le lendemain alors que la date du Yom Kippour 2019 était connue depuis au moins deux cents ans!
De même, ce privilège n’a nullement été mentionné ni sur la page web de l’arrondissement (comme on l’a fait pour l’Action de Grâce) ni sur les bornes de stationnement elles-mêmes. En fait, les seuls à savoir étaient initialement les membres de la communauté Hassidique qui ont promptement diffusé l’information dans leurs réseaux.
De toute évidence M. Tomlinson voulait passer cela en douce afin de ne pas à avoir à justifier cette permission spéciale. On voulait faire plaisir à son électorat sans avoir à payer le prix politique auprès des citoyens qui voient la laïcité municipale différemment.
Ce que l’on ne sait pas ne peut pas faire de mal, cela sera notre petit secret à nous devait se dire M. Tomlinson.
Une citoyenne a rapporté sur Facebook avoir appelé l’arrondissement à ce sujet et on lui aurait répondu qu’elle était raciste. C’est la réponse standard de Projet Montréal quand on lui signale son clientélisme. Dans le cas présent, c’est l’administration municipale qui a fait preuve de racisme en ne diffusant pas l’information de manière uniforme à tous ses citoyens
.Ce léger incident s’ajoute à une série d’évènements où Projet Montréal utilise des subterfuges pour satisfaire sa base électorale. Dans plusieurs cas, on trouve un prétexte pour cacher son intention réelle. Pensez à la pseudo-nécessité d’un règlement hors-cours pour justifier la synagogue sur Bernard ; ou encore à l’abolition de l’alternance dans le plan de stationnement pour des pseudo-raisons d’aménagement urbain plutôt que d’expliquer que cela va éviter d’avoir à accorder des accommodements au stationnement pour les fêtes juives; ou encore les vignettes à demi-prix pour les citoyens à faibles revenus, où comme par hasard, figurent en grande proportion des citoyens de cette même base électorale. Et on ne parle pas du laxisme à appliquer certains règlements municipaux.
M. Tomlinson veut promouvoir le mieux vivre ensemble et je partage cet objectif. Cependant, force est d’admettre qu’il s’y prend bien mal car donner des privilèges en cachette ne fait qu’attiser des sentiments humains peu constructifs dans le climat actuel.
Marc Poulin Avenue de la Brunante
Un texte d’opinion de L’ACPO
Madame la mairesse,
Manifestation pour le maintien du parc canin en mai 2019. PHOTO ARCHIVES JOURNAL D’OUTREMONT
Votre administration a récemment pris un certain nombre de décisions qui témoignent de votre intention de relever les défis auxquels l’urgence climatique confronte nos sociétés. Nous vous en félicitons. Vous vous situez dans la droite ligne d’une préoccupation largement partagée par la population, comme en témoignent les récentes manifestations qui ont réuni partout dans la Province des foules nombreuses, avec une participation d’environ un demi-million de personnes à Montréal, du jamais vu au soutien d’une cause. Votre récente communication montre que vous semblez en phase avec cette préoccupation populaire pour infléchir l’action publique en la faisant passer de ce que nous appellerions, pour faire court, d’un urbanisme minéral à un urbanisme végétal, vert. Il faut en effet aller vers plus de végétalisation des villes.
Dans votre déclaration, faite le 23 septembre dernier à l’ONU à l’occasion du Sommet Action Climat, vous vous êtes donné le mandat de réduire, à Montréal, les gaz à effet de serre (GES) de 55% d’ici 2030 (Le Devoir, 23 septembre 2019). C’est une orientation ambitieuse bien que réaliste, comme le signale madame Corriveau dans l’édition du Devoir du 3 octobre dernier.
Les récentes semaines ont montré que vous vous engagez sur cette voie avec sérieux. À titre d’exemples, mentionnons votre intention de transformer le secteur de Namur- Hippodrome en un quartier carboneutre et vert, qui sera selon vos dires «un anti- Royalmount» (La Presse, octobre 2019). Ce dernier projet est en effet un modèle à ne pas suivre. Il charrie un esprit «promoteur» de la «génération Centre d’achats» des années soixante. Nous parlons de l’autre siècle…
De plus, la création d’un grand parc urbain de 3000 hectares dans l’Ouest de l’Île va également dans le sens des moyens favorables à l’atteinte de votre objectif de réduction des GES. Il s’agit là d’un espace conséquent, approprié à la recréation d’une véritable diversité végétale (coexistence d’essences arboricoles diverses reproduisant la forêt naturelle, maintien et protection des milieux humides, etc.) et à l’accueil de la faune urbaine et péri-urbaine.
Par ailleurs, dans le même temps où vous prenez des décisions responsables pour préparer la Ville dont vous avez la charge politique aux bouleversements urbains entraînés par l’action industrielle des sociétés humaines, on ne peut que s’étonner du projet que votre administration a de supprimer le Parc Canin d’Outremont, le Parc Mali. Il s’agit d’un espace vert de 8000 mètres carrés où les chiens peuvent jouer et courir en liberté. Ce parc est en outre le seul à vocation canine d’Outremont. Il est largement boisé : il possède 80 arbres à maturité, d’épaisses haies d’arbustes qui le protègent de la circulation et dans lesquelles trouvent refuge de nombreuses espèces d’oiseaux, de grands espaces gazonnés, une piste de deux cent mètres où marchent les propriétaires des chiens, produisant une occasion de socialisation citoyenne, chose peu fréquente dans les villes d’aujourd’hui. On peut s’étonner qu’au moment où vous annoncez un parc majeur dans l’Ouest de l’Île en mettant de l’avant la valeur des espaces boisés pour contrer l’augmentation des GES et la hausse des températures urbaines, vous fassiez preuve de si peu de congruence en planifiant de supprimer un parc d’arrondissement dont les avantages sont multiples et reconnus par tous ceux qui le fréquentent (nous tenons à votre disposition une pétition de plus de mille cinq cents noms).
Vos conseillers urbanistes et ingénieurs, et autres spécialistes du transport urbain, vous font valoir, pour justifier la suppression de ce parc, le caractère vital de la prolongation de la voie Thérèse Lavoie-Roux, créée avec le Campus MIL, afin d’améliorer la sécurité des piétons et cyclistes dans le secteur. À ce sujet, je vous renvoie à ce que dit Richard Bergeron de cet argument à l’occasion de l’entrevue qu’il a accordé le 24 septembre dernier à madame Annie Desrochers à son émission Le 15-18 à la radio de Radio- Canada. Il y qualifie l’aménagement prévoyant la disparition du Parc Canin, de «sous Gérald-Tremblay» et vous enjoint, à vous et votre maire d’arrondissement monsieur Tomlinson, «de ne surtout pas toucher au parc Canin».
Nous en appelons à la sagesse et à la responsabilité de votre administration pour que soient appliqués avec cohérence au Parc Canin Mali les mêmes principes de décision que ceux que l’on retrouve derrière les récentes initiatives que vous avez prises en matière d’espaces verts, de réduction des GES et des ilots de chaleur. On ne peut à la fois vouloir une ville plus verte et en même temps priver les habitants d’Outremont et leurs amis quadrupèdes de cet espace de vie avantageusement arboré et fréquenté. Sachez, madame la mairesse, que si une ville est administrée, selon les règles démocratiques en vigueur, par celles et ceux auxquel(le)s la tâche a été confiée, retenez qu’elle appartient à ses citoyens qui sont en dernier recours les plus à même de décider de leurs intérêts. Et nous avons la prétention d’affirmer qu’à cet égard le consentement populaire à la conservation de ce parc est large.
En vous assurant, madame la mairesse, de notre haute considération.
Les membres du Conseil d’administration de l’APCO :
Aurélie Cosandey-Godin, Geneviève de Grandpré, Sophie Danis
Madame la mairesse,
Manifestation pour le maintien du parc canin en mai 2019. PHOTO ARCHIVES JOURNAL D’OUTREMONT
Votre administration a récemment pris un certain nombre de décisions qui témoignent de votre intention de relever les défis auxquels l’urgence climatique confronte nos sociétés. Nous vous en félicitons. Vous vous situez dans la droite ligne d’une préoccupation largement partagée par la population, comme en témoignent les récentes manifestations qui ont réuni partout dans la Province des foules nombreuses, avec une participation d’environ un demi-million de personnes à Montréal, du jamais vu au soutien d’une cause. Votre récente communication montre que vous semblez en phase avec cette préoccupation populaire pour infléchir l’action publique en la faisant passer de ce que nous appellerions, pour faire court, d’un urbanisme minéral à un urbanisme végétal, vert. Il faut en effet aller vers plus de végétalisation des villes.
Dans votre déclaration, faite le 23 septembre dernier à l’ONU à l’occasion du Sommet Action Climat, vous vous êtes donné le mandat de réduire, à Montréal, les gaz à effet de serre (GES) de 55% d’ici 2030 (Le Devoir, 23 septembre 2019). C’est une orientation ambitieuse bien que réaliste, comme le signale madame Corriveau dans l’édition du Devoir du 3 octobre dernier.
Les récentes semaines ont montré que vous vous engagez sur cette voie avec sérieux. À titre d’exemples, mentionnons votre intention de transformer le secteur de Namur- Hippodrome en un quartier carboneutre et vert, qui sera selon vos dires «un anti- Royalmount» (La Presse, octobre 2019). Ce dernier projet est en effet un modèle à ne pas suivre. Il charrie un esprit «promoteur» de la «génération Centre d’achats» des années soixante. Nous parlons de l’autre siècle…
De plus, la création d’un grand parc urbain de 3000 hectares dans l’Ouest de l’Île va également dans le sens des moyens favorables à l’atteinte de votre objectif de réduction des GES. Il s’agit là d’un espace conséquent, approprié à la recréation d’une véritable diversité végétale (coexistence d’essences arboricoles diverses reproduisant la forêt naturelle, maintien et protection des milieux humides, etc.) et à l’accueil de la faune urbaine et péri-urbaine.
Par ailleurs, dans le même temps où vous prenez des décisions responsables pour préparer la Ville dont vous avez la charge politique aux bouleversements urbains entraînés par l’action industrielle des sociétés humaines, on ne peut que s’étonner du projet que votre administration a de supprimer le Parc Canin d’Outremont, le Parc Mali. Il s’agit d’un espace vert de 8000 mètres carrés où les chiens peuvent jouer et courir en liberté. Ce parc est en outre le seul à vocation canine d’Outremont. Il est largement boisé : il possède 80 arbres à maturité, d’épaisses haies d’arbustes qui le protègent de la circulation et dans lesquelles trouvent refuge de nombreuses espèces d’oiseaux, de grands espaces gazonnés, une piste de deux cent mètres où marchent les propriétaires des chiens, produisant une occasion de socialisation citoyenne, chose peu fréquente dans les villes d’aujourd’hui. On peut s’étonner qu’au moment où vous annoncez un parc majeur dans l’Ouest de l’Île en mettant de l’avant la valeur des espaces boisés pour contrer l’augmentation des GES et la hausse des températures urbaines, vous fassiez preuve de si peu de congruence en planifiant de supprimer un parc d’arrondissement dont les avantages sont multiples et reconnus par tous ceux qui le fréquentent (nous tenons à votre disposition une pétition de plus de mille cinq cents noms).
Vos conseillers urbanistes et ingénieurs, et autres spécialistes du transport urbain, vous font valoir, pour justifier la suppression de ce parc, le caractère vital de la prolongation de la voie Thérèse Lavoie-Roux, créée avec le Campus MIL, afin d’améliorer la sécurité des piétons et cyclistes dans le secteur. À ce sujet, je vous renvoie à ce que dit Richard Bergeron de cet argument à l’occasion de l’entrevue qu’il a accordé le 24 septembre dernier à madame Annie Desrochers à son émission Le 15-18 à la radio de Radio- Canada. Il y qualifie l’aménagement prévoyant la disparition du Parc Canin, de «sous Gérald-Tremblay» et vous enjoint, à vous et votre maire d’arrondissement monsieur Tomlinson, «de ne surtout pas toucher au parc Canin».
Nous en appelons à la sagesse et à la responsabilité de votre administration pour que soient appliqués avec cohérence au Parc Canin Mali les mêmes principes de décision que ceux que l’on retrouve derrière les récentes initiatives que vous avez prises en matière d’espaces verts, de réduction des GES et des ilots de chaleur. On ne peut à la fois vouloir une ville plus verte et en même temps priver les habitants d’Outremont et leurs amis quadrupèdes de cet espace de vie avantageusement arboré et fréquenté. Sachez, madame la mairesse, que si une ville est administrée, selon les règles démocratiques en vigueur, par celles et ceux auxquel(le)s la tâche a été confiée, retenez qu’elle appartient à ses citoyens qui sont en dernier recours les plus à même de décider de leurs intérêts. Et nous avons la prétention d’affirmer qu’à cet égard le consentement populaire à la conservation de ce parc est large. En vous assurant, madame la mairesse, de notre haute considération. Les membres du Conseil d’administration de l’APCO :Une fois de plus, il va falloir aller voter. Une fois de plus, nous allons entendre des promesses de plus en plus mirobolantes en nous dirigeant vers les déceptions que même nos enfants savent inévitables.
PHOTO JOURNAL D’OUTREMONT
En fait, quand j’écoute nos politiciens, je pense surtout à ces belles demoiselles qui - quand nous étions jeunes et beaux - remontaient leur jupe jusqu’au genou pour nous exciter, avant de s’esquiver en riant.
Il fut un temps où Ottawa nous promettait de venir en aide aux personnes âgées en construisant des immeubles à loyers modiques pour leur permettre d’acquérir les bébelles qui leur permettraient d’arriver dignement à cet âge d’or après une vie de labeur dans une société où l’on n’enverrait pas la police la nuit pour vérifier s’ils étaient vraiment malades!!!
La Fédération des Locataires d’habitations à loyer modique du Québec m’avise le 30 septembre que « si rien ne change à Ottawa, ce sont plus de 20 000 logements HLM qui ne seront plus financés par le gouvernement fédéral d’ici la fin de 2021, ajoutant que cela pourrait avoir de graves conséquences sur l’entretien, la rénovation de nos immeubles ET SUR LE COÛT de nos loyers.» Essaierait-on de nous refaire le coup des camions de la Brink’s?
Ainsi, en pleine crise du logement quand il devient de plus en plus difficile de louer, et à plus forte raison, d’acheter un logement, à l’heure ou nos jeunes couples avec deux bons salaires se voient condamnés à plancher jusqu’à la retraite sans espoir d’accéder à la propriété, à partager les prestations des Canadiens avec les réfugiés politiques, les réfugiés économiques, et, qui sait, les réfugiés ''aquatiques'' qui ont de l’eau jusqu’aux genoux dans leurs îles paradisiaques et se demandent vers où nager…
…Il est où ? le gouvernement fédéral beaucoup plus empressé à financer des commandites, et autres pipelines ou Lavalins de ce monde plutôt qu’aller chercher les piastres que des multinationales impudentes viennent piquer impunément dans les poches d’une population surtaxée, sans payer de taxes (et en dollars U.S. par-dessus le marché)? Ne pourrait-il pas plutôt essayer d’empêcher nos services de téléphones, ou d’internet d’être parmi les plus chers du monde? D'empêcher l'invasion des taxis Uber, la ruine des taxis traditionnels, l'évasion fiscale par les géants du Net?
Il est où ? notre gouvernement provincial plus empressé d’ouvrir la boite de Pandore des signes religieux pour ne pas traumatiser les petits enfants des garderies ou irriter la xénophobie d’un peuple qui en arrache?
Il est où ? notre gouvernement municipal plus intéressé par un record de fermetures de rues, de déviations, de détours, et d’interdits…et plus pressé de transformer les rues en pistes pour cyclistes souvent indisciplinés, planchistes acrobatiques, ou trottinettes électriques.
Veut-on consacrer nos allées et ruelles en trajet pour nos marathoniens du dimanche dans ce jardin des Plantes... nous imposer des vignettes pour nous faire payer cher ce qui constitue les droits élémentaires des automobilistes que nous payons déjà de mille autres manières : assurances privées et publiques, cartes grises, permis, contraventions abusives, péages, taxes sur l'essence et produits dérivés, réparations dues au mauvais état de la route, perte de temps et d'essence à cause des déviations fantaisistes nés dans l'imagination débordante d'obscurs fonctionnaires ou celle des hommes et femmes qui œuvrent sur les chantiers et se sentent investis du merveilleux pouvoir d'emmerder les automobilistes, ou alors, les lignes de trains de banlieue ou de traversiers interrompues intempestivement pour la commodité de nos braves constructeurs, le stationnement de leurs camions ou de leurs grues géantes...
Non! Décidément, il vaut mieux considérer les élections comme un ballet que nous offrent simultanément des Libéraux par amour du pouvoir, les Conservateurs par adoration du dieu dollar, les néo démocrates par respect du turban, et les Bloquistes pour l’amour d’un pays!
Irez-vous aux urnes?
Répondez pas tous à la fois!
Alberto delBurgo
Outremont
Lundi matin! Panique! Ma laveuse a cessé de fonctionner, en plein essorage...c'est la course pour trouver un réparateur pour voir si c''est réparable. C'est urgent, je pars en voyage bientôt. Pas le temps ni les moyens d'investir dans un nouvel achat rapidement.
J'en trouve un qui accepte de venir malgré ses réticences envers notre beau quartier! Pas de place sur ma rue Lajoie, pas de parking dans la ruelle, tout est occupé dans les environs immédiats. Il se retrouve sur Bernard... et me téléphone pour m'annoncer qu'il retourne chez eux!
C'est un scénario qui risque de se reproduire!
Demain, j'attends un autre technicien pour mon entretoit.... Pourra-t-il se garer....
Peut être que monsieur le maire pourrait venir chez moi avec un permis spécial...
Marie Andrée Lévesque
Av. Lajoie
Je suis encore sur le choc! En colère et insultée! Par ce beau dimanche de fin septembre, toujours dans l'énergie verte de la Grande Marche de vendredi, je me rends sur l'avenue Bernard!
PHOTO JOURNAL D’OUTREMONT
Et là, coin Bloomfield, toute la circulation est bloquée par des policiers et leurs voitures, pour favoriser une parade de motos!!! Gaz, pétarades et odeur au rendez-vous!
Non, mais, j'hallucine! Je ne peux pas croire que notre maire adoré, qui aime jouer le seigneur offensé devant les voitures et qui détourne le stationnement et le rend payant, soi disant pour être plus vert, Lui, ce tout puissant, a permis une parade de motos polluantes sur Bernard! Même si la cause est noble (l’objectif des Gentlemen’s Ride ayant pour but d’amasser des fonds pour la recherche sur le cancer de la prostate) on aurait pu utiliser un autre moyen de transport: le vélo, la trottinette, la marche! Ou un autobus...! Mais pas des bicycles à gaz!!!C'est révoltant, surtout deux jours après la Marche mondiale!!! Peut-être était-ce une cause payante...
J'ai mal au coeur!
Marie Andrée Lévesque, av. Lajoie, Outremont
Une nouvelle campagne publicitaire était lancée cette semaine intitulée Back-to-school Essentials, the Sandy Hook Promise. Des jeunes nous y montrent fièrement leurs nouvelles fournitures scolaires, alors que se déploie une fusillade dans l’école à laquelle ils tentent d’échapper. Les écoliers se cachent dans les sanitaires, cassent des fenêtres, pansent leurs blessures, se fabriquent des armes. Ce ne sont que des enfants ! Des enfants qui auront à surmonter un deuil indicible, à réparer des blessures, des traumatismes, et qui grandiront en frémissant de peur au son d’un ballon de fête qui éclate. Comme ce fut le cas pour des étudiants de notre communauté il y a bientôt 30 ans.
PHOTO COURTOISIE
Le 6 novembre 1989, la fusillade la plus meurtrière du Canada frappait ma circonscription natale d’Outremont, à la Polytechnique, prenant la pris la vie de quatorze jeunes femmes. Jamais je n’oublierai cette journée où mon père rentra de son travail, à l’Université de Montréal où il enseignait, et m’expliqua pourquoi il était en retard pour le repas. Il était demeuré à l’extérieur de la Polytechnique, regardant arriver les ambulances. Il avait tenté d’aider, sans y parvenir hélas. Il essayait de trouver les mots pour m’expliquer, sans y parvenir. La question reste d’actualité : comment empêcher la violence causée par les armes à feu ?
Le contrôle canadien des armes à feu est strict, il contribue depuis longtemps à faire du Canada l’un des pays les plus sûrs au monde. Les ambitieuses politiques adoptées successivement ont permis la création d’un cadre législatif efficace.
Ces quatre dernières années, le gouvernement libéral a réalisé des avancées concrètes afin que notre pays soit moins vulnérable à la violence causée par les armes à feu, notamment en instaurant notre législation actuelle sur les armes à feu, qui améliore la vérification des antécédents des acquéreurs d’armes à feu. La loi procure également un meilleur contrôle du transport des armes à feu, en renforçant la procédure d’autorisation concernant les armes à feu prohibées et à autorisation restreinte. Mais la violence causée par les armes à feu continue de prendre trop de vies dans nos communautés. Nous devons faire encore plus.
C’est pourquoi le Parti libéral a annoncé de nouvelles mesures visant à renforcer le contrôle des armes à feu, pour bannir toutes les armes d’assaut de style militaire, et permettre aux villes de bannir ou de restreindre les armes de poing sur leur territoire.
Ce n'est pas une question partisane, cela concerne nos familles, nos enfants et leur sécurité. Grâce à une législation sensée et appropriée, je suis optimiste quant à la construction d'un Canada encore meilleur, plus fort et plus sûr.
Un maire d’arrondissement est à la fois président de son Conseil et chef de son administration. Au premier titre, il préside à l’adoption de règlements pour assurer la bonne gouverne; au second, il voit à leur mise en œuvre.
Le règlement de stationnement, adopté sans consultations, satisfait peu de citoyens. PHOTO JOURNAL D’OUTREMONT
La rédaction d’un projet de règlement relève normalement du maire. Il peut confier la tâche de rédiger un avant-projet aux fonctionnaires. L’aval du maire, tel quel ou modifié, en ferait un projet, l’adoption par le Conseil un règlement.
Si le Conseil est soucieux des intérêts légitimes des citoyens, il les consultera avant d’avaliser un projet de règlement prêtant à controverse.
Tant qu’il n’aura pas été révoqué, un règlement restera en vigueur – qu’il ait été adopté par le Conseil en fonction ou un prédécesseur. C’est la responsabilité du maire, à titre de chef de l’administration, de faire respecter tous les règlements.
Dans les champs de compétence des arrondissements, c’est le Conseil qui fixe les priorités et répartit en conséquence les ressources. Même si le Conseil accepte les recommandations des fonctionnaires, il n’en reste pas moins maître, donc responsable. C’est la tâche du maire, chef de l’administration, de veiller au respect des priorités du Conseil.
Qu’en est-il à Outremont?
Ces problèmes persistent. Le maire de notre arrondissement, lui? Il se tient au-dessus de la mêlée. D’autres décident. Le maire, lui, s’en lave les mains.
Comme j’ai pu le constater, d’après les travaux que vous effectuez dans Outremont, vous aimez le béton. Vous avez, entre autre, très bien réussi au coin de Duchastel/boul. Mont-Royal.
L’îlot central angle Duchastel et Mont-Royal, avant les travaux. PHOTO COURTOISIE
Vous avez d’abord détruit l’ilot central de verdure sur lequel il y avait un bel arbre. Quelle idée farfelue et désappointante pour nous résidents de ce secteur! Cet ilot au centre de la rue ralentissait la vitesse de la circulation et embellissait la chaussée. Cela nous aurait couté ‘bien moins cher’ de taxe de tout simplement améliorer cet ilot avec de la végétation. Encore mieux, il aurait pu être agrandit et en faire un rond-point comme à l’intersection Dollard et Bernard. La perte de l’îlot sur Mont-Royal rend maintenant l’entrée de la rue Duchastel grande ouverte invitant les automobilistes à tourner le coin à toute vitesse.
Vous y avez ensuite ajouté des renflements disproportionnés pour ce secteur résidentiel au tournant des trottoirs. Cet usage abusif de béton va à l’encontre des règles environnementales considérant que sa fabrication est très polluante.
Quelle était donc la nécessité de faire ces changements? Le paysage champêtre est perdu pour les riverains, les marcheurs, les joggeurs, les promeneurs de chiens. M. le Maire, vous demeurez face à un très beau parc, aimeriez-vous que, sans préavis, la ville décide de modifier son aspect actuel de verdure? Vous seriez sans doute outré, avec raison.
Nous aimons vivre dans l’ambiance de la montagne avec ses beaux arbres qui nous donnent l’impression d’être à l’écart de la grande ville. Il ne faut pas dénaturer Outremont. Cette ancienne ville a une histoire. Les citoyens aiment leur quartier et c’est pour cela qu’ils choisissent d’y vivre. Ne faudrait-il pas être à leur écoute?
Mme Hélène Ranger
Boul. Mont-Royal
Les citoyens demandent que la consultation publique sur le stationnement soit confiée à l’Office de Consultation Publique de Montréal.
Profitant de la période de questions, les citoyens instigateurs d’une demande de consultation publique sur le nouveau plan de stationnement dans l’arrondissement Outremont sont allés interpeller les élus lors de la reprise des travaux au conseil de ville de Montréal.
Malgré l’insatisfaction manifestée par près de 2000 citoyens, l’administration Projet Montréal refuse de surseoir à l’implantation de son plan, le temps de le bonifier par le biais de cette consultation publique, et ira de l’avant avec l’implantation du nouveau règlement à l’automne tel que confirmé par Philipe Tomlinson au conseil municipal de lundi le 19 août. Les citoyens doutent, cependant, de la volonté de Projet Montréal de modifier son règlement surtout que la Mairesse Plante a laissé planer que le règlement devrait rester en place pour une période d’un an.
Par ailleurs, au conseil municipal, les citoyens ont également demandé à l’arrondissement que l’organisation de la consultation publique soit confiée à l’Office de consultation publique de Montréal dans le but d’avoir une consultation publique objective et constructive. Ils se sont inspirés du précédent de 2017 alors que Projet Montréal, alors dans l’opposition, avait réussi à convaincre Réal Ménard et Denis Coderre d’en faire autant pour un dossier dans Hochelaga Maisonneuve.
Encore une fois, cette demande a été refusée par M. Tomlinson et Mme Plante au conseil de lundi. Aujourd’hui les citoyens réitèrent leur demande auprès de Projet Montréal de confier le dossier à l’OCPM, des professionnels de la chose, en vertu des mêmes principes démocratiques qu’il défendait il y a deux ans. Les citoyens se demandent comment M. Tomlinson peut être à la fois juge et partie dans ce dossier ayant déjà signalé sur Facebook ne pas s’attendre à beaucoup de ce processus qu’il refusait systématiquement jusqu’alors.
Les citoyens doutent que ce projet, élaboré sans aucune étude, aura les bénéfices écologiques recherchés car il augmente de 400 le nombre de places de stationnement dans l’arrondissement. Ce plan facilite également l’usage de la voiture pour les non-résidents en leur donnant accès à 100% du stationnement sur rue dans l’arrondissement plutôt que pour 60% actuellement (les autres places étant contrôlées par des vignettes à l’usage exclusif des résidents). Le but avoué du projet est de recueillir 400 000$ de profits dans les coffres de l’arrondissement.
Marc Poulin
La situation dans la ruelle de l’Épée dépasse l’entendement. Depuis le mois de juin des résidents – clairement identifiés de par les adresses sur les boites qui accompagnent cette montagne de déchets ( … ) vont régulièrement déposer des déchets, couches souillées, nourriture, ainsi que des déchets de construction et produits chimiques dans la ruelle et le petit parc de l’Épée. Tout est documenté puisque des plaintes ont été faites et de multiples photos/preuves transmises à la ville. Malgré ces plaintes au 311, à la ville d'Outremont et la sécurité publique, ces mêmes résidents font de notre quartier un véritable dépotoir quotidiennement. Je réitère: plaintes, photos transmises, appelles au 311 de multiples voisins et de nous-mêmes: la ruelle est un encore un désastre écologique et les résidents coupables et clairement identifiés déposent illégalement, allègrement, impunément et quotidiennement leurs déchets.
Ruelle de l’avenue de l’Épée. PHOTO COURTOISIE
Nous sommes propriétaires et résidents de ce quartier depuis plusieurs années. Nous payons des taxes faramineuses pour un service que nous évaluons complètement inefficaces, voire inexistants. Nous sommes polis. Les élus d’Outremont restent muets et absents, quant aux services avec qui nous communiquons, aucune suite n’est donnée (311, sécurité publique, arrondissement, site internet de plainte, etc.).
À ce stade, il ne suffit pas de ramasser les déchets. Ils reviendront ces déchets et ce sera le jour la marmotte bureaucratique. Ce que nous exigeons de la ville est que des constats d’infraction à la hauteur des lois qui sont transgressées soient dument émmis aux résidents coupables.
Nous copions à ce courriel le bureau de l'ombudsman de Montréal et le Journal d’Outremont en espérant que quelqu’un, quelque part, s’intéresse à la qualité de vie de la ville et fasse respecter la loi.
Dans tous les cas, force est de constater qu’Outremont est en perdition…
François Audet -
Catherine Girard Audet -
Martin Rosenberg -
Louise D'Aoust
Le 22 juillet dernier à 9 am, l’arrondissement d’Outremont convoquait une séance du conseil extraordinaire (une autre!). Nul besoin de préciser qu’il n’y avait pas foule, en fait j’étais le seul citoyen présent. M. Tomlinson étant en vacances, Mme Patreau présida donc l’assemblée en sa qualité de Maire suppléante.
La mairesse suppléante, Mme Valérie Patreau. PHOTO ARCHIVES JOURNAL D’OUTREMONT
On aurait pu espérer qu’en cette douce journée des vacances de la construction et l’absence de M. Tomlinson, les travaux du conseil eussent pu se tenir dans une atmosphère plus respectueuse mais malheureusement il n’en fut rien. Outre Mme Magini qui invectiva avec véhémence M. Corbeil qui avait eu le malheur de voter contre une proposition de Projet Montréal, Mme Patreau s’est permis de traiter, de sa chaise de présidente d’assemblée, M. Corbeil de MAÎTRE CHANTEUR et ce en pleine séance du conseil. Et qu’est qui a valu à M. Corbeil cette insulte bien placée et non rétractée? Le simple fait de tenter de faire modifier une résolution pour accommoder un résident de son district sur un P.I.A.
De toute évidence, cette administration Projet Montréal a bien de la difficulté à admettre qu’il puisse y avoir une opposition à l’hôtel de ville et que cette opposition a aussi des droits. Que les citoyens se le tiennent pour dit, la vision de la démocratie pour Projet Montréal c’est qu’entre les périodes électorales, la dictature et le mépris des oppositions règneront si vous avez le malheur de les élire majoritaire.
Tant que Projet Montréal sera majoritaire, le dialogue avec l’ensemble des citoyens est impossible et nous serons dirigés par cette minorité qui les a portés au pouvoir.
Marc Poulin
av. de la Brunante
PHOTO TIRÉ DE FACEBOOK
Le 22 juillet le conseil d’arrondissement a approuvé lors d’une séance extraordinaire la fermeture de la rue Dollard pour une durée d’environ trois semaines à partir du 26 juillet, pour une réédition de la guinguette Dollard. Passons sous silence que de procéder par séance extraordinaire pour ce faire témoigne du manque de planification criant de cette administration, mais on peut se questionner sur la pertinence d’utiliser les ressources limitées de notre arrondissement pour un évènement aussi éphémère et si peu fréquentée l’année dernière et ce malgré les 20 000$ dépensés.
Alors que de nombreux citoyens se plaignent du manque d’entretien de nos parcs et nos ruelles, ce geste n’est malheureusement qu’un autre exemple de la gestion de cette administration axée sur le fla-fla et l’accessoire au détriment de l’essentiel.
Marc Poulin
av. de la Brunante
Après des mois en cure de rajeunissement, la piscine Kennedy revampée a finalement ouvert ses portes le jeudi 4 juillet. Malheureusement, des vestiges de sa vie antérieure sont encore bel et bien visibles : tous les poteaux de l’ancienne clôture ont été sciés et quelques 50 moignons sont maintenant à découvert, à portée des genoux des enfants.
PHOTO COURTOISIE
Et que dire de la clôture temporaire chambranlante qui ne demande qu’à être jetée à terre afin de profiter de baignades nocturnes ?
Vraisemblablement, personne de l’administration Tomlinson n’a pris le temps de vérifier si les lieux étaient sécuritaires.
Et tant qu’à y être : plusieurs bancs de parc sont estropiés, le terrain de pétanque est abîmé, les poubelles sont déglinguée et trop souvent pleines, l’abreuvoir est brisé, la nouvelle toilette publique n’est pas accessible directement de la pataugeoire, un lampadaire a été tronqué, les supports à vélos sont dans l’enceinte de la piscine (pas trop pratique), il y a un manque de bancs dans l’aire de jeux pour les parents, il n’y a pas de contenant pour le compostage près des tables de pique-nique et comme dans tous les espaces publics d’Outremont, il est impossible de recycler.
Mariclaude Ouimet
Depuis plusieurs mois les ordures s'amoncellent dans notre ruelle entre Davaar et Van Horne, côté nord à côté du 795 Davaar derrière les magnifiques bacs à fleurs sans fleurs qui bloquent l'accès au transit dans la ruelle.
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PHOTOS COURTOISIE |
Depuis une semaine ça dépasse les bornes. On y trouve de tout: sacs éventrés de déchets, divans, matelas, appareils éléctriques, une toilette, des sacs de vêtements, des poutres et tuyaux rouillés et j'en passe. L'odeur est éffrayante et les écureuils s'en donnent à coeur joie. Nous attendons que les rats débarquent.
Depuis lundi nous essayons d'appeler le 311, impossible. Hier, les camions d'ordures sont passés dans la ruelle sans ramasser cet amoncellement. Aujourd'hui à 16hres (Vendredi 5 juillet NDLR) j'ai pris ces photos: un beau paysage d'Outremont!
La Ville d'Outremont parle de mesures de verdissement et de sécurité, ça s'annonce mal!
Marie-Louise Gay
Outremont
Je suis moi aussi en colère avec ce nouveau plan de stationnement.
PHOTO ARCHIVES LE JOURNAL D’OUTREMONT
J’ai 3 enfants en bas de 5 ans et j’ai souvent de l’aide de mes parents qui habitent à Mont St-Hilaire et de mes beaux parents de Laval. Ils passent des soirées ou des journées complètes chez moi de façon régulière. Je trouve que je paye suffisamment de taxes pour pouvoir stationner gratuitement devant chez moi et ne pas avoir à courir après des vignettes. Je crois que ce plan vise à nous extirper plus d’argent. On en paye déjà assez!! Les rues d’Outremont devraient être gratuites pour les citoyens et leurs invités!
Marie-France Stephenson
Av. Antonine-Maillet
Monsieur le Maire et camarades,
Chers concitoyens du nouveau défi,
Chers lecteurs,
PHOTO ARCHIVES LE JOURNAL D’OUTREMONT
Après le mécontentement et la colère face au futur plan de stationnement, quelle ne fut pas ma surprise, puis de nouveau la colère et en plus l'indignation, quand je suis tombée sur l'avis aux résidants, distribué dans les boîtes aux lettres, Nouveau défi cycliste, ou cyclable selon la phrase, qui entraînerait, pourquoi ne pas écrire franchement entraînera, encore d'autres sparages et dérapages de circulation et de stationnement dans mon quartier, que dis-je, directement devant chez moi! Le stationnement sera interdit (ici on emploie le futur simple) entre autres, sur Lajoie, entre Outremont et Stuart.
Non seulement je devrai débourser pour l'achat d'une vignette, mais je ne pourrai même pas stationner sur ma rue! Où voulez-vous vous qu'on les stationne nos damnées voitures? Sur Lajoie, ce sont des triplex et il y a même au moins un immeuble de 8 logements. Vous n'auriez pas pu avoir la décence de faire votre tracé et vos interdictions sur des rues plus cossues, où trônent grands cottages et garages doubles ou plus?
Laissez-moi maintenant vous parler de mon impact écologique de conductrice. J'ai une Toyota corolla 2007, reçue en héritage, utilisée principalement pour aller dans les Cantons de l'est l'été, que je remise de novembre à avril dans le garage d'une amie. Quand je suis en ville, je circule à pieds ou en bus et métro. Et j'ai voyagé pendant 35 ans du Plateau ou d'Outremont à Lasalle en transports collectifs! Donc je peux dire que j'ai une consommation assez verte! Oui, j'étais résignée à m'acheter une vignette, même si elle me coûtera beaucoup plus cher que ce à quoi elle me servira. Mais là, vraiment, pas de stationnement sur ma rue, ça dépasse les / mes bornes!
Et les autobus scolaires hassidiques...
Et les amis de l'extérieur qui viennent me visiter pour un souper chez moi ou au resto... ils la parquent où leur auto maléfique...
Un bon souper agréable ça dure plus longtemps que vos deux heures réglementaires.
Pour finir, quand je lis que ce projet, à l'instar de son grand frère le stationnement, sera "soumis pour adoption", je ne peux que lire qu'il sera soumis À l'adoption! Ce qui me vient à l'esprit: manipulation et mépris de vos concitoyens. Monsieur Tomlinson, je n'ai pas voté pour vous. Et j'en suis de plus en plus fière!
Marie Andrée Lévesque
Rue Lajoie
Monsieur le Maire,
Mesdames les Conseillères,
Monsieur le Conseiller,
J’ai pris connaissance du nouveau plan de stationnement d’Outremont et je note cinq problèmes qui découlent de cette nouvelle politique.
Premièrement
Des permis quotidiens pour nos invité∙e∙s à 10 $ par auto est une mesure régressive pour les foyers moins nantis d’Outremont.
Deuxièmement
Cette taxe pour nos visiteurs et visiteuses est une taxe détournée dont la facture ira facilement dans les 1000 $ dans un calcul rapide où je note les visites des enfants, de la famille élargie, des ami∙e∙s, plus une dizaine de réunions dans des implications bénévoles ou de militance. Souvent, les gens viennent de la Rive-Nord ou de la Rive-Sud ou des coins de Montréal ou le service de transport public est nettement déficient spécialement en soirée ou les week-ends.
Troisièmement
Des permis mensuels à 100 $ pour des visiteurs, c’est une incitation à l’augmentation des autos dans nos rues. En effet, ce montant est à peine plus élevé que la carte mensuelle des sociétés de transport : 85 $ à Montréal, 95 $ à Laval et 138 $ à Longueuil. Et pour ceux et celles qui habitent sur la Rive-Nord ou la Rive-Sud et travaillent à Montréal, il faut ajouter 65 $ de coût mensuellement pour prendre le métro à Laval ou à Longueuil (3,25 $ pour le départ de Laval ou de la Rive-Sud). Donc, une grande incitation à se payer un permis mensuel et ainsi augmenter le nombre d’autos sur la route et dans nos rues.
Quatrièmement
Il y aura une grande perte de qualité de vie et une augmentation du CO2 avec le stationnement des deux côtés des avenues où le stationnement n’était permis que d’un seul côté.
Cinquièmement
Probablement que pour l’arrondissement, il y aura une perte de revenus des parcomètres. J’explique. Ceux et celles qui viseront un arrêt pour moins de deux heures pourront choisir le stationnement sur rue qui sera gratuit n’importe où dans l’arrondissement en l’absence de parcomètres. Quant aux résidant∙e∙s, surtout près des artères commerciales, ils ou elles auront plus de mal à trouver une place pour se garer dans leur secteur et leur tranquillité sera affectée.
En résumé, ce nouveau plan de stationnement pour Outremont est une promotion du tout à l’auto, nous sommes loin de vouloir promouvoir la mobilité active.
Face à tous ces problèmes, je vous demande de revoir la taxation supplémentaire que vous imposez aux résidants et résidants de l’arrondissement pour nos visiteurs et visiteuses ainsi que le stationnement des deux côtés des avenues pour celles qui avaient le bonheur d’avoir une avenue qui n’était pas entièrement dédiée à l’auto.
Depuis moins d’un an, l’arrondissement a mis en place un nouveau système d’inscription pour nos invité∙e∙s. Pourquoi changer ? S’il faut le rendre plus sécuritaire, il est facile de donner aux résidants et résidantes un code personnel pour s’inscrire au système.
Espérant que votre équipe sera attentive au fait que le système proposé va à l’encontre des buts poursuivis, même si nous en sommes qu’à une première étape, je ne peux concevoir comment l’augmentation du nombre d’autos donnera les résultats que vous dites escompter.
Bien à vous,
Monique Hamelin
Avenue Durocher
Le 30 mai, le maire d’Outremont annonçait un régime sévère de tarification pour le stationnement dans l’arrondissement. La circulation, la pollution et les gaz à effet de serre (GES) en seraient réduits; l’espace occupé sur nos rues par des visiteurs serait rendu, en partie, aux résidants pour le rangement de leurs voitures.
Objectifs louables, mais la méthode proposée contribuera-t-elle suffisamment à leur atteinte pour en justifier les effets délétères? D’autres mesures ne pourraient-elles pas y contribuer autant, voire mieux, avec des inconvénients moindres?
Quels problèmes peut-on anticiper sous le régime proposé par Philipe Tomlinson?
Les premiers à être affectés seront les commerçants, notamment ceux de la restauration. Le soir, la plupart des visiteurs s’attablent plus de deux heures pour passer la veillée avec des amis. Ils viennent de trop loin pour accepter de se rendre à pied, en métro ou en autobus. S’ils ne peuvent prendre leur voiture, ils ne viendront pas. Mais pourquoi, demandera-t-on, nous soucierions-nous de la commodité d’étrangers?
Le nombrilisme de la question, ainsi posée, me déplaît. J’y répondrai néanmoins.
Pour rentabiliser un restaurant, il y a un seuil minimum d’achalandage: au-dessus, il prospère; au-dessous, il sombre. Nos restaurants ne sont pas des lieux de convivialité pour les seuls visiteurs: ils le sont tout autant pour les résidants. Si, faute d’achalandage suffisant, ils sont réduits à déposer leur bilan, les Outremontais, eux aussi, les perdront. Le maire et ses conseillers y ont-ils réfléchi? Le péril de la perte d’achalandage s’applique également aux autres commerces.
Les commerces de proximité contribuent plus que leurs produits et leurs services à la qualité de notre vie: ils constituent un élément essentiel de l’âme d’Outremont. Mais pour combien de temps si l’on fait disparaître les conditions de leur survie? La fermeture d’un commerce est une tragédie pour ceux qui mettent la clé sous le paillasson et pour leurs employés; elle entraîne une perte de services précieux pour les riverains et une disparition de sourires qui ensoleillent la communauté entière.
La planète fait incontestablement face à une urgence climatique et écologique. Tous et chacun, nous sommes, responsables de contribuer à sa solution. Il m’étonnerait cependant que, aux heures de pointe d’un jour ouvrable, les engorgements de circulation sur l’avenue Van Horne ne génèrent pas plus de pollution et de GES que toutes les automobiles de passage le reste de la journée, voire de la semaine. Parmi les facteurs y contribuant, il y a la mauvaise coordination des feux de circulation et, plus encore, l’engagement, entre autres l’après-midi à la sortie Van Horne de McEachran, de voitures traversant cette artère quand il n’y a pas encore de place libre de l’autre côté. Le feu change et elles bloquent la circulation sur Van Horne, la ralentissant considérablement. Que de litres d’essence brûlés inutilement, que de pollution et de GES! Pourquoi ne cherche-t-on pas d’abord à résoudre ce genre de problème?
Avant d’imposer des mesures draconiennes, le maire Tomlinson, ses conseillers et les édiles de Montréal seraient sages d’examiner attentivement l’ensemble du problème et de réfléchir aux effets secondaires défavorables de la réglementation esquissée le 30 mai.
Pierre Joncas
Problème environnemental
Dans plusieurs rues résidentielles, malgré les nombreuses plaintes citoyennes, il y a 50 autobus scolaires hassidiques par jour par rue, 6 jours/semaine, de 7 h 00 à 22 h 00 qui font du porte-à-porte. Ce phénomène est une source inépuisable de pollution de l’air, de bruit, de trafic, d’atteinte à la santé publique, de diminution de la qualité de vie, d’infractions au code de la sécurité routière et de la règlementation municipale. Un seul autobus émet 23 tonnes de CO2/an. Toutes les écoles privées religieuses sont à distance de transport actif des résidences hassidiques : marche, vélo, planche à roulettes, course à pied, trottinette, patin à roues alignées, ski de fond, raquette et pour les petits, Trottibus.
Promesses environnementales
« On doit travailler à devenir un arrondissement sobre en carbone » (campagne électorale de Projet Montréal de 2017).
« J’étais environnementaliste avant l’heure, ça fait 18 ans que la question me préoccupe. On n’a pas progressé dans les actions pro-environnementales qui touchent la vie quotidienne et les enjeux planétaires. C’est complexe mais il faut commencer par le début, chez soi, dans son quartier » (Philipe Tomlinson/ Projet Montréal, maire d’Outremont, Journal Outremont, 13.12 17).
« Outremont reconnaît l’urgence : d’agir collectivement face aux changements climatiques, d’accélérer l’implantation de mesures concrètes visant à réduire les GES (gaz à effet de serre), de mener une action climatique équitable pour tous les citoyens et toutes les citoyennes » (réunion du conseil d’arrondissement du 04.12.18, motion de la conseillère Patreau/Projet Montréal).
Solution environnementale
« Parce que nous nous engageons fortement dans la lutte aux changements climatiques, parce que passer d’un régime alimentaire traditionnel à un régime végétarien permet une diminution des GES reliés à l’alimentation de 25 à 35 %, l’arrondissement d’Outremont s’engage à offrir uniquement des repas végétariens lors des événements qu’il organise comme le souper des bénévoles » (Valérie Patreau, conseillère Projet Montréal et présidente du comité parc/environnement, le Point d’Outremont, 08.05.19).
BRAVO ! Félicitations ! Plutôt que d’obliger la jeunesse hassidique à pratiquer le transport actif à l’année longue pour contrer les GES, Projet Montréal va obliger les bénévoles à bouffer des légumes une (1) fois par an ! Quelle extraordinaire initiative environnementale ! BRAVO !
Mariclaude Ouimet, Outremont
Dans un article paru dans ce journal, le 20 février dernier, monsieur Dinu Bumbaru, directeur des politiques à Héritage Montréal, mentionnait à l’approche de l’élection partielle fédérale que plusieurs sujets concrets de patrimoine devaient interpeller les candidats en lice. Il parlait notamment de la nécessité de soutenir et de préserver l’authenticité de l’architecture résidentielle et institutionnelle de la circonscription d’Outremont. Aujourd’hui, j’interpelle les élu(e)s de l’arrondissement. J’observe sur notre territoire une érosion constante quant à l’entretien et à la préservation du caractère patrimoniale des maisons et des immeubles résidentiels en général.
L’exemple récent d’une rénovation extérieure d’une résidence centenaire sur l’avenue Outremont est évocateur. Le propriétaire a complètement dénaturé la façade d’origine. Il appert qu’il a effectué des aménagements contraires au devis soumis pour l’obtention d’un permis. À ce jour, rien n’a été rectifié. Quant à une autre maison sur l’avenue Querbes, une demande d’agrandissement a été au départ rejetée unanimement par les membres du Comité Conseil d’Urbanisme (CCU) puis autorisée par la suite par le Conseil d’arrondissement. Certes, il en a la prérogative mais l’agrandissement réalisé a soulevé plusieurs questions de différentes natures.
Les pouvoirs publics ne peuvent affirmer être les défenseurs du patrimoine à Outremont quand certains faits entrent directement en contradiction avec les valeurs énoncées.
En toute cordialité, j'aimerais suggérer aux élu(e)s que dans l’élaboration de la future politique culturelle de l’arrondissement y figure une section portant sur la défense du patrimoine outremontais avec des objectifs clairs. De même, je crois qu’il serait opportun que la question de la préservation du patrimoine fasse aussi partie des discussions au comité du bon voisinage. Selon moi, ce comité peut favoriser une prise de conscience sur la nécessité d’observer pour toute la population les règles élémentaires d’authenticité architecturale de leur demeure.
Jean De Julio-Paquin, membre du Conseil d’administration de la Société d’histoire d’Outremont
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